lundi 3 octobre 2016

MISS PEREGRINE ET LES ENFANTS PARTICULIERS


Aventure/Famille/Fantastique/Un film visuellement abouti, mais au scénario un peu confus

Réalisé par Tim Burton
Avec Eva Green, Asa Butterfield, Samuel L. Jackson, Judi Dench, Ella Purnell, Chris O'Dowd, Allison Janney, Terence Stamp, Rupert Everett...

Long-métrage Américain/Belge/Britannique
Titre original : Miss Peregrine's Home For Peculiar Children 
Durée: 02h07mn
Année de production: 2016
Distributeur: Twentieth Century Fox France 

Date de sortie sur les écrans américains : 30 Septembre 2016
Date de sortie sur les écrans britanniques : 30 Septembre 2016
Date de sortie sur nos écrans : 5 octobre 2016


Résumé : À la mort de son grand-père, Jacob découvre les indices et l’existence d’un monde mystérieux qui le mène dans un lieu magique : la Maison de Miss Peregrine pour Enfants Particuliers. Mais le mystère et le danger s’amplifient quand il apprend à connaître les résidents, leurs étranges pouvoirs … et leurs puissants ennemis. Finalement, Jacob découvre que seule sa propre "particularité" peut sauver ses nouveaux amis.

Bande annonce (VOSTFR)



DÉCOUVREZ SAMUEL L.JACKSON COMME VOUS NE L’AVEZ JAMAIS VU - Extrait "Barron" (VOSTFR)


FAITES CONNAISSANCE AVEC UN ENFANT PARTICULIER - Extrait "Les Particuliers" (VOSTFR)



Miss Peregrine vous invite à rencontrer ses enfants particuliers ... - Extrait "Le Tour "(VOSTFR)


Faites connaissance avec Emma, qui a le pouvoir de manipuler l’air, et doit porter une paire de chaussures lestées pour ne pas s’envoler. - Extrait "Ne me lâche pas" (VOST)



Ce que j'en ai pensé : Ransom Riggs nous fait rentrer dans un univers très spécial avec sa série de romans MISS PEREGRINE ET LES ENFANTS PARTICULIERS. Tim Burton était un choix parfait pour réaliser cette adaptation. Qui mieux que lui pouvait traduire visuellement l’imaginaire riche et sombre, mais avec une touche d’enfance, des livres. 

Tim Burton, le réalisateur
La mission est-elle accomplie ? La réponse est un peu plus complexe que oui ou non.  Je m’explique. Pour moi, le film se divise en deux parties. Dans la première, Tim Burton respecte l’histoire telle que décrite dans les livres à quelques détails près. Il lui donne vie à l’écran. Les ambiances sont soignées et la mise en scène efficace. Les effets spéciaux sont supers et ils sont joliment mis en avant par la 3D. La narration prend son temps, mais permet de rentrer peu à peu dans cet univers étrange de façon claire. Tim Burton fait honneur au livre éponyme et nous entraîne dans un monde fait de magie, cauchemars, découvertes, joies et angoisses. Il surprend et fascine.




Puis, viens la deuxième partie du film. Pour les spectateurs qui auront lu les livres, elle déconcerte totalement, car elle prend de grandes libertés et abandonne des thématiques. Elle est plus étendue que dans les livres, mais aussi plus confuses. Et c’est là que le problème se pose. A mon avis, l’histoire devient complexe à suivre dans cette deuxième partie. Les lecteurs des romans ne vont pas retrouver l’histoire des livres et les non-lecteurs des romans risquent d’être un peu perdus. Pourtant, visuellement, le film reste très intéressant jusqu’au bout. Tim Burton nous fait un festival des techniques et de l’imaginaire qui lui sont chers. C’est agréable à regarder. Cependant, sur la fin, on ne comprend pas tout à fait où il veut nous emmener, c’est un peu dommage.

Les acteurs sont très bien. J’ai déjà vu Asa Buterfield dans d’autres films et il confirme ici ce que je pensais déjà, c’est un acteur étonnant. Le rôle de Jacob lui va comme un gant. Il traduit parfaitement les incertitudes et le mal-être d'un jeune homme qui s’ennuie dans un monde ordinaire, mais sans comprendre vraiment pourquoi. Il peut faire ressortir un côté très enfantin et en même temps très mûr dans sa personnalité.




Eva Green est à la fois fascinante et ensorcelante dans le rôle de Miss Peregrine. C’est un rôle de composition qui lui sied à merveille.




Samuel L. Jackson s’amuse en méchant qui cabotine.


Les personnalités des enfants particuliers sont bien adaptées à leurs dons spécifiques.





J’aime beaucoup le cinéma de Tim Burton et ce MISS PEREGRINE ET LES ENFANTS PARTICULIERS ne fait pas exception. Cependant,  pour moi, Tim Burton est un grand conteur, mais dans ce cas, ce n’est pas ce qu’il réussit le mieux. Visuellement abouti et agréablement fantaisiste, ce MISS PEREGRINE ET LES ENFANTS PARTICULIERS est un sympathique film d’aventure fantastique.


NOTES DE PRODUCTION 
(A ne lire qu'après avoir vu le film pour éviter les spoilers !)

Après la projection du film, Tim Burton a eu la gentillesse de venir nous parler de son expérience de réalisateur sur ce film. Vous trouverez le résumé de cette rencontre dans la vidéo ci-dessous ainsi que quelques photos.


















