dimanche 13 décembre 2015

SNOOPY ET LES PEANUTS


Animation/Famille/Aventure/Super mignon et original

Réalisé par Steve Martino
Avec Noah Schnapp, Bill Melendez, Francesca Capaldi, Rebecca Bloom, Kristin Chenoweth, Alexander Garfin, Noah Johnston, Hadley Belle Miller...

Long-métrage Américain
Titre original : The Peanuts Movie 
Durée: 01h28mn
Année de production: 2015
Distributeur: Twentieth Century Fox France

Date de sortie sur les écrans américains : 6 novembre 2015
Date de sortie sur nos écrans : 23 décembre 2015


Résumé : Snoopy, Charlie Brown, Lucy, Linus et le reste du gang bien aimé des « Peanuts » font leurs débuts sur grand écran, comme vous ne les avez jamais vus auparavant, en 3D ! Charlie Brown, le loser le plus adorable qui soit, se lance dans une aventure héroïque, tandis que son plus fidèle compagnon, Snoopy, s’élance dans les airs à la poursuite de son ennemi juré le Baron Rouge.

D’après l’imagination de Charles M. Schulz et par les créateurs de L’Age de Glace, SNOOPY ET LES PEANUTS LE FILM démontrera que tout loser connaîtra également son heure de gloire.

Bande annonce (VOSTFR)


Featurette - Au Coeur de Blue Sky (VOSTFR)


Featurette - Fidèles à l'oeuvre (VOSTFR)


Extrait - La Petite Fille Rousse (VF)


Ce que j'en ai pensé : Il est toujours agréable de voir un film d'animation trop mignon. SNOOPY ET LES PEANUTS fait définitivement partie de cette catégorie. Il a un type d'animation bien distinct qui rappelle les comic strips dont il s'inspire. C'est très réussi. Dès le début, on nous présente le groupe de copains - Les Peanuts. Ces petits personnages sont assez nombreux. Ils ont des personnalités bien particulières et des attributs tout aussi spécifiques qui permettent de les distinguer et de les reconnaître aisément. C'est parfait pour les enfants qui rigoleront des gags autour des manies des Peanuts (ils se reconnaîtront peut-être un peu).



Et puis il y a le maladroit & timide Charlie Brown, si attachant lorsqu'il manque de confiance en lui. Il confie à Snoopy toutes ses insécurités et ce petit chien bien malin et bourré d'imagination l'aide à sa façon, en lui faisant des blagues et en l'encourageant.




Le film s'adresse aux enfants et il le fait vraiment bien, avec douceur. Il traite d'amitié, de la vision qu'on a de soi au travers du regard des autres, de l'école, des devoirs, des histoires qu'on vit à fond dans son imaginaire, du dépassement de ses angoisses pour avancer... Bref de tout plein de sujets qui parlent aux enfants car ce sont leurs problématiques journalières. 
Avec SNOOPY ET LES PEANUTS, les parents peuvent emmener leurs enfants au ciné en sachant qu'ils y verront un film adorable, et le plus chouette, c'est qu'eux aussi passeront un joli et agréable moment. C'est un divertissement pour toute la famille que je vous recommande chaudement en cette fin d'année.


NOTES DE PRODUCTION
(A ne lire qu'après avoir vu le film pour éviter les spoilers !)

