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vendredi 7 février 2020

UN DIVAN À TUNIS


Drame/Comédie/Un film agréable à regarder avec une très belle actrice principale

Réalisé par Manele Labidi
Avec Golshifteh Farahani, Majd Mastoura, Hichem Yacoubi, Ramla Ayari...

Long-métrage Tunisien/Français
Durée: 01h28mn
Année de production: 2018
Distributeur: Diaphana Distribution

Date de sortie sur nos écrans : 12 février 2020 


Résumé : Selma Derwish, 35 ans qui, après avoir exercé en France, ouvre son cabinet de psychanalyse dans une banlieue populaire de Tunis. Les débuts sont épiques, entre ceux qui prennent Freud et sa barbe pour un frère musulman et ceux qui confondent séance tarifée avec "prestations tarifées". Mais au lendemain de la Révolution, la demande s'avère importante dans ce pays schizophrène. Alors que Selma commence à trouver ses marques, elle découvre qu'il lui manque une autorisation de pratique indispensable pour continuer d'exercer…

Bande-annonce (VF)


Ce que j'en ai penséUN DIVAN À TUNIS, de la réalisatrice Manele Labidi, est une comédie bien agréable à regarder. 

Copyright photo ©Viviana Morizet

Une femme tunisienne, ayant grandi et construit sa vie en France, reviens dans son pays d'origine pour ouvrir un cabinet de psychologie sous le beau soleil de Tunis et cela va faire grincer quelques dents parmi ses connaissances locales. La réalisatrice fait très bien ressortir le comique de situation avec sa caméra. Elle trouve des lieux qui offrent un écrin cohérent, auquel le spectateur peut immédiatement s'identifier, à sa narration. Sa mise en scène accompagne les idées développées dans les dialogues qui mettent en exergue des a priori de tous bords. Le scénario, écrit par Manele Labidi, inclut des éléments culturels forts, mais traite en même temps de sujets universaux. Le film réussit à faire mouche avec l'humour. Les écarts vers les moments dramatiques fonctionnent un peu moins bien. En effet, le drame est là, sous-jacent, mais le choix de la réalisatrice de ne jamais l'explorer jusqu'au bout et d'atténuer les tensions, fait qu'il ne trouve pas autant de souffle qu'on le souhaiterait face au potentiel proposé. 

Il n'empêche qu'on comprend la souffrance exprimée et que la galerie de personnages hauts en couleur, que l'héroïne croise pendant son voyage vers son équilibre intérieur, sont attachants. Golshifteh Farahani interprète Selma, cette psychanalyste décidée à s'imposer dans un cadre qui ne semble pas vouloir d'elle. L'actrice est touchante par son calme en surface et par sa façon d'exprimer le besoin de sa protagoniste d'aider les autres et de les accepter comme ils sont. On suit Selma avec un plaisir certain dans ses aventures qui mettent à l'épreuve sa résilience et sa patience.





Copyright photos ©Carole_Bethuel

UN DIVAN À TUNIS aborde sans en avoir l'air de nombreuses thématiques en prenant l'option de faire rire les spectateurs pour mieux faire passer des messages. On passe un bon moment avec cette parenthèse qui nous fait voyager au soleil avec des traits d'esprit qui mettent de bonne humeur.

NOTES DE PRODUCTION
(À ne lire qu'après avoir vu le film pour éviter les spoilers !)

ENTRETIEN AVEC MANELE LABIDI

Comment est né le projet ?

La Tunisie a toujours été pour moi une matière cinématographique puissante, de par ses paysages, sa lumière et la complexité de ses habitants au carrefour entre culture arabo-musulmane et méditerranéenne. Je savais que mon premier film se passerait à Tunis mais c’est la révolution tunisienne qui a été le véritable déclencheur. La révolution a rendu le pays tout d’un coup « bavard » après des décennies de dictature et c’est cette effusion de parole intime et collective que j’avais envie de traiter. J’ai aussi compris que la révolution avait eu impact sur le psychisme de la population : la chute brutale de la dictature avait plongé le pays dans un chaos et une incertitude provoquant chez certains des troubles anxieux et dépressifs liés aux interrogations sur l’avenir politique du pays, la crise économique, le spectre islamiste, le terrorisme.

Les mois qui suivirent la révolution m’ont fait penser aux mois qui suivent les débuts d’une analyse. Tout est à reconstruire, on remet tout en question et puis progressivement chaque chose retrouve une place. De là, est née cette figure de psychanalyste franco-tunisienne, oreille à la fois extérieure, distancée mais mue par une volonté de venir contribuer à la reconstruction de son pays d’origine et de donner un sens à vie.

Vous ne jouez pas sur le clash orient/occident dans le film, pourquoi ce parti pris ?

La psychothérapie et la psychanalyse sont encore des pratiques marginales et difficiles d’accès en Tunisie mais je ne crois pas que cela relève uniquement de blocages profonds liés à la religion ou à la culture. Cette dimension existe bien-sûr mais je me méfie des théories essentialistes sur le monde arabo-musulman. Les résistances face à ces disciplines existent un peu partout en occident encore aujourd’hui. Je n’avais aucune envie de surfer sur le crédo facile du « corps étranger occidental qui vient prêcher la bonne parole auprès d’une population naïve et inculte ». Ce n’est pas la réalité. La demande pour les consultations psychothérapeutiques a crû auprès de la classe moyenne depuis la révolution et alimenter le cliché de la psy occidentalisée seule contre une population arriérée aurait été grossier et injuste. Je voulais placer l’enjeu ailleurs, autour du projet fou d’une jeune femme venant installer un cabinet dans un pays en ébullition, en pleine reconstruction sociale, politique, économique et administrative.

Ce sont des sujets qui sont habituellement traités de façon dramatique. Est-ce que choisir la comédie vous a permis de les aborder plus frontalement ?

L’actualité des dernières décennies a réduit le monde arabo-musulman au terrorisme, à l’islamisme, à la question du voile, aux figures masculines répressives et à des figures féminines bafouées. J’avais envie d’utiliser les outils de la comédie pour sortir de ce schéma et offrir un regard différent. La comédie, ses codes, ses outils cinématographiques permettent de traiter de ces sujets complexes de manière élégante et distancée, ce qui m’a offert une très grande liberté. Par ailleurs, l’humour fait partie intégrante de la culture tunisienne et l’évacuer de ce film aurait trahi l’énergie du pays.

Est-ce-que la comédie est un genre qui vous attire particulièrement ? Certains films ont-ils influencé UN DIVAN A TUNIS ?

La comédie est un genre que j’affectionne particulièrement. C’est un genre exigeant, tant au niveau de l’écriture, que du rythme qui s’apparente à une partition de musique et de la mise en scène que j’ai voulue sobre afin de laisser les situations et le jeu des comédiens s’épanouir. La comédie italienne des années 60/70 a été une référence importante, car elle traite de sujets sociaux et politiques en les passant au crible de l’humour et de la satire. Il y a dans ces comédie une vitalité et une outrance toujours teintées de poésie et d’humanité qui ont résonné très fortement chez moi et ont fait le pont avec ma culture arabo-méditerranéenne. Le choix de la musique et notamment la chanteuse Mina qui ouvre et referme le film n’est évidemment pas anodin.

Le personnage de Selma est assez atypique, elle est en décalage avec son pays et sa famille, ne se conforme pas à ce qui est attendu d’elle. Est-ce inspiré par votre expérience, votre entourage ?

