lundi 8 août 2011

Back to the future
LA PLANETE DES SINGES: LES ORIGINES

Action/Aventure/Science Fiction bien fait et intelligent

Titre original: RISE OF THE PLANET OF THE APES

Réalisateur: Rupert Wyatt
Avec James Franco, Freida Pinto, John Lithgow, Brian Cox, Tom Felton, Andy Serkis...

Film Américain
Durée: 1h46
Distributeur: TWENTIETH CENTURY FOX

Date de sortie sur les écrans U.S.: 05 août 2011
Date de sortie sur nos écrans: 10 août 2011



Résumé: Will Rodman (James Franco) est un scientifique travaillant pour un grand laboratoire pharmaceutique, Gen-Sys, qui fait de la recherche génétique pour développer un procédé de restauration des tissus endommagés du cerveau humain. Il consacre tout son temps à chercher un remède contre la maladie d’Alzheimer, une maladie dont souffre son père, Charles (John Lithgow). Dans ce laboratoire, les scientifiques expérimentent le traitement sur des chimpanzés. Mais leurs essais ont des effets secondaires inattendus : ils découvrent que la substance utilisée permet d’augmenter radicalement l’activité cérébrale de leurs sujets. César, est alors le premier jeune chimpanzé faisant preuve d’une intelligence remarquable. Mais trahi par les humains qui l’entourent et en qui il avait confiance, il va mener le soulèvement de toute son espèce contre l’Homme dans un combat spectaculaire.

Notes de production (Source: Twentieth Century Fox):

LA PLANÈTE DES SINGES : LES ORIGINES est le premier film en prises de vues réelles de l’histoire du cinéma dont le personnage principal est un animal doué de réflexion et de sentiments – un personnage possédant des caractéristiques semblables à celles de l’homme, capable de planifier, d’organiser, et pour finir de diriger une révolution, et avec qui le public nouera un vrai lien émotionnel. C’est à travers son point de vue que l’histoire est racontée. Le film était impossible à faire, jusqu’à ce que la technologie créée pour AVATAR soit portée ici à un niveau jamais atteint. 

Cette prouesse technique s’appuie sur l’extraordinaire talent d’Andy Serkis, le plus grand acteur de performance capture du monde (Gollum dans la trilogie du 'Seigneur des Anneaux', c'était déjà lui ! NDLRE), qui donne à César son âme, sa sagesse et son cœur. 





Ce film a également bénéficié d’un autre exploit technique : le travail de 'performance capture' et d’effets visuels a été fait sur les lieux mêmes du tournage, hors des environnements contrôlés d’un studio fermé. Cela a permis aux images de 'performance capture' d’être intégrées directement aux prises de vues réelles avec les acteurs. Ainsi, il n’y a plus de barrière entre les effets visuels et les images réelles. 

Si les singes photo-réalistes et émouvants que montre le film sont complètement nouveaux, le cadre de l’histoire, lui, est immédiatement reconnaissable et familier. Comme l’indique le titre, LA PLANÈTE DES SINGES : LES ORIGINES est une histoire d’origine dans le plus pur sens du terme. Situé de nos jours à San Francisco, le film est une mise en garde basée sur la réalité, une histoire qui mélange faits scientifiques et science-fiction, et dans laquelle les expérimentations génétiques de l’homme conduisent à la création d’une race de singes intelligents et aux prémices d’une guerre pour la suprématie. 

Le producteur Dylan Clark raconte : « C’est une vision contemporaine de la mythologie de LA PLANÈTE DES SINGES. C’est un film évènement, mais il repose avant tout sur la qualité de son histoire, ses émotions et la profondeur de ses personnages qui sont vraiment au cœur de l’intrigue. » 

Le cœur émotionnel de l’histoire a été un des principaux attraits du film pour les comédiens. L’acteur Jonathan Lithgow raconte : « Les films de science-fiction ancrés dans les émotions et les conflits humains sont très rares, et j’ai vraiment été stupéfait par l’authenticité émotionnelle du scénario. Le film épouse les attentes du public puis les renverse complètement. » 

Comme le premier film de la saga, LA PLANÈTE DES SINGES : LES ORIGINES utilise la science-fiction pour explorer des idées et une variation sur notre univers. Le réalisateur Rupert Wyatt raconte : « LA PLANÈTE DES SINGES : LES ORIGINES se passe à un moment où l’humanité est à un point de non-retour. Les évènements se déroulent sous le regard de César, un chimpanzé supérieurement intelligent qui a vu les humains capables de choses merveilleuses comme les arts et la raison quand il était jeune, et qui a ensuite découvert le visage sombre de l’humanité – l’oppression, le sectarisme et l’exclusion des choses ou des gens que nous ne comprenons pas. » 

L’orgueil démesuré de l’homme – l’arrogance dont nous faisons preuve en pensant que nous pouvons modifier et détourner les lois de la nature sans conséquences – est un autre thème majeur du film. Le scénariste et producteur Rick Jaffa note : « Dans le premier film, LA PLANÈTE DES SINGES, c’est la déraison de l’homme qui conduisait le colonel Taylor (joué par Charlton Heston) à découvrir, sur la plage, la Statue de la Liberté et l’horrible réalité de la destinée humaine. Ce n’était pas un caprice du destin qui était à l’origine de ce monde à l’envers. » 

(Voir la vidéo ci-dessous, NDLRE)




De la même façon, LA PLANÈTE DES SINGES : LES ORIGINES oppose les humains à la nature – et à eux-mêmes – et conduit l’humanité et les singes sur la voie d’un nouvel ordre mondial.

