mercredi 5 août 2015

Back to the future


Action/Fantastique/Bonne première partie, une seconde partie très moyenne

Réalisé par Josh Trank
Avec Miles Teller, Kate Mara, Michael B. Jordan, Jamie Bell, Toby Kebbell, Reg E. Cathey, Tim Blake Nelson, Han Soto, Chet Hanks, Mary-Pat Green, Mary Rachel Dudley... 

Long-métrage Américain
Titre original: The Fantastic Four
Durée: 01h39mn
Année de production: 2015
Distributeur: Twentieth Century Fox France 

Date de sortie sur les écrans américains: 7 août 2015
Date de sortie sur nos écrans: 5 août 2015


Résumé: Adaptation moderne et résolument nouvelle de la plus ancienne équipe de super-héros Marvel, le film se concentre sur quatre jeunes génies qui se retrouvent projetés dans un univers alternatif et dangereux, qui modifie leurs formes physiques mais aussi leurs vies de façon radicale. Ils devront apprendre à maîtriser leurs nouvelles capacités et à travailler ensemble pour sauver la Terre d’un ancien allié devenu leur ennemi.

Bande annonce (VOSTFR)


Featurette - Le prototype de Red (VOSTFR)



Ce que j'en ai pensé: J’attendais ce reboot des 4 Fantastiques avec impatience car la bande annonce contenait beaucoup de promesses alléchantes. Au final mon avis est très mitigé. Dans sa première partie, le film marque des points. Les présentations des personnages et les interactions sont claires et fonctionnent bien. Les héros deviennent vite attachants. La mise en place de l’histoire prend son temps, sans ennui, et, de ce fait, est agréable car l’intrigue se déploie avec un humour frais et des prémices de ce que devrait être la suite. Elle donne envie d’en voir plus sur les aventures de ces jeunes gens. Mais dans la seconde partie du film, l’action s’emballe et les manquements scénaristiques et les raccourcis se font de plus en plus nombreux et importants faisant perdre toute crédibilité aux événements se déroulant à l’écran. 
Visuellement, le film est agréable à regarder mais les impossibilités et les facilités du scénario en font un divertissement qui aura du mal à convaincre un public habitué à des films Marvel mieux travaillés et plus aboutis. Il décevra sans doute les fans des comics.

J’aime beaucoup les jeunes acteurs qui interprète les 4 Fantastiques. Je trouve qu’ils sont le point fort de ce long-métrage. Miles Teller dans le rôle de Reed Richards/Mr Fantastic, Kate Mara dans le rôle de Sue Storm/La Femme Invisible, Michael B. Jordan dans le rôle de Johnny Storm/La Torche et Jamie Bell dans le rôle de Ben Grimm/La Chose offrent chacun une personnalité distincte et attachante à leur personnage.





LES 4 FANTASTIQUES est un divertissement d’été sympathique mais ne dépasse pas ce stade. Il ne s’inscrit pas dans la qualité des films de super-héros Marvel sortis ces dernières années en terme de scénario.





NOTES DE PRODUCTION
(A ne lire qu'après avoir vu le film pour éviter les spoilers!)

Le film LES 4 FANTASTIQUES, qui se déroule à New York, revient sur les origines des quatre super-héros Marvel et raconte comment de jeunes idéalistes décident de sauter ensemble dans l’inconnu. Cette nouvelle adaptation souligne le caractère humain des personnages qui, initialement, ne perçoivent pas leurs nouvelles capacités physiques comme un avantage, mais au contraire comme un obstacle colossal... voire insurmontable.

A l’instar de nombreux inventeurs et génies contemporains, Reed Richards a des origines modestes. A l’âge de 12 ans déjà, il passe d’innombrables heures à bricoler dans le garage de sa mère et de son beau père à Oyster Bay, une petite ville située sur l’île de Long Island dans l’État de New York. C’est là qu’il conçoit un dispositif de téléportation de la matière unique en son genre, bricolé à partir de pièces détachées trouvées dans l’entreprise de récupération familiale de son camarade de classe, Ben Grimm. Cette invention, ou « navette de téléportation cymatique », permet de transporter les objets d’un endroit à un autre. Quatre ans plus tard, à la foire scientifique du lycée, la machine de Reed retient l’attention du Dr Franklin Storm, doyen de l’Institut Baxter, une école et un groupe de réflexion dédiés à faire éclore les meilleures idées des lycéens et étudiants du pays. Le Dr Storm propose au jeune homme de rejoindre ce groupe d’élite. Reed s’installe alors à New York et intègre le programme Baxter, où il participe au développement d’une navette alimentée par la technologie qu’il a mise au point. Un soir, Reed décide d’expérimenter son dispositif, lequel n’a encore jamais été testé sur des humains. Il demande à Ben Grimm, son ami d’enfance, ainsi qu’à Johnny, le fils du Dr Storm, et Victor von Doom, un camarade de classe, de l’accompagner vers une dimension parallèle semblable à la Terre à ses origines - une planète au potentiel illimité en termes de ressources énergétiques naturelles pour ceux qui sauront les contrôler. Malheureusement, la mission de ces astronautes amateurs tourne mal et provoque une explosion. Reed, Johnny et Ben sont gravement blessés, tout comme Sue, la fille adoptive du Dr Storm, restée dans le laboratoire pendant le test. Victor, quant à lui, est introuvable. Immédiatement après cet incident, le gouvernement conduit les quatre jeunes gens dans un complexe militaire ultrasecret appelé Zone 57, où durant trois ans, ils sont retenus prisonniers, interrogés et analysés. Reed, Johnny, Sue et Ben commencent à présenter des capacités physiques qui leur confèrent des pouvoirs incroyables : Reed peut étirer son corps et se contorsionner pour prendre des formes extraordinaires, Johnny peut littéralement s’enflammer, Sue peut devenir invisible et générer de puissants champs de force, et Ben peut se transformer en colosse de pierre de deux mètres et près d’une demi-tonne. Tandis que les têtes pensantes de Washington et de l’armée les observent afin d’exploiter ces fantastiques pouvoirs, Reed, Johnny, Sue et Ben doivent apprendre à maîtriser leurs nouvelles capacités, et tenter ensemble de sauver la Terre d’une mystérieuse et puissante force destructrice. 