Le personnage de Selma est atypique même si l’on sort du cadre purement tunisien. Je tenais à créer un personnage de « cow-boy », taiseux, solitaire, mystérieux, virile qui ne cherche pas son salut dans une vie de famille ou une relation amoureuse. Je ne voulais pas non plus en faire un symbole de la liberté des femmes arabes. Elle assume ses choix, sa cigarette vissée au bec sans discours ni revendications. Ce sont ses actes, ses choix de vie et son ouverture à l’altérité qui traduisent sa liberté et sa force. Par ailleurs, alors que le film traite de la psychanalyse, j’ai fait en sorte de ne pas « psychologiser » le personnage de Selma. Quelques éléments sont glissés ici et là concernant son passé, les raisons profondes de sa venue en Tunisie, son rapport aux hommes et à la famille mais il n’y jamais de révélations explicatives. Je veux laisser le spectateur projeter ce qu’il veut sur cette femme comme des patients qui projettent des choses sur leur analyste. Enfin, à travers le personnage de Selma, je souhaitais traiter de mon rapport ambigu avec ce pays que je crois connaitre, dont je maîtrise la langue, les usages, mais dont, parfois, je me sens très éloignée, voire en décalage. Mes choix professionnels et personnels, en dehors du cadre traditionnel, ont confirmé l’image que je traîne dans ma famille tunisienne depuis toujours, à savoir celle d’une femme étrange, atypique voire folle pour certains. Je voulais raconter cette histoire vue de l’intérieur, avec un regard biculturel franco-tunisien.

Comment Golshifteh Farahani a-t-elle été attachée au film ? Comment a été votre collaboration ?

Le mot d’ordre du casting de ce film a été « relief », c’est à dire aller vers une large variété de « gueules de cinéma » capables de crever l’écran par leur présence. Outre la subtilité de son jeu, j’avais un désir fort de travailler avec Golshifteh. Elle a une puissance cinématographique hors du commun, à l’écran quelque chose d’étrange s’opère qui est difficile à expliquer mais qui relève selon moi de la magie. Le caractère taiseux de Selma exigeait cette cinégénie et ce charisme. L’autre élément qui a fait de Golshifteh une évidence pour ce rôle, c’est son parcours de vie qui à certains endroits raisonne avec celui de mon personnage. Elle a d’ailleurs appréhendé ce rôle de manière quasi instinctive et émotionnelle. Pour mon premier film, travailler avec une telle actrice a été un véritable cadeau. Elle a une intelligence du jeu, des situations, de ses partenaires et de la caméra qui a fait d’elle mon alliée sur le plateau.

Le film offre une galerie de personnages haut en couleur. Comment les avez-vous créés ?

J’avais envie de filmer la Tunisie et principalement sa classe moyenne, celle qui vit le plus grand tiraillement entre modernité et tradition, écrasées par l’endettement par l’hypocrisie liée à la question de la sexualité et de la religion. D’ailleurs, la question de la religion est traitée en creux. C’est un élément qui structure la vie de mes personnages, mais n’est pas au centre du récit. Le film est une fiction, pas un documentaire. Je pars évidemment d’une base réaliste et les personnages du film sont des hybrides entre réalité et fiction. J’ai voulu éviter à tous prix de tomber dans la sociologie primaire : le père macho et autoritaire ou la pauvre femme opprimée. J’ai voulu secouer les représentations avec un imam jeune et ouvert, une mère de famille gardienne du temple, un père obsédé par la réussite scolaire de sa fille, un personnage de flic incorruptible, le personnage de Raouf confus dans son genre malgré une virilité méditerranéenne exacerbée en apparence. Le film n’est pas dogmatique, je ne défends aucune thèse en particulier. J’ai essayé de mettre en scène des personnages aux conflits « banals et quotidiens » : élever des enfants, lutter contre une addiction, questionner son identité sexuelle, vouloir quitter sa famille pour vivre l’aventure, la crise du couple…Ce qui m’intéresse, ce sont leurs contradictions, leurs petites lâchetés, leurs raisons, leur courage, leur morale. Les personnages de mon film sont tous, à leur manière, traversés par une forme de mélancolie et ce sont les ruptures de ton comiques qui les rendent complexes, humains et donc universels.

Le film se conclut sur une note d’espoir et d’optimisme, autant pour Selma que pour son entourage. Est-ce-que c’est révélateur de votre regard sur l’évolution du pays ?

Le film offre une fin ouverte penchant en effet vers l’espoir et l’optimisme. Pour autant, les histoires des uns et des autres ne sont pas closes et offrent une infinité d’issues, positives ou négatives. Depuis la révolution, le pays continue sa transformation. Il y a des choses qui ont avancé dans le bon sens, d’autres moins évidemment mais les tunisiens sont un peuple intelligent, jaloux de sa liberté et de sa singularité dans le monde arabe et je ne peux qu’imaginer le meilleur pour l’avenir.

BIOFILMOGRAPHIE DE MANELE LABIDI

Manele Labidi est une auteure-réalisatrice franco-tunisienne. Après des études en sciences politiques, elle a travaillé en finance pendant quelques années avant d’écrire pour le théâtre, la radio et la télévision. Son premier court-métrage, Une chambre à moi (2018), est une variation tragicomique autour de l’essai de Virginia Wolf. En 2016, elle a fait partie du programme d’écriture de La Fémis. Un divan à Tunis est son premier film.

FILMOGRAPHIE
 2019 UN DIVAN À TUNIS
2018 UNE CHAMBRE À MOI (Court-métrage)

Source et copyright des textes des notes de production @ Diaphana Distribution

  
#UnDivanÀTunis

vendredi 1 juin 2018

PARVANA


Au cinéma le 27 juin 2018

PARVANA est un film d'animation qui semble raconter une histoire nécessaire et importante. Une jolie opération, en cohérence avec sa thématique, est lancée aujourd'hui via Facebook pour nous permettre de faire un petit geste simplement et facilement afin d'aider les écoliers afghans.

Un film d'animation de Nora Twomey

PARVANA, avec la voix française de Golshifteh Farahani, sera présenté en compétition officielle au Festival D’Annecy 2018.


Résumé : En Afghanistan, sous le régime taliban, Parvana, onze ans, grandit à Kaboul ravagée par la guerre. Elle aime écouter les histoires que lui raconte son père, lecteur et écrivain public. Mais un jour, il est arrêté et la vie de Parvana bascule à jamais. Car sans être accompagnée d’un homme, on ne peut plus travailler, ramener de l'argent ni même acheter de la nourriture.

Parvana décide alors de se couper les cheveux et de se travestir en garçon afin de venir en aide à sa famille. Risquant à tout moment d'être démasquée, elle reste déterminée à trouver un moyen de sauver son père.

Parvana est un conte merveilleux sur l'émancipation des femmes et l'imagination face à l'oppression.

Bande annonce (VF)


Quelques images du film




OPÉRATION FACEBOOK 
 "1 partage de vidéo = 1 cahier envoyé aux écoliers afghans" 
 
Adapté du livre à succès de Deborah Ellis, nommé à l'Oscar du meilleur film d'animation, PARVANA Une enfance en Afghanistan sortira le 27 juin au cinéma.
Une video présentée par l’actrice Golshifteh Farahani a été mise en ligne sur la page Facebook du PACTE aujourd'hui.

Pour participer, il suffit de cliquer sur le bouton "partager/share" du post Facebook original contenant la vidéo "PARVANA - "1 partage = 1 cahier envoyé aux écoliers afghans"".
  
Lien direct vers le post à partager : www.facebook.com/LEPACTE/videos/1712959762137225/

 
Suivez la page Facebook LE PACTE
pour avoir plus tard des nouvelles de l'opération.
 
Opération en partenariat avec Clairefontaine.
Avec le soutien de Afghanistan Libre - Groupe SOS et Centrimex



  
#Parvana

samedi 24 février 2018

LA NUIT A DÉVORÉ LE MONDE


Fantastique/Une approche différente du film de zombie, un rythme lent pour un résultat assez sympathique en accord avec le sujet de fond

Réalisé par Dominique Rocher
Avec Anders Danielsen Lie, Golshifteh Farahani, Denis Lavant...

Long-métrage Français
Durée : 01h34mn
Année de production : 2017
Distributeur : Haut et Court

Interdit aux moins de 12 ans

Date de sortie sur nos écrans : 7 mars 2018


Résumé : En se réveillant ce matin dans cet appartement où la veille encore la fête battait son plein Sam doit se rendre à l’évidence : il est tout seul et des morts vivants ont envahi les rues de Paris. Terrorisé, il va devoir se protéger et s'organiser pour continuer à vivre. Mais Sam est-il vraiment le seul survivant ?

