mardi 8 mai 2012

Back to the future


Columbia Pictures présente 
en association avec Hemisphere Media Capital 
Une production Amblin Entertainment 
En association avec Parkes+MacDonald Image Nation 

Un film de Barry Sonnenfeld 

Avec
Will Smith 
Tommy Lee Jones 
Josh Brolin 
Jemaine Clement 
Michael Stuhlbarg 
Emma Thompson

Durée : 1h44 

Sortie nationale le 23 mai 2012


L’HISTOIREEn quinze ans de carrière chez les Men in Black, l’agent J a vu beaucoup de phénomènes inexplicables… Mais rien, pas même le plus étrange des aliens, ne le laisse aussi perplexe que son partenaire, le sarcastique K. 
Lorsque la vie de K et le destin de la Terre sont menacés, l’agent J décide de remonter le temps pour remettre les choses en ordre. Il va alors découvrir qu’il existe certains secrets de l’univers que K ne lui a jamais révélés. Il est cette fois obligé de faire équipe avec l’agent K, plus jeune, pour sauver la vie de son partenaire, l’agence, et l’avenir même de l’humanité…

J'avais adoré le premier Men In Black qui était totalement délire. MIIB m'a nettement moins convaincue. J'espère donc que cette suite sera à la hauteur du premier (même réalisateur que pour les deux premiers, 1 chance sur 2 donc...). En attendant de pouvoir bien rigoler au cinéma, voici la bande annonce officielle et les notes de production [Attention spoilers!] du fim (source Sony Pictures):

Bande annonce (VOST)

video

Notes de production

L’agent J et l’agent K sont de retour… dans le temps ! Dans MEN IN BLACK 3, Will Smith incarne pour la troisième fois l’agent J, l’un de ses rôles préférés. Il explique : « La saga MEN IN BLACK repose sur la relation des agents J et K, et ce troisième volet met l’accent sur les origines et la force de leurs liens. Nous pensions à développer leurs aventures en ce sens depuis des années, avant même la sortie de MEN IN BLACK 2. L’idée avait simplement besoin de mûrir. Nous voulions enrichir le scénario en misant sur la profondeur des personnages et sur la révélation de secrets jusqu’ici bien gardés. » 

Tommy Lee Jones, interprète de l’agent K, précise : « Les rapports qu’entretiennent J et K ont toujours été à la fois conflictuels et amicaux. » 

LE RETOUR DES HOMMES EN NOIR 

Cela faisait dix ans que les Men in Black n’avaient pas sauvé la Terre et éliminé la vermine extraterrestre ! En une décennie, de nombreuses rumeurs ont circulé quant à la sortie d’un troisième épisode. Will Smith commente : « Le troisième volet était inévitable. Cette nouvelle aventure captivante va emmener le public là où il n’est encore jamais allé, en termes de lieux et d’époque. » 

Will Smith était ravi de revêtir à nouveau le costume mythique et les lunettes noires de l’agent J. Il confirme : « Ce costume noir est unique. Son image est extrêmement forte. Le simple fait de l’enfiler m’a plongé directement dans l’univers mental des Men in Black. C’est comme un rêve de gosse : vous détenez des secrets que le monde entier ignore et vous avez le job le plus important qui puisse exister. J’ai senti le gamin qui est en moi s’éveiller à la seconde où j’ai enfilé le costume. » 

Tommy Lee Jones était tout aussi enthousiaste à l’idée de retrouver l’agent K. Il confie : « Chaque jour passé à travailler avec Will Smith est un bonheur, et avoir la chance de travailler à la fois avec lui et avec Barry Sonnenfeld est encore plus que ça. Ce sont deux collaborateurs merveilleux. » 

Pour MEN IN BLACK 3, les créateurs du film se sont plongés dans le passé des personnages, ont songé aux moments clés de leur relation et se sont demandé ce qui avait pu instaurer une certaine distance entre eux durant quinze ans. Leur idée : faire remonter le temps à l’agent J en l’envoyant dans le passé. 

Déjà réalisateur des deux premiers MIB, Barry Sonnenfeld explique : « Nous voulions un film à la fois familier et original. La présence des personnages eux-mêmes apporte un côté rassurant. On retrouve Will Smith et Tommy Lee Jones avec plaisir. Mais nous voulions également apporter un élément frais et innovant, d’où ce voyage dans le temps. » 

Le producteur Walter F. Parkes explique : « Au début du film, J et K sont toujours partenaires mais malgré les années, ils ne se connaissent pas tant que ça. Zed vient de mourir, et K lui rend un éloge funèbre dénué de toute information personnelle – et ce, malgré une amitié longue de quarante-cinq ans. Alors, J se demande s’il connaît vraiment son partenaire. L’aventure démarre sur ces bases. Dans le même temps, Boris l’Animal, un extraterrestre que K avait fait incarcérer quarante ans plus tôt, vient de s’échapper et revient pour se venger. » 

Une vengeance très spéciale : Boris remonte dans le passé jusqu’en 1969 et assassine K, si bien qu’en 2012, personne ne se souvient plus de lui. Personne, excepté J qui se demande où est passé son équipier. Pour sauver K, J doit rejoindre Boris dans le passé – une excellente occasion d’en apprendre davantage sur son partenaire. 