La genèse des quatre fantastiques 

Les Quatre Fantastiques occupent une place de choix dans les comics Marvel. Créée par le légendaire duo formé par Stan Lee et Jack Kirby, la bande dessinée « Les Quatre Fantastiques » a vu le jour en novembre 1961. La création de cette première équipe de super-héros Marvel a humanisé l’univers des comics, lui a apporté une pointe d’humour et a marqué l’avènement de l’ère Marvel, qui a ensuite donné naissance aux personnages cultes de Spider-Man, Hulk et des X-Men. Au cours de la période d’intense créativité qu’a été le début des années 60, Stan Lee et Jack Kirby ont été inspirés par l’atmosphère pesante de la guerre froide et la menace constante de la guerre atomique. Les effets supposés des radiations de la bombe nucléaire sont en effet à l’origine des superpouvoirs de nombreux de leurs personnages emblématiques. Les comics « Les Quatre Fantastiques » racontaient l’histoire de personnages qui n’avaient pas besoin de porter de masques et qui se disputaient parfois entre eux. Leurs aventures se déroulaient dans le monde réel, de sorte que les lecteurs pouvaient encore plus facilement s’identifier à eux. Les origines des Quatre Fantastiques ont ensuite été explorées dans « Ultimate Fantastic Four », une série de comics en 60 numéros, en 2004. Le film LES 4 FANTASTIQUES en est inspiré, ainsi que de plusieurs intrigues et thèmes développés dans les comics originaux. 

L’équipe 

Avant Internet, nombre de cinéastes en herbe débutaient leur carrière en réalisant des clips musicaux et des publicités. Aujourd’hui, ils se font découvrir grâce aux courtes vidéos qu’ils publient sur des plateformes telles que YouTube et Vine. En 2007, Josh Trank, un jeune réalisateur de Los Angeles, a créé un court métrage de 85 secondes sur le thème de STAR WARS intitulé « Stabbing at Leia’s ». La vidéo a fait sensation sur Internet où elle a été visionnée par plusieurs millions de personnes en l’espace de quelques semaines seulement. L’ingéniosité et le réalisme de « Stabbing at Leia’s » ont retenu l’attention des dirigeants de la 20th Century Fox. Le studio a alors engagé Josh Trank pour réaliser son premier long métrage, CHRONICLE, l’histoire captivante de trois adolescents qui découvrent une mystérieuse source d’énergie souterraine qui leur confère des superpouvoirs mais fait aussi ressortir leur part d’ombre. Le film, tourné en found footage, a remporté un succès populaire et critique international. Le ton et le style résolument réalistes de CHRONICLE sont également présents dans LES 4 FANTASTIQUES. 

A l’époque, la Fox développait un reboot des Quatre Fantastiques. Entre la similitude des thèmes développés dans CHRONICLE et l’affection portée par le réalisateur à la bande dessinée culte de Marvel, les dirigeants du studio savaient qu’ils tenaient là le candidat idéal pour donner un nouveau souffle à la toute première bande de super-héros imaginée par Marvel. Josh Trank appartient à une génération qui a grandi abreuvée de comics et d’adaptations cinématographiques de bandes dessinées aux intrigues complexes et sombres, et cela a influencé sa vision pour LES 4 FANTASTIQUES.

Le réalisateur déclare : « Mon objectif en prenant part à ce projet était de réaliser le film que j’aurais voulu voir en tant que fan, un film original qui n’ait pas peur d’être subversif et de transgresser les règles du genre. » Il voulait d’abord explorer les origines des personnages, avant qu’ils ne deviennent les Quatre Fantastiques. Il était aussi important pour lui que le ton du film soit réaliste et poignant. Il explique : « Les pouvoirs des personnages sont les mêmes que dans les comics, mais au lieu de voir ces pouvoirs comme quelque chose de positif, ils les perçoivent comme un handicap qui les empêche de réintégrer la société. » Josh Trank fait évoluer ses personnages dans un monde marqué par la diversité, à l’image de la société contemporaine. Une diversité qui se reflète également dans le casting, l’histoire, le ton et les décors du film. L’histoire développée dans LES 4 FANTASTIQUES se déroule avant que les personnages ne deviennent les super-héros que l’on connaît. Ils ne portent pas encore de costumes et n’ont pas encore été surnommés Mr Fantastique, la Femme invisible, la Torche humaine et la Chose. 