Bande annonce (VF)


Ce que j'en ai penséce film est l'adaptation du roman éponyme de l'écrivain Martin Page. Découvert lors du dernier Festival du Film Fantastique de Gérardmer, le contraste de son rythme lent dans un contexte d'épidémie rendant tout le monde complètement zombie en fait un petit film de genre plutôt surprenant. Il explore la thématique de la solitude, de l'enfermement, de l'ennui et de leur effet sur l'homme. 

Il ne faut pas attendre de réponses à un quelconque questionnement. On doit juste se laisser porter par l'adaptation à ses nouvelles données environnementales par son personnage principal. Ce dernier, c'est Sam, interprété par Anders Danielsen Lie. Sam n'est pas préparé et n'est pas forcément spécialement doué pour faire face à cette situation. Mais faute de choix, il en fait ce que sa personnalité et ses préférences lui dictent et nous trimballe avec lui dans cette aventure évidemment décalée. L'acteur apporte au protagoniste une personnalité entre flegme, acceptation, maladresse, grain de folie et ingéniosité. Quelques seconds rôles inattendus viennent agrémenter l'intrigue et casser la torpeur qui s'installe par moments. Cette dernière est le miroir du ressenti de Sam. 




La réalisation de Dominique Rocher réussit à nous faire ressentir l'atmosphère particulière de la situation. Elle reste cohérente du début à la fin et intègre adroitement des effets spéciaux crédibles et en adéquation avec l'ambiance du film.

LA NUIT A DÉVORÉ LE MONDE propose une vision inhabituelle du survival en terrain zombie. Il n'est pas sans défauts sur certains détails de l'intrigue et sa lenteur le rend parfois un peu longuet, mais son ambiance, son contexte et son protagoniste atypique titillent notre curiosité et lui confère un intérêt qui en fait une découverte sympathique.

Crédit photos : Laurent Champoussin

NOTES DE PRODUCTION
(Á ne lire qu'après avoir vu le film pour éviter les spoilers !)

ENTRETIEN AVEC DOMINIQUE ROCHER 

Quelle est l’origine de LA NUIT A DÉVORÉ LE MONDE ? 

C’est le roman de Pit Agarmen, pseudonyme et anagramme de l’écrivain Martin Page, sous lequel il s’autorise une veine plus « pulp ». J’ai tout de suite été séduit par ce texte, son ton atypique et la façon dont il pose la question de l’isolement et du rapport aux autres. Et surtout par la personnalité de Sam, un personnage qui aime la solitude, à la limite de l’agoraphobie. C’est cette misanthropie qui s’incarne à travers le genre. Lorsqu’il émerge dans un monde transformé pendant la nuit, au milieu d’un océan de zombies, cette transformation ne le surprend pas. Je dirais même qu’il est armé pour survivre, psychologiquement. En une nuit, il se retrouve seul, dans cet immeuble haussmannien telle une île déserte, sans espoir d’être retrouvé. Sam s’apparente à un Robinson Crusoé et doit tout organiser pour sa survie. J’aimais l’idée de quelqu’un qui trouve une sorte d’équilibre dans cette solitude et dans cet univers. 

Comment avez-vous écrit l’adaptation ? 

Lorsque j’ai voulu adapter son roman, Martin Page a souhaité me rencontrer. Il m’a juste dit : « Sens-toi libre » ! Il ne voulait pas d’une adaptation littérale. Nous avons écrit le scénario à trois, avec Guillaume Lemans et Jérémie Guez. Une des grandes qualités de Guillaume Lemans est sa maîtrise dans l’invention d’une tension dramatique. Et nous n’avons eu cesse de préserver cette tension jusqu’aux dernières étapes de la post-production. On s’est très sérieusement posé la question d’en faire un film muet, en tout cas sans dialogues. Le silence, le rapport au son étaient des éléments qui m’intéressaient beaucoup et c’était un sujet permanent de nos discussions, le son est au coeur de tout. Dans le roman, le héros est écrivain ; dans le film Sam est musicien. 

Une deuxième étape très importante du développement fut marquée par une résidence d’écriture au TorinoFilmLab, où je suis allé avec ma productrice Carole Scotta. Des réalisateurs venus du monde entier échangent sur leur projet, tous en développement, et ces discussions collectives participent d’une démarche artistique qui s’est avérée très fructueuse. 

Mais j’avoue que c’est la rencontre avec Anders qui a été déterminante dans l’écriture. L’idée était de faire du « sur-mesure ». J’ai par exemple volontairement intégré des éléments de sa vie personnelle dans le script, pour qu’il se sente plus proche du personnage de Sam. Anders a fait le conservatoire en percussions, d’où la batterie, et certaines des cassettes que l’on entend sont des enregistrements de lui enfant. 

Comment décririez-vous cette dimension plus intime et personnelle du film ? 

Dans une large mesure, c’est un film mental. On est dans la vision du personnage principal : au fond de lui, il tient les gens pour des monstres. Ce qui se produit est donc cohérent avec sa vision du monde. Je voulais me placer à ce croisement entre un sentiment très intime, auquel beaucoup d’entre nous peuvent s’identifier, et sa représentation surnaturelle par le cinéma de genre. 

Ce sentiment de solitude est très répandu, comme une maladie moderne que beaucoup de gens partagent, et j’ai le sentiment qu’Anders est proche de ce ressenti. 

Les gens s’isolent de plus en plus et en même temps s’en veulent de le faire, se sentent coupables de rejeter l’autre. C’est comme s’il fallait sans cesse lutter contre soi-même, contre cette personne qui déteste les autres. 

C’est un premier long métrage, un film de genre en plein Paris… 

Réaliser un film, particulièrement un premier film, c’est aussi un premier pas, une tentative de s’ouvrir aux autres. Le mouvement du film dessine cette trajectoire, où un homme renfermé sur lui-même est conduit à s’ouvrir à l’autre. On peut y voir toutes sortes de métaphores. De nombreux éléments dans le film relient Sam à son enfance et à sa difficulté à se construire en tant qu’adulte. 

J’aime le minimalisme, l’austérité dans la mise en scène, les personnages uniques, les situations épurées, les scènes qui vont à l’essentiel. L’histoire se déroule dans Paris, dans un immeuble haussmannien. J’ai toujours été fasciné par les grandes villes et en particulier par le paradoxe qui fait coexister la densité urbaine et l’incroyable solitude des gens qui vivent dans les mégalopoles. Chaque individu évolue dans sa propre bulle, dans son univers, dans son île déserte, au milieu de la masse grouillante des « autres ». La vie de Sam change-t-elle réellement lorsque les gens autour de lui sont transformés en monstres ? 

La logique propre au cinéma de genre et aux films de zombies impose comme principe de transformer d’autres êtres humains en monstres... Et pour moi, l’idée de l’isolement sur laquelle je voulais travailler s’incarnait parfaitement dans cette convention. 

Ce qui m’intéressait alors, c’était de centrer le film sur Sam plutôt que sur ces monstres. 

Pour une large part, le film repose sur votre travail et votre confrontation avec l’acteur et personnage principal : Anders Danielsen Lie. 

Dès l’origine, je souhaitais faire un film axé sur un seul personnage, peut-être même un film où un personnage serait seul. Je voulais filmer la trajectoire d’un homme, son évolution, en le suivant à chaque plan. Le travail avec Anders a été essentiel et la relation acteur-cinéaste, déterminante. Notre confrontation, notre tête-à-tête, ont fini par produire quelque chose auquel je tiens beaucoup. 

Et c’est également un véritable challenge pour un acteur, de la transformation physique totale aux contrastes émotionnels forts qu’il traverse. L’histoire se déroule sur une année, on perçoit la temporalité et l’impact des évènements sur la métamorphose de son corps et sa personnalité. 

En outre, nous avons tourné deux versions du film, l’une en anglais, l’autre en français. Cette double version impliquait de tourner chaque plan deux fois, deux films chacun avec ses spécificités, et finalement les deux versions sont assez différentes, car la langue a permis aux acteurs de créer des personnages subtilement différents. 

Le genre « zombies » n’appartient pas qu’au cinéma. C’est aussi une référence importante de la culture des jeux vidéo, à laquelle le film semble parfois faire écho. 

