mercredi 21 mars 2018

PACIFIC RIM UPRISING


Aventure/Science fiction/Entre un scénario bien travaillé, des effets spéciaux convaincants et des acteurs très sympas, ce film est une bonne surprise

Réalisé par Steven S. DeKnight
Avec John Boyega, Scott Eastwood, Jing Tian, Cailee Spaeny, Rinko Kikuchi, Adria Arjona, Burn Gorman, Charlie Day...

Long-métrage Américain
Durée : 01h51mn
Année de production : 2018
Distributeur : Universal Pictures International France 

Date de sortie sur les écrans américains : 23 mars 2018
Date de sortie sur nos écrans : 21 mars 2018


Résumé : Le conflit planétaire qui oppose les Kaiju, créatures extraterrestres, aux Jaegers, robots géants pilotés par des humains, n’était que la première vague d’une attaque massive contre l’Humanité.

Jake Pentecost, un jeune pilote de Jaeger prometteur dont le célèbre père a sacrifié sa vie pour sauver l’Humanité des monstrueux Kaiju a depuis abandonné son entraînement et s’est retrouvé pris dans l’engrenage du milieu criminel. 

Mais lorsqu’une menace, encore plus irrésistible que la précédente, se répand dans les villes et met le monde à feu et à sang, Jake obtient une dernière chance de perpétuer la légende de son père aux côtés de sa sœur, Mako Mori – qui guide une courageuse génération de pilotes ayant grandi dans l’ombre de la guerre. Alors qu’ils sont en quête de justice pour leurs camarades tombés au combat, leur unique espoir est de s’allier dans un soulèvement général contre la menace des Kaiju. Jake est rejoint par son rival, le talentueux pilote Lambert et par Amara, une hackeuse de Jaeger âgée de 15 ans, les héros du Corps de Défense du Pan Pacific devenant la seule famille qui lui reste.

S’alliant pour devenir la plus grande force de défense que la Terre n’ait jamais connue, ils vont paver un chemin vers une extraordinaire nouvelle aventure.

Bande annonce (VOSTFR)


Ce que j'en ai penséavec PACIFIC RIM UPRISING, Steven S. DeKnight réalise son premier long-métrage. La barre est haute pour lui, car il va bien sûr être comparé à son prédécesseur, Guillermo del Toro, et à son très bon PACIFIC RIM de 2013 (et même s'il n'est pas indispensable de l'avoir vu avant, je le conseille tout de même). Il se trouve qu'il s'en sort bien. Visuellement, il assure le spectacle aussi bien côté Jaegers (robots géants) que Kaiju (monstres) avec des effets spéciaux qui offrent aux scènes d'action ce qu'il leur faut pour fonctionner agréablement. 




J'ai été positivement étonnée par le scénario qui non seulement respecte l'origin story de PACIFIC RIM, mais construit également dessus pour la faire grandir afin de mêler menace intérieure et stratégie extra-terrestre. Il est bien travaillé et la mise en scène le met en valeur tout au long de son déroulement. Il y a bien quelques évidences et des moments plus ou moins utiles, mais dans l'ensemble, c'est un bon film d'action tout à fait divertissant qui n'hésite pas à faire des clins d'œil notamment à Godzilla.

Côté acteurs, l'alchimie est là. John Boyega interprète Jake Pentecost, le fils de Stacker Pentecost, qui apparaissait sous les traits d'Idris Elba dans PACIFIC RIM. L'acteur est ultra sympathique et cool. Il ne surjoue pas le poids d'un héritage lourd à porter, tout en nous faisant comprendre l'influence que cela a eu sur la vie de son protagoniste. 



Scott Eastwood interprète Nate Lambert un dur à cuire au bon fond. Les interactions entre Jake et Nate font mouche.



Cailee Spaeny est une adolescente dynamique, au caractère bien trempé, qui n'a pas sa langue dans sa poche. La jeune actrice assure dans le rôle d'Amara.


Rinko Kikuchi reprend le rôle de Mako Mori qu'elle tenait déjà dans le premier opus. Fille adoptive de Stacker Pentecost et grande sœur de Jake, elle suit les traces de son père dans sa façon de surprotéger son petit-frère.


Jing Tian interprète Liwen Shao, une femme à la tête d'une corporation au centre d'un business florissant et qui ne se laisse pas marcher sur les pieds. Ce personnage agit quand il le faut.




On retrouve également Burn Gorman dans le rôle de Hermann Gottlieb et Charlie Day dans le rôle du Dr. Newton Geiszler. Ces deux scientifiques géniaux sont toujours aussi déjantés avec leurs solutions bizarres, mais efficaces. L'évolution de leurs rôles dans ce film se rattache intelligemment à ceux qu'ils tenaient dans le premier film. Ils passent d'ailleurs un message sur les dangers des avancées technologiques utilisées à mauvais escient.





PACIFIC RIM UPRISING ne bénéficie pas de l'effet de surprise de l'univers mis en place par Guillermo del Toro, mais il réussit à en prolonger l'esprit tout en adoptant un angle d'approche différent pour nous offrir une suite, peut-être pas parfaite, mais pleine d'action avec de nombreux rebondissements, du spectacle efficace et des acteurs qui nous entraînent aisément dans leurs aventures. 

Note : il y a une petite scène bonus pendant le générique de fin.

Copyright Photos @ Universal Pictures International France



NOTES DE PRODUCTION
(Á ne lire qu'après avoir vu le film pour éviter les spoilers !)

La Brèche s’est rouverte :
Il faut retourner au front dans PACIFIC RIM UPRISING

Dans PACIFIC RIM, de gigantesques monstres nommés Kaiju émergeaient d’une Brèche au fond de l’océan Pacifique. Ils avaient été créés par la race extraterrestre des Précurseurs comme de véritables armes biologiques qu’ils envoyaient d’une dimension à l’autre exterminer les espèces indigènes de chaque planète afin de prendre le contrôle de leurs territoires.

Les Kaiju, qui ont commencé par s’attaquer aux villes situées en bordure de l’océan Pacifique, se sont avérés parfaitement résistants aux armes classiques. L’humanité a alors riposté en concevant une armée de robots géants appelés Jaegers, contrôlés par deux pilotes dont les esprits sont reliés par un pont neuronal. Accompagné du célèbre pilote Stacker Pentecost qui a laissé sa vie dans l’opération, le Jaeger Gipsy Danger est parvenu à refermer la Brèche à l’aide d’une bombe nucléaire.