L’HÉRITAGE DE CHARLES M. SCHULZ

Le 2 octobre 1950, Charles M. Schulz publiait pour la première fois les aventures de Charlie Brown, Shermy et Patty dans sept journaux, marquant ainsi les débuts d’une aventure qui, en 50 ans, a transformé à jamais le paysage culturel et humoristique américain et international. La bande dessinée de Charles M. Schulz est considérée comme l’une des plus influentes du XXe siècle, et ses personnages ont donné naissance à une véritable industrie tout en mettant en vedette la figure du gentil loser à travers Charlie Brown.
Ce petit garçon malchanceux tient une place unique dans la culture populaire. Il est en outre le seul personnage des Peanuts à apparaître dans le premier comic strip, publié le 2 octobre 1950, et le dernier, paru le 13 février 2000 (Snoopy n’a fait son apparition que le 4 octobre 1950).
Face aux épreuves de la vie – comme un arbre avaleur de cerfs-volants, un nombre incalculable de balles de baseball perdues et les conseils parfois un peu brutaux de Lucy Van Pelt – Charlie Brown n’a jamais baissé les bras. Son éternel optimisme a toujours été vecteur d’espoir, ce qui a permis aux lecteurs du monde entier de s’identifier à lui.
Craig Schulz, le fils de Charles M. Schulz et l’un des scénaristes et producteurs de SNOOPY ET LES PEANUTS - LE FILM, déclare : « Charlie Brown est souvent traité de loser, mais en réalité il est tout l’inverse parce qu’il n’abandonne jamais. Nous connaissons tous des moments difficiles, mais Charlie Brown est là pour nous rappeler de ne jamais nous laisser abattre. »
Doué d’un talent rare pour la critique sociale, Charles M. Schulz a créé des personnages et des histoires pleins d’esprit, de sarcasme, d’humour et de cœur. Au milieu des années 60, il a introduit le personnage de Peppermint Patty, un véritable garçon manqué qui excelle en sport. Si au XXIe siècle cela semble tout à fait normal, dans les années 60, représenter des garçons et des filles jouant dans la même équipe était très avant-gardiste. Quelques années plus tard, en 1968, le dessinateur a introduit le premier personnage noir de la bande dessinée, Franklin, un camarade de classe et coéquipier de Peppermint Patty et Marcie.
En seulement quatre cases, Charles M. Schulz réussissait à raconter le monde qui l’entourait. Craig Schulz se souvient : « J’ai toujours considéré mon père comme un grand observateur. Peu importe où il se trouvait ou ce qu’il faisait, il avait toujours une idée de bande dessinée. Il ne manquait jamais une occasion de raconter une histoire. »
Sans même en avoir conscience, Charles Schulz avait l’incroyable talent d’évoquer des thèmes de société majeurs à travers ses dessins, comme s’il s’agissait de la chose la plus évidente qui soit. Craig Schulz reprend : « Mon père n’a jamais profité de sa position. En 50 ans, il n’a jamais posé un regard cynique sur le monde qui l’entourait et cela a porté ses fruits. Les gens aiment profondément ces personnages. »
 L’attrait universel des Peanuts – avec l’éternel statut de loser de Charlie Brown, la douceur de Linus, le regard philosophique de Franklin, le caractère introspectif de Marcie, la mauvaise humeur de Lucy, les sentiments non partagés de Sally pour Linus et les nombreuses personnalités de Snoopy – est la raison pour laquelle la bande dessinée et ses personnages sont toujours aussi populaires 65 ans après leur création.
Lorsque Peanuts a tiré sa révérence en 2000, la bande dessinée comptait plus de 350 millions de lecteurs et était publiée dans 2 600 journaux dans 21 pays à travers le monde. Les quelques 17 897 bandes (15 391 publiées dans des quotidiens, 2 506 dans des hebdomadaires) dessinées au crayon puis à l’encre et écrites à la main par Charles M. Schulz continuent aujourd’hui encore à être réimprimées en syndication, faisant tous les jours de nouveaux adeptes.
Le 23 décembre 2015 marquera une nouvelle étape dans les aventures des Peanuts avec leur retour sur grand écran dans SNOOPY ET LES PEANUTS - LE FILM.