Le jeu vidéo est en moi et fait partie de ma culture, mais ce n’est pas du tout le cas pour les deux autres scénaristes, et si le film vous a fait penser à certains jeux, c’est largement inconscient de ma part. Je ne souhaitais pas réaliser un film d’horreur qui cherche à faire peur. Les scènes où l’on voit des cohortes de zombies en extérieur respectent les codes du genre sans vouloir impressionner. Si j’avais voulu cela, j’aurais filmé de nuit, en close-up, avec la caméra au sol, par exemple, pour produire beaucoup d’effets avec peu de moyens. J’ai choisi le contraire : des plans larges, de jour, qui sont en fait totalement anti-dramatiques, qui désamorcent la tension. 

C’est aussi une forme de parti-pris « réaliste » dans un registre réputé surnaturel... 

Le réalisme tient au fait que, du point de vue du spectateur, les zombies sont considérés comme réels. Ils vont à l’encontre d’un cauchemar gore, ils sont plutôt le signe de ce que ressent le personnage principal. Ils orientent le spectateur vers un sentiment intime, un peu comme dans la série Les Revenants de Fabrice Gobert dont le ton est incroyable de justesse. La tension est dans les esprits, pas dans la violence ou les effets des images. La quasi-absence d’effets spéciaux donne un réalisme et une forme d’intemporalité. 

La Nuit a dévoré le monde suit un personnage, son évolution dans un milieu hostile, sa manière de recréer un quotidien, une normalité, comme si on pouvait toujours s’adapter à tout, même au plus effroyable. Une guerre psychologique démarre, un compte à rebours, avec à la clef la question suivante : peut-on vivre seul au monde indéfiniment ? 

Propos recueillis par Olivier Séguret. 

Un film produit par HAUT ET COURT avec la participation de CANAL +, CINÉ +, WTFILMS,  HAUT ET COURT DISTRIBUTION, avec le soutien du CNC – NOUVELLES TECHNOLOGIES EN PRODUCTION et de la SACEM, en association avec SOFITVCINE 4, COFINOVA 13, INDÉFILMS 5 

Développé avec le soutien de COFINOVA DÉVELOPPEMENT, LA PROCIREP, TORINO FILM LAB, IFP, FRONTIÈRES 

©2017 Haut et Court

  
#LaNuitADévoréLeMonde

mercredi 1 novembre 2017

SANTA & CIE


Au cinéma le 6 décembre 2017

A peine les citrouilles d'Halloween rangées, c'est le Père Noël qui arrive sur le devant de la scène sous les traits d'Alain Chabat dans cette comédie familiale qu'il réalise également. Ce film est l'occasion de partager un moment de cinéma autour de la magie de Noël avec des enfants.

Avec Alain CHABAT, Golshifteh FARAHANI, Pio MARMAI, Bruno SANCHES, Grégoire LUDIG, David MARSAIS et Audrey TAUTOU


Résumé : rien ne va plus à l’approche du Réveillon : les 92.000 lutins chargés de fabriquer les cadeaux des enfants tombent tous malades en même temps !

C’est un coup dur pour Santa (Claus), plus connu sous le nom de Père Noël… il n’a pas le choix, il doit se rendre d’urgence sur Terre avec ses rennes pour chercher un remède.

A son arrivée, il devra trouver des alliés pour l’aider à sauver la magie de Noël.

Bande annonce (VF)


  
#SantaEtCie

Une production Légende

dimanche 6 août 2017

PIRATES DES CARAÏBES : LA VENGEANCE DE SALAZAR


LE 21 SEPTEMBRE EN AVANT-PREMIÈRE ACHAT DIGITAL

LE 6 OCTOBRE EN BLU-RAY, BLU-RAY 3D ET DVD

LE 16 OCTOBRE EN VIDÉO A LA DEMANDE

Jack Sparrow s'invite dans nos salons avec cette sortie vidéo. Retrouvez mon avis sur ce film ici.


 

Il a la démarche chaloupée la plus reconnaissable au monde… Il est le pirate dont les frasques sont aussi drôles qu’imprévisibles… Il n’a pas son pareil pour se fourrer dans les situations les plus tordues… Son nom est Jack Sparrow et il est de retour dans les foyers dans PIRATES DES CARAÏBES : LA VENGEANCE DE SALAZAR, une haletante épopée à travers les océans qui ravira aussi bien les bandes de copains que l’ensemble des membres de la famille.

Fidèle à son impressionnante capacité à s’attirer des ennuis, Jack doit cette fois affronter une horde de pirates fantômes sanguinaires, dont le terrifiant Capitaine Salazar, un vieil ennemi qui a juré de lui faire la peau. Son seul espoir de survie est de retrouver le légendaireTrident de Poséidon, qui donne à celui qui le détient tout pouvoir sur les mers et les océans…

PIRATES DES CARAÏBES : LA VENGEANCE DE SALAZAR offre aux spectateurs un véritable retour aux sources, et au-delà du duo Johnny Depp (Jack Sparrow) / Geoffrey Rush (Barbossa), voit revenir le casting original avec Orlando Bloom et Keira Knightley dans les rôles de Will Turner et Elisabeth Swann. Leur fils, le jeune et hardi matelot Henry (Brenton Thwaites), est prêt à tout pour délivrer son père de la malédiction du Hollandais Volant qui le retient prisonnier des fonds marins. Accompagné dans son périple par la belle et audacieuse astronome Carina (Kaya Scodelario), il embarque sur la frégate du Capitaine Sparrow pour une épopée inoubliable, réunissant tous les ingrédients qui ont fait le succès des précédents opus : un humour décoiffant, des scènes d’action renversantes et des effets spéciaux à couper le souffle !

Produit par Jerry Bruckheimer et réalisé par Espen Sandberg & Joachim Rønning, PIRATES DES CARAÏBES : LA VENGEANCE DE SALAZAR voit aussi arriver une nouvelle recrue de choix : l’étonnant Javier Bardem dans le rôle du terrifiant Capitaine Salazar…

Cap désormais sur les étoiles, celles qui mènent tout droit vers la grande aventure et le Trident de Poséidon… 


Site officiel : www.disney.fr
 
#PiratesDesCaraïbes #LaVengeanceDeSalazar

vendredi 26 mai 2017

PIRATES DES CARAÏBES : LA VENGEANCE DE SALAZAR


Aventure/Fantastique/Action/Un chouette film d'aventures, divertissant, mais dont le scénario ne donne pas un nouveau souffle à la saga

Réalisé par Joachim Rønning et Espen Sandberg
Avec Johnny Depp, Javier Bardem, Brenton Thwaites, Kaya Scodelario, Orlando Bloom, Geoffrey Rush, Kevin McNally, Golshifteh Farahani, Stephen Graham...

Long-métrage Américain
Titre original : Pirates of the Caribbean: Dead Men Tell No Tales 
Durée: 02h09mn
Année de production: 2017
Distributeur: The Walt Disney Company France

Date de sortie sur les écrans américains : 26 mai 2017
Date de sortie sur nos écrans : 24 mai 2017


Résumé : Les temps sont durs pour le Capitaine Jack, et le destin semble même vouloir s’acharner lorsqu’un redoutable équipage fantôme mené par son vieil ennemi, le terrifiant Capitaine Salazar, s’échappe du Triangle du Diable pour anéantir tous les flibustiers écumant les flots… Sparrow compris ! Le seul espoir de survie du Capitaine Jack est de retrouver le légendaire Trident de Poséidon, qui donne à celui qui le détient tout pouvoir sur les mers et les océans. Mais pour cela, il doit forger une alliance précaire avec Carina Smyth, une astronome aussi belle que brillante, et Henry, un jeune marin de la Royal Navy au caractère bien trempé. À la barre du Dying Gull, un minable petit rafiot, Sparrow va tout entreprendre pour contrer ses revers de fortune, mais aussi sauver sa vie face au plus implacable ennemi qu’il ait jamais eu à affronter… 

Bande annonce (VOSTFR)


Reportage : Les nouveaux personnages (VOSTFR)


Ce que j'en ai pensé : ce nouveau long-métrage de la saga PIRATES DES CARAÏBES est une réussite visuellement. Les effets spéciaux mettent en valeur les superbes images des navires et rendent crédible l'équipage fantôme du Capitaine Salazar. C'est un vrai film d'aventures, il se passe sans cesse quelque chose. On voyage au gré de beaux paysages et de lieux dépaysants. Les réalisateurs Joachim Rønning et Espen Sandberg ont soigné l'ensemble afin d'en faire un grand spectacle très divertissant qui s'adresse à toute la famille. Ils ont mis en scène plein de trouvailles et d'idées originales pour nous entraîner dans leur univers.