PACIFIC RIM UPRISING continue à explorer un univers de science-fiction singulier d’une grande richesse. Le film, axé sur des personnages complexes et particulièrement variés, est une véritable épopée qui transporte les spectateurs des bidonvilles d’un Los Angeles futuriste, jusqu’en Chine, à Tokyo, en Australie, en passant par les confins glacés de la Sibérie. Ce film est à la fois riche en émotions et spectaculaire visuellement : il parle de la nécessité de se battre pour sauver la planète et souligne l’héroïsme dont peuvent faire preuve les individus à une tout autre échelle. L’histoire se passe en 2035, dix ans après les événements survenus dans le premier opus qui ont vu l’humanité triompher de la menace Kaiju. La guerre est terminée. La Brèche, porte d’entrée des Kaiju vers notre monde, située au fond de l’océan Pacifique, a été refermée, mais la crainte que ces créatures impitoyables venues d’une autre dimension puissent ressurgir est encore bien présente.

La vigilance est désormais le mot d’ordre, et le Corps de Défense Pan Pacific s’est reformé, composé désormais des robots géants les plus puissants venus des quatre coins de la planète, pilotés par une nouvelle génération de jeunes talents. Lorsqu’émerge une nouvelle menace Kaiju d’une ampleur sans précédent, ces jeunes militaires, surnommés les Cadets, prouvent leur détermination sans faille à prendre leur revanche et à protéger ce qui reste du monde dont ils ont hérité.

La Terre a eu le temps de se reconstruire, mais la tension est au plus haut. À Los Angeles, Jake Pentecost, fils de Stacker, et ancien brillant élève pilote, passe son temps à rechercher des pièces détachées de Jaeger sur le marché noir. Alors qu’il tente de dérober un précieux condensateur plasma tertiaire, il fait la connaissance de la jeune Amara, orpheline depuis la guerre des Kaiju, qui a appris à ses dépens qu’elle ne devait plus attendre que les Jaegers viennent la sauver. C’est la raison pour laquelle elle a décidé de se construire son propre robot géant, Scrapper. Son incroyable don pour l’ingénierie lui permet de forger de ses mains son ange gardien en acier à partir de pièces détachées récupérées dans les décombres de la catastrophe de Santa Monica.

Mako Mori, la sœur adoptive avec qui Jake n’a plus de contact, haut placée dans la hiérarchie des pilotes, lui propose, alors qu’il vient de se faire arrêter, d’abandonner toute poursuite contre lui à une condition : il doit accepter de superviser l’entraînement des Cadets au Shatterdome de Moyulan en Chine aux côtés de son ancien ami devenu rival, Nate Lambert. Les deux hommes, autrefois comme frères, se sont brouillés lorsque Jake a renoncé à devenir pilote Jaeger.

Le PPDC ne se contente pas d’entraîner les Cadets mais est également en train de construire une nouvelle génération de Jaegers dans l’hypothèse où les Kaiju ressurgiraient. Un programme rival de construction de drones, conçus par Liwen Shao et son entreprise Shao Industries, fait également ses débuts. Il s’agirait pour les pilotes de pouvoir contrôler les Jaegers à distance, ce qui suscite l’opposition et le mécontentement des pilotes et des Cadets.

La société de production Legendary souhaitait, pour ce deuxième opus, faire en sorte que le concept soit novateur et à la hauteur du premier volet, tout en proposant une interprétation audacieuse de l’univers PACIFIC RIM. Le producteur Cale Boyter explique : « Legendary a toujours eu à cœur d’estampiller tout ce qu’elle entreprend. C’était pour nous l’occasion de montrer exactement ce que la saga représente, et l’évolution qu’on souhaitait lui donner ».

L’équipe de production tenait à ce que le scénario soit le plus abouti possible. « On se moque beaucoup des suites », reconnaît Cale Boyter. « On en était bien conscients. Il a fallu se demander comment créer un concept qui surprenne les spectateurs ».

Mary Patent et Cale Boyter ont ainsi sollicité Steven S. DeKnight, créateur et producteur de la série à succès SPARTACUS, mais aussi showrunner de la première saison de la série DAREDEVIL. Steven S. DeKnight a bien compris l’importance d’une intrigue innovante aux yeux de Legendary, à qui il a proposé une histoire captivante correspondant à tous les critères des producteurs.

Si cet univers est constitué de monstres et de robots géants, le récit délivre un message profondément humain et révèle des parcours personnels extrêmement touchants. « Steven sait mélanger les styles », note Cale Boyter. « L’idée ici n’était pas simplement de raconter la suite de PACIFIC RIM. Le point de départ était surtout que n’importe qui peut changer le cours des événements. À partir de ce postulat, le film s’attache à Jake, le fi ls un peu perturbé de Stacker Pentecost, ainsi qu’à la jeune orpheline Amara, véritable génie de la mécanique ; deux jeunes gens bouleversés qui surmontent les épreuves qu’ils doivent affronter et les erreurs qu’ils ont commises et finissent par changer totalement le cours des événements ».

Dans ce nouvel opus, on fait aussi connaissance d’une nouvelle génération de jeunes pilotes, surnommés les Cadets, adolescents ayant suivi un entraînement intensif depuis l’enfance afi n de devenir pilotes Jaeger.

Cale Boyter raconte : « le scénario que nous avons élaboré mêle des séquences d’action proprement spectaculaires à une dimension humaine autour de la relation entre Jake et Amara, sans oublier le mystère d’un récit d’aventure. Il faut une dizaine de minutes avant de se rendre compte qu’on est bien dans l’univers PACIFIC RIM. Il y a quelque chose de plus émouvant dans le ton et le rythme, mais aussi de plus cinématographique ».

L’arrivée de Jake Pentecost : John Boyega au casting

Une fois le financement bouclé, une question vitale s’est posée : qui allait incarner Jake, le protagoniste et fils imprévisible du guerrier Stacker Pentecost ? Un nom s’est immédiatement imposé à DeKnight et aux producteurs du film : John Boyega.

Boyega, révélé dans STAR WARS : LE RÉVEIL DE LA FORCE, ne souhaitait pas se contenter d’être acteur dans son nouveau projet. Étant donné le temps et l’énergie investis dans les tournages, il tenait à en être aussi le producteur. Il se rappelle : « j’ai monté ma propre boîte de production, et je suis allé me faire connaître à Hollywood. J’ai décroché un rendez-vous chez Legendary, avec Mary Parent et Cale Boyter. On a évoqué plusieurs projets, mais à un moment donné, Mary m’a dit "on veut faire une suite à PACIFIC RIM. Est-ce que ça vous dirait d’y jeter un œil ?" »

« Évidemment, j’ai dit oui ! Et on s’est retrouvés dans la pièce voisine, avec des maquettes de décor, où ils me décrivaient le style incroyable de la combinaison que je devrais porter », poursuit-il. « Cale m’a fait un pitch bien rodé, il m’a montré tous les nouveaux éléments du film… y compris les accessoires de mon personnage ! Ils m’ont bien eu, je dois dire ! », dit-il en riant.

PACIFIC RIM avait fait forte impression sur Boyega, bien avant qu’il ne devienne un acteur reconnu. « Le rôle d’Idris Elba dans le premier film m’a beaucoup marqué. À l’époque, je me produisais dans des clubs de théâtre, et en 2013, je me souviens d’avoir vu une affiche quand j’étais dans le bus : Idris Elba dans le rôle de Stacker, dans sa combinaison noire de Jaeger. Cette image, et tout ce qu’elle représentait, m’a vraiment frappé, et motivé ».