Barry Sonnenfeld confirme : « Pour J, ce voyage temporel est une chance d’en savoir plus sur les secrets de K. Il espère découvrir pourquoi son équipier est aussi grincheux et austère. Une fois rejoint, l’agent K « jeune » s’avère amical, ouvert et curieux. » 

L’agent K de 1969 est adroitement et intelligemment incarné par Josh Brolin. Ce dernier s’est appuyé sur les attitudes et sur la performance de Tommy Lee Jones tout en s’appropriant le personnage. 

Barry Sonnenfeld explique : « Ils ont tourné l’un après l’autre. Tommy joue K dans la première partie du film, puis Josh intervient en K « jeune » dans la deuxième et presque dans la totalité de la troisième partie, et puis Tommy est revenu pour la dernière semaine de tournage. Au fond, j’ai eu le sentiment formidable de ne diriger qu’un acteur. Leur interprétation est si cohérente qu’il était difficile pour moi de dire où s’arrêtait Tommy Lee Jones et où commençait Josh Brolin. Je ne voyais qu’un personnage : K. » 

Josh Brolin raconte : « J’avais vu le premier film quarante-cinq ou cinquante fois – vraiment ! J’adore l’alchimie qui opère entre Tommy et Will. Dans MEN IN BLACK, Tommy a un débit de parole très spécifique et très différent de sa façon de s’exprimer dans la vie. Je l’ai écouté, réécouté puis réécouté… Jusqu’à en rêver la nuit. Je ne sais pas si je suis parvenu à l’imiter parfaitement mais mes amis m’ont tous dit que je le tenais. Au restaurant, ils me demandaient : « Tu peux commander avec la voix de Tommy, s’il te plaît ? » 

MEN IN BLACK 3 explore davantage la profondeur des personnages mais reste avant tout une comédie avec son lot d’extraterrestres délirants imaginés par Rick Baker, de gadgets ultra cool et de grands éclats de rire. Sans oublier ces mille et un détails irrésistibles qui donnent ce ton si unique à la saga MIB. 

Barry Sonnenfeld déclare : « La clé du style comique MIB réside dans le fait que chaque acteur joue au premier degré. Je veux que les situations soient drôles et que les performances soient réalistes – je ne veux surtout pas que les acteurs essaient d’être drôles. De même pour la bande originale, le compositeur ne devait pas penser « comédie ». Idem pour le directeur de la photographie et même pour le labo qui a développé le film. Je me serais retrouvé avec une image trop lumineuse. Selon moi, une bonne comédie naît lorsqu’on inscrit une situation absurde dans un contexte bien réel. » 

Derrière la caméra, l’équipe du film s’est composée du célèbre maquilleur Rick Baker, concepteur des aliens et détenteur de sept Oscars dont un pour son travail sur MEN IN BLACK. Également récompensé aux Oscars à cinq reprises, Ken Ralston s’est chargé de la supervision des effets visuels en collaboration avec Jay Redd. Le directeur de la photographie Bill Pope était présent sur la série des MATRIX et sur SPIDERMAN 2 et 3. Le chef décorateur Bo Welch a créé l’univers futuriste du film et celui, rétro-futuriste, de 1969. Don Zimmerman s’est chargé du montage. La musique est signée Danny Elfman. La chef costumière Mary Vogt s’est encore une fois chargée des célèbres costumes noirs, comme pour les deux premiers films. 

Le producteur Walter F. Parkes se souvient : « Rick Baker voulait s’amuser un peu avec le look des extraterrestres. Il a pensé que les créatures de 1969 pouvaient être elles aussi rétro-futuristes. Il envisageait ça comme un clin d’œil à notre mémoire collective et aux premières heures de la science-fiction au cinéma, dans un style plus innocent. L’idée a séduit tout le monde et nous sommes partis là-dessus. » 

Will Smith note : « Le côté amusant des extraterrestres et l’inventivité de leur conception collent parfaitement à l’univers dans lequel ils évoluent. » 

Rick Baker et Ken Ralston ont travaillé en étroite collaboration. Ces deux légendes dans leur domaine respectif – maquillage et effets visuels – se connaissent depuis l’adolescence. Rick Baker confie : « J’étais ravi de travailler avec Ken. Nous allions pouvoir marier nos techniques. » 

Les deux hommes ont joué de leur complicité et de leur professionnalisme afin de déterminer au cas par cas, quelle était la meilleure solution : maquillage, animatronique ou images de synthèse. 