EN ROUTE POUR LE GRAND ÉCRAN, CHARLIE BROWN

Au fil des ans, de nombreux studios ont entrepris d’adapter Peanuts au cinéma, mais la famille Schulz a toujours refusé… jusqu’à ce que le réalisateur Steve Martino lui fasse part de sa passion et de ses idées pour le projet. Craig Schulz admirait en outre déjà le travail du cinéaste, notamment pour sa fidélité au style du Dr Seuss dans HORTON.
En 2012, Craig Schulz a contacté Ralph Millero des studios d’animation Fox pour lui dire qu’il avait écrit un scénario avec son fils, Bryan Schulz, et Cornelius Uliano (les trois scénaristes sont également producteurs du film). Ralph Millero a soumis le scénario à Vanessa Morrison, la présidente des studios d’animation Fox, qui a immédiatement donné son feu vert au développement du projet. Blue Sky et Fox avaient réussi là où tous les autres grands studios hollywoodiens avaient échoué : obtenir les droits cinématographiques de l’une des propriétés littéraires les plus convoitées au monde.
L’approche adoptée par Steve Martino et le soin avec lequel il a abordé le projet ont impressionné la famille Schulz. Craig Schulz commente : « Nous avons eu beaucoup de chance avec Steve. Par le passé, nous avions rencontré beaucoup de gens qui disaient avoir grandi avec les Peanuts et avaient une formidable histoire à raconter, mais ce n’est pas si facile de se glisser dans l’univers créé par mon père, ni de s’approprier son style. C’est pourtant ce que Steve Martino a réussi à faire. »
Le producteur Michael J. Travers déclare : « Collaborer avec les Schulz et raconter une histoire fidèle à l’œuvre de Charles était crucial. Ce film est véritablement une extension de son héritage. »
Dire que le réalisateur s’est senti sous pression serait un euphémisme. Il raconte : « J’ai pensé à Schroeder et à son petit piano. Le jour où on nous a confié le sort de ces personnages emblématiques, j’ai eu le sentiment de sentir le poids d’un énorme piano me tomber sur les épaules ! Les gens faisaient la queue devant mon bureau pour prendre part au projet. » Le superviseur de l’animation Nick Bruno ajoute : « C’était la première fois que mon père m’appelait pour me donner des conseils pour ne pas échouer sur un projet ! »
L’équipe de production de SNOOPY ET LES PEANUTS - LE FILM est complétée par l’un des cinéastes les plus respectés de l’industrie (et un fan inconditionnel des Peanuts), le talentueux Paul Feig. Il confie : « J’ai manqué m’évanouir quand Ralph Millero m’a proposé de prendre part au film ! C’était un peu comme recevoir un coup de fil pour collaborer au remake de STAR WARS ! »

L’HISTOIRE EST DANS LE TRAIT

Tandis que le projet prenait forme, Steve Martino se souvient d’une conversation qu’il a eue avec Craig Schulz : « Le travail de Charles M. Schulz a eu un profond impact sur l’enfant que j’étais et sur l’artiste que je suis devenu. Au cours d’un de nos premiers rendez-vous, Craig m’a pris à part pour me dire que tous les amis de son père le surnommaient Sparky et que comme nous allions collaborer sur ce projet, je pouvais moi aussi l’appeler comme cela. C’était un immense honneur. »
Pour donner le coup d’envoi de la production, le réalisateur a demandé à l’artiste acclamé Tom Everhart s’il voulait bien venir rencontrer l’équipe et les animateurs des Blue Sky Studios. Tom Everhart est connu pour ses tableaux plus vrais que nature représentant Snoopy, Charlie Brown et le reste de la bande des Peanuts qu’il a exposés dans des musées aux quatre coins du monde – y compris au Louvre, au musée d’art du comté de Los Angeles, au musée des Beaux-arts de Tokyo, et bien entendu au Charles M. Schulz Museum and Research Center de Santa Rosa en Californie, un musée dédié à l’œuvre et à l’héritage du célèbre dessinateur de bandes dessinées.
Au cours de son intervention, Tom Everhart a projeté des vignettes de Charles M. Schulz sur un écran de cinéma afin de montrer à l’équipe le détail du trait du dessinateur. Steve Martino se souvient : « Lorsque Tom a agrandi les dessins, on a découvert un degré incroyable de détail dans le trait à l’encre, c’était littéralement comme si le trait nous racontait une histoire ! C’était incroyable. »
Le directeur artistique Nash Dunnigan ajoute : « Ça a vraiment marqué un tournant pour nous. Nous tenions là les fondements de l’esthétique et du style des personnages et des décors du film. »
Admettons-le, nous avons tous un jour ou l’autre griffonné un Snoopy ou sa niche sur un cahier d’écolier, gribouillé l’emblématique zigzag du pull de Charlie Brown ou décalqué les personnages de la BD du dimanche… Steve Martino confie : « Quand j’étais plus jeune, je pensais que dessiner Charlie Brown était facile, mais lorsqu’on tente de saisir le style de Charles M. Schulz, on réalise à quel point c’est loin d’être évident ! »

FAIS TA VALISE SNOOPY, ON PART POUR SANTA ROSA !