DeKnight explique qu’il n’aurait pas rêvé mieux : « j’étais vraiment ravi quand j’ai su que John était intéressé par le rôle. Je l’ai rencontré, et on était tous les deux impatients d’explorer les évolutions qu’on pouvait envisager avec cette saga. Jake est un héros classique, mais par certains aspects, c’est aussi un antihéros. Au début, c’est un voleur, mais il finit par sauver le monde. John a toutes les qualités nécessaires pour jouer ce rôle : il a du charme, et il est drôle et intelligent. Il arrive même à donner à Jake des airs d’Harrison Ford en Indiana Jones ».

Boyter ajoute : « John a tout de suite saisi ce qu’on attendait de lui, et c’est génial d’avoir un acteur comme lui qui permet de faire évoluer l’intrigue chaque jour ».

Le film s’ouvre sur une séquence où Jake profite de la nuit noire pour s’adonner à une activité illicite : récupérer des pièces détachées de robots Jaeger dispersés dans l’une des déchetteries du PPDC. Il est malheureusement arrêté et se retrouve face à une alternative : se faire incarcérer, ou mettre à profit ses talents innés pour entraîner les jeunes Cadets au Moyulan Shutterdome.

Boyega évoque son personnage : « la personnalité de Jake est complexe et pleine de nuances. Il a grandi dans l’ombre de son père, Stacker, et il s’est battu pour être à la hauteur de la réputation de sa famille. Il avait l’ambition de devenir un pilote de Jaeger, et avait même entamé son entraînement à la PPDC Academy, mais il s’est interrompu suite à un affrontement avec son père : il s’est alors rebellé et a emprunté une voie périlleuse. Dans le film, on retrace son parcours qui l’amène à devenir un véritable héros ».

Boyega voulait que Jack ressemble à Stacker, en matière de charisme, d’énergie et d’autorité, mais s’en démarque aussi, pour que les spectateurs comprennent la part rebelle de Jake qui ne plaisait pas à son père. « C’est un aspect de sa personnalité que j’ai interprété en pensant à l’adolescent que j’étais vers 16-17 ans : un gamin un peu arrogant et assez incontrôlable ».

Sa double casquette lui a été très bénéfique au long de ce tournage de grande ampleur. « Dans mes précédents films, j’étais juste un acteur », explique Boyega. « Mais là, j’étais également producteur, et j’ai beaucoup aimé l’idée d’avoir plus de responsabilités et de co-produire le film aux côtés d’un studio que j’admire, tout en tenant un rôle extraordinaire et en travaillant avec Steven—avec qui j’avais envie de travailler depuis SPARTACUS et DAREDEVIL ».

« Si c’est un réalisateur génial, c’est en partie parce qu’il aime le travail en équipe, et ça se ressent dans ses remarques », poursuit Boyega. « J’ai eu la chance, au cours de ma carrière, de rencontrer un certain nombre de réalisateurs qui obtiennent un équilibre parfait entre impératifs techniques et artistiques, et Steven a vraiment un style de mise en scène qui lie ces deux dimensions avec fluidité. J’ai vraiment eu l’impression qu’on était tous sur la même longueur d’ondes. ».

Pour Boyega, cette double casquette de comédien et de producteur représentait un défi d’un genre nouveau. « Participer à la production de ce film s’est avéré très intéressant, puisque toutes les décisions que je prenais, en dehors de mon travail d’acteur, finissaient par avoir un impact sur mon personnage, ainsi que sur le casting, les décors, les scènes d’action, les dialogues… ».

Boyter souligne l’aptitude innée de Boyega à susciter l’empathie que requiert le rôle. « L’humanité que John a insufflée au personnage était vitale. C’est vraiment un acteur accompli—il a un charme tel que, même si son personnage commet des actes plutôt répréhensibles, on s’attache à lui, et c’est un aspect crucial lorsqu’on veut raconter l’histoire d’une rédemption ».

La réaction du jeune Boyega face à la photo d’Idris Elba sur l’affiche de PACIFIC RIM n’est pas étrangère à l’impact que le fi lm est censé produire sur son public. « Au final, ce film, c’est l’histoire de gens qui se rassemblent pour se battre pour une cause commune, pour le bien de tous », explique DeKnight. « Peu importe d’où l’on vient – tout le monde a la possibilité de changer le cours des événements. Tout le monde peut devenir un héros. C’est un message qui a beaucoup inspiré ceux qui ont travaillé sur ce fi lm, et on voulait le transmettre à nos jeunes spectateurs ».

Guerriers et pilotes : le casting

PACIFIC RIM UPRISING permet à la fois de retrouver d’anciens personnages, mais également d’en rencontrer de nouveaux, pour le plus grand plaisir des spectateurs, fans de la première heure ou néophytes. Le mot qui résume le casting ? Diversité. C’est l’humanité tout entière qui est réunie dans le film, sans considération de religion, de couleur de peau ou de milieu social, et DeKnight et les producteurs tenaient à traduire ce parti pris dans le choix des acteurs.

« C’est la dimension universelle de cette histoire qui m’a séduit », explique DeKnight. « Le pourtour du Pacifique englobe tellement de pays différents, qu’il était nécessaire de le souligner. On ne voulait pas non plus que ça ait l’air artificiel : tous les personnages du film se rassemblent de façon assez naturelle pour combattre cette menace mondiale, qui encourage chacun à mettre ses différences de côté. C’est un message essentiel de nos jours ».

Dans le premier opus, Stacker Pentecost ramène Mako Mori dans la famille, ce qui finit par causer des problèmes au jeune Jake. Boyega raconte : « après l’adoption de Mako par Stacker, l’histoire change. Jake et Stacker ne se supportent plus, et Mako se retrouve coincée entre les deux. C’est dur pour Jake de vivre dans cette maison en sachant que Mako correspond désormais à l’image idéale que Stacker se fait de ses enfants, et cette pression pousse Jake à quitter le domicile familial ».

Pourtant, c’est parce qu’elle a confiance en son frère adoptif et qu’elle sait analyser les événements qui se produisent autour d’elle que Mako encourage Jake sur le chemin de sa destinée héroïque.

La jeune Amara, que Jake rencontre dans la scène d’ouverture du film, et avec laquelle il est envoyé au Shatterdome, joue un rôle primordial dans la trajectoire de Jake. Boyter précise : « Jake doit surmonter beaucoup d’épreuves, mais il finit par devenir une figure paternelle pour Amara, et cela lui permet de s’ouvrir et de se libérer de toute la frustration et de la tristesse qu’il ressentait à l’égard de son père ».