Le réalisateur Barry Sonnenfeld a fédéré toute l’équipe. Josh Brolin déclare : « MEN IN BLACK n’existerait pas sans Barry. Il apporte un style et une énergie qui font de MIB une saga unique. On ne pouvait pas rêver d’un meilleur chef d’orchestre pour réaliser ces films. Lorsqu’il dirige une scène, il est littéralement plongé dedans. » 

Rick Baker ajoute : « Barry possède un sens visuel surdéveloppé. Je pense que cela lui vient de son expérience de directeur photo. Mais son plus grand talent de réalisateur réside sans doute dans sa capacité d’écoute. Il sait s’entourer de gens talentueux en qui il croit et dont il tient réellement à recueillir les avis. » 

L’AGENT K EN 1969 

Lorsque l’agent J est envoyé en 1969, il entre rapidement en contact avec celui qui deviendra son coéquipier une trentaine d’années plus tard, l’agent K. Les créateurs du film ont donc demandé à Josh Brolin d’incarner l’agent K plus jeune en se basant sur l’interprétation de Tommy Lee Jones. 

Walter F. Parkes confie : « Les producteurs disent toujours que sans un tel acteur, le personnage n’aurait jamais pu exister. Mais dans le cas de Josh Brolin, rien n’est plus vrai. Il suffit d’observer une photo montrant Tommy Lee Jones en défenseur de première ligne à Harvard et de la comparer à un cliché de Josh Brolin dans HARVEY MILK où il arbore un style du début des années 1970. C’est incroyable, on jurerait voir des jumeaux. Mais la ressemblance ne pouvait pas se limiter à l’apparence physique. Josh devait rappeler Tommy mais sans l’imiter, il devait livrer sa propre interprétation du personnage. Sa performance d’acteur est l’une des grandes satisfactions du film. » 

Josh Brolin déclare : « Will et Tommy forment un duo désormais célèbre. Il n’y avait pas de place pour un troisième acteur. Il aurait débarqué comme un cheveu sur la soupe. Mais lorsqu’on m’a expliqué l’intrigue et ce rôle de K « jeune », j’ai immédiatement signé. » 

L’acteur continue : « En voyant MEN IN BLACK comme simple spectateur, on se dit que l’on adorerait être l’un de ces types et partager une relation telle que la leur. Et un beau jour, on vous propose de le faire. C’est comme gagner à la loterie ! Quand j’ai enfilé le costume, j’ai ressenti le frisson le plus surréaliste du monde. Je me sentais l’âme d’un Superman ! » 

Josh Brolin explique : « Je suis parti d’une caricature du personnage que j’ai progressivement affinée. Nous avons vraiment créé notre propre K. Il ne s’agissait pas d’imiter Tommy mais de comprendre comment il interprétait son personnage. Dans un second temps, j’ai pu me l’approprier. » 

Will Smith commente : « La complicité entre acteurs passe par certains rapports, une façon de fonctionner à deux, un timing particulier. Josh a si bien étudié Tommy que rien ne manquait à son personnage. On a quasiment retrouvé la même alchimie, ce qui est très difficile à obtenir. » 

BORIS L’ANIMAL ET AUTRES CRÉATURES 

Connu pour être l’un des deux membres de la série « Flight of the Conchords » diffusée sur HBO, Jemaine Clement a été choisi pour incarner le méchant, Boris l’Animal. Le producteur Walter F. Parkes connaissait l’acteur pour avoir travaillé avec lui sur la comédie THE DINNER. Il explique : « Jemaine Clement possède la présence physique et la verve que le rôle exigeait. Ce qui m’a le plus surpris, c’est la multiplicité des sentiments qu’il joue dans le film : il est effrayant, méchant, drôle et charmeur. » 

Barry Sonnenfeld commente : « Il est évident que Jemaine Clement vient d’une autre planète. Aucun humain ne pourrait supporter quatre heures de maquillage chaque matin et rester d’excellente humeur toute la journée. » 

Pour le rôle, Jemaine Clement a adopté un accent guindé inspiré des cassettes d’apprentissage de l’anglais ainsi qu’un rire des plus démonstratifs. L’acteur explique : « Dans le scénario, son rire est décrit comme horrible et rauque. Je me suis seulement efforcé de coller à cette description. Lorsqu’il arrive sur Terre, l’un des premiers humains qu’il croise se moque de lui. Les Boglodites ne riant pas, Boris perçoit ce rire comme un son nouveau qu’il reproduit pour se fondre dans la population. Mais son imitation laisse à désirer… » 

À un moment du film, le Boris de 2012 rencontre le Boris de 1969. Jemaine Clement confie : « La scène n’était pas évidente – jouer face à soi-même, c’est tout un art. Non seulement j’avais un double texte mais le rythme de la scène était très soutenu. La deuxième fois, il fallait que j’envoie ma réplique avant que l’enregistrement de ma voix pour l’autre personnage ne démarre. Je devais constamment réagir face à moi-même. » 