Crédits photos : Epixod Le Blog

Avec MISS PEREGRINE ET LES ENFANTS PARTICULIERS, le réalisateur visionnaire Tim Burton nous offre une de ces expériences de cinéma singulières dont il a le secret, une plongée dans un univers fantastique, fascinant et magique, peuplé de personnages mémorables et de spectaculaires batailles, dans une réalité temporelle multiple… Il nous entraîne ailleurs, dans l’espace et dans le temps, pour une histoire extraordinaire où l’on retrouve le caractère unique de ses précédents films, EDWARD AUX MAINS D’ARGENT, ALICE AU PAYS DES MERVEILLES, L’ÉTRANGE NOËL DE MONSIEUR JACK et CHARLIE ET LA CHOCOLATERIE. Une histoire qui parle d’accepter ce que chacun d’entre nous peut avoir d’original et de particulier…

RESTEZ PARTICULIER

Non seulement accepter nos différences, mais en être fiers : c’est ce thème qui a parlé le plus aux créateurs du film. Un message qui tient en quelques mots : c’est une bonne chose — et même une chose nécessaire — d’être différent.

Ce qui rend les jeunes Particuliers différents est aussi ce qui les rend capables, forts, et spéciaux. La Maison de Miss Peregrine leur fournit un havre de paix à l’écart du monde extérieur, incapable de comprendre et d’accepter les talents spéciaux des Particuliers. C’est également un refuge caché de leurs puissants ennemis.

Chaque enfant possède une particularité unique, par exemple la lévitation, la manipulation du feu ou une force hors du commun. Les capacités des Particuliers sont limitées et ces jeunes gens doivent faire face aux mêmes problèmes que les non-Particuliers. Le producteur exécutif Derek Frey explique : « Ils ont découvert comment utiliser ingénieusement leurs talents dans certaines situations. »

Eva Green, qui joue Miss Peregrine, développe : « Dans le monde extérieur, ces enfants seraient perçus comme des bêtes curieuses et persécutés, alors que sur cette île reculée où ils vivent et s’épanouissent, leur « bizarrerie » est reconnue et vue comme quelque chose de spécial et de beau. »

Tim Burton se retrouve complètement dans cette idée : « Les enfants n’oublient jamais vraiment ce sentiment de différence. Cela reste avec vous pour toujours. J’ai moi-même été désigné comme « particulier » parce que j’adorais les films de monstres. Dans l’enfance, on vit ce genre de chose, et parfois cela se prolonge même plus tard dans la vie. Beaucoup de gens le ressentent. »

Aujourd’hui, dans un monde obsédé par les réseaux sociaux, c’est encore plus difficile de « rester particulier ». C’est ce qu’explique Ella Purnell, qui joue Emma, une jeune femme qui peut contrôler l’air : « Nous sommes tous plongés dans Twitter, Instagram, toutes sortes de réseaux sociaux, il est donc très facile de se comparer aux autres et de se dire qu’on n’est pas assez bon ou qu’on n’appartient pas à tel ou tel groupe. Mais on devrait être fier de ce qui nous rend unique. »

Cette idée développée par le film ressort sur les réseaux sociaux. Depuis le début de la campagne, un mouvement prend de l’ampleur autour du hashtag #StayPeculiar (en français #JeSuisParticulier). Le hashtag a été mentionné dans un tiers des conversations à propos du film, soit 625 % de plus que les hashtags d’une campagne classique.

Ce thème #JeSuisParticulier s’étend à la famille, c’est ce que découvre Jake (Asa Butterfield), le jeune personnage principal, quand il rencontre les Particuliers dans la Maison de Miss Peregrine. Jenno Topping, qui produit le film aux côtés de Peter Chernin, note : « Les familles ont tous types de formes, de tailles et de particularités. Jake finit par comprendre que les Particuliers, avec qui il partage énormément d’affinités, constituent sa véritable famille. »

DU LIVRE AU FILM

MISS PEREGRINE ET LES ENFANTS PARTICULIERS est tiré du premier roman de Ransom Riggs, publié en 2011. Le livre a connu un succès immédiat et atteint la première place sur la liste des meilleures ventes du New York Times, dans laquelle il est resté classé pendant des années. Il s’est vendu à plus de 3,1 millions d’exemplaires.
Une suite, Hollow City, a été publiée en 2014, bientôt suivie par le dernier livre de la trilogie, La Bibliothèque des âmes.

L’histoire née dans l’esprit de Riggs lui est venue de son passe-temps de collectionneur de vieilles photos qu’il trouve dans des foires et des marchés aux puces — il y recherche les photos les plus bizarres. Il travaillait également comme pigiste pour Quirk Books (éditeur d’Orgueil et Préjugés et Zombies). Il envoya un jour quelques-unes de ses photos à l’équipe de Quirk en se disant que ces images pourraient former un recueil étrange et inquiétant. Au lieu de cela, Quirk eut l’idée d’utiliser ces photos pour créer un roman.

Ransom Riggs raconte : « J’ai toujours été fasciné par les photos anciennes. J’avais une idée d’histoire, et les photos sont devenues en quelque sorte la pierre angulaire des personnages. J’avais par exemple une photo très intéressante d’un garçon recouvert d’abeilles. Je me suis donc demandé qui il était et quelle était son histoire. »

Les droits du best-seller de Ransom Riggs, Miss Peregrine et les enfants particuliers, furent par la suite acquis par Chernin Entertainment, société de production basée chez Twentieth Century Fox, dont la présidente Jenno Topping est productrice du film. « C’est un livre superbe qui nous a parlé à de nombreux niveaux, dit-elle, il est étrange, un peu effrayant, et c’est une très belle histoire sur le passage à l’âge adulte. »

Pour Jenno Topping, le choix du metteur en scène était évident. « À l’instant même où nous avons lu le manuscrit, nous savions que Tim Burton serait le metteur en scène parfait pour tourner une adaptation. C’était comme s’il avait été écrit pour lui. »

Les équipes de Chernin et Fox ont visé juste dans leur choix. « Je me suis vraiment senti connecté au livre, se souvient Tim Burton. J’aime le fait que Ransom ait imaginé une histoire en partant de ces photos trouvées. Le récit était très attirant — onirique, puissant et mystérieux. »

Ransom Riggs, lui-même réalisateur et admirateur de Burton depuis toujours, confie : « Cela n’a pas été très difficile d’accepter de confier mon livre, sachant que Tim Burton serait aux commandes ! »

Pour écrire l’adaptation, Tim Burton et les producteurs se sont tournés vers la scénariste reconnue Jane Goldman (KINGSMAN : SERVICES SECRETS, X-MEN : LE COMMENCEMENT, LA DAME EN NOIR). « Les sensibilités de Jane et de Tim sont très proches, explique Jenno Topping. Ils participent aux mêmes types de projets et ont un univers créatif similaire. »

La collaboration avec Tim Burton a été passionnante pour Jane Goldman, qui raconte : « Les photos constituent une partie essentielle du livre, il est donc facile d’imaginer cette histoire sous la forme d’un film. Ce fut une grande joie et un privilège de travailler avec Tim. J’adore ses idées ; tout ce qu’il touche vous emporte dans un environnement extrêmement imaginatif. »

Selon le producteur exécutif Derek Frey, Jane Goldman se devait de rester fidèle à l’esprit du livre, tout en offrant aux spectateurs une véritable expérience de cinéma. « Nous avons vraiment essayé de garder dans le film ce qui rend le livre spécial, explique-t-il. Le projet a une identité très particulière, la connexion entre les personnages de Jake et son grand-père Abe (Terence Stamp) est au coeur de l’histoire et il était important de la préserver. Mais dans le même temps, il faut offrir des choses précises, cinématographiques, aux spectateurs. »

« Le livre et le film ne sont pas identiques et j’ai mis un peu de temps à accepter cette idée, admet Ransom Riggs. Mais les scènes ont pris vie dans mon esprit quand j’ai vu les lieux de tournage, rencontré Tim et découvert les décors qu’il avait créés et les acteurs qu’il avait choisis. J’ai commencé à comprendre. À vrai dire, j’ai assisté au tournage de certaines scènes, écrites par Jane Goldman et dirigées par Tim, et je me suis dit ‘J’aurais dû y penser !’ »

L’auteur poursuit : « J’ai visité les plateaux parce que... c’est évident, non ? J’adore le cinéma et le processus de création d’un film, j’avais donc très envie de voir Tim à l’oeuvre sur ce film à grande échelle tiré de mon livre. »

MISS PEREGRINE: PROTÉGER LES PARTICULIERS

Miss Peregrine, la protectrice des Particuliers qui donne son nom au roman et au film, a pour particularité d’être une ombrune : elle peut manipuler le temps et se transformer en oiseau. Aux côtés d’autres ombrunes, elle utilise cette capacité pour créer une « boucle » temporelle d’une journée qui se répète à l’infini et dans laquelle elle vit aux côtés des enfants. Cela les protège des démons du monde qui existe à l’extérieur de la boucle.

Le personnage de Miss Peregrine est intrigant et parfois mystérieux ; elle représente autant une figure maternelle pour les jeunes dont elle s’occupe qu’un adversaire terrifiant pour ceux qui les menacent. Le producteur exécutif Derek Frey explique : « On ne connaît pas vraiment ses motivations ou ses origines. »

La productrice Jenno Topping ajoute : « Miss Peregrine n’est ni sentimentale, ni chaleureuse, ni drôle. Elle s’avère très atypique, et c’est pour cela qu’on l’adore. Elle est intelligente et assez dure. »

Eva Green, qui avait collaboré précédemment avec Tim Burton sur DARK SHADOWS, décrit le personnage qu’elle interprète comme « une sorte de Mary Poppins assez excentrique et courageuse, qui protège ses Particuliers en maniant une arbalète meurtrière. Ses enfants représentent tout pour elle et Miss Peregrine fera tout ce qu’elle peut pour les protéger. C’est un personnage brave qui n’a pas froid aux yeux. »

Tim Burton est un grand fan de Miss Peregrine — et de l’actrice qui l’incarne — et il a parfois surnommé le personnage « Scary Poppins » (« Poppins Flippante »). Il remarque : « À l’école, on aurait tous aimé avoir une directrice comme Eva ou Miss Peregrine, quelqu’un de solide, drôle, mystérieux et protecteur. »

JAKE : UN NOUVEAU VENU

Jake, le héros de l’histoire, est le nouveau venu dans la Maison de Miss Peregrine. Jake représente l’adolescent typique, aussi gauche qu’on peut l’imaginer, un garçon rejeté qui trouvera enfin de la reconnaissance chez les Particuliers. Il ne se sent pas à sa place et ne s’attache à personne, à l’exception de son grand-père dont la mort déclenche ce voyage de découverte. MISS PEREGRINE ET LES ENFANTS PARTICULIERS se déroule à travers les yeux de Jake et au fil de sa quête.

Asa Butterfield, qui incarnait le rôle principal d’Hugo dans le film de Martin Scorsese HUGO CABRET, décrit son personnage : « Jake mène une vie ordinaire et pense qu’il ne changera pas grand-chose à la marche du monde. Quand son grand-père adoré, Abe, meurt mystérieusement, Jake part au pays de Galles avec son père pour découvrir son passé — et ainsi vérifier si la Maison spéciale et ses résidents peuplant les nombreuses histoires de son grand-père existent réellement. »

Jake n’aurait jamais pu imaginer ce qui l’y attend. Le jeune acteur confie : « Ce qui ressort à mon avis, c’est la façon dont tout ce qui l’entoure semble irréel. Il vient de quelque chose de très ordinaire et rejoint quelque chose d’extrêmement différent de ce à quoi il est habitué. Dans la Maison de Miss Peregrine, Jake doit abandonner tout ce qu’il connaît — ou croit connaître — et laisser sa vie normale derrière lui. »

C’est à la fois une chance et un immense défi pour Jake – une combinaison que bon nombre d’entre nous traversent dans leur vie de tous les jours. Nous ne faisons pas face aux mêmes types de challenges hors du commun, ni aux choix auxquels Jake est confronté avec les Particuliers, mais l’idée sous-jacente reste la même, comme l’explique Butterfield : « il s’agit d’oser passer à l’étape suivante. »

Tim Burton affirme que le jeune acteur représentait un bon choix pour le rôle : « Il possède une sensibilité bien particulière et c’est quelqu’un qui réfléchit beaucoup. Il était facile d’imaginer Asa en tant que Particulier. Il apporte de la gravité au rôle, c’est comme s’il était toujours en train de découvrir quelque chose. Asa transmet vraiment ce que Jake traverse et ce que vivent un grand nombre d’adolescents. »

Le réalisateur ajoute : « Asa ne triche pas. C’est un garçon et un acteur adorable et émouvant. »

BARRON : LA CHASSE AUX PARTICULIERS

Toute histoire a besoin d’un méchant marquant, et MISS PEREGRINE ET LES ENFANTS PARTICULIERS ne fait pas exception à la règle avec Barron, un métamorphe sinistre, forme évoluée des ennemis monstrueux des Particuliers, les Sépulcreux. Barron pense devoir chasser les Particuliers et Miss Peregrine pour devenir immortel — et peut-être regagner son humanité.

Tim Burton commente : « Certains Particuliers aux intentions malveillantes veulent devenir immortels. Mais ils finissent par devenir des monstres. »
Le réalisateur n’avait qu’un seul acteur en tête pour incarner Barron : Samuel L. Jackson. Il explique : « J’ai toujours voulu travailler avec Sam. Je vais voir tous les films dans lesquels il joue. »

L’acteur lui retourne le compliment : « J’adore la façon dont l’esprit de Tim fonctionne ! »
Dès le début, Samuel L. Jackson et Tim Burton ont eu la même vision du personnage. « Tim et moi étions d’accord sur le fait de ne pas rendre Barron excessivement sinistre, explique l’acteur. Il est déjà assez effrayant, avec ses dents acérées comme des lames de rasoir et ses yeux laiteux. Je voulais jouer en décalage avec cela et qu’on essaye de s’amuser un maximum avec lui. »

Il poursuit : « Les gens qui connaissent Barron d’après le livre seront peut-être surpris, parce que j’ai beaucoup joué avec ce personnage en m’appuyant sur ses psychoses très particulières. À certains moments, on se rend compte que Barron s’amuse — quand il observe les Particuliers, il les trouve plutôt marrants. »

EMMA : UN AIR DE MYSTÈRE ET DE ROMANCE

Emma, jouée par Ella Purnell, a le pouvoir de manipuler l’air, et elle doit porter une paire de chaussures lestées pour ne pas s’envoler. Alors que l’aventure avance, Emma se rapproche de Jake.

Jake rappelle Abe à Emma : elle était en effet très proche d’Abe quand il était jeune, dans les années 1940, et qu’il se rendait dans la Maison. Ella Purnell explique : « Elle est donc réticente à l’idée de se rapprocher de Jake car elle a peur de le perdre lui aussi. »
Bien sûr, c’est l’idylle naissante qui l’emporte. La jeune actrice précise : « La relation entre Emma et Jake devient une histoire d’amour douce et innocente : il est très nerveux car il n’est pas sûr de lui — et qu’elle flotte en l’air ! »

Pour Ransom Riggs, cette relation représente « l’essence du voyage de Jake pour devenir un jeune homme extraordinaire. Cela fonctionne car Asa et Ella sont drôles, charmants et ont une belle alchimie. »

Une alchimie d’autant plus aisée que les deux acteurs étaient amis depuis longtemps, puisqu’ils se sont rencontrés au prestigieux Young Actors Theatre.

Cette appréciation est particulièrement remarquable venant de l’auteur, car dans son roman, c’est le personnage d’Olive qui possède la capacité de contrôler l’air, tandis qu’Emma a le pouvoir d’enflammer tout ce qu’elle touche. Tim Burton et Jane Goldman ont inversé les rôles car, selon la scénariste : « Tim et moi étions fascinés par l’idylle entre Jake et Emma, et cette idée de flotter qui permettait davantage d’options dans les interactions entre les deux personnages. »

Emma fait avancer Jake dans son apprentissage de la vie de Particulier et utilise sa capacité à manipuler l’air pour approfondir leur relation et venir à bout de situations difficiles.

ABE, SOURCE D’INSPIRATION DE L’AVENTURE

Abe, le grand-père adoré de Jake, partage bien plus de choses avec son petit-fils que le jeune homme n’aurait pu l’imaginer. Ce sont en effet les indices semés par Abe qui déclenchent l’aventure « particulière » de Jake.

Le personnage d’Abe est incarné par le célèbre Terence Stamp, qui avait travaillé précédemment avec Tim Burton sur le drame BIG EYES sorti en 2014. L’acteur a saisi l’opportunité de travailler à nouveau avec Burton, et se dit particulièrement intrigué par le rôle d’Abe, un conteur dont les récits, accompagnés de vieilles photos, déclenchent l’inoubliable périple de son petit-fils.

Le personnage trouve un écho chez Tim Burton, qui le compare à sa propre grand-mère : « Elle était magique, très spéciale, et elle a été la personne la plus importante de ma vie. C’est pourquoi je comprends vraiment la relation entre Jake et Abe. Une relation entretenue avec un grand-parent est différente de celle que l’on peut avoir avec nos parents ou nos amis. C’est une situation unique. »

LES AUTRES ADULTES

La célèbre Judi Dench incarne Miss Avocet, une autre figure adulte importante de l’histoire. Comme Miss Peregrine, Miss Avocet est une ombrune ; elle incarne une avocette, un oiseau nerveux et fragile, bien différente de Miss Peregrine et son allure de prédatrice (en anglais, un « peregrine falcon » est un faucon pèlerin).

Tim Burton note en souriant : « Pour la première fois dans sa longue carrière, Dame Judi a dû tenir une arbalète et se faire jeter par la fenêtre par un monstre. Je me suis dit que ce serait quelque chose d’intéressant à voir ! »

Les parents de Jake, bien intentionnés mais austères, sont incarnés par Chris O’Dowd et Kim Dickens. Le père, Frank, accompagne son fils au pays de Galles, et alors que Jake embarque pour sa grande aventure, il se consacre à sa passion pour l’ornithologie et se brouille avec un autre amateur d’oiseaux joué par Rupert Everett. Tim Burton remarque : « Chris amène de la chaleur et du paternalisme au rôle, tout en traduisant le manque de communication père-fils. »

Le Dr Golan (Allison Janney) aide Jake à traverser la période difficile suivant la mort d’Abe en essayant de relativiser les sentiments qu’il ressent. Elle pousse Jake à partir au pays de Galles et à répondre à ses interrogations sur la vie de son grand-père — et sur la vérité derrière ses histoires.

BIENVENUE PARMI LES PARTICULIERS

Le casting des jeunes résidents de la Maison spéciale de Miss Peregrine s’est avéré inattendu. Susie Figgis, la directrice du casting, qui collabore avec Tim Burton depuis longtemps, constate : « Tout le monde croit que Tim veut des gens au physique étonnant pour ses films, mais j’ai toujours pensé que c’était tout le contraire. Pour ce film, je me devais de trouver des acteurs vrais, émouvants et à qui l’on peut s’identifier. Au final, c’est cela le thème de l’histoire – des gens tout simplement mal à l’aise dans la vie de tous les jours. »

Enoch (Finlay MacMillan) est le plus vieux garçon de la Maison des Enfants Particuliers. La particularité d’Enoch lui permet de pouvoir donner vie temporairement à des objets inanimés — une compétence qu’il emploie lors d’une confrontation épique contre les forces obscures. De temps en temps, il l’utilise pour s’amuser, comme lorsqu’il déclenche une scène de bagarre entre poupées, rendue à l’écran grâce à une animation en stop-motion typique du style de Burton et que l’on retrouvait de manière aussi virtuose dans ses productions LES NOCES FUNÈBRES et L’ÉTRANGE NOËL DE MONSIEUR JACK. Finlay MacMillan dit de son personnage qu’il est « plutôt sexy et sombre, mais pas déprimant ».

Olive (Lauren McCrostie) est une anticonformiste — avec du feu au bout des doigts. Elle doit porter de longs gants noirs en permanence car elle enflamme tout ce qu’elle touche. L’actrice Lauren McCrostie, une rousse sculpturale, a décroché le rôle car selon Derek Frey, « elle avait la délicatesse nécessaire pour contrebalancer son intense particularité ».

Bronwyn (Pixie Davies) est petite mais puissante — c’est la plus jeune et de loin la plus forte des Particuliers. Ce personnage haut comme trois pommes, courageux et énergique, s’est avéré l’un des préférés de Burton. Jenno Topping commente : « C’est l’idée d’une toute petite personne capable de réaliser des choses extraordinaires. Encore une fois, c’est à l’image du travail de Tim et de son attrait pour les gens surprenants. »

Fiona (Georgia Pemberton) a le pouvoir de manipuler la croissance des plantes ; elle peut transformer en un instant une graine minuscule en arbre immense. Susie Figgis se souvient de l’audition de Georgia : « Elle avait fait preuve d’une concentration remarquable. Je n’avais jamais vu un enfant faire quelque chose de pareil. »

Claire (Raffiella Chapman) est une Particulière à l’apparence complètement normale, à l’exception de la collection de dents aiguisées comme des lames de rasoirs qu’elle a derrière la tête. Derek Frey se souvient : « Elle possède l’une des particularités les plus particulières. Tim voulait trouver quelqu’un que personne ne pourrait soupçonner d’avoir cette particularité. Raffiella possède une innocence à la Shirley Temple absolument parfaite. »

Hugh (Milo Parker) est le « Seigneur des Abeilles » : ce résident doit porter un masque d’apiculteur pour empêcher l’essaim d’abeilles qui vit en lui de semer la pagaille chez ses amis. Jenno Toping déclare : « Cette idée d’un jeune homme au visage angélique et paisible avec ce truc incroyable vivant dans son corps est très intrigante. »

Horace (Hayden Keeler-Stone) possède la particularité de faire des rêves prophétiques. Toutes les nuits, les Particuliers se rassemblent pour regarder les rêves saisissants d’Horace projetés sur un écran. Jenno Topping note : « Avec son allure particulière et son beau costume anglais, Horace semble sortir d’une autre époque. »

Millard (Cameron King) a le don d’être invisible, il est donc naturellement le Particulier le plus insaisissable et le plus espiègle. Le choix de la voix de Millard était très important puisque le personnage, comme l’acteur, serait invisible à l’écran. Derek Frey explique : « Il fallait trouver un enfant avec une voix différente des autres, qui ferait s’interroger sur ce que pourrait être son apparence. »

Les Jumeaux (Thomas et Joseph Odwell) sont les Particuliers les plus mystérieux. Ils portent des masques qui cachent leurs visages, ils sont muets et leur particularité cachée ne surgit que dans les situations les plus dangereuses. Il fallait que les acteurs qui incarnent les Jumeaux soient capables de s’imiter et de jouer la même chose au même moment. Les jumeaux Odwell possédaient la synchronisation nécessaire.

DES CASCADES PARTICULIÈRES

La chorégraphe Francesca Jaynes, qui a notamment collaboré avec Tim Burton sur les films CHARLIE ET LA CHOCOLATERIE, SWEENEY TODD – LE DIABOLIQUE BARBIER DE FLEET STREET, DARK SHADOWS et ALICE AU PAYS DES MERVEILLES, a travaillé avec les jeunes acteurs en se concentrant sur les mouvements spécifiques aux compétences de chaque personnage. Elle souligne : « Le plus important pour Tim était de donner de l’humanité aux enfants. Ces particularités ne sont pas des superpouvoirs. C’est une part de ce qu’ils sont. »

Francesca Jaynes a particulièrement travaillé avec Ella Purnell pour aider l’actrice à comprendre ce que l’on éprouve lorsqu’on ne pèse rien et à effectuer les mouvements associés à l’absence de poids. La jeune actrice se souvient de la difficulté de la tâche, et notamment des chaussures spéciales plombées que Emma doit porter pour rester au sol. Elle confie : « C’était plutôt intéressant quand pour une scène, Tim me disait : ‘Bon, sois terrifiée et cours le plus vite possible’. Je le regardais en disant : ‘Est-ce que tu as bien regardé les chaussures que je porte ?’ ».

Le coordinateur des cascades Rowley Irlam (Game of Thrones) a lui aussi travaillé avec Ella Purnell qui a, la plupart du temps, rejeté l’emploi d’une doublure, notamment sur les scènes montrant Emma flottant à six mètres du sol grâce à un système élaboré de câbles. La jeune actrice a également appris à conduire une carriole tirée par un cheval et, en compagnie d’Asa Butterfield, s’est entraînée à la plongée pour une scène clé tournée sous l’eau.

Tous les jeunes acteurs jouant les Particuliers ont été enchantés de participer à une séquence d’évasion palpitante où ils devaient s’échapper en escaladant une fenêtre au dernier étage de la Maison et glisser en bas du toit sous une pluie torrentielle. Derek Frey raconte : « Tous les enfants ont été ravis de réaliser leurs propres cascades ! »

DES COSTUMES PARTICULIERS

Colleen Atwood, couronnée par trois Oscars pour ses costumes, avait auparavant travaillé avec Tim Burton sur EDWARD AUX MAINS D’ARGENT, ED WOOD, MARS ATTACKS !, SLEEPY HOLLOW, LA PLANÈTE DES SINGES, BIG FISH, SWEENEY TODD – LE DIABOLIQUE BARBIER DE FLEET STREET, ALICE AU PAYS DES MERVEILLES, DARK SHADOWS et BIG EYES. Elle rejoint à nouveau le réalisateur sur MISS PEREGRINE ET LES ENFANTS PARTICULIERS.

Le film se déroule à deux époques — en 2016 et en 1943 — et la chef costumière a utilisé des motifs, des couleurs et des styles propres aux deux époques. Elle a dû faire face à un défi de taille : puisque les personnages vivent toujours la même journée grâce aux boucles temporelles de Miss Peregrine, ils portent les mêmes tenues pendant tout le film. « Chaque costume devait être unique en son genre », note-t-elle.

Comme Miss Peregrine est une ombrune, son costume évoque un oiseau sans pour autant en adopter complètement la forme. Colleen Atwood explique : « Elle a des épaules pointues et ses vêtement flottent légèrement au vent, comme une sorte de palpitation. Le bout de ses manches est original — de petits détails laissent penser qu’elles pourraient s’envoler d’elles-mêmes, en quelque sorte. »

Le costume porté par l’autre ombrune du film, Miss Avocet, comporte également des éléments rappelant les oiseaux. « Judi Dench a été séduite par l’idée d’être un oiseau, se souvient la chef costumière. Elle m’a fait remarquer les jolies pattes grises des avocettes. On a donc réalisé son costume avec des bottes et des bas gris. »
Colleen Atwood a conçu les costumes de Jake et d’Abe en même temps car selon elle, « le coeur de Jake est vraiment relié à Abe. J’ai habillé Jake dans des versions modernes des classiques vestimentaires des années 1940. »

Asa Butterfield explique : « Je suis en fait l’un des rares acteurs qui ait dû changer de costume. »

Les personnages de Barron et des autres ex-Sépulcreux – la version plus humanoïde de leur monstrueuse confrérie – sont sans âge puisqu’ils couvrent les époques victorienne et moderne ; leurs costumes évoquent donc naturellement ces deux périodes.

Les costumes d’Emma sont évidemment constitués de couleurs et de matériaux aériens. Colleen Atwood a également conçu de nombreuses versions des chaussures plombées car elle voulait qu’elles aient l’air « lourdes comme de vieilles chaussures de scaphandrier que l’on aurait adaptées aux pieds du personnage. »

Les gants qui protègent Olive et les autres personnages de ses compétences explosives ont été faits en cuir noir verni de très bonne qualité, tandis que Hugh, le Seigneur des Abeilles, a une apparence d’apiculteur tout à fait adaptée.

Colleen Atwood commente : « Horace est un personnage romantique, un acteur sorti d’un vieux film, une personnalité élégante à la Cary Grant ».

Elle a utilisé de la gaze tissée à la main en Turquie pour les costumes des Jumeaux, qui sont très fidèles à la description qui en est donnée dans les romans.

Colleen Atwood décrit le personnage de Fiona comme « un petit garçon manqué à la Kate Hepburn portant un pantalon. Je me suis dit qu’une des filles devrait porter des vêtements plus modernes. »

DES LIEUX DE TOURNAGE PARTICULIERS

Le film a été tourné en Floride, en Belgique et à Blackpool, un haut lieu de villégiature du Royaume-Uni qui a connu son apogée de l’époque victorienne aux années 1960.

Le chef décorateur Gavin Bocquet, créateur des décors des préquels de STAR WARS qui collabore pour la première fois avec Tim Burton, explique : « Tim a principalement tourné en décors naturels. Cela signifie que l’on doit faire avec l’environnement, ce qui peut être assez excitant et inspirant. »

Les scènes d’ouverture sont filmées en Floride, où Burton a tourné son chef-d’oeuvre, EDWARD AUX MAINS D’ARGENT. Les créateurs du film ont trouvé dans la ville de Tampa « l’architecture terne, simple, aux couleurs neutres » qu’ils recherchaient, notamment un supermarché et deux maisons que le chef décorateur a utilisées pour créer la vie quotidienne de Jake en banlieue.

La palette de couleurs et l’architecture que l’on trouve dans les scènes tournées en Floride offre un contraste saisissant avec ce qui suit, puisque Jake démarre son aventure dans le village de Cairnholm au pays de Galles. Après avoir effectué un repérage sur plusieurs sites, les créateurs du film se sont mis d’accord sur le hameau de Portholland, sur la côte des Cornouailles, pour reproduire la ville imaginaire. Gavin Bocquet et son équipe ont ajouté au village un pub et trois magasins.

Pour ce qui est de la demeure principale du film, la production a tourné à Torenhof, un château situé près d’Anvers en Belgique qui appartenait initialement à un célèbre fabriquant de biscuits. Tim Burton a adoré sa structure et il a pensé que le caractère du lieu était parfait pour représenter la Maison des Particuliers. Il confie : « L’endroit avait de la personnalité, cela ressemblait vraiment à une maison pour enfants particuliers. On sentait l’usure du temps mais c’était toujours un endroit accueillant avec beaucoup de caractère, un endroit où les enfants voudraient habiter. »

Eva Green ajoute : « Je suis arrivée là-bas et je me suis dit : ‘Parfait, Miss Peregrine pourrait tout à fait habiter dans cette maison’. »

Toutes les scènes à l’extérieur de la Maison, ainsi que certaines scènes de la salle à manger, de la cuisine et du salon ont été tournées à Torenhof. Par la suite, la production a déménagé dans des studios de la région de Londres où des répliques des chambres à l’étage, de la salle à manger et du salon ont été construites. Gavin Bocquet explique : « Nous avons fait cela pour pouvoir tourner une partie de la journée, et continuer sur d’autres plateaux quand les heures de travail réduites des enfants étaient écoulées. »

Ransom Riggs a été impressionné par le savoir-faire de Tim Burton et de Gavin Bocquet lors de sa visite sur le tournage. « Tim et son équipe ont fait un boulot incroyable pour donner vie à la Maison de Miss Peregrine, note-t-il. J’ai vu un certain nombre des décors en intérieur, ils étaient imposants, excentriques, victoriens et tellement immenses et détaillés que j’ai eu l’impression de quitter mon propre corps quelques instants quand je suis arrivé dans le studio. C’était comme de marcher dans les pages de mon livre. Et puis voir Tim bondir sur les plateaux de tournage comme un gamin excité dans une salle de jeu grandeur nature... Une deuxième expérience déroutante ! »

Tim Burton a tourné la conclusion mouvementée sur la jetée de Blackpool et dans le cirque victorien de la Tour de Blackpool. Blackpool était une petite ville paisible à l’époque victorienne, devenue une villégiature pour la classe moyenne dans les années 1960, quand les usines des environs fermaient et que les gens s’y pressaient pour se détendre dans l’un des nombreux hôtels ou pensions de la ville.

À propos du cirque de la ville, Gavin Bocquet déclare : « Il n’y a probablement rien de pareil dans le monde entier. » Le cirque a fourni un décor coloré pour une bataille entre les Sépulcreux et les Particuliers. Le coordinateur des cascades Rowley Irlam a utilisé un système de câbles complexe pour certains moments clés ; un des personnages principaux est enflammé, un autre se retrouve sous une piscine gelée ; presque tout le monde — notamment une armée de squelettes animés — court, escalade, saute et se bat.

Frazer Churchill, le superviseur des effets visuels, a aidé à créer l’apparence unique des Sépulcreux en se basant sur des images de grandes silhouettes émaciées dotées de dents acérées, de petits yeux, d’une peau à l’apparence maladive et dépourvues de visage. Il précise : « Le tout ressemble à un cauchemar d’enfant. Cela a constitué le point de départ pour la conception visuelle. Nous voulions que les Sépulcreux ressemblent encore un peu aux humains qu’ils avaient été dans le passé. Ils sont juste assez monstrueux pour être effrayants. »
Frazer Churchill s’est également chargé des effets visuels contribuant à créer les abeilles à l’intérieur de Hugh, la bouche derrière la tête de Claire, et les squelettes de l’épique bataille de Blackpool qui comporte aussi des éléments en stop-motion. Luis et ses équipes ont créé les boucles temporelles de Miss Peregrine en employant sur le lieu de tournage des prises de vues en time-lapse ; une grande collection d’éclairages simulant le jour et la nuit, et pour compliquer encore les choses, de la pluie. Des effets visuels ont également donné vie à la plus grande partie du navire R.M.S Augusta où Emma montre à Jake l’étendue de sa capacité à manipuler l’air.

Au sujet des espoirs que toute l’équipe place dans le film et des thèmes abordés, la productrice Jenno Topping déclare : « Nous espérons que ce film procurera au public beaucoup de plaisir et une expérience très émouvante. Le message du film, c’est soyez vous-même, acceptez votre singularité, ce qu’il peut y avoir d’original et de particulier chez chacun d’entre nous. »
« Les fans vont vivre à fond l’expérience, ajoute Derek Frey. L’histoire est rendue dans toute sa richesse. »

De tous ceux qui ont participé au film, c’est peut-être l’auteur original de l’histoire qui se dit le plus satisfait du résultat. Ransom Riggs confie : « J’ai grandi en adorant les films de Tim, c’est pourquoi j’étais si heureux qu’il soit intéressé par mon livre. Cette histoire convient à merveille à Tim, et il se l’est l’appropriée avec un immense talent. J’adore la direction qu’il a donnée au film. »

LES CHANSONS

RUN, RABBIT, RUN
Paroles et musique de Ralph T. Butler et Noel Gay
Interprétée par Flanagan and Allen
Avec l’accord de Decca Music Group Limited
Sous licence Universal Music Enterprises

SUPERMARKET
Paroles et musique de John Anthony
Avec l’accord de APM Music

30 MINUTE LOVE AFFAIR
Paroles et musique de Chris Braide et Paloma Faith
Interprétée par Paloma Faith
Avec l’accord de Sony Music Entertainment (UK) Ltd & Epic Records
Et de Sony Music Licensing

DIRTY D’s BEATBOXING
Paroles et musique de Tom Higham

IN THE MOOD
Composé par Joseph Garland
Interprété par Glenn Miller & son orchestre
Avec l’accord de RCA Records
Et de Sony Music Licensing

CONCERTO POUR PIANO n°1 – ALLEGRO
Composé par Peter Tchaikovsky
Avec l’accord de APM Music

WISH THAT YOU WERE HERE
Paroles et musique de Florence Welch, Emile Haynie et Andrew Wyatt
Interprétée par Florence + The Machine
Produite par Emile Haynie
Avec l’accord de Island Records
Sous licence Universal Music Operations Ltd
Produit en association avec BIG SCREEN PRODUCTIONS

Photographe: 20th Century Fox 2016

© 2016 Twentieth Century Fox Film Corporation et TSG Entertainment Finance LLC.
Textes : Pascale & Gilles Legardinier

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