Nathan Lambert est un ranger du PPDC, l’un des meilleurs pilotes de l’armée, et c’est lui qui dirige le programme d’entraînement des jeunes et talentueux Cadets. Lambert et Jake ont grandi ensemble et se sont entraînés ensemble, et étaient inséparables, jusqu’à ce que Jake ne s’enfuie du PPDC sans même dire au revoir à son ami. Dans PACIFIC RIM UPRISING, les deux camarades n’ont d’autre choix que de se confronter à leur passé ou d’en faire abstraction… mais il est clair que leurs talents réunis sont nécessaires pour combattre les robots rebelles et les Kaiju.

Boyega évoque la relation entre les deux amis : « Lambert a été blessé par le départ inattendu de Jake, qui ne lui a donné aucune explication. Quand ils se retrouvent enfin face à face, Lambert lui dit "Tu ne peux pas rentrer et sortir de ma vie et ne pas me considérer comme un ami, un frère". Ils essaient de comprendre comment ils en sont arrivés là ». Les méthodes de Lambert sont rigides, et ont des relents d’amour vache… mais pour la bonne cause. Eastwood, qui incarne Lambert, explique : « il est très sûr de lui, très sûr de ses valeurs. Il n’est pas dur avec ses élèves sans raison : il essaie d’apprendre à ces jeunes à sauver des vies. Il n’y a pas beaucoup de place pour l’humour quand il est question de vie ou de mort ».

Eastwood n’a pas seulement été séduit par les spectaculaires scènes d’action : il s’est beaucoup attaché aux personnages et à leurs trajectoires personnelles. « On peut réaliser tous les effets visuels du monde : si on n’a pas de personnages véritablement attachants, les scènes d’action tomberont à plat », résume-t-il. « Si on arrive à rentrer dans le film pour suivre l’itinéraire de ces personnages, l’expérience n’en est que plus forte pour les spectateurs ».

Orpheline depuis les attaques de Kaiju qui ont eu lieu dix ans auparavant, Amara vit seule dans un immeuble abandonné de Santa Monica. Très vive et impulsive, elle se tient prête depuis longtemps au retour éventuel des Kaiju. Alors qu’elle se trouvait dans une situation qui aurait pu l’abattre, Amara a nourri son talent inné pour l’ingénierie en construisant son propre Jaeger, Scrapper, à partir de pièces détachées.

Il s’agit du premier long-métrage pour la jeune Cailee Spaeny qui interprète Amara, et qui, malgré quelques apparitions dans des courts-métrages, habite bien loin des grands studios hollywoodiens. Originaire de Springfield, dans le Missouri, la jeune fille a elle-même enregistré son audition pour PACIFIC RIM, mais plutôt que de lire son texte sur fond de mur blanc… elle s’est donnée à fond pour faire une audition vivante !

À l’image de Jake, Amara a l’habitude de ne compter que sur elle-même, et si cette proximité les éloigne au départ, ce sont grâce à leurs points communs qu’ils finissent par nouer un lien. Cailee Spaeny l’explique : « ils ont perdu des proches, si bien qu’ils se sont refermés sur eux-mêmes. C’est difficile pour eux de travailler en équipe, mais quand ils découvrent comment y arriver, ils forment une équipe parfaite ».

Boyega évoque l’amitié naissante entre les deux personnages en ces termes : « quand ils arrivent au Shatterdome, ils s’entraident pour apprivoiser cet environnement qu’Amara ne connaît pas vraiment, et vis-àvis duquel Jake a perdu tous ses repères. Ils ont une relation très fraternelle l’un avec l’autre, et Jake finit par incarner un grand frère aux yeux d’Amara ».

Cailee Spaeny ne tarit pas d’éloges sur Boyega, et son investissement constant, aussi bien sur le plateau qu’entre les prises : « John m’a vraiment prise sous son aile ; il voulait m’aider dans cette aventure. Même si Jake a l’air constamment blasé, John n’est pas du tout comme ça. C’est un être merveilleux, et j’ai eu beaucoup de chance de travailler avec un acteur que j’admire désormais beaucoup ».

Ses partenaires s’avouent également impressionnés par le jeu de la débutante, à commencer par Boyega : « l’innocence de Cailee lui a permis d’affronter sereinement son premier grand rôle. J’ai beaucoup appris à son contact aussi, et on a sincèrement noué un lien très fort et une grande complicité ».

Eastwood ajoute : « Cailee est incroyable. Elle rayonne à l’écran. Elle a certainement une très belle carrière qui l’attend. Elle a un côté très innocent, mais aussi un je-ne-sais- quoi qui la rend vraiment attachante, et sincère ».

Quand Mako a perdu ses parents au cours d’une attaque de Kaiju plusieurs années auparavant, c’est Stacker Pentecost qui l’a sauvée, puis adoptée. Mako est ensuite devenue étudiante au sein du Programme Jaeger, où elle s’est entraînée afin de devenir une Ranger, dont les records sont impressionnants. À la fin du premier opus, elle et Raleigh s’étaient associées pour piloter Gipsy Danger, et sauver le monde des Kaiju.

Dans PACIFIC RIM UPRISING, Mako est Secrétaire Générale du PPDC et offre à son frère, dont elle s’est un peu éloignée, la possibilité d’éviter la prison en aidant les Cadets à s’entraîner. Mako sait que Jake est un pilote d’exception et elle trouve un moyen de le ramener dans le droit chemin. L’actrice japonaise Rinko Kikuchi, qui reprend son rôle, explique la transition de ce personnage dans le nouveau film : « dix ans se sont écoulés, et Mako a dû faire le deuil de son passé. Elle a perdu des gens qu’elle aimait, elle a toujours fait preuve de courage, mais elle s’est encore beaucoup endurcie ».

Quant à la confiance que Mako a en son frère, Boyega explique : « Mako est persuadée que Jake peut devenir un bon meneur d’hommes, parce que c’est vraiment quelqu’un de bien. Sa confiance inébranlable en Jake l’encourage à tourner le dos à ses erreurs et à se donner les moyens de devenir l’homme qu’elle l’imagine être ».

Rinko Kikuchi confie : « John était parfait pour le rôle. C’était très amusant de travailler avec lui, et de jouer cette relation fraternelle ». Elle parle de DeKnight en des termes tout aussi élogieux : « Steven m’a fait part de ses idées au sujet de Mako, et m’a laissé suffisamment de temps pour que je puisse endosser de nouveau mon personnage sur le tournage. Il a apporté sa propre vision, sans bouleverser complètement l’univers de PACIFIC RIM ».

Un autre acteur décisif sur le front de défense des Jaegers est Liwen Shao. Elle est la fondatrice et présidente de Shao Industries, une entreprise d’innovation privée, créée dans le but de protéger le monde de la menace des Kaiju. Elle est sans pitié, froide et totalement déterminée : rien ne semble pouvoir la détourner de son objectif… et elle est prête à tout pour l’atteindre.