Michael Stuhlbarg a également livré une performance impressionnante dans le rôle de Griffin, un alien nerveux qui éprouve une tendresse particulière à l’égard des opprimés de l’humanité. Griffin est un être capable de percevoir les inconvénients, les avantages ou la neutralité de toutes les situations car il vit dans un univers de réalités multiples. Michael Stuhlbarg explique : « Il disparaît comme le lapin blanc alors que J et K sont à sa poursuite. C’est grâce aux indications qu’il leur donne qu’ils parviennent à suivre sa trace. Évidemment, il a toujours une longueur d’avance. C’est très excitant à jouer. » 

Griffin parle si rapidement que J et K ont du mal à le comprendre. Michael Stuhlbarg poursuit : « Barry savait précisément ce qu’il voulait. Griffin est curieux et anxieux à propos de la situation dans laquelle il se trouve. Il parle aussi vite que possible car il vit à travers une multitude de réalités qu’il tente constamment de se remémorer sous peine de les voir disparaître. » 

Emma Thompson complète le casting principal dans le rôle d’O, la nouvelle chef du MIB suite à la disparition de Zed. L’actrice s’amuse : « La seule chose qu’elle ait héritée de Zed, c’est son irritabilité. » 

Elle poursuit : « C’est impressionnant de voir une femme à la tête d’une telle organisation. D’ailleurs, cela ne pourrait-il pas remettre en cause le nom ? Bon, j’admets que « People in Black » sonnerait nettement moins bien... » 

Emma Thompson remarque : « Trouver le ton juste pour le rôle n’a pas été si facile. Cela m’a demandé une réelle implication. Je devais être sérieuse et drôle à la fois. Parfois, il fallait jouer l’émotion puis basculer brutalement dans l’austérité. Ma formation d’actrice de comédie m’a beaucoup servi et j’ai pris énormément de plaisir à camper ce personnage même si techniquement, il a été exigeant. » 

Le casting de MEN IN BLACK 3 est parsemé de petites surprises. On note l’apparition de Bill Hader qui incarne Andy Warhol dans une scène mémorable lors de laquelle J et K se crashent dans le célèbre atelier d’artiste The Factory en 1969. 

Bill Hader se souvient : « Nous avons tourné la scène. Barry a dit « Coupez » et je n’ai pas pu m’en empêcher. Je me suis tourné vers Will Smith et j’ai dit : « Mec, je suis dans un MEN IN BLACK ! ». Will a répliqué : « Je suis au courant ! » 

Alice Eve a également prêté ses traits à l’agent O « jeune », alors collègue des Men in Black en 1969. On note encore la rayonnante apparition de la Pussycat Doll Nicole Scherzinger au début du film. Elle apporte un cadeau spécial à Boris en prison. 

LE MONDE CONNU ET INCONNU 

Quatre fois nommé aux Oscars, le chef décorateur Bo Welch, déjà en poste sur les deux précédents MEN IN BLACK, fait également son retour. Il sourit : « Le film se déroule à New York, une ville qui s’est toujours considérée comme le centre du monde... L’ironie, c’est que dans le film, New York s’avère carrément être le centre de l’univers, point de passage des aliens qui vont et viennent à travers différentes galaxies. » 

Barry Sonnenfeld intervient : « Et pourquoi pas ? New York possède une énergie capable d’inciter les extraterrestres à se sentir chez eux. Moi-même, quand je me promène à Times Square et que j’observe certaines personnes, je me dis : « Hum… Celui-là n’est pas humain. C’est un alien ». 

Le tournage d’un MEN IN BLACK a toujours constitué un challenge de taille pour les décorateurs car il exige de dépasser le cadre du monde réel tout en restant crédible. Cette fois, Bo Welch a dû relever un défi supplémentaire : créer un second univers situé en 1969. 

Puisque le MIB n’avait pas été déplacé depuis quarante ans, Bo Welch a conçu un seul plateau pour le quartier général. Le QG « 2012 » a été entièrement transformé durant les vacances d’été en QG « 1969 ». Le chef décorateur a déclaré en avoir modifié « chaque centimètre carré ». 

De retour pour le premier jour de tournage dans la version antérieure, les acteurs ont été très agréablement surpris. Will Smith raconte : « C’est magique de marcher dans les quartiers du MIB version 1969. Bo a su créer et retrouver la quintessence du style « Men In Black ». » 

Parmi les éléments liés à la création d’un QG version sixties, on note d’immenses salles contenant un demi-hectare d’ordinateurs UNIVAC ainsi que la version primitive du neuralyzer. 