Cependant, le scénario ne renouvelle pas vraiment la saga. On voit venir les twists à des kilomètres. Les nouveaux personnages que sont Henry Turner, interprété par Brenton Thwaites, et Carina Smyth, interprétée par Kaya Scodelario, sont certes charmants, mais aussi un peu fades. Ils sont un peu noyés au milieu des mille et une péripéties développées dans le scénario.









Le génialissime Jack Sparrow, interprété par Johnny Depp, est ici surexploité et du coup, il perd en mythologie. On le voudrait plus rare et mieux mis en valeur afin de lui octroyer plus de mystère et de grandeur. On a cependant beaucoup de plaisir à retrouver ce personnage loufoque et définitivement original. Il est vraiment drôle lors de l'attaque de la banque et de la scène avec la guillotine.






Javier Bardem interprète un Capitaine Salazar inquiétant et revanchard qui est un bon contrepoids à la légèreté de Jack Sparrow.




Geoffrey Rush retrouve son rôle du Capitaine Barbossa, un pirate expérimenté qui préfère affronter la menace plutôt que de la fuir.




PIRATES DES CARAÏBES : LA VENGEANCE DE SALAZAR divertit et impressionne les pupilles. Il aurait mérité un scénario mettant mieux en valeur ses personnages. Il est malgré tout indéniable qu'on passe un bon moment devant ce nouvel opus et qu'il serait bien dommage de s'en priver. Il faut rester jusqu'à la fin du générique final pour voir la petite scène qui nous donne une piste sur la possible intrigue du prochain PIRATES DES CARAÏBES.








NOTES DE PRODUCTION
(Á ne lire qu'après avoir vu le film pour éviter les spoilers !)

Walt Disney Pictures et Jerry Bruckheimer Films présentent PIRATES DES CARAÏBES  : LA VENGEANCE DE SALAZAR, le cinquième épisode de la légendaire saga PIRATES DES CARAÏBES. Johnny Depp retrouve le rôle du capitaine Jack Sparrow, l’antihéros extravagant et fanfaron qui lui a valu une nomination à l’Oscar. Il est accompagné dans cette nouvelle aventure par les acteurs oscarisés Javier Bardem et Geoffrey Rush, ainsi que par une galerie de personnages hauts en couleur réunissant visages familiers des fans de la série et nouveaux venus. Produit par Jerry Bruckheimer et réalisé par Joachim Rønning et Espen Sandberg, ce nouvel opus est une aventure maritime endiablée nous replonge toujours avec humour dans l’univers fascinant des pirates qui font le succès planétaire de cette saga depuis maintenant 13 ans. 

Sortie en 2003, PIRATES DES CARAÏBES : LA MALÉDICTION DU BLACK PEARL a inauguré la saga la plus populaire jamais produite par Jerry Bruckheimer. Depuis, PIRATES DES CARAÏBES s’est s’imposé comme un véritable phénomène culturel mondial avec la sortie de PIRATES DES CARAÏBES : LE SECRET DU COFFRE MAUDIT (2006), PIRATES DES CARAÏBES : JUSQU’AU BOUT DU MONDE (2007) et PIRATES DES CARAÏBES  : LA FONTAINE DE JOUVENCE (2011). 

Ces quatre films ont rapporté collectivement plus de 3,7 milliards de dollars au box-office international, mais ils ont surtout inspiré et enchanté les spectateurs de tous âges dans le monde entier. Pour le capitaine Jack Sparrow, la chance a tourné. Le vent de la mauvaise fortune souffle désormais dans ses voiles : le terrifiant capitaine Salazar et ses marins fantômes se sont échappés du Triangle des Bermudes pour exterminer tous les pirates qui écument les mers, et en particulier Jack Sparrow... Jack n’a qu’un seul espoir de survie  : il doit retrouver le légendaire Trident de Poséidon. Pour y parvenir, il va nouer une alliance fragile avec Carina Smyth, une belle et brillante astronome, et Henry, un jeune marin têtu de la Marine royale britannique. À la barre du Dying Gull, un bien pitoyable navire, Jack va tout faire pour triompher de la malchance qui s’acharne sur lui, mais surtout pour échapper à l’ennemi le plus redoutable et le plus retors qu’il ait jamais affronté… 

Outre Johnny Depp, que l’on a récemment pu voir dans LES ANIMAUX FANTASTIQUES et le film Disney ALICE DE L’AUTRE CÔTÉ DU MIROIR, PIRATES DES CARAÏBES : LA VENGEANCE DE SALAZAR est interprété par l’acteur oscarisé Javier Bardem (NO COUNTRY FOR OLD MEN – NON, CE PAYS N’EST PAS POUR LE VIEIL HOMME, SKYFALL), Brenton Thwaites (THE GIVER – LE PASSEUR, MALÉFIQUE), Kaya Scodelario (la franchise LE LABYRINTHE, THE KING’S DAUGHTER), Kevin R. McNally (la saga PIRATES DES CARAÏBES, MACBETH UNHINGED), Golshifteh Farahani (PATERSON, MENSONGES D’ÉTAT), David Wenham (LION, 300  : LA NAISSANCE D’UN EMPIRE), Stephen Graham (la saga PIRATES DES CARAÏBES, GANGS OF NEW YORK) et l’acteur oscarisé Geoffrey Rush (LE DISCOURS D’UN ROI, la saga PIRATES DES CARAÏBES). 

Le scénario de cette nouvelle aventure est signé Jeff Nathanson (ARRÊTE-MOI SI TU PEUX, INDIANA JONES ET LE ROYAUME DU CRÂNE DE CRISTAL). Les producteurs exécutifs sont Mike Stenson, Chad Oman, Joe Caracciolo, Jr., Terry Rossio et Brigham Taylor. L’équipe technique du film se compose du directeur de la photographie Paul Cameron (COLLATÉRAL, DÉJÀ VU), du chef décorateur Nigel Phelps (PEARL HARBOR, WORLD WAR Z), de la chef costumière Penny Rose (les quatre précédents PIRATES DES CARAÏBES), du chef coiffeur et maquilleur oscarisé Peter King (les sagas LE SEIGNEUR DES ANNEAUX et LE HOBBIT), des monteurs Roger Barton (PEARL HARBOR, BAD BOYS II) et Leigh Folsom Boyd (FAST & FURIOUS 6, FAST & FURIOUS 7), du superviseur des effets visuels Gary Brozenich (nommé aux Oscars pour LONE RANGER, NAISSANCE D’UN HÉROS  ; PIRATES DES CARAÏBES : LA FONTAINE DE JOUVENCE), du coordinateur des cascades Thomas Robinson Harper (LES GARDIENS DE LA GALAXIE des studios Marvel, LE LIVRE DE LA JUNGLE) et du compositeur primé aux Emmy Awards Geoff Zanelli, qui a travaillé en étroite collaboration avec Hans Zimmer sur les quatre précédents PIRATES DES CARAÏBES.

DEUX CAPITAINES À LA BARRE

Lorsque Jerry Bruckheimer et Disney ont décidé de s’atteler au cinquième volet de PIRATES DES CARAÏBES, ils tenaient à ce que celui-ci raconte une histoire capable de faire évoluer la saga tout en conservant l’action, la comédie et les éléments fantastiques et surnaturels qui ont fait le succès du film original. Cette quête les a menés au scénariste chevronné Jeff Nathanson, et pendant que ce dernier s’appliquait à donner vie à cette aventure inédite et à la vision des cinéastes, les producteurs se sont sérieusement mis à la recherche du réalisateur idéal… pour finalement en trouver deux : le duo norvégien formé par Joachim Rønning et Espen Sandberg. 