Pour saisir les traits uniques des personnages, Steve Martino et le producteur Michael J. Travers ont immergé l’équipe du film dans l’univers des Peanuts en commençant par se rendre au Charles M. Schulz Museum and Research Center.
Ce musée abrite plusieurs milliers de planches originales des aventures de Snoopy et de ses amis, ce qui en fait la plus grande collection de dessins humoristiques au monde. On y trouve également des centaines de croquis, illustrations, œuvres personnelles et études préliminaires de Charles M. Schulz. L’institut de recherche attenant comprend quant à lui une impressionnante bibliothèque, ainsi que des lettres, des photos, des entretiens et des publications éphémères uniques.
Steve Martino déclare : « Les employés du Schulz Museum sont sensationnels, ils nous ont ouvert leurs archives et se sont montrés très accueillants. »

Pour mieux saisir les subtilités du travail du dessinateur, les artistes, animateurs et l’équipe en charge de l’histoire se sont tournés vers Paige Braddock, de chez Charles M. Schulz Creative Associates. En tant que directrice artistique, Paige Braddock est responsable de l’esthétique et du développement créatif de tous les produits dérivés Peanuts vendus dans le monde, ainsi que de la direction éditoriale des différentes publications de la société. Le réalisateur commente : « L’aide de Paige nous a été très précieuse car c’est la dernière artiste à avoir été formée par Sparky et à avoir collaboré avec lui. »
Paige Braddock a donné à l’équipe de Blue Sky un conseil qui peut se résumer en un mot : relax ! Elle explique : « Le style de Charles était libre et organique, et il est impossible à reproduire si on n’est pas détendu. »
Elle a par ailleurs rassuré les artistes en leur confiant qu’ils n’étaient pas les seuls à se sentir dépassés face à la difficulté de reproduire les personnages, et en particulier la tête de Charlie Brown. Elle raconte : « Il est quasiment impossible d’y arriver du premier coup et si le dessin n’est pas absolument parfait, cela saute immédiatement aux yeux. »

L’artiste en charge de l’histoire Karen Disher s’est rendue à Santa Rosa pour la première de nombreuses expéditions. Grande fan des Peanuts depuis l’enfance, elle a beaucoup appris au cours de ces visites. Elle explique : « Dessiner Charlie Brown est moins simple qu’on pourrait le croire. C’est impressionnant de voir combien les simples traits, pointillés et gribouillages de Charles M. Schulz sont vecteurs d’émotion. Et ça, c’est très difficile à reproduire. »
L’équipe de Blue Sky était consciente qu’elle allait devoir se dépasser pour donner vie au scénario de Craig Schulz, Bryan Schulz et Cornelius Uliano.
Initialement, les scénaristes avaient envisagé de centrer toute l’histoire autour de Snoopy, reléguant ainsi Charlie Brown au second plan, mais ils ont très vite changé d’avis car Snoopy est un personnage… intense ! Craig Schulz se souvient : « Mon père a rencontré le même problème avec la bande dessinée. Il fallait constamment qu’il essaie de ‘maîtriser’ Snoopy ! »
Pour équilibrer l’histoire, ils ont donc pris la décision d’intégrer la totalité des personnages des Peanuts, même les moins connus. Craig Schulz se souvient : « C’est Steve Martino qui nous a suggéré d’enrichir l’histoire en y intégrant les personnages favoris du public et en développant le message du film. »
SNOOPY ET LES PEANUTS - LE FILM traite fondamentalement des angoisses quotidiennes que l’on rencontre en grandissant, à l’école ou lorsqu’on est confronté au regard des autres. Craig Schulz déclare : « Nous avons opté pour ce thème et avons modifié le ton général du film, ce qui nous a permis de livrer un message plus puissant qui s’adresse autant aux enfants qu’à leurs parents. »
Steve Martino et son équipe se sont assurés que chacun des personnages soit correctement présenté et installé. Par chance pour les cinéastes, les personnages créés par Charles M. Schulz possèdent de fortes personnalités. 
Le réalisateur déclare : « Pendant 50 ans, Sparky a brillamment réussi à montrer au monde qu’il est acceptable d’exprimer librement ses émotions, ses angoisses, ses espoirs et ses peurs. Nous nous retrouvons tous dans ces personnages, c’est ce qui les rend aussi sympathiques. Plutôt que d’intérioriser les émotions des personnages, Schulz leur a permis de s’exprimer ouvertement, et c’est ce à quoi nous nous sommes efforcés de rester fidèles. »
Il poursuit : « En animation, l’un des principaux défis consiste à créer des personnages à la fois intéressants et riches de sorte qu’une fois rassemblés, ils racontent une histoire captivante. Tout au long de ces années, Sparky nous a offert de formidables personnages, il a abordé des thèmes universels qui trouvent écho en chacun d’entre nous à travers ces personnages d’enfants… qui sont en réalité des adultes dans des corps d’enfants. »
Steve Martino a été particulièrement intrigué par Charlie Brown. Il explique : « Nous avons tous une part de Charlie Brown en nous. Ce qui est fantastique avec ce personnage, c’est qu’il est tellement extrême qu’en le regardant, on accepte mieux nos propres maladresses. Nous avons tous connu des situations embarrassantes et des échecs, mais Charlie Brown nous rappelle qu’en dépit des difficultés, il ne faut jamais renoncer. Il était donc essentiel pour nous de traduire cet état d’esprit à travers ses expressions. »