Une fois la réalisation confiée à Josh Trank, la 20th Century Fox a demandé à Simon Kinberg d’écrire le scénario et de produire le film. Ce fan inconditionnel de comics, producteur de X-MEN : LE COMMENCEMENT et scénariste et producteur de X-MEN : DAYS OF FUTURE PAST, était le candidat idéal pour collaborer avec Josh Trank sur LES 4 FANTASTIQUES. Simon Kinberg confie avoir été séduit par la vision du réalisateur : « Josh avait une idée très précise du ton qu’il voulait donner au film, il tenait à ce qu’il soit différent des précédents et de tous les films du genre. Il voulait raconter une histoire sur le passage à l’âge adulte qui soit réaliste et ancrée dans le monde réel. » Le fait que les Quatre Fantastiques n’aient jamais vraiment été des super-héros a toujours plu à Josh Trank. Il explique : « Ce sont avant tout des explorateurs et des aventuriers, ils sont toujours par monts et par vaux et risquent leurs vies sur des planètes lointaines ou dans des dimensions parallèles. Les difficultés auxquelles ils sont confrontés sont symboliques des difficultés rencontrées au quotidien par les jeunes. » Malgré leur différence d’âge - Simon Kinberg est de 10 ans l’aîné de Josh Trank -, les deux hommes partagent les mêmes références cinématographiques : E.T., L'EXTRATERRESTRE, RENCONTRES DU TROISIÈME TYPE, STAR WARS ou encore TERMINATOR. Ces références communes ont non seulement influencé le ton du film, mais également la décision du réalisateur et du producteur de réaliser le maximum de scènes lors du tournage plutôt que d’avoir systématiquement recours aux effets visuels. 

Simon Kinberg a rejoint une équipe de production à qui l’on doit les autres adaptations à succès des comics Marvel par la 20th Century Fox : le producteur Hutch Parker, qui a produit X-MEN : DAYS OF FUTURE PAST et WOLVERINE : LE COMBAT DE L'IMMORTEL, Gregory Goodman, qui a produit X-MEN : LE COMMENCEMENT, et Matthew Vaughn, le scénariste et réalisateur de X-MEN : LE COMMENCEMENT. Hutch Parker, ancien président de la production chez 20th Century Fox qui a notamment pris part à la franchise XMEN, déclare : « Ce qui m’a vraiment séduit dans LES 4 FANTASTIQUES, c’est la vision de Josh. Il a une idée très précise de ce qui distingue ce comic book des autres et cela se ressent dans tous les aspects du film. Il voulait faire quelque chose qui selon lui, n’avait encore jamais été fait. Il voulait que ce film soit exigeant mais qu’il reste accessible et pour cela, il fallait qu’on s’attache à chacun des quatre héros. » C’est dans cet esprit que Simon Kinberg a entrepris d’écrire un scénario dans lequel la transformation des personnages principaux n’est pas présentée comme une bénédiction mais comme une perte de contrôle de leurs corps.

Il explique : « Il fallait qu’on comprenne le choc ressenti par ces jeunes lorsqu’ils découvrent leurs nouvelles aptitudes, car leur transformation physique affecte tous les autres aspects de leur vie. » Hutch Parker ajoute : « Les scènes dans lesquelles ils découvrent leurs pouvoirs ne sont pas traitées sur le ton de l’humour ou du jeu. Johnny, par exemple, est terrorisé à l’idée d’être consumé par le feu. » En écrivant le film, le scénariste s’est imaginé les personnages dans 10, 20 ou 30 ans. Il déclare : « Cela m’a obligé à me poser des questions sur leur évolution et sur ce qu’ils vont devenir. À la fin du film, ce ne sont pas encore des super-héros. Leur existence n’est pas encore connue du public. Ils ne sont pas encore vraiment à l’aise avec leurs pouvoirs, et ils n’ont pas encore leurs noms de code ou leurs costumes. Explorer les origines des personnages permet d’intégrer plus de nuance, de caractère et d’humanité à l’histoire. » Si le ton, le casting et les décors du film ont été modernisés, il comprend aussi de nombreux éléments caractéristiques des comics, comme le Baxter Building qui abrite l’Institut Baxter en plein coeur de New York et où le Dr Franklin Storm préside une classe composée des esprits les plus brillants dans les domaines de la physique, de la technologie et de la biologie. 