Les deux réalisateurs se sont fait connaître du public international grâce à KON-TIKI, leur long métrage nommé à l’Oscar du meilleur film étranger, qui raconte l’histoire vraie du légendaire explorateur Thor Heyerdahl et son épique traversée du Pacifique, puis avec « Marco Polo », la minisérie plébiscitée de Netflix. Pour Joachim Rønning et Espen Sandberg, prendre part à PIRATES DES CARAÏBES est un rêve devenu réalité. Espen Sandberg explique : «  C’est le genre de films avec lesquels nous avons grandi et que nous adorons. Nous avons toujours beaucoup aimé le mélange d’aventure, d’action et d’humour des grosses productions américaines. » 

Joachim Rønning confie  : «  La saga PIRATES DES CARAÏBES me rappelle ces films qui m’ont donné envie de devenir cinéaste quand j’étais enfant. Maintenant que je suis père de famille, je suis fier de faire un film que mes enfants pourront regarder. PIRATES DES CARAÏBES  : LA VENGEANCE DE SALAZAR est un vrai film familial. » « Nous savions que réaliser un film original serait difficile, précise-t-il, mais c’était important pour nous. » Espen Sandberg ajoute  : «  Le premier film a été notre principale inspiration. PIRATES DES CARAÏBES est une formidable saga et nous étions conscients de la responsabilité qui reposait sur nos épaules. Les fans de la série sont légion dans le monde entier – nous-même en faisions partie en Norvège ! »

TOUT LE MONDE SUR LE PONT !

Jerry Bruckheimer, Joachim Rønning et Espen Sandberg se sont ensuite attelés au casting pour réunir à la fois des visages familiers et des nouveaux venus. Tout comme Johnny Depp reprend le rôle de l’excentrique Jack Sparrow, le célèbre acteur australien Geoffrey Rush interprète à nouveau le capitaine Barbossa  : désormais à la barre du Queen Anne’s Revenge, le vaisseau du défunt Barbe-Noire, il est littéralement assis sur une montagne d’or. Kevin J. McNally incarne pour la cinquième fois le second de Jack, Joshamee Gibbs, extraordinaire conteur et grand consommateur de rhum. Stephen Graham reprend le rôle de Scrum, pirate de peu de jugeote ; Martin Klebba est le petit et farouche Marty ; et Giles New et Angus Barnett campent Murtogg et Mullroy, des soldats britanniques devenus pirates à la fin de PIRATES DES CARAÏBES : JUSQU’AU BOUT DU MONDE. Jack le Singe, l’incontrôlable compagnon de Barbossa, est lui aussi de retour – au grand dam du capitaine Jack ; il est interprété par les talentueux sapajous capucins Pablo et Chiquita. 

Les nouvelles recrues qui s’embarquent dans la saga PIRATES DES CARAÏBES comptent à leur tête l’acteur oscarisé Javier Bardem, réputé pour son audace et le style expérimental de son jeu  : il a créé un ennemi multidimensionnel digne de Jack Sparrow, le redoutable capitaine Salazar, surnommé «  El Matar Del Mar  » (le Boucher des Mers). À la tête de son équipage de revenants, Salazar écume les eaux des Caraïbes pour exterminer tous les pirates. Par fidélité à la Couronne espagnole, mais surtout parce qu’il cherche à se venger d’un certain flibustier… Deux jeunes acteurs parmi les plus doués de leur génération sont eux aussi de l’aventure. L’Australien Brenton Thwaites, qui a impressionné les cinéastes par son talent dans des films tels que THE GIVER et SON OF A GUN, s’est vu confier le rôle d’Henry, le jeune matelot de la Marine britannique déterminé à sauver un père qu’il a à peine connu d’un destin tragique. L’enthousiasme de l’acteur à l’idée de prendre part à PIRATES DES CARAÏBES : LA VENGEANCE DE SALAZAR était immense : il était encore enfant à la sortie du premier film et est devenu un fan inconditionnel. 

L’actrice britannique Kaya Scodelario, qui s’est fait connaître dans la série télévisée « Skins » avant de se tourner vers le cinéma, a quant à elle été choisie pour incarner Carina, une brillante jeune mathématicienne et astronome. Sa beauté n’a d’égal que son intelligence... et sa volonté d’acier. Parmi les nouveaux venus figurent aussi l’actrice d’origine iranienne saluée à l’international Golshifteh Farahani dans le rôle de Shansa, une mystérieuse et puissante sorcière des mers, et l’acteur australien chevronné David Wenham dans celui de Scarfield.

LEVEZ L’ANCRE, HISSEZ LES VOILES !

L’équipe de PIRATES DES CARAÏBES : LA VENGEANCE DE SALAZAR a choisi d’explorer de nouveaux horizons. Après des repérages aux quatre coins du monde, la production a décidé de jeter l’ancre sur la très touristique Gold Coast de l’État du Queensland, sur la côte est de l’Australie, où le tournage a débuté le 16 février 2015. Pour les besoins du tournage, l’équipe a sillonné la côte australienne et a notamment posé ses caméras à Moreton Bay, dans la réserve de Lennox Headland, à Hastings Point, au Mont Tamborine et dans les célèbres îles Whitsunday, avant d’accoster à Vancouver, en ColombieBritannique, pour les 13 derniers jours du tournage. 

PIRATES DES CARAÏBES  : LA VENGEANCE DE SALAZAR a une fois encore rassemblé des gens de tous horizons aux parcours divers et variés qui ont collectivement repoussé leurs limites, contre vents et marées, afin de rendre possible l’impossible… 

Le chef décorateur Nigel Phelps, à qui l’on doit les gigantesques décors richement détaillés et les navires de PEARL HARBOR de Michael Bay (une autre production Jerry Bruckheimer Films), a été confronté à un défi similaire sur PIRATES DES CARAÏBES : LA VENGEANCE DE SALAZAR. Il a en effet dû imaginer et construire de nombreux environnements allant d’un village caribéen au tombeau d’un dieu situé au fond de l’océan, en passant par 13 navires mesurant jusqu’à 48 mètres de long – dont le Black Pearl entièrement reconstruit et le Queen Anne’s Revenge, ainsi que le « château flottant » du capitaine Salazar, l’imposant galion Silent Mary dans ses versions réelle et fantomatique, sans oublier divers bâtiments britanniques et vaisseaux pirates, et le délabré mais charmant Dying Gull que le capitaine Jack s’approprie faute de mieux. 

Nigel Phelps déclare  : «  Notre principal objectif était de respecter ce qui avait été fait dans les précédents films, dont l’esthétique était incroyable, tout en y apportant notre touche personnelle pour rendre ce film unique. » 

Les scènes à bord des navires ont été tournées dans une vaste «  arène  » rassemblant tous les vaisseaux du film quasiment grandeur nature montés sur des cardans et des plateaux rotatifs informatisés complexes développés par le superviseur des effets spéciaux oscarisé à de multiples reprises John Frazier. Avec deux configurations possibles par navire – une version de 33 mètres, l’autre de 40 mètres – et en conservant le même châssis et la même structure de base, le chef décorateur Nigel Phelps et son équipe ont ainsi pu créer plus de 10 bateaux différents. Pour la cinquième fois dans l’histoire de la saga PIRATES DES CARAÏBES, la création des milliers de costumes du film a été confiée à l’extraordinaire chef costumière Penny Rose, laquelle n’a laissé aucun détail au hasard dans les tenues de ceux qui apparaissent à l’écran, qu’il s’agisse de simples figurants ou des acteurs principaux. 

Pour constituer son département, Penny Rose a fait appel à 30 costumiers australiens, principalement issus du théâtre et de l’opéra, épaulés par une véritable armée de costumiers, artistes textile, spécialistes du vieillissement et de la patine, tailleurs, teinturiers, couturiers et coursiers/assistants. La chef costumière et son équipe ont investi un studio de plus de 1 500 mètres carrés au sein des Village Roadshow Studios, qui a également servi d’entrepôt pour les quelque 2  000 costumes, chapeaux, chaussures et accessoires, méticuleusement classés selon le nom, le style, le sexe et l’âge des personnages.

