dimanche 8 janvier 2012

Back to the future
J. Edgar

Biopic/Drame/Esthétique/Bien Joué/Manque d'intensité


Réalisé par Clint Eastwood
Avec Leonardo DiCaprio, Naomi Watts, Armie Hammer, Josh Lucas, Judi Dench, Josh Hamilton...

Long-métrage Américain
Durée: 02h15min
Année de production : 2011
Distributeur : Warner Bros. France

Date de sortie sur les écrans U.S.: 11 novembre 2011
Date de sortie sur nos écrans: 11 janvier 2012




Résumé: J. Edgar Hoover s'est imposé comme l'homme le plus puissant des États-Unis. Directeur du FBI pendant près d'un demi-siècle, il était prêt à tout pour protéger son pays. Alors qu'il a côtoyé huit présidents et traversé trois guerres, Hoover s'est insurgé contre toutes sortes de menaces, qu'elles soient réelles ou fantasmées, et n'a pas hésité à contourner les lois dans l'intérêt de ses compatriotes. Ses méthodes, à la fois brutales et héroïques, lui ont valu l'admiration du monde entier qu'il convoitait par-dessus tout. 
Hoover avait le culte du secret, particulièrement ceux des autres, et ne craignait pas d'utiliser ces informations confidentielles pour infléchir en sa faveur les rapports de force avec les dirigeants du pays. Conscient que les êtres de pouvoir maîtrisent le savoir et jouent avec la peur, il se servait des deux pour étendre son influence et se bâtir une réputation d'homme redoutable et infaillible. 
Il était aussi discret sur sa vie privée qu'il l'était en public et n'accordait sa confiance qu'à un petit cercle de privilégiés. Son plus proche collègue, Clyde Tolson, était aussi celui qui passait le plus de temps à ses côtés. Sa secrétaire, Helen Gandy, sans doute la personne la mieux informée des stratégies de Hoover, lui est restée loyale jusqu'au bout … et même au-delà. Seule sa mère, qui était à la fois sa source d'inspiration et sa conscience, l'a abandonné : sa disparition a anéanti le grand homme qui a passé sa vie à rechercher son amour et son approbation. 
J. Edgar explore le parcours et la vie privée d'un homme, capable de déformer la vérité comme de l'ériger en principe intangible, un homme qui s'est employé à défendre sa conception bien particulière de la justice, mais qui s'est aussi laissé contaminer par la part d'ombre du pouvoir…

Bande annonce (VOST)


Ce que j'en ai pensé: "L'action de 'J. Edgar' commence au milieu des années 70, vers la fin de la vie de Hoover et de son mandat à la tête du FBI. Souhaitant préserver son héritage, il se met à dicter ses mémoires et à se plonger dans ses souvenirs de jeunesse: il n'avait qu'une vingtaine d'années lorsqu'il a débuté sa carrière à l'institution qui n'était encore que le "Bureau of Investigation"...
J. Edgar Hoover était un personnage complexe et charismatique qui a fasciné l'Amérique et dont la présence flotte encore aujourd'hui dans les bâtiments du FBI qui portent son nom. Il a été l'instigateur des méthodes modernes d'expertise médico-légales et a mis en place tout un arsenal de lois fédérales dont l'influence se fait toujours sentir aux Etats-Unis de nos jours. A la fois craint et admiré, l'homme était une énigme dont la vie publique et privée suscitait rumeurs et calomnies, mais qui a su préserver sa véritable identité grâce au culte du secret..." (Extraits des notes de production sur 'J. Edgar'). Ces deux extraits soulignent premièrement que l'histoire est racontée comme aurait pu (peut-être) le faire J. Edgar Hoover, c'est-à-dire avec certains arrangements avec la vérité. Deuxièmement, ils donnent le ton de l'importance du personnage qui a régné sur l'information pendant près d'un demi siècle.

'J. Edgar' est un film très soigné. Costumes, décors, tout y est impeccable  pour nous faire traverser les 48 ans de carrière de J. Edgar Hoover au sein du FBI. J'ai été moins convaincue par les maquillages qui vieillissent les acteurs dans les années 70. Je les ai trouvés peu réalistes et donc pas assez convainquants. 

Leonardo DiCaprio incarne vraiment le personnage et on finit par croire que l'on est réellement entrain de regarder J. Edgar Hoover à l'écran. Il réussit parfaitement la personnification de l'homme avec ses forces et ses faiblesses. 




Il est entouré par des acteurs très justes que ce soit Judi Dench qui interprète Anne Marie Hoover, sa mère, 


ou encore Naomi Watts qui interprète Helen Gandy, sa plus fidèle collaboratrice, 



ainsi que Harmie Hammer qui interprète Clyde Colson, son collaborateur et ami le plus intime.



Comme J. Edgar Hoover était très secret sur sa vie privée, on sait que le film est basé sur des postulats en ce qui concerne ses relations avec les femmes (que ce soit sa mère, son assistante ou les femmes célèbres) et les hommes. On apprend donc des éléments sur sa vie d'homme qui sont déduits. Certes, si Clint Eastwood, le réalisateur, ne s'en était tenu qu'à des aspects politiques et purement professionnel, le film ne serait pas un vrai biopic (film sur la biographie d'un personnage célèbre). Mais du coup, où est la vérité sur sa vie d'homme?

Inversement, j'ai trouvé dommage que l'aspect politique soit laissé un peu de côté pour privilégier cette vie privée. L'intérêt de l'homme (qu'on apprécie ou non le personnage) ne réside-t-il pas plus dans ses accomplissements professionnels que dans sa vie privée?

Bien que la réalisation soit très peaufinée, l'ensemble m'a laissée quand même indifférente. Un peu comme le personnage de J. Edgar Hoover dans le film qui semble regarder les évènements se produire sans y prendre part, j'ai trouvé que moi aussi, en tant que spectatrice, je regardais le film se dérouler sans jamais vraiment rentrer dedans. Il manque un souffle pour qu'on soit captivé par cette histoire.

Ce 'J. Edgar' est intéressant, très bien joué et esthétique, mais il lui manque ce petit quelque chose qui fait les grands films mémorables. A voir surtout pour la performance de Leornardo DiCaprio et la leçon d'Histoire.



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