Soucieux de rester dans le ton du film, Bo Welch n’a pas cherché à provoquer l’éclat de rire immédiat. Il s’explique : « Je n’ai pas conçu les objets et les lieux sous l’angle comique. Il se trouve simplement qu’ils prêtent à rire. J’ai essayé de me projeter en 1969 et je me suis demandé comment serait le monde. Si votre esprit reste englué dans le présent, vous ne parvenez pas à profiter des joies et des plaisirs d’un voyage spatiotemporel. C’était mon point de départ pour trouver l’inspiration. Et l’année 1969 regorge de références qui m’ont permis de créer mes accessoires, mes décors, mes armes et mes véhicules. » 

Pour Bo Welch, l’un des décors majeurs du film a été celui du lancement d’Apollo 11 le 16 juillet 1969. Il a nécessité un travail rapproché avec le superviseur des effets visuels Ken Ralston. Le réalisateur Barry Sonnenfeld déclare : « J’ai vu de nombreux films dont les explosions et les effets numériques s’avéraient décevants, avec un rendu proche de celui d’un jeu vidéo. Selon moi, les meilleurs effets sont ceux que vous ne remarquez pas. Ken est un spécialiste en la matière. Il a parfaitement intégré ma façon de réaliser et nous avons tous travaillé main dans la main avec le directeur photo Bill Pope et Bo Welch. » 

Bo Welch et le chef accessoiriste Doug Harlocker ont effectué de nombreuses recherches sur la Factory d’Andy Warhol. Ils ont créé des pièces caractéristiques du Pop Art et de l’esthétique de l’époque. Doug Harlocker se souvient : « Bo a remarqué que Warhol décorait son atelier de feuilles d’aluminium, ce dont nous nous sommes inspirés. Il dressait également de grands buffets qui relevaient plus de l’art que de la cuisine. Nous avons donc sculpté un grand sanglier que nous avons disposé sur un lit de pommes, la couleur du fruit imitant celle du sang. » 

Recréer le New York de 1969 a également mobilisé tout le savoir-faire de Bo Welch et de Ken Ralston. Bo Welch explique : « New York a tellement changé ces quarante dernières années… Nous avons soigneusement sélectionné et préparé nos lieux de tournage à l’aide de panneaux et de différents habillages. » 

L’équipe du film a également eu la charge de reconstituer le Shea Stadium alors au sommet de sa gloire en 1969. Doug Harlocker se souvient : « J’ai créé des bannières et des badges aux couleurs du Shea Stadium, des boîtes de Cracker Jack, des gobelets à bière dans un carton identique à celui de l’époque, etc. Autant d’objets que nous avons dû refabriquer ou que nous avons retrouvés grâce aux collectionneurs. » 

LES EXTRATERRESTRES 

Déjà récompensées par un Oscar pour leur originalité, les créatures alien de Rick Baker ont largement contribué au succès de la saga MEN IN BLACK. La présence du talentueux maquilleur au générique de ce troisième opus n’est donc pas une surprise. Pour lui, travailler sur les MEN IN BLACK est toujours très épanouissant car ces films sollicitent sa créativité dans tous les domaines. 

Il explique : « Certains films n’utilisent que du maquillage – pour vieillir les personnages, par exemple. D’autres nécessitent l’utilisation de corps ou de têtes factices. D’autres encore requièrent des personnages animatroniques ou des marionnettes. Les films MEN IN BLACK englobent toutes les techniques et j’ai même conçu des créatures entièrement numériques. Au total, nous avons créé environ une centaine d’aliens et chacun d’entre eux mériterait d’avoir sa propre histoire. » 

Barry Sonnenfeld note : « La sensibilité de Rick Baker se marie parfaitement avec le ton direct que j’ai souhaité imprimer au film. Nul besoin de créer des aliens tarabiscotés ni de sombrer dans l’excès d’originalité. La drôlerie des créatures devait venir du comique d’observation et de leur attitude. » 

Avant de finaliser le concept de chacun de ses décors, le chef décorateur Bo Welch s’assurait que les créations de Rick Baker et son travail s’accordaient harmonieusement. Bo Welch explique : « Rick a conçu des créatures fabuleuses et je me suis efforcé de concevoir un environnement qui les mette en valeur. Nous avons utilisé une gamme de couleurs très contrôlée et ciblée afin que les textures, les formes et les couleurs des créatures alien ressortent et soient appréciées dans toute leur splendeur. » 

Pour les séquences se déroulant en 1969, Rick Baker a proposé de concevoir des aliens « rétro » à l’image de leur époque, directement inspirés par les films de science-fiction des années soixante. Rick Baker explique : « Notre volonté dans la saga MEN IN BLACK a toujours été de créer des aliens différents de ceux déjà vus auparavant. Mais cette fois, je leur ai proposé de faire le contraire en ressortant des extraterrestres stéréotypés et en les améliorant. Nous sommes partis du postulat que les concepteurs de créatures du cinéma des années cinquante et soixante avaient réellement vu des aliens et avaient créé leurs versions pour les films de monstres à partir de ce qu’ils avaient aperçu. L’idée a été appréciée puis validée – pour mon plus grand bonheur. Je me suis amusé comme un fou à revisiter les extraterrestres de la science-fiction classique. » 