UNE VIE DE PIRATE

Avec PIRATES DES CARAÏBES  : LA VENGEANCE DE SALAZAR, qui sera au cinéma en France le 24 mai 2017, les spectateurs vont à nouveau être transportés dans l’univers pittoresque, drôle et vivant des plus excentriques pirates qui aient jamais sillonné les mers. 

Le réalisateur Joachim Rønning déclare : « Notre objectif était de faire le meilleur PIRATES DES CARAÏBES qui soit. Nous voulions créer des scènes d’action spectaculaires et réaliser un film épique rempli d’humour et d’émotions, porté par des personnages inoubliables. Nous avons travaillé sans relâche durant plusieurs années pour nous imprégner de l’esprit du premier film tout en conférant à PIRATES DES CARAÏBES : LA VENGEANCE DE SALAZAR fraîcheur et originalité. C’est au public qu’il revient désormais de dire si nous y sommes parvenus. » 

Jerry Bruckheimer commente  : « Lorsque nous avons tourné le premier film, nous n’imaginions pas que nous étions en train de créer un tel phénomène. C’est un immense privilège que nous devons non seulement aux grands artistes et artisans qui ont pris part à la saga des deux côtés de la caméra, mais également aux spectateurs du monde entier, chez qui ces films ont trouvé un formidable écho. » « Notre principale aspiration a toujours été de divertir le public, poursuit-il, de l’immerger dans un monde à part l’espace de quelques heures, mais nous ignorions alors que nous retrouverions cet univers régulièrement pendant près de quinze ans ! » 

Le producteur ajoute en souriant  : «  Je suppose que quelque part, nous avons tous un pirate en nous ! »

LES PERSONNAGES

LE CAPITAINE JACK SPARROW
Johnny Depp 

Avec ses dreadlocks, ses doigts couverts de bagues et sa moralité aussi douteuse que son hygiène personnelle, Jack Sparrow est soit le meilleur, soit le pire des pirates – tout dépend à qui vous posez la question. Son bateau bienaimé, le Black Pearl, est toujours coincé dans sa bouteille, et la chance ne lui a pas souri depuis bien longtemps. Malheureusement pour lui, le pire est encore à venir, et il va lui falloir user de toute sa ruse s’il veut survivre à son pire ennemi, le fantomatique capitaine Salazar, qui s’est résolument lancé à sa poursuite…

LE CAPITAINE SALAZAR
Javier Bardem 

À la barre de son navire, le redoutable Silent Mary, le terrifiant capitaine Salazar est surnommé le Boucher des Mers. Non sans raison… À la tête de son équipage de zombies, il pourchasse avec une férocité démoniaque tous les pirates des Caraïbes pour les exterminer. Par fidélité à la Couronne espagnole, mais surtout pour se venger d’un certain flibustier… À chaque attaque, aucun équipage n’est épargné. Ou plutôt si : un unique survivant, pour que celui-ci puisse raconter l’horreur dont il a été le témoin !

HENRY
Brenton Thwaites 

Jeune marin de la Marine royale séduisant et plein d’entrain, Henry sillonne les mers à la recherche du trident de Poséidon, qui aurait le pouvoir de libérer son père de l’éternelle malédiction qui le frappe.

CARINA SMYTH
Kaya Scodelario 

Carina est une jeune et brillante mathématicienne et astronome. Sa beauté n’a d’égale que son intelligence… et sa volonté d’acier. Son arme  ? Ni sabre ni poignard, mais le journal de Galilée, que lui a légué le père qu’elle n’a jamais connu. Ce guide des étoiles et des constellations pourrait la conduire vers le plus grand des trésors, celui qui recèle toute la puissance des mers et des océans !

GIBBS
Kevin R. McNally 

M. Gibbs est le second du capitaine Jack Sparrow. Un allié toujours loyal… ou pas. On peut compter sur lui pour se jeter courageusement dans la bataille – surtout quand il est question de son propre intérêt – ou pour localiser les barriques de rhum plus vite que n’importe qui !

SHANSA
Golshifteh Farahani 

Cette mystérieuse et puissante sorcière des mers est douée de talents aussi troublants qu’étranges. Pirates et marins font souvent appel à elle pour vaincre leurs ennemis !

SCARFIELD
David Wenham 

Ce militaire a une âme de tyran. Il ne tolère aucune entrave dans l’exécution de ses ordres, en particulier quand il s’agit de se débarrasser de ses ennemis.

SCRUM
Stephen Graham 

Si l’on mesurait la valeur d’un homme à son intelligence, Scrum serait proche du zéro. Il est loin d’être le plus malin de la bande, ce qu’il compense par un don naturel pour la musique… et la tromperie.

LE CAPITAINE HECTOR BARBOSSA
Geoffrey Rush 

Au contraire du capitaine Jack Sparrow, Barbossa est un boucanier prospère. Jouissant des richesses d’un empire de plus en plus vaste, il est l’heureux possesseur du navire Queen Anne’s Revenge et du puissant sabre dérobé à Barbe Noire. Exceptionnel négociateur, aussi à l’aise dans les tractations en tous genres qu’avec les lames qu’il manie en expert, Barbossa a cependant conclu une alliance qui risque de lui coûter très cher dans sa quête du trident de Poséidon…

LE SAVIEZ-VOUS

• Benton Thwaites, le jeune acteur australien originaire du Queensland qui incarne Henry dans PIRATES DES CARAÏBES : LA VENGEANCE DE SALAZAR, est fan de la saga depuis son plus jeune âge. C’est la raison pour laquelle il a été ravi d’apprendre qu’il avait non seulement décroché l’un des premiers rôles du film, mais que celui-ci serait presque entièrement tourné… dans le Queensland !

• Le tournage des quatre précédents PIRATES DES CARAÏBES a confronté les équipes à des conditions météorologiques extrêmes aux quatre coins du monde. Dans la droite ligne de cette « tradition », la Gold Coast australienne, principal lieu de tournage du cinquième opus de la série, a connu des records de précipitations à cause du passage du cyclone Marcia. Du jamais vu depuis 61 ans !

• Étonnamment, Joachim Rønning et Espen Sandberg ne sont pas les premiers Norvégiens à réaliser un film de pirates pour les studios Walt Disney. En 1991, le studio a en effet produit LES NAUFRAGÉS DE L’ÎLE AUX PIRATES réalisé par Nils Gaup.

• Le décor extraordinairement détaillé de la ville de St. Martin, imaginé par Nigel Phelps et réalisé par le superviseur artistique Ian Gracie et le coordinateur de la construction Bernie Childs, a été érigé sur un terrain verdoyant de deux hectares situé près de Maudsland, dans le Queensland. Il s’agit d’une représentation imaginaire et pittoresque d’un village colonial britannique dans les Caraïbes. Si la plupart des structures n’étaient en réalité que des façades, au moins deux d’entre elles – la Taverne de Grimes et la Chambre des Cartes de Swift – ont été construites en trois dimensions et magnifiquement décorées par le département de l’ensemblière Beverley Dunn. Certains bâtiments ont en outre été ingénieusement conçus afin de pouvoir être déplacés vers différentes sections du village pour accroître la taille de la ville.

• Chaque boutique du décor de St. Martin avait une partie de sa marchandise exposée à l’extérieur, qu’il s’agisse de (vrais) calamars et pieuvres séchés (dégageant une odeur de plus en plus pestilentielle à mesure que le temps passait…), de filets, de vannerie, de poteries ou de denrées alimentaires.

• Pour la séquence du braquage de banque, un établissement bancaire du XVIIIe siècle a été entièrement construit autour d’un Manitou, un tracteur industriel. Le conducteur de l’engin pouvait voir à travers une vitre en plexiglas sans tain mais personne ne pouvait le voir, de sorte que l’illusion des quatre murs était parfaite.