Pour Liwen, il s’agit avant tout de faire en sorte que son programme de drones Jaeger soit mis en oeuvre par le PPDC. Elle a conçu un système d’ingénierie extrêmement brillant, qui permet à un seul pilote de manoeuvrer le drone via une télécommande, ce qui permet de passer outre la longue période de formation des pilotes. Elle estime que son programme permettrait une grande coopération avec les pilotes de Jaeger, mais eux considèrent que celui-ci les menace de disparition. L’actrice chinoise Tian Jing, qui interprète Liwen, pense que son personnage est « un génie. Peu de gens sur la planète atteignent son niveau d’intelligence et de travail.

Comme elle a été victime des premières attaques de Kaiju, Liwen a voué sa vie à une mission, celle d’empêcher de futures attaques. Mais elle a beau tout réussir d’un point de vue professionnel, sa vie sociale n’est pas aussi reluisante, puisqu’elle passe pour être très froide et peu amicale ». Tian Jing ajoute : « Liwen est un personnage très puissant, à qui tout semble réussir, mais qui a aussi ses failles ».

Dans le premier opus, le Dr. Newton Geiszler, alias « Newt », a travaillé au PPDC, et est devenu un expert des Kaiju. Le scientifique a inventé un système qui permet aux humains de pénétrer le cerveau des monstres, ce qui lui a permis de découvrir la vraie nature des Kaijus et des Précurseurs, et de fermer la Brèche.

Dans PACIFIC RIM UPRISING, Newt est parti dans le secteur privé et travaille désormais pour Shao Industries, à la tête du département de recherche et développement. Il est récompensé pour ses travaux de recherche sur le projet de drone par un très bon salaire, mais Liwen supervise son travail d’une main de fer.

Charlie Day, qui reprend son rôle, explique : « c’est très agréable de donner à mon personnage cette expertise et toute cette histoire dans le deuxième film. J’espère que le public a hâte de retrouver nos personnages et d’en découvrir de nouveaux… et de s’embarquer dans cette nouvelle aventure palpitante ! »

Dans PACIFIC RIM, Gottlieb était un collègue scientifique aux côtés de Newt lors des combats. Sous pression, et disposant de peu de moyens, ils ont beaucoup travaillé pour obtenir des résultats satisfaisants. Si Newt est parti dans le privé, Gottlieb est resté au sein du PPDC. Doté de financements plus importants, Gottlieb conçoit désormais de nouveaux dispositifs biologiques et chimiques afin d’améliorer les systèmes de défense contre les Kaiju.

Burn Gorman, qui reprend le rôle du Dr. Hermann Gottlieb, raconte : « Gottlieb est très amusant à jouer, parce qu’il a des idées très arrêtées, mais en même temps c’est un personnage très généreux. Il est très respecté à présent, et il a accès aux ressources dont il a besoin, si bien qu’on le retrouve mieux loti que dans le film précédent, mais sans Newt, qui lui manque beaucoup. C’est un gars assez solitaire, excentrique, un cérébral toujours en quête de réponses. Il n’a aucun talent pour communiquer, même s’il part toujours d’une bonne intention ».

Gorman revient sur le conflit opposant Newt à Gottlieb : « l’une des raisons qui fait que leur relation est plus complexe dans cet épisode, c’est que Newt est parti dans le privé, et ça a beaucoup blessé Gottlieb. Gottlieb n’a retrouvé personne à sa hauteur, ni en matière d’enthousiasme, ni en matière de connaissances, et Newt est un homme très intelligent ».

Autre personnage clé du PPDC : Jules, technicienne et mécanicienne de Jaegers au Moyulan Shatterdome. Elle dirige une équipe en charge de maintenir les Jaegers en parfait état, et c’est d’elle que Lambert est amoureux. Et, sans surprise, quand Jake Pentecost débarque, il est également attiré par son pouvoir et sa confiance. L’actrice portoricaine Adria Arjona, qui incarne la mécano, raconte : « Jules est sans aucun doute la femme de toutes les situations. Elle est très forte, réagit au quart de tour, prend très rapidement des décisions et ne se laisse jamais distraire. Elle se protège beaucoup, mais quand elle baisse la garde, on se rend vite compte qu’elle a une grande douceur ».

Quant à la diversité du casting, Adria Arjona ajoute : « il y a un acteur cubain, une Portoricaine, une Américaine, un garçon de Hong Kong, un acteur britannique d’origine nigériane… Le fi lm nous a tous rassemblés, alors que nous sommes tous très différents, et nous sommes tous devenus une petite famille : je pense que ça se ressent à l’écran ».

Pour elle, le réalisateur a vraiment été la colonne vertébrale du tournage : « Steven nous a laissé le champ libre pour que l’on explore nos personnages. Dans une production de cette envergure, ce n’est pas évident de laisser beaucoup de liberté aux acteurs, puisque le temps, c’est de l’argent, mais il l’a quand même fait. Sa priorité, ce sont vraiment les acteurs, et il nous a laissés nous amuser et improviser dans un fi lm de cette ampleur. Il a vraiment insufflé quelque chose d’unique à ce fi lm : il y a donné tout son cœur ».

À la rencontre de la nouvelle génération : les Cadets du PPDC

Étant donné leur taille gigantesque, les Jaegers doivent être pilotés par plusieurs pilotes qui travaillent en tandem. Connectés de façon télépathique grâce à une passerelle neuronale appelée le « Drift » (le « Courant, ndt), les pilotes doivent être compatibles pour pouvoir utiliser ce système. Autrement dit, ils doivent avoir atteint un état de synchronisation mentale et physique l’un avec l’autre, en partageant leur connexion à un Jaeger. Dans le premier opus, l’ADN ou les liens affectifs (entre frères, pères et fils, maris et femmes) permettaient d’atteindre cette compatibilité cérébrale parfaite. Mais dans PACIFIC RIM UPRISING, le PPDC a mis au point un programme pour enrichir les possibilités de compatibilité entre des personnes aux parcours et milieux très différents.

Steven DeKnight explique les enjeux de cette connexion télépathique : « l’idée, c’est que si on commence à former quelqu’un très jeune, il va devenir un meilleur pilote, et former un lien mental avec son copilote qui va se renforcer au fil du temps ».

Dans la dernière partie de PACIFIC RIM UPRISING, les Cadets sont les seuls à pouvoir encore sauver le monde de la destruction promise par les Kaiju. Ces adolescents, tous très différents, ont été choisis aux quatre coins du monde et s’entraînent depuis leur plus jeune âge.

« C’est génial pour les enfants qui verront le film de pouvoir s’identifier à ces personnages », remarque Boyega. « Ça fait écho à leur propre vie, aux difficultés auxquelles ils doivent faire face. Dans le film, ils voient des jeunes comme eux devenir de vrais héros : tout le monde a un potentiel inouï en soi, et on le constate chez des personnages comme Amara, Suresh ou les autres Cadets ».