L’ANIMATION : TOUS À L’ÉCOLE !

Pour superviser l’équipe d’animateurs chargés de donner vie aux personnages, Steve Martino s’est tourné vers trois artistes expérimentés de Blue Sky : les superviseurs d’animation Nick Bruno et Scott Carroll, et le chef animateur Jeff Gabor, tous fans inconditionnels de Charles M. Schulz. Scott Carroll commente : « Nous étions tous très enthousiastes à l’idée de prendre part à ce projet ! »
Ensemble, ils ont eu pour mission de former, superviser et surtout faire en sorte que les 100 animateurs dont ils avaient la charge ne s’éloignent pas des personnages originaux. Avec pour objectif la clarté, la précision et la simplicité, Nick Bruno, Scott Carroll et Jeff Gabor ont introduit un style d’animation inconnu de la plupart des membres de leur équipe. Tous les animateurs du film ont en effet suivi une formation accélérée portant sur le style et l’œuvre de Charles M. Schulz à la « Van Pelt University ».
Jeff Gabor déclare : « Les bandes dessinées n’offrent que peu d’informations quant aux mouvements des personnages. Une fois qu’on a décomposé les 15 ou 20 expressions de Snoopy, on n’est pas plus avancé sur sa manière de se déplacer, impossible de décomposer ses mouvements pour les intervalles, c’est pourquoi nous nous sommes tournés vers les programmes spéciaux. »
Le chef animateur fait référence aux dessins animés télévisés produits par Bill Melendez et Lee Mendelson. Le duo a en effet supervisé plus de 40 téléfilms lauréats de trois Emmy Awards et de 20 nominations. En 2015, « A Charlie Brown Christmas », primé aux Emmy Awards et aux Peabody Awards, a fêté son 50e anniversaire, et pour beaucoup, la diffusion du téléfilm marque encore aujourd’hui le début officiel des célébrations de fin d’année.
Scott Carroll déclare : « Quand on regarde le téléfilm de Bill Melendez, on a l’impression de voir la bande dessinée. Le style qu’il a créé pour la télévision a en grande partie été dicté par celui des personnages. »
Steve Martino ajoute : « J’ai écouté des heures et des heures d’entretiens donnés par Bill Melendez à la fin de sa vie. Il y explique qu’on ne peut pas animer ces personnages de manière traditionnelle et que c’est ce qui a donné naissance à l’esthétique de ses films. »
C’est à l’animateur de légende Bill Littlejohn (qui a travaillé pour le duo Melendez-Mendelson) que l’on doit deux des scènes les plus illustres des téléfilms : la danse de Snoopy sur le piano de Schroeder dans le programme de Noël et les séquences mettant en scène le Baron Rouge dans celui d’Halloween. La capacité de Bill Littlejohn à transcrire le caractère facétieux et théâtral de Snoopy à l’écran a été saluée et étudiée par les aspirants animateurs des quatre coins du monde, y compris ceux de Blue Sky.
Nick Bruno se souvient : « J’ai découvert l’animation grâce à Bill Littlejohn. Quand j’avais 5 ans, j’ai reçu une visionneuse Fisher Price pour Noël accompagnée de scènes des Peanuts. Je passais mes nuits à regarder les aventures de Snoopy contre le Baron Rouge. Il y avait quelque chose de magique dans le fait de voir Snoopy mener son combat aérien sans que l’on aperçoive jamais son adversaire ! »
Scott Carroll ajoute : « Sans étudier minutieusement le travail de Bill Littlejohn, nous n’aurions jamais pu conférer au film l’esthétique emblématique des Peanuts. »