Bande annonce (VOST)



Ce que j'en ai pensé:
Impossible de regarder ‘La Planète des Singes : Les Origines’ sans penser à la version de ‘La Planète des Singes’ de 1968 réalisée par Franklin J. Schaffner avec Charlton Heston dans le rôle principal. Si vous ne l’avez pas vu, regardez-le avant de voir ce prequel. Si vous l’avez déjà vu, souvenez-vous de la fin du film. Charlton Heston comprend que c’est bel et bien la Terre qui est à présent dirigée par les singes et non une autre planète. 


Mais que s’est-il passé au départ ? Comment les singes ont-ils pris la place de l’homme ? La version de 1968 ne répondait pas à ces questions. ‘La Planète des Singes : Les Origines’ y répond, efficacement, intelligemment et de manière divertissante. 

Les effets spéciaux sont impressionnants. J’ai totalement oublié la technologie de la ‘performance capture’ et les acteurs derrière les capteurs pour ne voir que les singes, leurs émotions (tristesse, colère, incompréhension, peur, attachement…). Il est très important que les singes soient crédibles, surtout César (derrière lequel se ‘cache’ l’acteur Andy Serkis) puisque c’est lui le personnage principal du film. Si le spectateur ne s’intéresse pas à ce qui lui arrive et ne comprend pas son point de vue, le film ne peut pas fonctionner. Or c’est très réussi, César et tous les singes sont crédibles. 





Après chacun interprétera à sa manière ce qui se passe. Certains trouveront normal que les hommes paient après avoir expérimentés sur les singes (à force de jouer avec le feu…), les autres penseront que tenter de trouver une cure contre la terrible maladie d’Alzheimer justifie tous les moyens. Toujours est-il que l'on se laisse entraîner dans la destinée hors du commun de César. 

L'histoire est très clairement expliquée et a du sens (en partant du principe que l'on aime la science-fiction et qu’on admette les théories présentées à l’écran bien sûr). Les étapes de l’évolution de César et de la compréhension de son statut parmi les hommes sont très bien amenées. César est ‘élevé’ par Will Rodman, scientifique interprété par James Franco (j’apprécie beaucoup cet acteur et pour moi il est parfait dans le rôle), qui le perçoit de manière unique à la fois comme un test scientifique abouti et un ‘enfant’ surdoué. 




J’ai beaucoup apprécié l’intelligence avec laquelle le réalisateur nous donne les éléments pour comprendre ce qui s’est passé par le biais de l’histoire centrale et également par le biais d’un personnage secondaire, auquel on ne porte pas beaucoup d’attention, mais qui pourtant finira par jouer un rôle capital dans la fin de l’humanité. 

Le réalisateur met en scène le point de vue des hommes : le scientifique qui tente d’aider son père (excellent John Lightgow) ou le business man obnubilé par l’argent que les médicaments peuvent lui rapporter et se fichant des préoccupations scientifiques ou morales portées à son attention. Il met également en scène le point de vue des singes: la différence, l’inadaptation, la torture [je signale au passage la présence de Tom Felton dans un rôle d’abruti qui réussit à faire oublier son personnage de Drago Malfoy dans les Harry Potter, il réalise une belle performance]…

Les thèmes sont nombreux et intéressants. Le réalisateur ne porte pas de jugements, il explique comment les choses ont dérapé, ce qui a mené à la situation vécue par Charlton Heston dans ‘La Planète des Singes’. 

Je suis très enthousiaste vis-à-vis du film. J’ai vraiment apprécié que le spectateur ait la possibilité de se faire un avis sur les évènements qui se produisent. Je sais que le ressenti par rapport à ce qui nous est montré sera différent selon l’histoire personnelle de chacun. Le générique de fin explique beaucoup de choses (ne partez donc pas immédiatement à la fin du film) et j’ai trouvé cette fin vraiment maline. 

Casting original et qui fonctionne, très bons effets spéciaux, scénario intelligent, réalisation soignée, je conseille ce blockbuster qui vous surprendra et se révélera, en plus d’être divertissant, beaucoup plus profond qu’il n’y paraît au premier abord.

Pour finir,voici quelques posters anglais et américains du film:


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