Il poursuit : « De quoi un alien « rétro » a-t-il l’air ? Il possède de nombreux cerveaux et des veines saillantes. Ce genre de choses. Nous en avons un basé sur un poisson issu d’un monde aquatique. Je fais moi-même une apparition dans le film. Je joue un alien au cerveau apparent. En comparaison, nos aliens de 2012 sont nettement plus raffinés et élégants. » 

Évidemment, Rick Baker a aussi conçu l’alien principal : le méchant, Boris l’Animal, interprété par Jemaine Clement. Il l’a équipé d’une tenue de biker et de lunettes assorties qui semblent lui rentrer jusque dans les orbites. Le maquilleur raconte : « J’ai eu la chance de transformer Jemaine en un personnage très éloigné de sa personnalité. C’est un homme très sympa mais une fois maquillé, il est bien plus menaçant et même, plus sexy, d’après les dires des femmes du plateau… » 

Jemaine Clement se souvient : « Rick Baker a commencé par me demander si j’étais claustrophobe. Et il a enchaîné tout un tas de questions dont j’ignore si elles avaient pour but de m’effrayer, mais ça a été un peu le cas... Il m’a aussi précisé qu’en général, les acteurs qui incarnaient ce type de personnage ne le faisaient qu’une fois dans leur carrière. » 

Et pour cause ! Le premier jour, Jemaine Clement a passé huit heures sur le fauteuil de maquillage. Une fois le rythme pris, la durée est tombée à trois à quatre heures par jour. 

Mais le film ne contient pas uniquement des monstres et des extraterrestres. Le chef maquilleur Christian Tinsley a eu pour mission de calquer les traits de Tommy Lee Jones sur ceux de Josh Brolin. L’acteur s’est vu équipé d’un moulage du nez de Tommy Lee Jones conservé dans les archives du studio depuis une vingtaine d’années. 

Rick Baker a également transformé Bill Hader en Andy Warhol. Il raconte : « J’ai apprécié les quelques jours passés avec Bill. Nous aimons le même cinéma et nous avons beaucoup ri en discutant durant le maquillage. Il connaissait et appréciait mon travail, si bien qu’il savait à quoi s’attendre. » 

Lorsque Rick Baker travaille sur un MEN IN BLACK, il retrouve l’âme d’un gamin préparant une bonne farce. Il raconte : « Emma Thompson m’a confié que dans les deux premiers volets, elle avait apprécié de ne pas voir les extraterrestres envahir l’écran en permanence. Selon elle, cela ne les empêchait pas d’exister, mais sans que ce soit ostentatoire. J’adore concevoir des créatures, même si ce n’est que pour une fraction de seconde et en arrière-plan. Je trouve ça cool de penser que les gens ne les verront que s’ils regardent le film à quatre ou cinq reprises. Par exemple, lors de la scène sur Coney Island, un alien cinglé joue au flipper au fond de l’image. Vous devez voir ça ! » 

LES VÉHICULES ET LES ARMES 

Barry Sonnenfeld déclare : « Dans les MEN IN BLACK, les voitures ont toujours été cool. Il nous fallait donc en trouver une qui convienne à la fin des sixties. La Ford Galaxy nous a offert un look incomparable ainsi qu’un nom prédestiné ! » 

Bo Welch remarque : « Cette voiture se distinguait par sa beauté surdimensionnée. Nous avons choisi la version deux portes qui est selon moi bien plus belle que la quatre portes. L’arrière est magnifique. Tout en elle évoque le voyage et l’espace. » 

La voiture n’est pas le seul moyen dont disposent J et K pour parcourir le New York de 1969. Ils possèdent des monocycles, des engins à une roue pourvus d’un siège gyroscopique central. Le monocycle est le seul véhicule qui permette aux agents de suivre Boris, qui possède sa propre machine d’enfer. 

Bo Welch explique : « Pour Boris, nous voulions une moto qui s’intègre à la culture des bikers de 1969 et qui reste en harmonie avec son look. Nous l’avons donc agrémentée d’éléments organiques et informatiques. » 

Longue de presque trois mètres, la moto de Boris pèse 360 kg et peut atteindre les 160 km/h. Doug Harlocker commente : « Cette moto est mi-créature – mi-moteur à réaction. C’est un amalgame de toutes sortes de technologies. » 

La variété et l’originalité des gadgets et des armes employés par les agents font partie intégrante de l’univers MIB. Ils ont également été adaptés aux sixties et sont donc plus expérimentaux. 