Simon Kinberg ajoute : « L’un des principaux éléments des comics de Stan Lee et Jack Kirby que nous avons conservés, c’est l’idée selon laquelle les quatre héros forment une famille. La raison pour laquelle « Les Quatre Fantastiques » a connu une telle longévité, c’est qu’il repose sur une dynamique familiale. Outre leur côté enjoué, aventurier et optimiste, c’est ce que nous avons retenu des comics originaux. » Josh Trank déclare : « Si LES 4 FANTASTIQUES nous apprend quelque chose, c’est que l’union fait la force et qu’en surmontant ensemble les difficultés que la vie met sur notre chemin, on en sort grandis et plus soudés que jamais. » 

Le casting

Pour incarner les héros du film, la production cherchait des acteurs capables d’interpréter des personnages ancrés dans la réalité et les mœurs sociales contemporaines. Le scénariste et producteur Simon Kinberg déclare : « Nous tenions à faire appel à de grands acteurs dramatiques, des acteurs reconnus pour leur talent d’interprétation. C’est aussi la façon dont nous avons abordé les films de la saga X-MEN. » 

Suite à l’accident dont ils sont victimes, les personnages développent un lien unique - quoi qu’il arrive, ils savent désormais qu’ils seront toujours présents les uns pour les autres. Ils comprennent qu’en s’alliant, ils seront plus forts. Il était donc essentiel pour l’équipe qu’on ait l’impression que les acteurs principaux se connaissent depuis toujours. Le groupe est emmené par le brillant Reed Richards. Tout petit déjà, le jeune inventeur rêvait de créer un système de téléportation. Rêve qu’il a réalisé plusieurs années plus tard en mettant au point une machine qui permet le voyage inter-dimensionnel, la Porte Quantique, à l’Institut Baxter. Mais après que le test de la machine a mal tourné, ses amis et lui se découvrent d’étranges pouvoirs. Reed est désormais capable d’étirer son corps de manière incroyable et de prendre diverses formes. 

Simon Kinberg commente : « Reed Richards est l’un des esprits les plus brillants de l’univers des comics. Ce qui le rend intéressant, c’est qu’il est doté d’un profond sens moral, mais sa volonté de repousser les frontières de la science le conduit parfois à négliger les règles de la prudence. Dans le film, Reed est un jeune homme curieux et ambitieux, plus à l’aise pour parler de science que de ce qu’il ressent. Il est tellement concentré sur son travail qu’il n’interagit pas vraiment avec le reste du monde, mais lorsqu’il le fait, c’est souvent de manière amusante et parfois profonde. » Reed Richards, l’un des personnages phares de l’univers Marvel, est incarné par Miles Teller, l’un des jeunes acteurs les plus en vue d’Hollywood, qui s’est récemment illustré dans WHIPLASH, THE SPECTACULAR NOW et la saga DIVERGENTE. 

Simon Kinberg déclare : « Miles exprime la grande intelligence et l’espièglerie de Reed avec brio, mais il possède également une part d’ombre. » Hutch Parker ajoute : « Miles est hilarant, comme le savent tous ceux qui ont passé un peu de temps en sa compagnie, mais c’est également quelqu’un de réservé et c’est une facette de lui qu’on n’avait encore jamais vue au cinéma. Cette réserve apporte beaucoup au personnage et le rend plus imprévisible. » L’acteur a très vite pris conscience de l’immense popularité des Quatre Fantastiques au panthéon des super-héros. Il déclare : « Ce sont les personnages préférés de beaucoup de gens car les Quatre Fantastiques sont les premiers super-héros à être confrontés à de vrais problèmes. Ce sont les personnages les plus humains de cet univers. » 

LES 4 FANTASTIQUES dresse le portrait du jeune Reed et non du personnage de légende qu’il est amené à devenir. Miles Teller déclare : « J’ai pris beaucoup de plaisir à interpréter ce personnage populaire 20 ans avant qu’il ne devienne ce héros connu de tous. Ce qui me plaît le plus chez Reed, c’est sa capacité de concentration et son exceptionnelle intelligence. Être plus intelligent que ceux qui vous entourent est un formidable atout, cela vous confère beaucoup de pouvoir. Mais le problème, c’est que peu de gens sont capables de vous comprendre. Reed est donc un peu renfermé sur lui-même, ce qui m’a plu. Il n’essaye pas d’être dans le coup, tout ce qu’il veut, c’est construire la Porte Quantique, c’est ce qui le motive. En ce sens, c’est un véritable pionnier. » Si les incroyables pouvoirs de Reed Richards ont été créés en images de synthèse, ce sont les instructions de Josh Trank sur le tournage qui ont aidé Miles Teller à visualiser et réaliser les mouvements hors norme du personnage. Le réalisateur utilisait un microphone pour communiquer avec ses acteurs pendant le tournage des scènes à effet visuels afin de les aider à se représenter les actions ou les décors qui seraient plus tard intégrés en images de synthèse. Miles Teller commente : « Le plus important pour un acteur, c’est la précision et la concentration. Lorsqu’on est censé réaliser des choses impossibles dans la vie réelle, on ne peut pas répéter à l’avance, il est alors très important de réussir à visualiser le résultat final. » 

Reed est rejoint par Johnny Storm, un jeune aventurier qui ne veut rien avoir à faire avec le programme scientifique de son père, le Dr Storm. Mais lorsqu’il est impliqué dans un accident au cours d’une course, son père insiste pour qu’il rejoigne Baxter. C’est ainsi qu’il prend involontairement part au dernier projet de l’Institut. Suite à l’échec de la mission, Johnny est transformé en torche humaine. Contrairement à ses amis, Johnny s’adapte très vite à sa nouvelle situation et prend plaisir à utiliser ses pouvoirs. Johnny a ce qu’on appelle « le syndrome du fils du patron ». Josh Trank explique : « Le Dr Storm, directeur de l’Institut Baxter, est un homme très intelligent, mais Johnny lui reproche d’accorder plus d’attention à ses étudiants qu’à lui. Il a beaucoup de rancœur envers son père et ne veut pas suivre ses traces. Bien qu’il ait le Q.I. et la motivation nécessaire, il préfère mille fois s’amuser et faire ce que bon lui semble. » 