Cailee Spaeny a puisé beaucoup d’énergie chez ses jeunes partenaires venus du monde entier. Les acteurs sont devenus très proches et unis, à force de travailler et de vivre les uns avec les autres pendant plusieurs mois, avant et durant le tournage. « Les Cadets sont réellement passionnés et motivés, ils veulent se battre pour sauver le monde et ils y mettent toute leur énergie. Les acteurs qui les interprètent sont tous extraordinaires », raconte Cailee Spaeny. « On se serrait les coudes, on mangeait ensemble, on se faisait des soirées karaoké ensemble, on refaisait le monde… Ils font vraiment partie de ma famille désormais, et j’ai hâte de voir les chemins qu’ils vont prendre ».

Envergure et puissance : comment piloter un Jager

Dans l’univers de PACIFIC RIM, les Kaiju sont des monstres géants qui sont sortis des entrailles du Pacifique. Ils pénètrent notre monde à travers un portail créé par une faille spatio-temporelle, et sont de véritables armes de destruction massive.

En japonais, le mot « Kaiju » signifie littéralement « bête étrange », mais se traduit communément par « monstre géant ». DeKnight, qui a regardé les films de Kaiju japonais des années 1950-60 pendant son enfance, se souvient : « j’adorais ces films quand j’étais gamin, et le fait que c’était un homme dans une combinaison qui affrontait le monstre. Mais ce qui me plaît dans le fait de réaliser des films de Kaiju de nos jours, c’est que grâce aux nouvelles technologies, on peut rendre ces films encore plus spectaculaires. J’adore la nostalgie des films originaux, mais même enfant je me rendais bien compte que c’était un mec dans une combinaison en caoutchouc, en train d’écraser des objets miniatures. Quand notre Kaiju attaque une ville, ça a l’air vrai. La menace, le drame se font immédiatement sentir ».

Plus puissant et plus féroce, chaque Kaiju est une espèce complètement nouvelle, avec ses propres plans d’attaque et ses pouvoirs, parfaitement adaptés pour le combat. Alors qu’aucun Kaiju ne se ressemble, ils ont pourtant un but commun : l’extinction de la race humaine. Face à cette menace mortelle, les Jaegers sont la seule arme de défense de l’humanité.

Contrôler un Jaeger n’a jamais été aussi palpitant. PACIFIC RIM UPRISING projette ses héros, mais également les spectateurs, au cœur de l’action, grâce à une technologie innovante et des tactiques de combat très inventives. Le film présente toute une nouvelle génération de gardiens robotiques, ce qui permet d’apprécier leurs nouvelles compétences, ainsi que des cockpits flambant neufs. Ces Jaegers sont hauts comme des immeubles de vingt-cinq étages, mais ils sont également plus rapides et plus agiles qu’avant.

Chaque Jaeger est un reflet de son pilote. Par conséquent, chaque robot possède une façon de combattre vraiment unique, ainsi que des mouvements, une apparence et une personnalité bien spécifiques. DeKnight donne un exemple : « quand on rencontre Amara, elle a construit son propre Jaeger à partir d’éléments de récup. Scrapper fait environ 12 mètres de haut, donc elle peut le manœuvrer elle-même ; et même s’il est constitué de morceaux partis à la casse, il a la capacité de former une boule pour s’éloigner du danger. Amara a également aménagé des mécanismes de défense comme des bombes de fumée — des choses auxquelles penserait un enfant ».

Boyega a fait venir Liang Yang sur le tournage, car il avait déjà travaillé avec lui pour les scènes de combat de STAR WARS : LE RÉVEIL DE LA FORCE. Il a choisi d’imaginer les déplacements des Jaegers non pas seulement à partir des mouvements des humains, mais également en partant des nouveaux Jaegers, plus agiles et plus acrobatiques. Boyega explique : « on voulait être sûrs qu’on pourrait montrer ces acrobaties comme une amélioration conséquente par rapport aux robots du premier film. Du coup, on a fait venir Liang, qui est un expert en arts martiaux, afin qu’il puisse visualiser en amont ce que Steven attendait. Ensuite, il est juste parti de toutes les idées de Steven pour construire quelque chose de formidable. Il a fait un travail génial avec le département des effets visuels, et je pense que beaucoup de séquences dans les scènes de confrontation vont surprendre les spectateurs ».

Hors du commun. C’est bien le terme qui décrit la conception des Jaegers et la technologie permettant de les animer, qui ont bien évolué depuis le premier film. Comme l’explique DeKnight : « nous avons entièrement repensé les connexions internes des Jaegers. Ils sont moins entravés et disposent d’une palette de mouvements complète ; ils peuvent donner des coups de pied en tournant, sauter, et tout cela rend les scènes d’action plus dynamiques et plus palpitantes ».

Dans le premier opus, Gipsy Danger avait été détruit dans une explosion. Cependant, comme le PPDC le considère comme son robot héros, Gipsy Danger a été reconstruit et renommé Gipsy Avenger. « Gipsy Avenger, c’est en fait une version moderne de Gipsy Danger », explique DeKnight. Boyega s’est dit impressionné par les conceptions holographiques créées pour le décor. « Quand Gipsy Avenger est attaqué, un hologramme en 3D de l’extérieur s’affiche dans le cockpit, pour que les pilotes puissent intervenir. En tant qu’acteurs, cela nous a permis de mieux restituer la difficulté du pilotage des Jaegers. Grâce à ça, on a obtenu un style de combat plus complexe, que le public trouvera beaucoup plus crédible ».

Pour mieux cerner l’esprit très mécanique d’Amara, Cailee Spaeny s’est abondamment documentée. Pour elle, il était important que Scrapper soit un reflet de la personnalité d’Amara aux yeux des spectateurs. « Seule une personne vraiment exceptionnelle peut construire un robot comme Scrapper, et j’ai donc discuté avec tous les membres de l’équipe chargés de dessiner les maquettes, pour comprendre en quoi Scrapper était différent des autres Jaegers, et avec quelles pièces détachées Amara l’avait construit ».

Pour l’actrice, ce Jaeger incarne bien plus qu’une simple machine aux yeux de son personnage : « Scrapper est le seul ami d’Amara. Elle a consacré toute sa vie à la construction de ce Jaeger, qui a une personnalité unique, très proche de celle d’Amara ». Le passage du simple graphisme à la réalité a également été un moment important pour elle. « J’ai pu monter une partie du Scrapper qui a été construit pour le tournage. Je voulais voir ce que ça faisait d’assembler tous ces éléments les uns avec les autres : j’ai eu la possibilité de souder quelques pièces ensemble, et c’était génial. Je voulais vraiment comprendre tout ce qui se passait dans la tête d’Amara ».

Une production mondiale : les lieux de tournage

La majeure partie du tournage s’est déroulée dans les studios de la Fox en Australie, et les extérieurs ont été filmés dans les environs de Sydney et Brisbane. Plusieurs scènes ont également été tournées sur les plateaux des studios Wanda à Qingdao, en Chine, puis la production a effectué plusieurs prises de vues en décors naturels dans la région du Mont Fuji au Japon, à Séoul et Pusan en Corée du Sud, ainsi que dans des cascades et des glaciers en Islande. L’envergure du projet s’est avérée un véritable défi pour les producteurs, sachant qu’il y avait pas moins de 500 personnes réunies sur les plateaux des studios Wanda.