Par exemple, en 1969, le neuralyzer – l’effaceur de mémoire – nécessite une salle entière au QG du MIB. Bo Welch explique : « À l’époque, le neuralyzer a toujours la même forme mais il est cent fois plus volumineux et il est alimenté par des tuyaux. À l’image de notre technologie, l’appareil est devenu de plus en plus compact et épuré avec le temps. Pourtant, la version 1969 a quelque chose de splendide. » 

Le chef décorateur poursuit : « Nous nous sommes inspirés de l’IRM médical. Vous êtes introduit dans une machine et expulsé de l’autre côté. C’est bruyant, violent et extrêmement dangereux car c’est une technologie nouvelle qui a besoin d’être affinée. » 

L’équipe de Doug Harlocker a fabriqué une machine de plus de 2,5 tonnes, longue de 5,50 mètres et haute de 4. Une seule personne peut y être neuralyzée à la fois. Le chef accessoiriste commente : « Nous avons constamment cherché à rendre les objets plus volumineux et plus encombrants pour les scènes se déroulant en 1969. Un exercice plutôt amusant. » 

Boris détient l’une des armes les plus destructrices du film. Jemaine Clement développe : « Boris possède une créature dévouée que nous appelons sa belette. Aussi vicieuse qu’effrayante, elle tire comme un porc-épic des piquants acérés mortels qu’elle plante généralement dans le front de ses victimes. » 

La belette est le fruit de la collaboration entre Ken Ralston et Rick Baker. Les 125 piquants ont été conçus par Rick Baker et fabriqués, peints et enduits de poils par l’équipe de Doug Harlocker. 

LES COSTUMES NOIRS… ET LES AUTRES 

Les Men in Black ne seraient pas ce qu’ils sont sans leur célèbre costume. On pourrait penser qu’un costume noir reste un costume noir, mais chaque acteur en possédait plusieurs, et chacun était prévu pour une tâche spécifique. La chef costumière Mary Vogt raconte : « Will et Josh en possédaient environ 25 chacun. Certains costumes étaient prévus pour la pose de harnais, d’autres pour certaines cascades, et d’autres encore pour des prises de vue rapprochées. » 

Si 25 costumes pour chacun des rôles principaux semblent beaucoup, que dire du nombre de tenues de Boris ? Mary Vogt précise : « Il enfilait une tenue neuve pour chaque cascade. Dans le style « easy rider », nous l’avons habillé d’une veste de motard légèrement colorée avec des franges, un bandana et des lunettes. Nous voulions que le public fasse immédiatement la différence entre le Boris de 2012 et celui de 1969. » 

Mary Vogt s’est aussi chargée d’habiller les femmes. La costumière avait déjà prévu un tailleur pantalon pour la tenue d’O, incarnée par Emma Thompson, mais en voyant les jolies jambes de l’actrice, elle a finalement opté pour une jupe. 

De même, en voyant Nicole Scherzinger arriver pour jouer la maîtresse de Boris dans la scène d’ouverture, son idée de bibliothécaire sexy s’est volatilisée pour laisser place à un look de pure bimbo. 

Mary Vogt se souvient : « Nicole Scherzinger est fantastique dans cette petite robe noire avec ses bottes. Avec elle, c’était du tout cuit. Sa coupe de cheveux à la Bettie Page lui va à ravir et elle est aussi à l’aise sur ses talons de 12 cm que dans des charentaises. » 

LES EFFETS VISUELS 

Lauréat de cinq Oscars pour son travail, le légendaire Ken Ralston de chez Sony Pictures Imageworks s’est chargé de superviser les effets visuels du film aux côtés de Jay Redd, remarqué pour son travail sur le film d’animation MONSTER HOUSE. 

Ken Ralston explique : « De la prison lunaire à la base de lancement d’Apollo 11, le film compte de nombreux défis visuels, mais la plus grande difficulté a sans doute été d’harmoniser mon travail avec celui de Barry Sonnenfeld. C’est un réalisateur très graphique qui imprime un style unique au film. Il est très différent des autres. Nos concepts devaient s’inscrire dans la vision de Barry, exister de façon crédible dans son univers jusque dans les évènements les plus irrationnels. » 

Jay Redd remarque : « Avec sa sensibilité et sa vision fantasque, Barry nous a permis de prendre des libertés avec la réalité. » 

La scène du saut dans le temps – et dans le vide – en est la parfaite illustration. Pour atterrir en 1969, l’agent J saute du 61e étage du Chrysler Building, qui en compte 77 (n’essayez pas ça à la maison les enfants, l’agent J est un professionnel). Jay Redd reprend : « Ken et moi avons grimpé sur le toit du Chrysler Building afin de prendre des photos. En contemplant la vue, nous nous sommes demandé combien de temps s’écoulerait avant que l’agent J ne touche le sol dans la réalité. Réponse : à peine une poignée de secondes. Pour allonger la chute de J de deux minutes, Ken Ralston et moi avons dû non seulement tricher avec les lois de la physique, mais aussi illustrer le concept d’un voyage spatio-temporel. » 