Simon Kinberg ajoute : « Que ce soit avant ou après avoir été transformé en Torche Humaine, tout ce que Johnny fait n’a qu’un but : attirer l’attention de son père. Le Dr Storm a été une figure paternelle pour des centaines d’étudiants mais jamais pour son propre fils. Ce dernier s’est donc naturellement éloigné de son père. » Le scénariste et producteur poursuit : « Johnny est à certains égards le plus drôle, le plus enjoué et le plus déchaîné des quatre, il est celui que la plupart des gens aimeraient être. L’idée qu’il puisse s’enflammer et voler est déjà en soi attrayante, mais c’est aussi un grand séducteur et il est un peu prétentieux, ce qui lui vaut le statut de la « starlette » du quatuor. Et Michael B. Jordan est parfait dans ce rôle. » L’acteur confère également beaucoup de profondeur au personnage. 

Simon Kinberg commente : « Michael a l’aplomb et l’assurance nécessaires au rôle, mais il possède aussi beaucoup d’humanité et de vulnérabilité, ce qui apporte une autre dimension à Johnny Storm. » L’idée de confier le rôle à Michael B. Jordan est née peu de temps après le tournage de CHRONICLE. L’acteur se souvient : « Josh m’a confié qu’il allait réaliser LES 4 FANTASTIQUES, ce à quoi j’ai répondu sur le ton de la plaisanterie qu’il ferait bien de me choisir pour le rôle de Johnny ! Nous avons ri puis n’en avons plus reparlé. Quelques mois plus tard, il m’a appelé pour me dire que j’avais le rôle. » Le fait d’interpréter un personnage doté de pouvoirs spéciaux dans CHRONICLE a en quelque sorte servi à l’acteur de « mise en bouche » pour LES 4 FANTASTIQUES. 

Il explique : « Cela m’a donné confiance en ma capacité à m’approprier un personnage aussi emblématique. Le réalisme du film m’a aussi beaucoup plu, j’aime le caractère humain des personnages et le fait qu’on puisse s’identifier à eux. Pour moi, Johnny Storm est le personnage phare du groupe. Il est charismatique et mord la vie à pleines dents. C’est un éternel optimiste qui tient à être pris au sérieux, mais il fait aussi preuve d’une certaine légèreté, il y a donc un équilibre chez lui. » LES 4 FANTASTIQUES est aussi un film sur le passage à l’âge adulte. Confrontés aux évènements et à leurs nouvelles capacités physiques, les personnages découvrent qui ils sont vraiment. Michael B. Jordan commente : « Johnny voit en ses nouveaux pouvoirs l’occasion de trouver enfin sa voie. En véritable accro à l’adrénaline, il tient peut-être là sa vocation. » 

La sœur de Johnny, Sue Storm, a été adoptée au Kosovo par le Dr Franklin Storm. La jeune femme se spécialise aujourd’hui dans le domaine de la reconnaissance des motifs, elle en voit partout et chez tout le monde. Après avoir échappé de peu à l’explosion du laboratoire, Sue développe aussi de nouvelles capacités. Elle peut devenir invisible et générer de puissants champs de force. Pour honorer l’héritage de cette brillante héroïne de bande dessinée, l’équipe du film s’est mise en quête d’une actrice intelligente, forte et mystérieuse. Simon Kinberg se souvient : « Nous étions tous fans de « House of Cards » et le nom de Kate Mara a été le premier à être prononcé. Elle confère à Sue le sérieux essentiel à ce personnage mal à l’aise avec sa beauté. À ses yeux, son physique est même un obstacle. Nous voulions donc une actrice impressionnante, intelligente et puissante, plus encore que les garçons. Sue tient une place de choix au sein du groupe ; à certains égards, elle est la plus mûre des quatre. » 

Kate Mara déclare : « J’étais encore plus enthousiaste à l’idée d’incarner Sue après que Josh m’a présenté sa vision de l’histoire car j’aime les films ancrés dans la réalité, c’est la raison pour laquelle j’avais aimé CHRONICLE. Josh m’a immédiatement donné envie de participer au film. » Elle ajoute : « Sue a toujours été assez renfermée, sa capacité à devenir invisible s’inscrit donc dans le prolongement de sa personnalité. » Après avoir été adoptée par le Dr Storm, il est très vite devenu évident que Sue était surdouée. 

L’actrice raconte : « Elle a le don de reconnaître des motifs récurrents. Elle est extrêmement intelligente et travaille aux côtés de son père, dont elle est très proche. » La relation qui unit Sue à son frère Johnny est quant à elle typique de celle qui lie un frère et une sœur. Kate Mara se souvient avoir immédiatement ressenti un lien fort avec Reg E. Cathey, qui incarne le Dr Storm, et Michael B. Jordan. Reg E. Cathey connaissait d’ailleurs déjà les deux acteurs grâce à son travail dans « House of Cards » et « Sur écoute ». Comme la plupart de ses amis, Sue a du mal à se faire à ses nouveaux pouvoirs. 