LE MONDE DES PEANUTS

Porter l’univers et les personnages des Peanuts sur grand écran en images de synthèse a constitué un défi titanesque, et pas seulement pour les animateurs. La création et la conception des décors du film se sont révélées tout aussi ardues pour le département artistique. Le réalisateur Steve Martino déclare : « En lisant la bande dessinée, j’ai toujours voulu en savoir davantage sur l’univers de Charlie Brown car Charles M. Schulz ne nous donnait jamais qu’un aperçu, un instantané du monde peuplé par ses personnages. »
Le développement de cet univers a incombé au directeur artistique Nash Dunnigan et à son équipe. Il déclare : « Charles est en substance le chef décorateur du film. Ses dessins originaux ont été une véritable mine d’informations. »
En épluchant les milliers de BD réalisées par Charles M. Schulz, l’équipe en charge des décors du film a pu préciser le style qui prédomine dans l’œuvre du dessinateur.
 Il était important pour le directeur artistique de maintenir une unité visuelle et d’éviter la stylisation à outrance. Il explique : « Il y a une limite au degré de détail que l’on peut apporter aux accessoires et aux environnements, sans quoi on bascule dans un univers très différent. Nous ne voulions pas entrer en compétition avec la simplicité assumée de l’esthétique du film. »
Nash Dunnigan a demandé à son équipe de se référer au travail de Charles M. Schulz pour chacune de leurs créations. Ils ont alors remarqué que les bandes dessinées des années 80 et 90 comprenaient des arrière-plans, des décors et des accessoires mais qui restaient toujours sobres, ce qui a obligé les cinéastes à faire preuve de beaucoup d’imagination. Jon Townley, le décorateur principal, se souvient : « Dans les BD, on ne voit qu’un bout de lampe ou de canapé, ou un coin de fenêtre, c’est la raison pour laquelle il était aussi crucial de nous imprégner de toutes les nuances du style de Schulz. »
À travers les décors, Steve Martino tenait à établir une distinction nette entre les séquences qui se déroulent dans l’univers imaginaire de Snoopy, lorsqu’il se rêve en As de l’aviation de la Première Guerre mondiale, et celles qui se passent dans le « monde réel ».
Les décors des scènes qui se déroulent chez Charlie Brown, à l’école et dans le quartier du petit garçon sont dans des tons désaturés afin de créer un contraste avec les couleurs vives caractéristiques des personnages principaux. Nash Dunnigan commente : « Steve voulait que dans la rue ou la maison de Charlie Brown, on retrouve le style caractéristique des bandes dessinées. »