Jay Redd précise : « Ce n’est pas si facile de montrer un voyage dans le temps à l’écran. On peut afficher des dinosaures pour montrer que l’on est à l’ère préhistorique, mais comment savoir qu’on se trouve à l’époque de la Grande Dépression ou à celle de la Seconde Guerre mondiale ? Nous avions besoin de symboles forts et d’images. Nous nous sommes demandé à quel étage faudrait-il que nous nous trouvions pour être cohérents. D’après nos calculs : au 800e étage. Finalement, personne n’y prêtera attention. C’est notre job de créer l’illusion et de nous arranger avec la réalité. » 

Ken Ralston a été l’une des premières personnes à rejoindre Barry Sonnenfeld sur ce film, et il a travaillé en étroite collaboration avec chacun des principaux chefs de département du film, des décors aux costumes en passant par les effets spéciaux mécaniques. Il a su montrer à chacun la plus-value que les effets visuels pouvaient leur apporter. Par exemple, le chef décorateur Bo Welch a dessiné les monocycles que J et K emploient pour poursuivre Boris dans les rues du Queens en 1969. Ensuite, l’équipe d’infographistes de Ken Ralston et de Jay Redd a pris le relais en les créant numériquement. Ils ont également créé certaines séquences entièrement sur ordinateur pour reconstituer le New York des années soixante comme cadre de la scène de poursuite. 

La collaboration la plus étroite a sans doute été celle qui s’est instaurée entre l’équipe de Ken Ralston et le département maquillages spéciaux de Rick Baker. Ken Ralston explique : « Rick Baker et moi nous sommes rencontrés à l’âge de dix-sept ans quand nous tournions des pubs. Je le connais depuis toujours mais nous n’avions jamais travaillé ensemble. J’ai pris beaucoup de plaisir à le côtoyer et à échanger avec lui. » 

Il poursuit : « Ne sachant pas quels extraterrestres Barry mettrait en avant pour les gros plans, nous avons parfois optimisé les créatures de Rick en ajoutant davantage d’animations autour des yeux, des clignements de paupières, des antennes en mouvement ou en créant un membre supplémentaire… » 

Rick Baker et Ken Ralston ont également uni leurs talents pour créer Boris l’Animal. Ken Ralston se souvient : « Rick a imaginé un concept où la tête et d’autres parties du corps ressembleraient à une espèce de main fermée. Et lorsqu’il est stressé ou en colère, tous les doigts s’ouvrent et l’on peut alors découvrir la monstruosité à l’intérieur de son crâne. Rick a fabriqué la créature et nous avons beaucoup discuté des différentes manières d’améliorer numériquement son travail. » 

Les équipes de Ken Ralston et de Jay Redd ont aussi créé plusieurs décors numériques ; notamment la prison lunaire et le Shea Stadium (démoli en 2009 après que l’équipe de baseball des Mets s’est vue déplacée à Citi Field). Ken Ralston déclare : « L’évasion de la prison est une façon fantastique de démarrer le film. » 

Le décor numérique le plus élaboré du film a été créé pour tourner la scène la plus intense au cours de laquelle J et le jeune K poursuivent deux Boris dans l’échafaudage qui tient le lanceur de la fusée d’Apollo 11 avant sa mise à feu. Toute la difficulté consistait à reproduire fidèlement cet évènement que l’on a pu voir des centaines de fois sans négliger les éléments narratifs nécessaires au réalisateur. 

Jay Redd commente : « Ici, la réalité est grandiose mais sous certains aspects, elle peut être ennuyeuse. Le style Men In Black, c’est de proposer une réalité augmentée, une réalité fantasmée. Nous partons de la vérité et nous la surpassons tout en faisant comme s’il s’agissait de la vie réelle. Nous nous devions de respecter les images d’Apollo 11 mais pour optimiser le spectacle et le rythme de la séquence, nous avons dû modifier certaines choses à l’image – le nombre d’étages de la tourelle, la quantité de fumée dégagée ou la distance qui sépare la plage de l’aire de lancement. » 

Ken Ralston ajoute : « Nous voulons vraiment faire croire aux spectateurs que deux agents et deux Boris sont en train d’en découdre sous leurs yeux en courant dans tous les sens. La fumée s’échappe de partout, il y a de la vapeur, les conduits, et le réalisme du lanceur… La lumière doit également être de qualité. Sur un plan visuel, la scène est entièrement pensée pour s’inscrire harmonieusement dans le film, mais également pour vous faire croire à sa réalité. » 

Jay Redd précise : « Le fait que le réalisateur Barry Sonnenfeld soit également un directeur photo accompli contribue à inscrire la séquence dans un style purement Men in Black. L’utilisation d’objectifs grand angle et de lumières intenses participe à l’humour, au dynamisme et à l’énergie de la saga MIB. »

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