Kate Mara raconte : « En obtenant ces dons, elle a le sentiment d’avoir été amputée d’un membre. Josh tenait à ce qu’on comprenne clairement que l’utilisation de ses pouvoirs est très éprouvante pour Sue. Cela lui prend énormément d’énergie, mentalement et physiquement. Devenir invisible ou utiliser son champ de force revient pour elle à courir un marathon ou à retenir son souffle plus que de raison. C’est un des aspects qui font que, bien qu’elle possède des dons spéciaux, Sue reste humaine. Elle n’a pas le sentiment d’être comme tout le monde et aimerait que tout redevienne comme avant. Le fait d’avoir des pouvoirs qu’elle ne maîtrise pas la terrifie et l’isole encore davantage. » 

Ben Grimm est le quatrième membre de l’équipe. Il vit avec sa mère et ses frères aînés dans une petite maison qui donne sur l’entreprise de récupération familiale, Grimm Salvage Yard, située dans les quartiers populaires d’Oyster Bay. Ben se lie d’amitié avec son voisin, l’inventeur intello Reed Richards, lorsqu’il découvre ce dernier en train de voler des pièces détachées pour sa dernière invention en date. Plusieurs années plus tard, après avoir rejoint l’équipe de l’Institut Baxter à la demande de Reed, Ben se retrouve transformé en colosse de pierre de plus de deux mètres et 450 kilos, le rendant ainsi invincible. C’est Jamie Bell, qui a entamé sa carrière dans le rôle titre du film dramatique britannique BILLY ELLIOT, qui a été choisi pour interpréter ce personnage à la volonté de fer. Pour le rôle de Ben Grimm, l’équipe du film était à la recherche d’un acteur ni trop grand, ni trop musclé, capable de faire du personnage un outsider qui laisse éclater sa frustration et sa colère lorsqu’il prend l’apparence de la Chose. 

Le producteur Hutch Parker déclare : « Josh Trank s’est appliqué à faire ressortir les traits de caractère inhérents au personnage : sa force tranquille, son sens moral et sa loyauté - des qualités que Jamie Bell exprime admirablement. » Le scénariste et producteur Simon Kinberg ajoute : « Jamie possède une gentillesse et une humanité incroyables, mais lorsqu’il devient la Chose, il n’a plus que ses yeux et sa voix pour jouer car il s’agit d’un personnage en images de synthèse. Il exprime sa bonté et son humanité par le seul biais de son regard, il suffit alors de regarder le visage de la Chose pour sentir la présence de Jamie en dépit de son apparence. » L’acteur a accepté de prendre part au film après une conversation téléphonique de deux heures au cours de laquelle Josh Trank lui a décrit chaque détail du film, de la scène d’ouverture au générique de fin. Il raconte : « Josh est le genre de réalisateur qui ne laisse aucun détail au hasard. Il a très bon goût et a vraiment essayé de faire quelque chose de différent avec ce film, ce que je trouve admirable. C’est une immense responsabilité. Après avoir raccroché, j’avais l’impression d’avoir vu LES 4 FANTASTIQUES, et ça m’avait plu. Ce qui est génial, c’est qu’il ne ressemble pas à un film de super-héros, et pourtant c’en est un. Il rassemble tous les éléments du genre mais raconte avant tout l’histoire hors du commun de quatre amis dont la vie est irrémédiablement transformée. C’est là le cœur du film à mon sens, et c’est ce que j’ai trouvé le plus intéressant. » 

A propos de son personnage, Jamie Bell déclare : « Ben est à un moment charnière de sa vie et n’a pas vraiment de projet. Il n’a pas beaucoup de perspectives. C’est un jeune homme comme il y en a des millions. La seule chose qui le distingue, c’est qu’il est très protecteur envers ses amis. Ben ne s’entend pas avec ses frères qui l’ont beaucoup tyrannisé, il a donc le sentiment de toujours devoir faire ses preuves. Lorsqu’il est intimidé, il aime intimider en retour. Mais au fond, c’est un gentil garçon. » Très proche de Reed Richards, Ben est contacté pour participer à la mission à bord de la navette de la Porte Quantique menée par l’Institut Baxter. Mais c’est pour Ben que les transformations physiques qui résultent de ce voyage inter-dimensionnel sont les plus difficiles, car elles altèrent son apparence humaine pour faire de lui un géant de pierre. 

Jamie Bell confie : « Je pense que la situation de Ben est la pire de toutes. Ses pouvoirs le transforment littéralement en rocher avec des yeux ! Il est aussi éloigné qu’on peut l’être de l’apparence humaine, il devient quelque chose de totalement différent. Ce que Ben et ses amis ressentent à cet instant, c’est une infinie solitude, ils ont le sentiment qu’ils ont tout perdu et que leur vie est gâchée, mais ils doivent apprendre à vivre avec leurs effrayants nouveaux pouvoirs. » Pour incarner la Chose, l’acteur a essayé de se concentrer sur l’humanité de Ben et non sur sa nouvelle apparence. Il explique : « J’ai abordé cette facette du personnage comme s’il s’agissait du même jeune homme de 18- 19 ans pris au piège d’une carapace rocheuse. Son état d’esprit est le même qu’avant sa transformation, il est donc toujours humain. Ses pensées et ses émotions ne sont pas affectées par sa condition. Il suffit d’imaginer que sous ce corps de pierre se trouve un jeune homme ordinaire. » Outre l’état psychologique de Ben, Jamie Bell a dû prendre en compte l’imposante stature de la Chose - qui mesure plus de deux mètres et pèse près d’une demie tonne - pour interpréter physiquement le personnage. 