« La diversité des lieux de tournage était ahurissante », explique Boyter. « Je n’avais jamais travaillé avec une distribution aussi importante : toutes les semaines, des gens arrivaient du monde entier et repartaient. Beaucoup d’entre eux venaient de Chine, mais aussi de Londres, des États-Unis, d’Australie… C’était très compliqué à gérer mais c’était aussi très drôle de voir tout ça se mettre en place petit à petit ».

L’Australie s’est rapidement imposée à l’équipe de tournage, qui avait besoin de trouver un site offrant à la fois des plateaux et des techniciens compétents et permettant de multiplier les prises de vues en extérieur. Par chance, cette infrastructure existait déjà. « Il y avait beaucoup de tournages de film en Australie à ce momentlà », raconte Boyer. 

« C’était parfait, puisque c’était l’été là-bas, si bien qu’on pouvait facilement passer des studios aux décors naturels. En outre, vu que les techniciens australiens ont l’habitude de travailler pour de grosses productions, c’était tout ce qu’il nous fallait. C’était vraiment une équipe de gens passionnés et très dévoués, et le résultat a donc été épatant ».

PACIFIC RIM UPRISING est la première production américaine tournée dans les immenses studios flambant neufs de Wanda Studios. « On a fait les cobayes, et le moins qu’on puisse dire, c’est que ça s’est très bien passé », déclare Boyter. « Il fallait contourner la barrière de la langue, mais on a trouvé les bonnes personnes pour nous aider à franchir cette étape, et une fois qu’on a débloqué la communication, on s’est vraiment retrouvés sur la même longueur d’onde ».

Le meilleur des mondes : faire entrer la lumière

Bien entendu, un film où des robots géants affrontent des monstres gigantesques nécessite de mettre en place un univers qui sorte complètement de l’ordinaire. Mais avant tout, il a fallu déterminer quelles seraient les spécificités visuelles de PACIFIC RIM UPRISING par rapport au premier volet.

DeKnight et les producteurs étaient tous d’accord pour reconnaître que, si les effets visuels du premier opus étaient spectaculaires, il fallait que le deuxième épisode parte dans une direction toute autre, voire radicalement opposée. Stefan Dechant a été engagé comme chef décorateur sur le tournage. Grâce à son expérience en tant que directeur artistique et illustrateur, Dechant a vite compris qu’il allait aussi concevoir tout l’univers visuel du film, aux côtés de DeKnight et du chef opérateur Dan Mindel.

Dechant se souvient : « dès nos premières discussions, Steven m’a expliqué qu’il voulait que le film puisse se voir indépendamment du premier. Même si le film se veut la suite de celui réalisé par Guillermo del Toro, il fallait qu’il adopte une vision, une tonalité et une atmosphère qui lui soient propres ».

DeKnight précise : « dans le premier film, la plupart des attaques se produisent de nuit, sous la pluie, et comportent une dimension très atmosphérique. Mais pour PACIFIC RIM UPRISING, nous voulions que la plupart des combats aient lieu en plein jour. On a une impression vraiment différente, puisqu’on peut voir la ville tout entière et observer les monstres de très près. Ça a pas mal compliqué la tâche, parce qu’on ne peut rien cacher de jour, mais dans le même temps, ça a élargi le champ des possibles ».

Avec ce film, on doit sentir, à travers ses décors, que dix ans se sont écoulés depuis le premier opus. « Dans le premier chapitre, l’humanité est sur la défensive », explique Dechant. « Dans ce deuxième volet, on est dans un mode d’après-guerre. Il y a de l’argent, le PPDC finance des programmes et développe des technologies innovantes, et on voulait vraiment imaginer à quoi ce monde pourrait bien ressembler. On tenait également à ce que certaines scènes au Shatterdome soient un peu plus lumineuses. On a vraiment voulu changer la palette de couleurs, pour faire ressortir l’effet des scènes de bataille en extérieur ».

Pour l’équipe de Dechant, il ne s’agissait pas seulement de concevoir l’environnement physique du film, mais également les créatures qui le peuplent. Le département artistique a passé les huit premières semaines à concevoir les Jaegers et les Kaiju.

« Cale Boyter nous a donné cette idée pour les Kaiju et les Jaegers. Il disait qu’on devait donner à chaque Jaeger et à chaque Kaiju un attribut qui lui soit propre, et qui ne soit pas le même que les autres », explique Dechant. Pour ce faire, DeKnight et Dechant ont fait appel à une équipe d’artistes venus du département artistique de la société Industrial Light and Magic, afin de développer Gipsy Avenger, ainsi que les autres Jaegers et les Kaiju.

Pour les Kaiju, DeKnight et le story-boarder Doug Lefler ont décidé en amont des caractéristiques principales des trois plus grandes créatures. Dans la lignée d’une approche intuitive où « le design naît de la personnalité », Dechant explique : « quand on regarde Saber Athena par exemple, ses attributs sont la vitesse, la dextérité et ses épées. Quand il s’agit du Kaiju Strike Thorn, on s’est juste inspiré du nom et mis au point une créature qui projette des épines géantes (« Thorn », en anglais). Ces personnages se sont créés à partir de la trame narrative, de sorte que notre dessin puisse suivre pas à pas le film que Steven était en train de faire ».

Le chef décorateur a particulièrement apprécié sa complicité avec un réalisateur capable de donner vie à ce qu’il imagine. Dechant confirme : « Steven est finalement un excellent décorateur à part entière, et on a beaucoup communiqué entre nous à l’aide de croquis. Pouvoir créer ces décors, ces robots et tout cet univers avec lui, c’était vraiment sympa comme processus ».

Une fois les paysages visuels et les créatures conçus, DeKnight et Dechant ont pu ensuite travailler avec les illustrateurs pour raconter les moments clés du film.

Effets visuels physiques et numériques

Étant donné la qualité des effets visuels du premier opus, les attentes concernant ce deuxième volet étaient immenses. Les producteurs ont décidé de faire appel au superviseur effets visuels Peter Chiang (STAR TREK SANS LIMITES, LA VENGEANCE DANS LA PEAU) pour relever le défi.

Chiang a compris qu’il était crucial que le directeur de la photographie Mindel et le chef décorateur Dechant collaborent dès le départ avec lui.

« Comme j’ai fait des études de dessin, j’ai rapidement réalisé des story-boards des séquences où il y aurait le plus d’effets visuels, mettant en scène les moments forts pour Steven, afin qu’avec son approbation ou ses commentaires on puisse passer assez vite à quelque chose de l’ordre de la prévisualisation. Trois sociétés (Halon, Day For Night et The Third Floor) ont collaboré à ce processus de prévisualisation. Puis, au cours du tournage, on a filmé les arrière-plans avec Dan Mindel et son équipe et on a ensuite fini en postproduction avec des éléments de graphisme réalisés numériquement », explique Chiang.