Pour les scènes qui se déroulent dans le monde imaginaire de Snoopy en revanche, l’équipe s’en est donné à cœur joie. Snoopy et les siens étant essentiellement blancs, le directeur artistique a opté pour des décors aux couleurs foncées afin de souligner leurs actions.
Le caractère intemporel des personnages est sans doute l’un des aspects les plus charmants de la bande dessinée. Nash Dunnigan explique : « Nous avons opté pour une esthétique relativement intemporelle afin d’éviter d’ancrer le film dans une époque… à quelques exceptions près. De manière générale, nous avons essayé de garder nos distances avec les concepts qui n’apparaissaient pas dans les BD de Charles Schulz. »
L’équipe en charge des décors a par exemple envisagé de placer un écran de télévision dans le salon de Charlie Brown. En étudiant les originaux, ils avaient en effet remarqué qu’un téléviseur était présent dans les bandes dessinées datant des années 70. Nash Dunnigan raconte : « Nous avons dessiné et créé l’écran mais avons finalement décidé de ne pas l’utiliser car cela « datait » la scène et le film. Cette télé était le symbole de l’ère du multimédia et d’une époque, et nous ne voulions pas introduire ces concepts dans le film. »
L’équipe a cependant fait une exception en intégrant au film l’emblématique téléphone à cadran que l’on peut voir dans tant de dessins de Charles M. Schulz.
L’esthétique de SNOOPY ET LES PEANUTS - LE FILM est directement inspirée de l’héritage laissé par le dessinateur. Le producteur Paul Feig déclare : « Je suis immédiatement tombé sous le charme du style visuel du film. Il ne remet pas en question notre perception de l’univers des Peanuts, bien au contraire : il l’enrichit. »

« PAR UNE NUIT NOIRE ET ORAGEUSE… »

Lorsque Snoopy entre dans son monde imaginaire, on découvre l’adorable beagle en train de taper frénétiquement à la machine. Son alter ego, « l’Auteur de Renommée Mondiale », a en effet entrepris d’écrire LE livre qui révolutionnera la littérature. Avec son fidèle éditeur Woodstock à ses côtés, Snoopy entame « la Plus Grande Histoire Jamais Contée » par cette célèbre phrase : « Par une nuit noire et orageuse… »
Steve Martino raconte : « Snoopy s’inspire des mésaventures de Charlie Brown et on voit l’histoire se développer dans son univers imaginaire. » Charlie Brown s’est justement récemment épris de la Petite Fille Rousse, sa nouvelle voisine et camarade de classe. À l’instar de son meilleur ami, Snoopy vit donc également une romance. Le scénariste Cornelius Uliano explique : « L’histoire d’amour de Snoopy est pleine d’aventure. Elle se déroule pendant la Première Guerre mondiale et met en scène l’As de l’aviation qui entreprend de conquérir le cœur d’une sublime pilote baptisée Fifi tout en affrontant son ennemi juré, le Baron Rouge. »
Cet aspect de l’histoire a particulièrement plu à Bryan Schulz, tant comme scénariste que comme fan. Il déclare : « Cette séquence m’a permis de répondre enfin à une question qui me taraudait depuis des années : pourquoi Snoopy pourchasse-t-il le Baron Rouge ? »
        
LE SON DES PEANUTS

         Randy Thom, l’ingénieur du son oscarisé à deux reprises qui a supervisé le montage son et le mixage de SNOOPY ET LES PEANUTS - LE FILM, est loin d’être un novice dans le domaine de l’animation. Véritable légende dans l’univers de l’illustration sonore et du mixage, Randy Thom, qui travaille pour Skywalker Sound, a pris part à plus de 20 films d’animation tels que les franchises DRAGONS et RIO, ou LES INDESTRUCTIBLES (qui lui a valu un Oscar).
Ce qu’il aime par-dessus tout, c’est relever les innombrables défis de l’animation et créer des univers sonores de A à Z. Il déclare : « C’est formidable de pouvoir travailler dans plein de styles différents. Ce qui m’a particulièrement plu dans SNOOPY ET LES PEANUTS - LE FILM, c’est le fait que Steve Martino tenait absolument à rester fidèle à l’univers sonore des téléfilms de Snoopy. »
Il poursuit : « Bien que nous ayons eu recours à du matériel contemporain, nous avons utilisé des techniques spéciales pour conférer à l’univers sonore une sonorité plus ancienne, et nous avons intégré des sons caractéristiques des téléfilms. »
En hommage aux téléfilms et à l’œuvre de Charles M. Schulz, Bill Melendez et Lee Mendelson, l’équipe du film a utilisé les enregistrements de Bill Melendez, voix historique de Snoopy. Craig Schulz confie : « Il était très important pour nous d’utiliser la voix de Bill, c’est pourquoi j’ai contacté son studio et leur ai demandé si nous pouvions utiliser les enregistrements qu’il avait réalisés au fil des années. »
Une fois les enregistrements de Bill Melendez (doublant Snoopy et Woodstock) en sa possession, Randy Thom les a intégrés avec grand soin au film. Il explique : « Nous avons étudié la voix de Bill et ses enregistrements d’époque. Il s’enregistrait en train de réaliser des vocalisations, de siffler et de moduler sa voix, puis adoptait ensuite une tonalité plus aiguë pour conférer au personnage son caractère comique. Toute la difficulté réside dans le fait qu’il faut inventer un langage expressif sur le plan émotionnel sans utiliser de mots, mais des sons à mi-chemin entre l’animal et l’homme. Il était primordial que la voix du personnage soit comique ou affectueuse selon la scène. »

MAESTRO SCHROEDER, MUSIQUE !
        
         SNOOPY ET LES PEANUTS - LE FILM n’aurait pas été le même sans la musique emblématique de Vince Guaraldi, l’auteur du morceau « Linus and Lucy » des téléfilms. Le réalisateur Steve Martino déclare : « Rassurez-vous, cet air et tous les morceaux de l’univers SNOOPY que vous connaissez et aimez sont présents dans le film ! »
Et pour interpréter ces titres inoubliables, le cinéaste a fait appel aux talents de la légende du jazz David Benoit, à qui l’on doit la musique de nombreux programmes mettant les Peanuts en scène. Pour donner vie à la « voix » unique de Mlle Othmar (l’enseignante des enfants) et ainsi qu’à toutes les autres voix d’adultes du film, l’équipe s’est tournée vers le célèbre tromboniste et trompettiste jazz de La Nouvelle-Orléans Troy Andrews, surnommé Trombone Shorty.
La musique originale de SNOOPY ET LES PEANUTS - LE FILM a été écrite par le compositeur Christophe Beck (LA REINE DES NEIGES, ANT-MAN, THE HIT GIRLS).

Dans une scène mémorable, on découvre Snoopy en train d’apprendre à danser à Charlie Brown pour qu’il en mette plein les yeux à la Petite Fille Rousse. Conscient que la séquence nécessitait une chanson, Steve Martino a demandé à l’auteure-compositrice-interprète américaine primée aux Billboard Music Awards et citée aux Grammy Awards Meghan Trainor d’écrire un titre original pour le film. Il déclare : « Meghan a écrit un morceau formidable qui souligne l’optimisme de Charlie Brown tandis qu’il s’échine à devenir un meilleur danseur avec l’aide de Snoopy. C’est une artiste exceptionnelle qui incarne à la perfection les valeurs que nous voulons transmettre à travers cette histoire. »
Meghan Trainor a rencontré l’équipe de Blue Sky et a tout de suite saisi l’esprit du film dans sa chanson. Steve Martino commente : « Musicalement, j’ai été séduit dès la première démo que Meghan nous a remise. Je battais la mesure et j’avais un large sourire en imaginant la scène sur ce morceau incroyable. »
L’artiste confie : « En tant que fan incontestée de Charlie Brown, Snoopy et du reste de la bande des Peanuts, j’étais ravie qu’on me propose d’assister à la projection d’une des premières versions du film afin de trouver l’inspiration pour écrire une chanson qui traduise l’esprit, le dynamisme et la gaieté de l’histoire. Et puis ça a été un plaisir de collaborer avec Steve Martino pour s’assurer que le morceau soit à la hauteur des personnages et de l’univers incroyable qu’il a imaginé pour ce film. »

Porter SNOOPY ET LES PEANUTS - LE FILM sur grand écran a été une aventure hors du commun pour Steve Martino et les équipes de Blue Sky et de Fox Animation Studios, une aventure que tous ont désormais hâte de partager avec le public !

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