Il déclare : « L’aspect physique du rôle repose sur le mouvement, tout comme la danse, que je pratiquais quand j’étais enfant. » Pour mesurer la bonne taille et servir de référence pour la caméra et ses partenaires, l’acteur devait souvent jouer ses scènes non seulement en combinaison de performance capture, mais également perché sur des échasses spéciales qui le grandissaient d’une trentaine de centimètres. Il confie : « Les échasses n’étaient pas faciles à porter, mais elles étaient très utiles. Le fait d’être plus grand modifie légèrement votre façon de voir les choses car on est plus intimidant. » 

Jamie Bell a également travaillé en étroite collaboration avec le chorégraphe de mouvements Terry Notary. Spécialiste de la performance capture, Terry Notary a joué et formé des acteurs à la performance capture pour des films tels que LA PLANÈTE DES SINGES : L'AFFRONTEMENT, la trilogie LE HOBBIT et AVATAR. Bien que Ben ne soit pas reconnaissable sous l’apparence de la Chose, il était important pour Josh Trank que la personnalité du jeune homme transparaisse chez son alter ego de pierre. Terry Notary commente : « Jamie et moi avons passé les premiers jours de préparation à essayer de comprendre comment fonctionnait le personnage et quel genre de personne était Ben. Il était primordial pour Josh que le public considère la Chose comme un être humain pris au piège de cette carapace. » Il poursuit : « La taille du personnage a fortement influencé ses mouvements. Il a fallu que Jamie développe une façon de se déplacer qui tienne compte du poids du personnage. C’est ce qui confère à la Chose cette impression de masse et de lourdeur. » Une fois les rôles des Quatre Fantastiques attribués, l’équipe du film s’est mise en quête de l’acteur qui interpréterait Victor von Doom, l’ennemi juré des super-héros depuis les origines des comics, il y a 50 ans. Victor est un personnage tellement emblématique que beaucoup pensent qu’il a inspiré l’apparence de Dark Vador à George Lucas dans la saga STAR WARS. 

Victor von Doom est l’un des méchants les plus populaires de l’univers des comics Marvel. Dans la version de Josh Trank, le brillant mais caractériel scientifique accepte de réintégrer l’Institut Baxter à la demande du Dr Storm afin d’assister Reed Richards et son équipe, alors sur le point de créer la Porte Quantique, une technologie sur laquelle Victor a travaillé sans succès durant 10 ans au sein de l’Institut avant de brusquement claquer la porte. 

A propos du personnage, Simon Kinberg déclare : « Victor faisait partie des premiers étudiants du Dr Storm à l’Institut Baxter. En dépit de ses capacités intellectuelles, il n’a jamais su se maîtriser. Il a vécu une enfance difficile et a perdu ses parents, mais il possède un Q.I. exceptionnel. Le Dr Storm a trouvé Victor dans un orphelinat d’Europe de l’Est et l’a ramené avec lui à New York pour l’aider à mettre son génie au service de projets productifs. Mais le jeune homme n’a jamais réussi à se remettre de certaines blessures ni à se défaire de sa nature rebelle. Il n’a pas pu mettre au point sa version de la Porte Quantique et son manque de discipline a eu raison de lui. Victor est presque trop intelligent pour ce monde. » 

Josh Trank ajoute : « Il est hanté par les fantômes de son enfance et n’arrive pas à tourner la page. Lorsqu’on le découvre à 25 ans, il semble complètement perdu car il n’arrive pas à trouver sa place dans ce monde après les épreuves qu’il a vécues enfant. Si le Dr Storm lui demande de revenir travailler à l’Institut Baxter, c’est parce qu’il est très attaché à lui. » Victor, en revanche, n’arrive pas à s’affranchir de son sentiment d’aliénation et de ses tendances anarchistes. Le rôle de Victor von Doom fut l’un des plus difficiles à attribuer. 

Simon Kinberg explique : « Les rôles de méchants sont les plus délicats parce qu’en cas d’erreur de casting, on peut facilement tomber dans la caricature alors que Victor est à la fois un être fragile et brisé, et une figure puissante et effrayante. » L’acteur britannique Toby Kebbell, qui a récemment incarné le sournois Koba dans LA PLANÈTE DES SINGES : L'AFFRONTEMENT, le blockbuster de l’été 2014, était le premier choix de l’équipe. Le scénariste et producteur commente : « Toby est un fabuleux acteur qui confère une part de mystère à Victor. » Il ajoute : « Je trouve qu’il est important qu’il inspire une certaine fascination. » De son sinistre personnage, Toby Kebbell dit : « Victor est quelqu’un de brillant mais qui tolère très mal la cupidité d’autrui. » Lorsqu’il teste la Porte Quantique avec Reed, Johnny et Ben, il subit les mêmes évènements qui confèrent aux autres leurs incroyables pouvoirs. Abandonné dans une dimension alternative au cours de l’incident, Victor survit en exploitant l’énergie de cet univers parallèle, ce qui le rend ultra puissant. Mais au cours des trois années qu’il a passées dans ce monde alternatif, Victor a aussi perdu la raison. Ajoutez à cela sa nature colérique et rebelle et vous obtenez un cocktail explosif.