• La chef costumière Penny Rose et son équipe ont transformé un plateau de tournage de plus de 1800 mètres carrés au sein des studios Village Roadshow, situés sur la Gold Coast australienne, dans le Queensland, en un vaste entrepôt rempli de quelque 2000 costumes, chapeaux, chaussures et accessoires, tous méticuleusement classés selon le nom, le type, le sexe et l’âge des personnages. 

• Pour vieillir les costumes, Penny Rose et son équipe ont eu recours à diverses techniques innovantes comme les faire tourner dans une bétonnière avec des galets, les user à l’aide de râpes à fromage, voire même les brûler au chalumeau !

• L’« arène des bateaux » d’Helensvale dans le Queensland a accueilli 11 navires construits sur des structures informatisées imitant les mouvements de tangage et de roulis des embarcations. À l’extérieur du plateau, les curieux pouvaient apercevoir un mât ou deux dépasser au-dessus de 100 conteneurs empilés les uns sur les autres comme des briques. L’un des journaux locaux a émis l’hypothèse que cet amoncellement de conteneurs avait pour objectif de protéger le tournage top secret des regards indiscrets. En réalité, ils constituaient le support d’une remarquable technologie nommée Aircover Inflatables – d’immenses écrans bleus gonflables qui ont été remplacés par la suite par le ciel et la mer grâce au travail du superviseur des effets visuels Gary Brozenich et de son équipe. Les quatre inventeurs de cette technologie ont été récompensés par un Oscar technique spécial lors de la cérémonie des Oscars 2016.

• Pas moins de 27 «  knuckle booms » (des grues à flèche articulée utilisées pour le levage, le chargement et la manutention) ont été employés par la production dans l’arène des bateaux. Un vaste réseau d’éclairage de plus de 45 mètres de long a également été installé au-dessus des navires afin de créer l’atmosphère parfaite pour les scènes de jour, et surtout celles de nuit. Les scènes tournées sur place ont été filmées à l’aide de trois Technocranes dotées de cinq caméras. En tout, l’arène comptait entre 30 et 40 pièces d’équipement lourd.

• Qualifié de «  vaisseau défraîchi  » par son architecte, le chef décorateur Nigel Phelps, le navire du capitaine Salazar est un véritable château espagnol flottant. Agrémenté de tourelles et d’un donjon situé à la poupe, il est armé de canons orientables et orné de statues de chevaliers médiévaux en armure. Des têtes de morts à cornes dorées ornent les volets des sabords, tels de sinistres gardiens qui intimident encore davantage l’ennemi ou d’éventuels pirates… et révèlent la noirceur de l’âme de son capitaine. Sur le pont se trouvent de larges tonneaux de bois qui au lieu de contenir de l’eau ou du vin pour l’équipage, font office de cellules.

• Bien que le navire du capitaine Salazar tienne davantage de l’imaginaire que de la stricte reproduction historique, l’aigle bicéphale représenté sur l’immense voile principale a été inspiré à Nigel Phelps par d’authentiques symboles historiques, tandis que les canons situés sur le pont sont marqués du sceau royal espagnol et décorés de deux dauphins chacun, un motif typique des canons français et espagnols du XVIIIe siècle.

• Pour entrer dans la peau du terrifiant capitaine Salazar, l’acteur Javier Bardem devait passer entre deux et trois heures par jour au maquillage – moins que la sublime Golshifteh Farahani, dont la transformation en Shansa, la sorcière des mers, nécessitait jusqu’à cinq heures de travail !

• Le département du chef coiffeur Peter Swords King a créé plus de 1000 perruques pour le film. Certains jours, son équipe a dû préparer jusqu’à 700 figurants et 30 acteurs principaux. Le département était composé d’une équipe principale de 22 personnes complétée par 70 employés qui travaillaient dans une vaste tente dédiée aux figurants, aux cascadeurs et aux cavaliers. Le lieu était surnommé avec humour « l’usine ».

• Dans la séquence de guillotine, les deux têtes qui sont coupées reproduisent les traits des réalisateurs Joachim Rønning et Espen Sandberg !

• La tumultueuse séquence du «  mariage forcé  » filmée à Hastings Point s’est transformée en véritable affaire de famille pour Stephen Graham (Scrum), dont la femme, Hannah Walters, elle-même une talentueuse actrice, a été sollicitée par les cinéastes pour incarner Beatrice Kelly, l’extravagante future épouse du capitaine Jack Sparrow. Les adorables enfants de Stephen Graham et Hannah Walters, Alfie et Grace, incarnent quant à eux les rejetons de Beatrice. C’est aux départements coiffure et maquillage qu’il a incombé de rendre le clan Graham/Walters, habituellement tout ce qu’il y a de plus charmant, aussi repoussant que possible !

• L’univers de PIRATES DES CARAÏBES n’était pas tout à fait étranger à l’acteur oscarisé Javier Bardem, qui endosse le rôle du capitaine Salazar. Son épouse, Penélope Cruz, a en effet joué dans le précédent film de la saga, PIRATES DES CARAÏBES : LA FONTAINE DE JOUVENCE, et il lui avait souvent rendu visite sur le tournage.

• L’acteur espagnol Juan Carlos Vellido est le seul de la saga à avoir interprété deux personnages différents dans deux épisodes de PIRATES DES CARAÏBES. Après avoir campé un capitaine de navire espagnol dans PIRATES DES CARAÏBES  : LA FONTAINE DE JOUVENCE, il incarne aujourd’hui Lesaro, le fidèle lieutenant du capitaine Salazar.

• 88 versions du précieux journal intime de Carina Smyth ont vu le jour avant que l’équipe ne choisisse celle que l’on voit dans le film. Il s’agit d’un carnet relié à couverture de cuir dont les pages ont été vieillies grâce à une étonnante technique : l’immersion dans le café  ! D’autre part, l’emblématique bouteille de rhum du capitaine Jack Sparrow est une authentique bouteille anglaise du XVIIIe siècle.

• La fabrication du costume de Shansa, la sorcière des mers incarnée par Golshifteh Farahani, a nécessité 15 heures de travail quotidien pendant une semaine à une équipe de 42 personnes… pour un seul exemplaire.

• Pour filmer dans l’épaisse jungle du mont Tamborine, les membres de l’équipe de PIRATES DES CARAÏBES  : LA VENGEANCE DE SALAZAR ont dû porter des casques afin de se protéger de haricots noirs étonnamment lourds qui tombaient des arbres. L’équipe australienne du film a cependant fait croire à ses collègues américains et internationaux qu’il s’agissait en réalité de protections contre les « drop bears », ces mythiques marsupiaux monstrueux semblables à de gros koalas carnivores qui se laissent prétendument tomber sur la tête de leurs innocentes victimes depuis la cime des arbres.

• Le tournage dans les îles Whitsunday a nécessité une opération logistique d’envergure  : 60 camions ont quitté le camp de base sur la Gold Coast et parcouru 1 400 kilomètres avant de faire 40 minutes de barge pour atteindre l’île Hamilton, l’un des lieux de tournage du film. Une heure et demie de barge les séparait cependant encore des autres îles où le film a été tourné.

• Lorsque l’équipe de PIRATES DES CARAÏBES  : LA VENGEANCE DE SALAZAR s’est rendue à Whitehaven Beach, dans les îles Whitsunday, des conditions climatiques et une amplitude de marée inhabituelle ont obligé acteurs et techniciens à rejoindre le rivage depuis une barge de débarquement comme s’il s’agissait d’une invasion militaire. Selon leur taille, les membres de l’équipe, en vêtements de ville, avaient de l’eau jusqu’à la taille, la poitrine ou le cou… Personne ne s’attendait à devoir se rendre au travail à la nage ce jour-là !

• Une fois les 93 jours du tournage principal en Australie achevés, une tempête s’est abattue sur les îles Whitsunday, ultime décor du film, provoquant l’annulation de tous les vols au départ du minuscule aérodrome de l’île Hamilton. Plus de 200 acteurs et membres de l’équipe ont ainsi dû prendre un ferry sur les eaux agitées du Whitsunday Passage pour rejoindre le continent avant d’être conduits à Mackay, située à plus de deux heures de route, où ils ont enfin pu prendre un avion pour rentrer chez eux.

Site officiel : www.disney.fr

 
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