Étant donné l’envergure des Jaegers et des Kaiju, les effets visuels allaient être omniprésents : « on a pris le relais dès qu’un élément n’était pas physiquement réalisable sur le plateau », poursuit Chiang. « En matière de dimensions, on peut frapper quelqu’un sur la tête avec une fausse bouteille fournie par l’équipe des effets spéciaux mais quand le scénario prévoit des robots de 80 mètres de haut qui, sur leur passage, détruisent des immeubles, écrasent les voitures et se battent contre des monstres géants, c’est là que mon équipe entre en scène ».

Le superviseur avoue qu’il a envisagé ce projet comme « le rêve de tout concepteur d’effets visuels. Tout d’abord, il fallait détruire des tas d’immeubles, quelque chose que nous adorons faire. En plus, c’est vrai qu’il y a d’autres films qui mobilisent des monstres gigantesques, mais travailler sur un projet où les créatures se déploient sur une telle échelle était vraiment une occasion unique ».

Pour l’équipe de Chiang, le plus difficile consistait surtout à respecter l’ampleur de la production. « Gipsy Avenger a une envergure de 20 mètres et donc s’il court dans une rue, il faut qu’elle ait au moins 5 voies pour qu’il puisse bouger », ajoute le superviseur. « Il faut imaginer un robot de plus de 80 mètres de haut dans un tel espace, calculer les paramètres de sa course.

Il faut toujours faire des compromis entre la volonté de montrer des déplacements au ralenti pour mettre en valeur l’envergure des lieux et celle de privilégier une action rapide : c’étaient des défis vraiment difficiles à relever ».

La construction des décors

Dechant a veillé à ce que chaque décor construit par son équipe, chaque couleur choisie, s’accorde avec l’esthétique générale du film et convienne aussi aux départements Caméras et Costumes. « Il y a eu une collaboration permanente entre les départements. Dan, Lizz et moi, on se posait des questions du genre : "comment faire pour que Liwen ressorte sur l’arrière-plan" ? "À quoi ressemble l’univers de Newt ?" Lizz et moi avons veillé à ce que les nouveaux uniformes du PPDC s’accordent bien aux décors, et ce qui est génial avec Dan, c’est qu’en venant sur le plateau, il est capable d’améliorer encore mon décor », souligne-t-il.

En concevant les décors, Dechant se demandait tout d’abord s’ils servaient bien l’histoire, puis « si mon travail complétait bien le travail du réalisateur et si il/elle avait tout ce qui est nécessaire pour raconter l’histoire. Enfin, la dernière question était : "cela aide-t-il aussi les équipes et les acteurs" ? Je veux être certain que mon décor est facile d’accès, qu’on peut y travailler aisément et qu’il inspire les acteurs. Je veux être certain qu’ils disposent d’un espace assez réaliste pour lâcher prise et raconter l’histoire avec Steven ».

Pour Cailee Spaeny, ces objectifs ont été atteints : « quand on débarquait sur les décors, ils étaient si élaborés qu’on était immédiatement transportés dans l’univers du film. On n’avait pas à tout imaginer car tout était là, juste sous nos yeux ». DeKnight souhaitait que les objets tels que les ordinateurs et les tablettes soient reconnaissables, mais a demandé au département artistique d’imaginer à quoi ces outils pourraient ressembler dans 20 ans. 

L’accessoiriste Steve Melton précise pourquoi : « on date un film par l’électronique. À la seconde où on perçoit un téléphone ou une tablette on sait en quelle année on est. Steven a dit "Essayons de reconnaître ce que c’est mais en poussant un peu le design. Que peut-on faire avec les tablettes pour qu’elles soient un peu différentes" ? On a donc créé une technologie qui se plie. Le PPDC et Liwen et son équipe peuvent plier leurs tablettes et les ranger dans leurs poches ».

Pour concevoir les armes, Melton est parti du fait que l’armement n’a pas beaucoup évolué au cours des deux derniers siècles. « Du XIXe siècle à nos jours, l’esthétique et le fonctionnement des armes à feu restent à peu près les mêmes. Qu’est-ce qui rend une arme futuriste aujourd’hui ? Est-ce que c’est un fonctionnement à piles ou bien l’utilisation d’une empreinte digitale pour tirer ? Ce sont des dispositifs vraiment hi-tech aujourd’hui. Steven voulait qu’on reconnaisse que ce sont des armes, car une esthétique trop futuriste peut vite les faire ressembler à des jouets. On les a donc ornées de métal et on y a ajouté une lumière qui indique que l’arme va tirer. On a fait en sorte que les armes aient l’air différent mais juste ce qu’il faut pour ne pas distraire le spectateur », détaille-t-il.

L’entraînement physique : la préparation au combat

Il était essentiel que les acteurs soient au sommet de leur forme pour affronter les Kaiju. Pendant toute la préparation et le tournage, la coach australienne et spécialiste de fitness Naomi Turvey a eu pour mission d’élaborer des entraînements rigoureux et personnalisés pour Boyega, Cailee Spaeny, Eastwood et les interprètes des Cadets.

De nombreuses scènes se concentrent sur l’action et exigent des chorégraphies complexes. « On a intégré des mouvements spécifiques au sein de chaque entraînement pour que les acteurs s’y habituent. Avec John et Scott, on a fait beaucoup de travail sur le tapis de course et de la boxe pour qu’ils puissent tenir le coup au fur et à mesure des prises », poursuit-elle. 

Boyega ajoute : « je n’avais jamais autant tourné de scènes d’action dans un film. C’était intense. On ne veut pas paraître essoufflé, et pourtant, Scott et moi avons eu quelques scènes dans lesquelles on a un dialogue vraiment élaboré tout en courant. L’entraînement a donc joué une part essentielle. Au début, j’avais la chair de poule et je sentais vraiment l’adrénaline monter. Mais quand je voyais que j’avais réussi une cascade, que tout le monde était bien synchronisé et que la prise était bonne, c’était génial ».

Cailee Spaeny a fait trois mois de parkour, de course à pied et de boxe et a suivi un régime alimentaire spécifique avant même d’aller en Australie pour poursuivre son entraînement avec Naomi Turvey. Les scènes d’action et les cascades ont été difficiles mais elle était résolue à surmonter ses doutes et ses peurs, et à faire de son mieux pour ce rôle. « Pour une cascade, il fallait que j’escalade un élément du décor de la taille d’un immeuble, que je saute de là et que je me relève, et ça me terrifiait. Les cascadeurs m’ont demandé si j’avais le vertige et je leur ai dit que oui. Ils ont proposé que ma doublure cascade tourne cette séquence à ma place mais j’ai refusé car je sentais que je devais le faire. Ça a été un sacré défi !»

  
#PacificRim #Uprising

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire