lundi 21 mars 2016

KUNG FU PANDA 3



Animation/Aventure/Comédie

Réalisé par Jennifer Yuh & Alessandro Carloni
Avec les voix en version originale de Jack Black, Dustin Hoffman, Kate Hudson,Bryan Cranston, Angelina Jolie Pitt, J.K. Simmons, Jackie Chan, Seth Rogen, Lucy Liu...
Avec les voix en version française de Manu Payet, Pierre Arditi, Alison Wheeler, Emmanuel Jacomy, Jérémie Covillault, Michel Tureau, Pierre Bonzans...

Long-métrage Américain/Chinois
Durée: 01h35mn

Année de production: 2016
Distributeur: Twentieth Century Fox France 

A partir de 3 ans

Date de sortie sur les écrans américains : 29 janvier 2016
Date de sortie sur les écrans chinois : 29 janvier 2016
Date de sortie sur nos écrans : 30 mars 2016


Résumé : Po avait toujours cru son père panda disparu, mais le voilà qui réapparaît ! Enfin réunis, père et fils vont voyager jusqu’au village secret des pandas. Ils y feront la connaissance de certains de leurs semblables, tous plus déjantés les uns que les autres. Mais lorsque le maléfique Kaï décide de s’attaquer aux plus grands maîtres du kung-fu à travers toute la Chine, Po va devoir réussir l’impossible : transformer une horde de pandas maladroits et rigolards en experts des arts martiaux, les redoutables Kung Fu Pandas !

Bande annonce (VOSTFR)


Bande annonce (VF)



Ce que j'en ai penséKUNG FU PANDA 3 est adorable. L'esprit des deux premiers films est totalement respecté. Quelques clins d’œil sont faits aux opus précédents. Il est drôle, énergique, enlevé, c'est une réussite. L'histoire fait habilement cohabiter humour et émotion.
Tout virevolte et tournoie, dans une joyeuse mise en scène saupoudrée de petites perles philosophiques. La morale autour de la confiance en soi, de l'amour de la famille et des amis ainsi que de la bonne humeur comme ligne de conduite est super sympathique. Le travail sur l'animation est extra et riche : les mouvements, les couleurs, les textures, la variété des décors et des ambiances..., tout est extrêmement bien fait. Et la 3D vient joliment enrichir la profondeur de champs des spectaculaires scènes de combat, entre autres.
Les acteurs, en version originale, font toujours un excellent travail pour parfaire la personnalité de leurs personnages. On a le plaisir de retrouver tous les héros des deux premiers KUNG FU PANDA qui n'ont rien perdu de leur humour, de leur sagesse ou de leur caractère. Po casse toujours la baraque, c'est la star incontestée. Il y a beaucoup de nouveaux personnages qui sont autant de bonnes surprises mais je ne vous en dit pas plus.








J'ai beaucoup aimé le méchant du film, Kaï. Il est inquiétant et un peu effrayant mais pas trop, pour les enfants il est parfait. 


KUNG FU PANDA 3 est vraiment mignon. C'est un film d'animation familial que je vous conseile absolument. Son enthousiasme est communicatif, on en ressort le sourire aux lèvres. C'est un vrai bon moment !



NOTES DE PRODUCTION 
(A ne lire qu'après avoir vu le film pour éviter les spoilers !)

Troisième volet de l’une des franchises d’animation qui connaît le plus de succès au monde, KUNG FU PANDA 3 marque le retour de Po, l’adorable panda qui n’aspire qu’à une chose : devenir un expert en kung-fu, un art martial qui demande agilité, aptitudes mentales exceptionnelles et réflexes plus vifs que l’éclair. Une quête si ambitieuse pour un panda qu’elle semble impossible. Impossible ? Non, ce mot ne fait décidément pas partie du vocabulaire de Po, qui essaie perpétuellement de s’améliorer et de devenir un héros à ses propres yeux.
L’aventure de Po a débuté dans KUNG FU PANDA, où on l’a vu accomplir son destin et devenir le Guerrier Dragon. Le film comprenait d’incroyables séquences de combat, une bonne dose d’humour et beaucoup d’émotion. Les spectateurs du monde entier sont tombés sous le charme de ce panda pas comme les autres. Le film a rapporté plus de 633 millions de dollars à l’international, a été cité à l’Oscar du meilleur film d’animation et a remporté 10 Annie Awards.
Dans KUNG FU PANDA 2, Po devait lever le voile sur ses mystérieuses origines afin de libérer la force qui lui était nécessaire pour réussir. Le film a battu le record d’entrées du premier opus ; il a été nommé à l’Oscar du meilleur film d’animation et a remporté deux Annie Awards, dont celui de la meilleure réalisatrice pour Jennifer Yuh Nelson.
À présent, dans KUNG FU PANDA 3, Po poursuit son chemin pour devenir le héros de ses rêves. Il réalise qu’il a encore beaucoup à apprendre lorsqu’il abandonne sa place d’élève en arts martiaux pour devenir professeur. Dans le même temps, il doit trouver le moyen de rassembler sa famille biologique et sa famille du kung-fu… tout en devenant maître du passé et du futur.
KUNG FU PANDA 3 tire pleinement avantage des avancées technologiques réalisées par DreamWorks Animation, et marque un tournant dans l’histoire du cinéma. Il s’agit en effet de la première production à créer deux films différents – l’un en anglais, l’autre en mandarin – avec la même histoire et les mêmes personnages. Mais il marque avant tout le retour de l’action, de l’humour et des émotions qui ont fait le succès du premier opus de la saga, et nous rappelle pourquoi les spectateurs du monde entier sont tombés sous le charme de Po.

L’ÉLÈVE DEVIENT PROFESSEUR

Po n’a pas de plus grands admirateurs que l’équipe qui lui a donné vie. La réalisatrice Jennifer Yuh Nelson, qui accompagne le personnage depuis le tout début de ses aventures, déclare : « Ce que j’apprécie le plus chez Po, c’est son enthousiasme débordant. C’est un plaisir de passer du temps avec lui parce que tout le passionne. »
Elle poursuit : « Po est avant tout une sorte de geek au service du bien, et en ce sens, je peux m’identifier à lui car je n’étais pas exactement la fille la plus populaire du lycée ! Je pense que son humilité et son enthousiasme un peu décalé parlent à beaucoup de monde. »
La cinéaste ajoute : « Le fait qu’il découvre ce qui le rend spécial et l’utilise pour devenir le meilleur possible dans ce domaine est également quelque chose qui trouve écho en chacun d’entre nous. Nous cherchons tous à savoir ce qui nous rend unique et à l’exploiter pour devenir quelqu’un de meilleur. Je pense que c’est un message important pour les enfants mais également pour les adultes – et c’est aussi important pour nous, l’équipe du film, car nous n’entrons dans aucun moule ! »
Jennifer Yuh Nelson s’identifie clairement à Po et son parcours, qui par certains côtés, reflète le sien. À l’image du panda qui passe d’élève à professeur, la cinéaste a pris les rênes de KUNG FU PANDA 2 après avoir été responsable du storyboard sur le premier film, et dessinatrice du storyboard sur divers projets pour DreamWorks Animation.
L’enthousiasme de Po est terriblement contagieux. Le réalisateur Alessandro Carloni, autre vétéran de la trilogie, commente : « Dans ce film, Po doit aider d’autres personnes à atteindre le même niveau d’illumination que lui et à accepter leurs qualités uniques afin de prendre leur destin en main. »
Le cinéaste confie s’être parfois inspiré de Po : « L’enthousiasme peut être une force très positive. Par exemple, si l’un des membres de l’équipe me soumettait quelque chose qui me plaisait, je ne me contentais pas d’approuver et de passer à la suite, je laissais pleinement s’exprimer mon enthousiasme. Bref, j’ai accepté cette facette de ma personnalité qui me fait penser à Po. »
Quels que soient les obstacles, Po n’abandonne jamais, comme l’explique le scénariste Glenn Berger : « Po a une attitude exemplaire. Il est très positif et opiniâtre ; peu importe le nombre de fois où il échoue, il se relève toujours et reprend le combat. »
Mais ce trait de caractère, tant admiré par le public, présente son lot de difficultés lorsqu’il faut imaginer les nouvelles aventures de Kung Fu Panda, lequel a déjà surmonté de nombreux obstacles et affronté d’innombrables menaces. Le scénariste poursuit : « Il est difficile d’aller toujours plus loin sans perdre en crédibilité, d’autant plus que dans ce film, Po perd confiance en lui. Nous avons donc choisi de raconter une histoire dans laquelle les obstacles sont davantage émotionnels et intérieurs. »
Le premier des nouveaux défis qui attend Po est d’opérer une reconversion professionnelle. Le Guerrier Dragon mène la belle vie… jusqu’à ce que Maître Shifu lui expose la prochaine étape de son évolution : devenir professeur. Un rôle qu’il ne se sent pas prêt du tout à endosser...
Dans le cadre de sa formation, Po doit entraîner les Cinq Cyclones, « la crème de la crème » des guerriers kung-fu de Chine… et cela ne se passe pas très bien.
Tandis que Po tente d’enseigner les subtilités du kung-fu à ses idoles – Tigresse, Singe, Vipère, Grue et Mante – le chaos s’empare du dojo, un lieu sacré où règnent habituellement discipline et honneur. L’actrice Lucy Liu, voix originale de Vipère, raconte : « Les Cinq Cyclones ont accepté Po comme l’un des leurs, mais ils ont de sérieux doutes quant à sa capacité à enseigner. Et ils ont de bonnes raisons ! »
Alessandro Carloni commente : « Son premier cours est un désastre ! Po réussit à causer davantage de dégâts au dojo et aux Cinq Cyclones en cinq minutes en tant que professeur que pendant toutes ses années en tant qu’élève. »
L’incapacité de Po à enseigner rappelle le personnage que l’on a découvert et qui nous a charmés dans KUNG FU PANDA. Le réalisateur reprend : « Po passe d’un extrême à l’autre en termes de confiance en lui. Lorsqu’il sème la pagaille dans le dojo, cela lui rappelle combien il n’était pas préparé à devenir un guerrier kung-fu dans le premier film. »
Jennifer Yuh Nelson ajoute : « Cette très courte expérience dans l’enseignement fait ressurgir en lui le manque d’assurance qu’on a découvert dans le premier film. Po est loin d’être en harmonie avec l’idée de devenir professeur ! »
Jack Black, qui prête une fois de plus sa voix au personnage, déclare : « Soyons honnêtes : Po ne possède pas les qualités d’enseignant de Maître Shifu. Il est paniqué parce qu’il a l’impression de ne pas être à la hauteur de ses nouvelles responsabilités, lesquelles lui pèsent encore plus que les innombrables raviolis qu’il ingurgite ! »
L’acteur, comme à son habitude, apporte beaucoup de cœur au film. Jennifer Yuh Nelson déclare : « Jack est toujours drôle et touchant, il exprime avec brio l’enthousiasme, la sympathie et l’empressement de Po – des qualités qu’on retrouve chez bon nombre des personnages qu’il a interprétés par ailleurs. Jack et Po nous rappellent que lorsqu’on suit son cœur, tout est possible. »
Alessandro Carloni ajoute : « Jack possède une gentillesse naturelle. Il est doux, bienveillant, toujours drôle et charmant. »
L’acteur a pris plaisir à retrouver le personnage de Po et n’a eu aucun mal à faire ressurgir le Guerrier Dragon qui sommeillait en lui. Il explique : « Il me suffit de me rappeler celui que j’étais plus jeune, au début de ma carrière. Je me représente Po comme un jeune passionné de kung-fu. Mes passions à moi, c’étaient le rock’n’roll et l’art dramatique, mais Po et moi partageons cet enthousiasme débridé. J’ai moi aussi été un jeune Guerrier Dragon ! »

C’est Maître Shifu qui a perçu et canalisé la passion de Po pour le kung-fu et qui le pousse aujourd’hui encore vers l’étape suivante : devenir professeur. La productrice Melissa Cobb commente : « Shifu sait que Po doit relever le défi de l’enseignement mais il sait aussi que cela ne sera pas facile. »
De petite taille et parfois impatient, Maître Shifu est un personnage drôle et complexe.
Contrairement à Maître Shifu, les Cinq Cyclones émettent de sérieux doutes quant à la capacité de Po à enseigner le kung-fu. Les protecteurs de la Vallée de la Paix prennent leur art très au sérieux et ont toujours eu le meilleur instructeur qui soit – Shifu – pour veiller sur eux. Mais maintenant ils doivent suivre les instructions de… Po.
Les victimes des méthodes d’enseignement singulières de Po sont Maître Singe dont la nature espiègle et enjouée dissimule une exceptionnelle maîtrise des arts martiaux ; Maître Grue, le pragmatique du groupe ; Maître Mante, le plus petit et le plus caractériel des Cinq Cyclones ; Maître Vipère, la « mère poule » de l’équipe ; Maître Tigresse, la plus puissante et la plus audacieuse du groupe.
Tigresse est à nouveau doublée par l’actrice oscarisée Angelina Jolie-Pitt, dont l’intelligence et le talent confèrent au personnage sa force, son franc-parler et sa compassion. Angelina Jolie-Pitt continue à découvrir de nouvelles facettes chez Tigresse, un personnage qui l’a toujours inspirée : « Le rôle de Tigresse est d’une pureté et d’une beauté incroyable, c’est une figure féminine forte. J’aimerais pouvoir faire ne serait-ce que la moitié de ce dont elle est capable ! »
 KUNG FU PANDA 3 nous encourage à être le meilleur que l’on puisse être, un thème qui a trouvé écho chez l’actrice. Elle commente : « Le film nous rappelle qu’il n’est pas nécessaire de se comparer aux autres et qu’il faut se concentrer sur soi-même et sa propre évolution. Je pense que c’est quelque chose qui nous parle à tous, car nous essayons sans cesse de nous améliorer et de trouver l’équilibre. »
Tigresse, Vipère et le nouveau personnage de Mei Mei soulignent la volonté de la trilogie de mettre en valeur des personnages féminins forts. Une volonté que l’on retrouve également derrière la caméra : la réalisatrice du film, Jennifer Yuh Nelson, à qui l’on doit également l’immense succès de KUNG FU PANDA 2, est en effet l’une des cinéastes les plus brillantes de sa génération.

DEUX PÈRES POUR UN FILS

Effectuer la transition d’élève à professeur n’est pas le seul bouleversement qui survient dans la vie de Po. Li Chan, le père biologique dont il a été séparé il y a bien longtemps, débarque dans la Vallée de la Paix, où l’on assiste à leurs émouvantes et hilarantes retrouvailles.
D’une certaine manière, tout ce que l’on a vu dans les deux premiers films annonçait cet évènement. Jennifer Yuh Nelson commente : « Depuis le premier film, on nous a souvent demandé comment un panda pouvait avoir une oie pour père. Les gens voulait savoir si on allait un jour rencontrer le père biologique de Po. »
Cette question – et sa réponse – font partie de ce que le coscénariste Jonathan Aibel, qui a écrit les trois films avec son partenaire d’écriture Glenn Berger, appelle la « super-histoire » de Po. Il explique : « Po n’arrête pas de s’interroger sur son identité et sur ses capacités, ce qui arrive à tous à un moment ou à un autre. »
Mais à quoi Li peut-il bien ressembler ? Imaginez Po sans la discipline nécessaire au kung-fu et vous en aurez une idée assez précise ! Li est un panda bruyant et exubérant toujours prêt à s’amuser… ce qui signifie généralement manger ou faire la sieste, ou faire la sieste et manger !
Leurs retrouvailles, dans le restaurant de raviolis de M. Ping, le père adoptif de Po, sont à l’image de Po : riches en émotions et pleines d’humour. Li bat le record de consommation de raviolis détenu par Po – ce qui en soit est déjà un indice probant de leur lien de parenté. Il lui confie alors qu’il est à la recherche de son fils. Po, désopilant de naïveté, lui répond qu’il n’a vu personne répondant à cette description. Pendant ce temps, les clients du restaurant qui assistent à cet échange et ont compris l’évidence n’en reviennent pas.
La réalisatrice déclare : « Il s’agit d’un de mes moments préférés du film car on découvre à quel point ils se ressemblent alors qu’ils n’en ont pas encore conscience eux-mêmes. »
Évidemment, Po et Li finissent quand même par faire le rapprochement. Bryan Cranston déclare : « Le père et le fils fraîchement réunis découvrent qu’ils partagent les mêmes intérêts, les mêmes traits de personnalité et le même amour de la nourriture – je me permets d’insister sur ce dernier point : ils ADORENT manger ! »
Jack Black commente : « Po est ravi de rencontrer enfin son papa panda ! »
Le casting de Bryan Cranston pour ce personnage a ravi l’équipe du film. Jennifer Yuh Nelson explique : « Bryan possède un talent incroyable et il est capable d’exprimer une large palette d’émotions, ce qui rend Li vulnérable et sympathique, mais c’est également un grand acteur comique, comme on a pu le voir dans « Malcolm ». Il était essentiel que le public tombe immédiatement sous le charme de Li, et grâce à Bryan, c’est le cas. »
Mais sous ses airs de bon vivant, Li est plus grave qu’il n’y paraît. Glenn Berger déclare : « On réalise rapidement que son humour cache en réalité des émotions enfouies au plus profond de lui. Ce que Bryan est capable d’exprimer dans ces scènes par le seul biais de sa voix est extraordinaire, il réussit à mettre le personnage à nu. »
L’acteur revient sur un moment clé du film où Li se révèle plus vulnérable et émouvant : « Li montre à Po une photo de sa mère, qui est morte peu de temps après sa naissance et qui l’aimait profondément. C’est elle qui a protégé Po et l’a caché lorsque leur village a été attaqué. »
Melissa Cobb ajoute : « Il s’agit d’une scène cruciale car elle permet à Po de découvrir une autre facette de son père, une facette plus sensible. »

La scène préférée d’Alessandro Carloni est quant à elle plus humoristique et revêt un caractère plus personnel. Il raconte : « Li essaye une armure et n’arrête pas de se heurter à Po. Il y a plusieurs années, je me suis retrouvé dans une situation similaire avec mon père. J’adorais les motos et mon père m’a présenté un ami à lui qui en possédait une. Nous avons enfilé nos casques et mon père a commencé à me donner de petits coups de tête pour plaisanter. Nous avons tous connu ce moment dans la vie où on n’est plus un enfant et où on interagit avec nos parents d’égal à égal. Je pense que c’est une scène à part dans le film. »

Tandis que Po et Li se rapprochent, M. Ping connaît une crise de confiance. Ping aime profondément Po et il a peur de le perdre. Il a accepté de renoncer à son meilleur – et unique – employé pour le bien du kung-fu, et il ne pourrait pas être plus fier de son fils. Mais comme tout parent qui se sent abandonné, il a peur qu’on l’oublie. Bryan Cranston déclare : « M. Ping n’est pas ravi de voir arriver Li. À l’image de Po, qui doit redéfinir son identité, ses deux pères doivent accepter qu’ils ont tous les deux leur place dans la vie de leur fils. »

LA MENACE D’UN AUTRE MONDE

L’autre figure paternelle et mentor de Po est Maître Oogway, la vieille tortue qui a inventé le kung-fu pour permettre aux plus faibles de se défendre. Il a quitté le royaume des vivants pour celui des Esprits, où il reste une présence apaisante mais redoutable, et a confié son héritage à Shifu, Po et les Cinq Cyclones. Mais la bataille qu’il a menée il y a bien longtemps contre un guerrier qui l’avait trahi a aujourd’hui des répercussions désastreuses sur la Vallée de la Paix et au-delà.
Maître Oogway et le guerrier Kai étaient jadis frères d’armes, mais la découverte du chi – cette énergie vitale pouvant être utilisée pour le bien comme pour le mal – les a divisés. Kai s’est laissé séduire par le pouvoir du chi, qu’il était bien décidé à amasser jalousement, alors qu’Oogway voulait le partager avec le reste du monde. Lorsque Kai a découvert le moyen de s’approprier le chi d’autrui, Oogway l’a banni pour l’éternité dans le Royaume des Esprits.
C’est en tout cas ce qui était prévu… Oui mais voilà : au Royaume des Esprits, Kai s’est approprié le chi de milliers de maîtres de kung-fu, qu’il collectionne dans des amulettes de jade accrochées à sa ceinture. Fort de tous ces pouvoirs, il triomphe d’Oogway, s’échappe du Royaume des Esprits et revient sur Terre. Armé d’épées de jade luminescentes, Kai sème la terreur à travers toute la Chine, écrasant et volant le chi d’encore plus de guerriers kung-fu. Plus puissant à chaque bataille, Kai peut désormais réactiver ses amulettes et créer une armée de zombies de jade, ou « jombies ». Ensemble, ils sillonnent le pays à la recherche des élèves d’Oogway : les Cinq Cyclones. Un par un Vipère, Grue, Singe, Mante et même Shifu sont transformés en sbires verdâtres au service de Kai.

Pour retranscrire le caractère antipathique et l’humour du personnage, l’équipe du film a fait appel à J.K. Simmons, oscarisé en 2015 pour son impressionnante interprétation dans WHIPLASH. L’attribution du rôle à l’acteur a beaucoup aidé l’équipe sur le plan créatif. Le scénariste Glenn Berger commente : « Kai a toujours été le méchant de l’histoire, mais nous étions dans une impasse créative jusqu’à ce que le rôle soit attribué à J.K. Simmons. Soudain, nous avons eu une vision claire de ce méchant gigantesque, imposant, surnaturel et imbattable, mais également peu sûr de lui – un trait de personnalité que J.K. a apporté au personnage. »
J.K. Simmons, comme Bryan Cranston, était un acteur comique avant d’être porté aux nues pour son travail dans WHIPLASH. Jonathan Aibel déclare : « Pour Kai, nous voulions mêler humour et méchanceté car nous souhaitions créer un personnage effrayant, mais également drôle par moments. J.K. a réussi à instiller de la comédie dans son jeu sans jamais perdre en crédibilité. »
L’acteur est d’ailleurs à l’origine des scènes les plus cocasses du film. Alessandro Carloni raconte : « Lorsque Kai réintègre le royaume des mortels, par exemple, il croise un canard et une oie qui n’ont aucune idée de qui il est, et cela ne lui plaît pas du tout. J.K. et nos animateurs ont brillamment réussi à exprimer l’agressivité, le manque d’assurance, la jalousie et l’anxiété de Kai. »
J.K. Simmons ajoute : « Kai s’attend à ce que tout le monde ait peur de lui et tremble en sa présence. Mais la plupart des gens n’ont strictement aucune idée de qui il est, et le moins que l’on puisse dire, c’est que ça l’énerve ! »
Jennifer Yuh Nelson déclare : « Kai est cruel et violent, il est la preuve qu’on ne devient pas un grand maître de kung-fu en claquant des doigts. En subtilisant le chi d’autres guerriers plutôt que de le gagner à la régulière, il triche et ne se comporte pas comme il le devrait. C’est ce qu’Oogway essaie de lui faire comprendre. »
La réalisatrice poursuit : « À travers ce nouveau personnage de méchant, nous voulions complexifier les choses et explorer les aspects plus surnaturels du chi, dont le contrôle nécessite une maîtrise exceptionnelle du kung-fu. »

Les effets qui représentent le vol du chi sont nés de ce que le superviseur des effets visuels Mark Edwards appelle le « thème du cercle ». Il explique : « Dans les précédents films, le chi était représenté par des cercles mais nous sommes allés encore plus loin dans KUNG FU PANDA 3. En subtilisant le chi d’autrui, Kai extrait l’essence même de celui à qui il appartient, ce que nous avons représenté par des vagues d’énergie circulaires qui s’échappent de la victime vers Kai. »

Kai rejoint la famille des méchants de KUNG FU PANDA, parmi lesquels figurent également Tai Lung, une brute à la force surhumaine ; et Lord Shen, un paon ridicule doté de techniques de combat, d’une vélocité et d’armes incroyables, dont un immense canon.
Kai, Tai Lung et Lord Shen ont cependant un point commun selon Jennifer Yuh Nelson : « Tous les méchants de la franchise possèdent une certaine animosité personnelle, et c’est encore plus vrai pour Kai. À ses yeux, Oogway lui a planté un couteau dans le dos. Celui en qui il avait le plus confiance et aux côtés duquel il s’est battu a choisi de devenir son ennemi plutôt que son allié. On comprend donc d’où vient sa colère. »

LE VILLAGE DES PANDAS

La seule manière de vaincre Kai est de trouver un maître du chi, et les seuls professeurs de chi sont les pandas… C’est du moins ce que Li raconte à Po. Jonathan Aibel déclare : « Après ses retrouvailles avec son père biologique, Po commence à s’interroger sur son identité de panda, car on ne lui a jamais appris à se comporter comme tel. »
C’est ainsi que Po, Li et M. Ping prennent la direction du Village des Pandas. Situé sur des sommets enneigés, le lieu est étonnamment luxuriant et accueillant. Construit sur des sources chaudes, le Village des Pandas est nimbé de brume, mythique, lyrique et idyllique. Bref, c’est le paradis des pandas. Ils sont partout : il y a des bébés, des vieillards, des danseuses… et maintenant un Kung Fu Panda !
Lorsque Po rencontre les villageois, il découvre ce que c’est qu’être un panda et laisse s’exprimer ses qualités personnelles. Il a enfin levé le voile sur ses origines et trouvé une famille.
Jack Black déclare : « C’est très émouvant pour Po de rencontrer enfin ses congénères. Il ne s’est jamais senti dans son élément mais pour la première fois de sa vie, il est entouré des siens et assailli par les émotions. La situation lui ouvre d’infinies possibilités et au début cela le trouble. »
La découverte du Village des Pandas est en effet une expérience incroyable pour Po et un moment unique dans la saga KUNG FU PANDA. Jennifer Yuh Nelson explique : « Ce film ne raconte pas l’aventure solitaire de Po car ce dernier entreprend de transformer une communauté tout entière, laquelle le transforme en retour. C’est une évolution mutuelle. »
La cinéaste poursuit : « Po est entouré par des pandas qui donnent le meilleur d’eux-mêmes et l’aident à faire de même. Le message que nous avons essayé de transmettre, c’est que quoi qu’il arrive nous ne sommes pas seuls, nous avons des amis et de la famille qui tiennent à nous et nous donnent de la force. »
Alessandro Carloni ajoute : « Au Village des Pandas, Po réalise qu’on ne peut pas aller contre sa nature mais qu’il faut essayer d’être le meilleur « soi » possible. Le film prend alors tout son sens. »

Cette nouvelle force lui permet d’accepter pleinement ce à quoi il essayait d’échapper et de devenir le professeur que Maître Shifu a toujours vu en lui. Et ce, juste à temps. On découvre en effet que pour convaincre Po de revenir avec lui au Village et ne pas perdre son fils une fois de plus, Li a menti : le chi censé être capable de neutraliser Kai n’existe pas. Mais comme l’union fait la force – et il aura besoin de toute la force possible pour vaincre Kai –, Po décide d’enseigner le kung-fu aux pandas du Village.
  Parmi ses élèves les plus prometteurs figure Mei Mei, une exubérante danseuse spécialiste du ruban. Véritable pile électrique, Mei Mei est également une source d’inspiration.
Elle fait partie des êtres les plus sûrs d’eux que Po ait jamais connus. Alessandro Carloni raconte : « Il n’avait encore jamais rencontré de femelle de son espèce et se retrouve soudain dans des situations très gênantes avec cette imposante panda pleine d’assurance ! »
Kate Hudson, qui prête sa voix au personnage, a tout de suite été séduite par le personnage et son univers: « Mei Mei est tout le temps en train de se donner en spectacle! Au début, je ne savais pas vraiment jusqu’où je pouvais aller avec le personnage, et puis j’ai compris que Mei Mei n’avait aucune limite. Ce serait tellement bien si nous possédions tous son assurance ! »
Le réalisateur déclare : « Kate confère du charme et de l’assurance à Mei Mei, ce qui rend le personnage drôle et attachant. »
Melissa Cobb ajoute : « Kate est intrépide et s’en est donné à cœur joie dans le studio d’enregistrement. Elle a essayé plein de choses loufoques et la plupart ont été retenues pour la version finale du film. »
Mei Mei est particulièrement douée pour les arts martiaux, c’est d’ailleurs là que s’exprime le mieux sa personnalité hors du commun. Kate Hudson commente : « J’aime le fait que Mei Mei soit une dure à cuire. Elle se transforme en véritable guerrière – elle est l’incarnation même du girl power ! Elle est coriace mais également très féminine. »

Parmi les élèves de Po figure aussi Bao, un adorable et minuscule panda. Lorsque le danger menace le Village des Pandas, Bao est prêt à se tenir aux côtés de Po pour défendre les siens.  

ENTRE CIEL ET TERRE

         Outre l’environnement familier de la Vallée de la Paix, KUNG FU PANDA 3 nous transporte dans de nouveaux lieux et paysages – certains terrestres, d’autres mystiques – comme le Village des Pandas. Pour créer ces univers avec un degré de détail sans précédent, l’équipe a utilisé une technologie de pointe – nouveau logiciel d’animation, techniques de rendu et de stéréo améliorées, modifications du développement de la fourrure et nouveau logiciel d’éclairage – ainsi que des techniques éprouvées telles que le repérage de lieux réels.
Au total, KUNG FU PANDA 3 a nécessité plus de 60 millions d’heures de rendu – qui consiste à générer par informatique une image à partir de modèles 2D ou 3D – contre 20 millions pour le premier film de la saga et 50 millions pour le deuxième.
Melissa Cobb  commente : « Chacune de ces avancées a été mise au service de l’histoire et des personnages. Elles nous permettent d’explorer davantage d’opportunités pour mettre en valeur le jeu des acteurs. Nous avons enfin pu avoir un retour instantané sur les actions et les émotions des personnages. »
Pour créer le Village des Pandas, l’équipe a fusionné « l’ancien » et le « nouveau ». En amont de la réalisation du film, ils ont visité la Chine pour trouver l’inspiration. La productrice poursuit : « Ce voyage nous a permis de définir l’esthétique de KUNG FU PANDA 3 et en particulier du Village des Pandas. »
L’équipe s’est notamment rendue sur le Mont Qingcheng, berceau du taoïsme et habitat naturel des pandas. Melissa Cobb déclare : « Lorsque Po et Li arrivent dans le Village des Pandas, la brume qui enveloppe le lieu se dissipe et on découvre un lieu magique. C’est ce qui s’est produit lorsque nous avons gravi cette montagne. »
Jennifer Yuh Nelson ajoute : « Nous avons randonné à travers une forêt luxuriante et découvert des refuges en bois noueux recouverts de mousse absolument enchanteurs. C’est ce qui a inspiré l’essentiel de l’architecture du Village des Pandas. »
Pour KUNG FU PANDA 3, le chef décorateur Raymond Zibach – responsable de l’univers visuel des trois films, de la création des personnages en passant par les décors, la couleur, l’éclairage et toute la direction artistique – a fait le choix d’un retour à ce qu’il appelle des « environnements légendaires » : « Qu’il s’agisse de l’image de l’épique village alpestre des Pandas ou de l’onirique Royaume des Esprits, les décors du film possèdent tous un caractère légendaire.»

Le Royaume des Esprits est une réalité alternative où le temps n’a pas de prise et où se joue la bataille entre le bien et le mal. C’est là que Po, avec l’aide des habitants du Village des Pandas transformés en pros du kung-fu, affronte Kai dans l’ultime bataille royale.
La confrontation entre les deux personnages rappelle une scène du tout premier film, comme l’explique Alessandro Carloni : « Dans la scène d’ouverture de KUNG FU PANDA, Po s’imaginait en héros, et nous avons reproduit certains de ces plans pour cette séquence de combat. »

L’objectif était cependant de créer un univers à part dans la saga. Jennifer Yuh Nelson déclare : « Pour le Royaume des Esprits, nous nous sommes demandé comment représenter ces maîtres du kung-fu et du chi. Dans certains films d’arts martiaux, on les voit méditer sur un nuage, nous avons donc cherché à créer notre propre version de ces personnages en lévitation. »
Toujours dans l’objectif de créer un univers au caractère légendaire et épique, Raymond Zibach a conçu ce qu’il appelle un « yin et yang fracturé ». Il explique : « Il s’agit de représentations positives et négatives qui peuvent être chaotiques et paisibles à la fois. Dans le cadre de cet environnement scindé entre le yin et le yang, nous avons intégré des bâtiments flottants. »
L’atmosphère éthérée du Royaume des Esprits est encore renforcée par la « vision rouleau », un mélange d’animation en 2D et 3D inspiré par une peinture ancienne chinoise sur rouleau qui ressemble à une peinture animée. La réalisatrice commente : « Le fait d’utiliser le caractère graphique et stylisé de la 2D et de le traduire en images de synthèse dans un environnement en 3D était inédit. »
À propos du rouleau original qui a inspiré cette nouvelle technique cinématographique, intitulé « Le Jour de Qingming au bord de la rivière », le chef décorateur déclare : « Cette toile monumentale, surnommée la Joconde de la Chine, est l’œuvre la plus célèbre du pays. Elle mesure plus de cinq mètres de long. En se déplaçant le long du rouleau, on découvre une procession de gens se rendant à des festivités. Nous nous en sommes inspirés pour raconter l’histoire du film en faisant dérouler les images de droite à gauche, comme si on lisait le parchemin. Les scènes semblent peintes, il y a de l’animation réalisée à la main puis retravaillée à l’ordinateur. On dirait une peinture mouvante qui nous raconte la mythologie d’Oogway et Kai. »

UNE HISTOIRE DE FAMILLE

Lorsque nous avons découvert Po dans le premier film, c’était un outsider qui avait du mal à trouver sa place. Il adorait son père, M. Ping, mais n’avait aucune envie de reprendre son restaurant de raviolis. Il s’imaginait en maître du kung-fu mais semblait manquer, entre autres choses, de la constitution et du physique nécessaires pour devenir maître d’arts martiaux.
Ce personnage qui ne trouvait pas sa place a immédiatement séduit les spectateurs, quels que soient leur âge et leur origine. Melissa Cobb explique : « Nous avons tous, quasi quotidiennement, le sentiment d’être un outsider, de ne pas être à notre place parce que nous avons l’impression de ne pas être à la hauteur. Peu importe l’âge qu’on a et le talent qu’on possède, tout le monde connaît ce sentiment. »
Po a cependant rapidement découvert qu’il possédait la seule chose essentielle pour devenir le premier Kung Fu Panda au monde : un cœur plus gros encore que son ventre protubérant ! En apprenant à maîtriser cet art martial, il a également trouvé sa place au sein d’une grande famille. Outre le dévoué M. Ping, Maître Shifu l’a pris sous son aile et Po est devenu un membre à part entière des Cinq Cyclones. Dans KUNG FU PANDA 3, en rencontrant son père biologique, Li, ainsi qu’une communauté de pandas, Po agrandit son clan.
Ces différentes familles confèrent à Po une force à la fois physique et émotionnelle, et soulignent combien il est important d’appartenir à un clan, peu importe qu’il soit conventionnel ou pas. Melissa Cobb reprend : « Le public apprécie le fait que la saga donne une définition très large de la famille tout en rappelant qu’elle peut être une véritable source de force. »
Lucy Liu note : « On est libre de choisir les membres de sa famille, ça n’est pas uniquement une question de lien génétique. »

Si la famille joue un rôle central dans le parcours de Po, c’est une valeur qui tient également une place particulière en coulisses. La saga KUNG FU PANDA a été créée par une grande famille dont la plupart des membres collaborent depuis le premier volet de la trilogie, il y a 12 ans. Leur passion pour les films d’arts martiaux n’a d’égal que l’amour de Po pour le kung-fu, et les a conduits à rendre hommage au genre tout en le réinventant avec humour et émotion.
Jennifer Yuh Nelson, qui confie avoir grandi en regardant des films de kung-fu, déclare : « KUNG FU PANDA 3, c’était un peu comme une réunion de famille parce que nous travaillons ensemble et développons ces personnage depuis longtemps maintenant. Nous aimons profondément Po et ses amis et nous nous assurons de les traiter avec respect et humour. »

Avant de réaliser le deuxième opus de la trilogie, la cinéaste a supervisé les scènes d’action et réalisé les séquences rêvées de KUNG FU PANDA. Melissa Cobb commente : « S’il y a bien quelqu’un qui connaît cet univers et ces personnages, c’est Jennifer. »
Alessandro Carloni fait lui aussi partie de l’équipe depuis le premier film, ce qui a facilité le processus créatif et le partage des tâches avec Jennifer Yuh Nelson. L’acteur J.K. Simmons compare le duo formé par Alessandro Carloni et Jennifer Yuh Nelson à celui des frères Coen. Il explique : « À l’image de Joel et Ethan, Jennifer et Alessandro sont toujours sur la même longueur d’onde, mais ils ont en même temps des choses différentes à offrir, et cela donne aux acteurs la liberté d’aller aussi loin qu’ils le veulent avec les personnages car ils savent qu’ils feront le bon choix. »
KUNG FU PANDA a été écrit par Jonathan Aibel et Glenn Berger, à qui l’on doit également les scénarios des deux premiers films. Glenn Berger déclare : « La facilité avec laquelle Alessandro et Jennifer collaborent nous pousse, Jonathan et moi, à toujours opter pour la meilleure idée, qu’elle vienne de nous ou pas car l’intérêt du film prime sur tout le reste. » 
Jonathan Aibel ajoute : « Nous connaissons les points forts des uns et des autres et surtout, nous avons toute confiance les uns en les autres. Les échanges d’idées sont donc très faciles et naturels. »
Le chef décorateur Raymond Zibach déclare : « Il n’y a aucun problème de communication au sein de l’équipe, ce qui nous permet de mettre très rapidement en œuvre les idées qui émergent. »
La monteuse Clare Knight commente : « Nous avons développé un langage silencieux, en particulier avec Jennifer. Elle n’a pas besoin de dire quoi que ce soit pour que je comprenne si elle aime quelque chose ou pas. Ça a été une aventure extraordinaire. »

Parmi les autres membres historiques de la « famille » KUNG FU PANDA figurent le responsable de l’animation des personnages, Dan Wagner, qui a défini le style de l’animation de chaque personnage ; le responsable du storyboard Phil Craven, qui a travaillé en étroite collaboration avec les scénaristes et réalisateurs pour concevoir l’histoire ; le superviseur de l’animation Rodolphe Guenoden, qui pratique les arts martiaux depuis longtemps et a été consultant sur les trois films ; et le compositeur oscarisé Hans Zimmer, qui outre la trilogie KUNG FU PANDA a pris part à des films tels que LE ROI LION, la trilogie DARK KNIGHT, GLADIATOR et la série PIRATES DES CARAÏBES. 
Le compositeur résume ainsi ce qui l’a séduit dans la franchise : « La juxtaposition des deux termes qui font le titre des films : le kung-fu et les pandas ! J’aime les films de kung-fu depuis que je suis enfant, ce film était donc pile dans mes cordes. »
Si les arts martiaux et le caractère comique du film restent un attrait majeur pour Hans Zimmer, il confie également que son enracinement dans la culture chinoise, en particulier sur le plan musical, a pris une place de plus en plus importante. Sur KUNG FU PANDA 3, le compositeur a d’ailleurs collaboré avec pas moins de quatre musiciens chinois réputés dans le monde entier : le pianiste Lang Lang, le violoncelliste Jian Wang, la joueuse de pipa – un instrument traditionnel chinois à cordes de la famille du luth – Wu Man, et le joueur de erhu, ou vielle chinoise, Guo Gan.
Pour Hans Zimmer, travailler avec ces artistes renommés s’inscrit parfaitement dans l’esprit du film. Il explique : « Cela nous a donné l’occasion d’expérimenter. Nous avons notamment humidifié les cordes d’un pauvre piano Steinway auquel nous en avons fait voir de toutes les couleurs ! C’était comme se lancer dans une grande aventure avec ces formidables musiciens. »
Pour le compositeur, comme pour la plupart des membres de l’équipe, le défi majeur a été de développer et surpasser ce qui avait été fait dans les deux précédents films. Il explique : « Nous cherchons toujours à faire vivre une expérience particulière aux spectateurs. »
Pour cela, une attention toute particulière a été portée aux séquences dans le Village des Pandas. Hans Zimmer précise : « Il fallait que le Village des Pandas apparaisse comme un paradis sur terre. La découverte du village à l’arrivée de Po, Li et Ping était particulièrement importante. L’endroit est un sanctuaire paradisiaque situé au beau milieu de nulle part, et il est d’une beauté et d’un exotisme à couper le souffle. »
Hans Zimmer confie : « Pour écrire la musique, il me suffisait de me souvenir que le personnage principal était interprété par Jack Black, car le succès de ces films repose essentiellement sur son talent d’acteur et son humour. Pour moi, la musique est donc dictée par l’interprétation de Jack. Je me demande toujours ce qu’il va bien pouvoir inventer ! »

Venant compléter le paysage sonore du film, le design sonore est signé par Erik Aadahl et Ethan Van Der Ryn, superviseurs du montage son, nommés à l’Oscar pour ARGO, et s’appuie sur leur travail dans les deux premiers films. Ethan Van Der Ryn déclare : « Pour les séquences d’arts martiaux, le défi était de trouver l’équilibre entre le caractère viscéral des combats et une certaine fantaisie, avec de la légèreté. » Erik Aadahl ajoute : « Nous tenions à ce que l’univers sonore du film soit à la fois enjoué et léché pour que le public en prenne plein les oreilles. »
Les scènes de combat du film ont donné de multiples occasions aux deux hommes de s’en donner à cœur joie. Erik Aadahl reprend : « Ce qui m’a frappé dans le premier film, c’est le caractère musical et rythmique des combats. Sur ce modèle, nous voulions créer un univers sonore entraînant et mélodieux pour souligner cette légèreté. Nous avons développé l’iconographie classique des films de kung-fu – comme les « woosh », ces souffles d’air caractéristiques du genre – et pour KUNG FU PANDA 3, nous avons créé plus de mille bruitages pour les séquences de combat. »
Les deux ingénieurs du son ont eu recours à des méthodes assez inhabituelles pour créer les sons qui accompagnent les sauts et les envolées de Po. Erik Aadahl explique : « Nous avons installé une série de micros tout au long du plateau du studio de 20th Century Fox, puis nous avons lâché une longue corde élastique préalablement tendue afin d’obtenir un son élastique incroyable qui dure 5 secondes. Ce bruitage sied selon moi parfaitement à Po. »

 Pour les scènes qui se déroulent au Royaume des Esprits, Erik Aadahl et Ethan Van Der Ryn ont créé des sons uniques afin de représenter le mauvais chi de Kai et le bon chi de Po. Erik Aadahl déclare : « Pour le mauvais chi, nous avons opté pour un son altéré, presque grinçant, alors que nous voulions que le chi de Po soit cristallin. Il fallait qu’il soit puissant mais également entraînant et étincelant, c’est pourquoi nous avons utilisé différents instruments de musique chinois pour créer une palette sonore. »
Mais ces scènes reposent parfois davantage sur ce que l’on n’entend pas, comme l’explique Ethan Van Der Ryn : « Nous avons étouffé beaucoup de sons au Royaume des Esprits car ces scènes illustrent souvent le calme intérieur, ce qui nous a poussés à nous concentrer sur les rares sons qui représentent l’état émotionnel des personnages. C’est donc davantage une question d’espace négatif. »

Pour la palette sonore du Village des Pandas, les designers sonores se sont inspirés… des pandas. Erik Aadahl commente : « Le son des pandas qui font des roulades et « rebondissent » les uns contre les autres fait partie de mes préférés, c’est d’ailleurs quelque chose que nous avons commencé à explorer dès le premier film. Nous avons longuement expérimenté pour définir ce son de rebond et mettre au point l’instrument qui permet de le créer, que nous avons baptisé le « gut-bucket » et qui se compose d’une grande bassine en métal retournée et perforée en son centre, accompagnée d’un grand bâton et d’une corde qu’il nous suffisait de pincer. »
Il ajoute : « L’une de mes séquences préférées dans le film est celle dans laquelle tous les pandas dévalent une colline en faisant des roulades pour aller manger, ils sont tellement nombreux qu’on dirait un glissement de terrain ! J’aime cette symphonie de roulades. »

Parmi les nouveaux venus au sein de la famille KUNG FU PANDA figurent les artistes, techniciens et consultants d’Oriental DreamWorks, la société basée à Shanghai qui a travaillé en étroite collaboration avec l’équipe de Glendale, en Californie. Ensemble, les deux sociétés ont innové en réalisant deux versions de KUNG FU PANDA 3, afin que les personnages soient animés de manière à ce que leurs paroles soient synchronisées d’un côté avec l’anglais et de l’autre avec le mandarin. Deux films différents ont ainsi été créés avec la même histoire et les mêmes personnages. La version en mandarin a été élaborée pour laisser plus de place à la nuance et à l’improvisation des acteurs asiatiques qui prêtent leurs voix aux personnages, à un niveau que ne permettent pas les sous-titres ou le doublage.
Créer la version en mandarin a nécessité des ressources et du temps supplémentaire, mais cela en valait la peine. De plus, les 200 employés d’Oriental DreamWorks qui ont pris part au film ont permis à l’équipe d’atteindre un degré d’authenticité inégalé. Jennifer Yuh Nelson déclare : « Pour les deux précédents films, nous nous étions appuyés sur nos recherches et nos extrapolations, mais aujourd’hui nous pouvons compter sur une véritable équipe créative chinoise. »
KUNG FU PANDA 3 est le fruit d’une collaboration entre des équipes situées sur deux continents et du travail d’une armée de talentueux acteurs, cinéastes, artistes et techniciens mais le film reste axé, comme il l’a toujours été depuis la création de la franchise, sur Po, alias Kung Fu Panda. Un personnage qui résonne toujours avec la même force chez l’acteur qui lui a donné vie.
Jack Black déclare : « Po tient une place très importante dans mon cœur, lui et moi ne formons qu’un. Quand on me demande de faire la voix de Po, j’ai du mal à comprendre parce que sa voix, c’est ma voix ! Je ne me cache pas derrière un masque. À travers Po, je dévoile une part de mon âme. »
  
LES PERSONNAGES

PO
Autrefois simple apprenti dans le bar à nouilles de son père adoptif, Po est désormais le légendaire Guerrier Dragon. Malgré l’admiration dont il fait l’objet pour avoir sauvé le monde plusieurs fois, Po reste un humble panda.

En VO : Jack BLACK
En VF : Manu PAYET

Après son premier spectacle en 2007, au Splendid, au Bataclan et à l’Olympia, Manu Payet démarre sa carrière au cinéma dans des comédies telles que COCO, L’AMOUR C’EST MIEUX À DEUX, LES INFIDÈLES ou encore RADIOSTARS et TOUT CE QUI BRILLE.
Il se lance en 2014, pour la première fois, dans la réalisation aux côtés de Rodolphe Lauga avec SITUATION AMOUREUSE : C’EST COMPLIQUÉ. Le film obtiendra le Grand Prix au Festival de l’Alpe d’Huez la même année.
En 2015, Manu Payet change de registre dans le second long métrage d’Emma Luchini UN DÉBUT PROMETTEUR.
Il sera, le 13 avril prochain à l’affiche du film de Cyril Gelblat TOUT POUR ÊTRE HEUREUX et prochainement de DAMOCLÈS de Manuel Schapira pour Arte.
Avec KUNG FU PANDA 3, il retrouve pour la troisième fois le personnage de Po.

SHIFU
Maître du kung-fu, Shifu excelle dans la formation de ses disciples : il fait d’eux les meilleurs combattants en arts martiaux de toute la Chine. C’est un professeur strict et exigeant qui repousse sans cesse les limites de ses élèves afin qu’ils atteignent la perfection.



En VO : Dustin HOFFMAN

En VF : Pierre ARDITI

Après avoir suivi les cours de Tania Balachova, Pierre Arditi fait ses débuts au théâtre, où il se produit dans L'opéra du monde de Jacques Audiberti, Diderot à corps perdu ou encore Tailleur pour dames, dans une mise en scène de Bernard Murat. Au début des années 70, il tourne sous la direction de Serge Moati et Roberto Rossellini qui lui confie le rôle-titre de Blaise Pascal.
S'il décroche son premier rôle important en 1977 dans L’AMOUR VIOLÉ de Yannick Bellon, c'est surtout sa rencontre avec Alain Resnais, pour MON ONCLE D’AMÉRIQUE, en 1980, qui marque le début de sa carrière. Il fait de nouveau équipe avec le cinéaste dans LA VIE EST UN ROMAN (1982), L’AMOUR À MORT (1984) et MÉLO (1986), qui lui vaut le César du meilleur second rôle.
Toujours plus sollicité, Pierre Arditi enchaîne les films et les pièces de théâtre, tout en élargissant son répertoire : haut fonctionnaire chez Jean-Pierre Mocky, avec AGENT TROUBLE, il est un inspecteur épris de vengeance dans RADIO CORBEAU d'Yves Boisset, un chirurgien jaloux dans la comédie VANILLE-FRAISE de Gérard Oury. Ce qui ne l'empêche pas de rester fidèle à son réalisateur fétiche, Alain Resnais, qui le dirige dans le diptyque SMOKING/NO SMOKING (1992), pour lequel il a le césar du meilleur acteur, et ON CONNAÎT LA CHANSON (1997). Il tourne également pour Claude Lelouch avec HOMMES, FEMMES : MODE D’EMPLOI (1996) et HASARD ET COÏNCIDENCES (1998). En 2008, il ajoute une corde à son arc en prêtant sa voix à un film d'animation, avec KUNG FU PANDA où il incarne le sage Shifu.
Comédien prolifique, il ne néglige pas non plus le petit écran : papa-modèle dans Un et un font six, il enchaîne avec L'affaire Dreyfus d'Yves Boisset, Faisons un rêve de Jean-Michel Ribes, Le Comte de Monte-Cristo de Josée Dayan sans oublier un épisode d'Au siècle de Maupassant signé Claude Chabrol. Au cinéma, on le retrouve dans les deux adaptations de Gaston Leroux signées Bruno Podalydès, PAS SUR LA BOUCHE et COEURS d'Alain Resnais, LE GRAND ALIBI de Pascal Bonitzer et LE CODE A CHANGÉ de Danièle Thompson. En 2011, il est à l'affiche du film d'Alain Resnais, VOUS N’AVEZ ENCORE RIEN VU. Après ADIEU BERTHE – L’ENTERREMENT DE MÉMÉ de Bruno Podalydès en 2012, il joue dans LA FLEUR DE L’ÂGE de Nick Quinn aux côtés de Jean-Pierre Marielle en 2013.
On le retrouve régulièrement à la télévision dans la série Le sang de la vigne (France 3).
Il mène en parallèle une prolifique carrière sur les planches dans des pièces comme L’éloignement de Loleh Bellon, Sentiments provisoires de Gérald Aubert, La Vérité de Florian Zeller, Moi, je crois pas de Jean-Claude Grumberg, Comme s’il en pleuvait de Sébastien Thiéry, et bien d’autres..
Il est actuellement au Théâtre Édouard VII dans Le Mensonge de Florian Zeller, aux côtés d’Évelyne Bouix.

MEI MEI
Au cœur du village des pandas où chacun vit dans la décontraction et la bonne humeur, Mei Mei fait figure d’exception. Parmi tous ceux qui ne se mettent jamais la pression, elle veut des résultats. Une fois qu’elle a décidé quelque chose, elle s’y tient coûte que coûte.



En VO : Kate HUDSON

En VF : Alison WHEELER

Après une formation au studio Pygmalion, Alison Wheeler anime  l’émission Kawaï sur la chaîne Filles TV.
Elle décroche en 2010 son premier rôle au cinéma dans MON PÈRE EST FEMME DE MÉNAGE, adaptation par Saphia Azzedine de son propre roman. Rôle pour lequel elle est pré-nommée au César du Meilleur Espoir Féminin.
Suivront notamment CLOCLO de Florent Emilio Siri et À TOUTE ÉPREUVE d’Antoine Blosser.
En 2015, elle est à l’affiche du film de Jean-Paul Rouve, LES SOUVENIRS.
Elle a terminé le tournage du prochain film de Patrick Mille, GOING TO BRAZIL.
Alison Wheeler fait également partie du collectif Studio Bagel et présentait la météo du Grand Journal de Canal+.
Depuis la rentrée, elle tient la rubrique « Le Journal très intime d’Alison Wheeler» dans L’Émission d’Antoine, sur Canal+, animée par Antoine de Caunes.

OOGWAY
Guerrier et leader spirituel de la Vallée de la Paix, Oogway a voué toute son existence à la protection des faibles et des démunis. Il n’est plus de ce monde mais il a légué toutes ses connaissances et son expérience du kung-fu à Shifu, Po et aux Cinq Cyclones.

TIGRESSE
Maître Tigresse est la plus forte et la plus intrépide des Cinq Cyclones, maîtres du kung-fu. Mais derrière cette poigne de fer, ce regard d’acier, bref, derrière toute cette apparente froideur métallique, bat un cœur capable d’une grande compassion.



VIPÈRE
Maître Vipère est la « mère poule » du groupe. Mais ne vous y trompez pas : malgré sa douceur, c’est une guerrière vive comme l’éclair, capable de vaincre l’adversaire le plus effrayant.



SINGE
Maître Singe est malicieux, joueur et débordant d’enthousiasme. Son attitude décontractée et son goût pour les bonnes blagues ne l’empêchent pas d’être un expert en arts martiaux. Farceur imprévisible, il peut être aussi rigolo que féroce au combat.



GRUE
De tout le groupe, Maître Grue est celui qui a les pieds sur terre. Il n’aime pas la violence et fera tout pour éviter l’affrontement… mais si le combat devient inévitable, il fera tout pour le gagner.



MANTE
Maître Mante est le plus petit des Cinq Cyclones mais il ne l'admettra jamais. Ce petit gars souffre du complexe de Napoléon : costaud, rapide et minuscule, il a un sale caractère et il est prêt à en découdre à la moindre insulte.



M. PING
M. Ping a peut-être perdu son meilleur employé au profit de la grandeur du kung-fu, mais il est extrêmement fier de son panda de fils adoptif, Po. Comme tout parent resté seul à la maison, M. Ping a peur d'être oublié...

LI
Si Po n’avait jamais connu la discipline du kung-fu… cela aurait donné Li. Fêtard invétéré, le père de Po est toujours partant pour une bonne rigolade, un bon repas, une bonne sieste, une autre bonne sieste, et puis un bon repas, etc., etc.

BAO
Cette adorable petite boule de poils est un jeune panda qui n’aime que s’amuser. Mais quand le danger menace son village, il va faire face pour le défendre aux côtés de Po.



KAI
Il y a bien longtemps, Kai fut un guerrier sans peur, assoiffé de pouvoir, qui fit des ravages jusqu’à ce qu’il soit banni au Royaume des Esprits pour l’éternité. Mais le voilà de retour sur Terre, et son désir de revanche est plus grand que jamais. Il s’apprête à provoquer la plus formidable des batailles, contre Po et les siens…



Autre post du blog lié à KUNG FU PANDA 3

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