Toby Kebbell commente : « Victor voit ses nouvelles capacités comme une formidable opportunité. Contrairement aux Quatre Fantastiques, il apprécie ses pouvoirs, ils ne représentent pas une souffrance pour lui. C’est même ce qui pouvait lui arriver de mieux… mais il est bien le seul à voir les choses de cette manière. Les autres le considèrent en effet comme l’incarnation du mal alors que lui pense agir pour le bien de l’humanité, ce qui en fait le parfait méchant. » 

Le célèbre coach de diction Michael Buster, qui a récemment mis ses talents linguistiques au service des acteurs européens Chiwetel Ejiofor et Michael Fassbender pour leurs rôles dans le film oscarisé 12 YEARS A SLAVE, a travaillé avec les acteurs britanniques Jamie Bell et Toby Kebbell pour les aider à s’approprier l’accent de leurs personnages respectifs. Il a ainsi aidé Jamie Bell à prendre l’accent de la petite ville d’Oyster Bay, à Long Island, et a étudié les voix et les inflexions de célébrités locales telles que Billy Joel et Jerry Seinfeld pour y parvenir. Toby Kebbell incarne quant à lui un jeune Américain originaire d’Europe de l’Est, Michael Buster l’a donc aidé à créer un accent américano-slave. Il commente : « Toby s’est inspiré d’un Hongrois dont la voix correspondait parfaitement au personnage de Victor. » 

Le mentor de Victor et des Quatre Fantastiques est le Dr Franklin Storm, incarné par l’acteur Reg E. Cathey. Directeur de l’Institut Baxter, le Dr Storm est aussi le père biologique de Johnny et le père adoptif de Sue. L’acteur de théâtre chevronné revient sur les raisons pour lesquelles il a accepté de prendre part au projet : « J’ai été totalement captivé par l’aspect humain de l’histoire. Le film raconte en fait l’histoire d’une famille. Chacun des Quatre Fantastiques tente de trouver sa place dans le monde. C’est mythique et primitif. Le groupe forge des liens solides qui sont ensuite détruits. Qu’importe la flexibilité de Reed, la puissance des champs de force de Sue, l’indestructibilité de Ben, le tempérament explosif de Johnny ou le caractère tragique de Victor, c’est dans leur âme que se trouve leur véritable pouvoir. » 

L’acteur de genre et dramaturge de renom Tim Blake Nelson, plus connu pour le rôle de Delmar O'Donnell dans O’BROTHER des frères Coen, incarne le président du conseil d’administration de l’Institut Baxter, établissement dont il est responsable du financement via des fonds gouvernementaux et privés. Tandis que l’objectif du Dr Storm est de faire avancer la science, le Président a des intentions beaucoup moins nobles. Il aimerait commercialiser les découvertes des étudiants de l’Institut afin de répondre aux exigences financières des investisseurs de la Fondation. Pour ce faire, il se tourne fréquemment vers les hauts gradés de l’armée. Tim Blake Nelson explique : « Mon personnage est responsable des finances de l’Institut et doit s’assurer que l’argent est bien dépensé. Après la transformation de Reed, Sue, Johnny et Ben, il devient l’agent de liaison entre l’Institut Baxter et le gouvernement, qui souhaite utiliser nos quatre héros à des fins militaires. » 

Simon Kinberg déclare : « Si le Dr Storm incarne l’espoir, les rêves et les aspirations, le Président représente la cupidité et le manque de vision, car il n’aspire qu’à une chose : faire des profits en capitalisant sur les rêves d’autrui. C’est un personnage très moderne. » Tandis que la pression du gouvernement et des autres investisseurs s’intensifie, la facette plus sombre et inquiétante de sa personnalité émerge. Tim Blake Nelson commente : « Je pense qu’au fond, il est séduit par le pouvoir que possèdent ces gens. » 

La photographie et les décors 

LES 4 FANTASTIQUES marque la deuxième collaboration de Josh Trank et du directeur de la photographie Matthew Jensen, qui avaient déjà travaillé ensemble sur CHRONICLE. Contrairement à CHRONICLE, tourné en found footage en caméra portée, LES 4 FANTASTIQUES a recours à des techniques cinématographiques plus classiques : la plupart des plans du film ont effet été tournés avec des dollies, des caméras montées sur grues et des steadicams. Matthew Jensen a utilisé les caméras numériques Arri Alexa au format super 35 mm. 

Il explique : « L’Alexa s’est avérée parfaite pour ce film car presque toutes les scènes contiennent des effets visuels, il est donc plus facile de travailler sur une base numérique. Je n’aurais pas pu filmer LES FANT4STIQUES de la même manière sur pellicule parce que la luminosité était très basse et que la plupart des sources lumineuses sont intégrées aux décors. L’Alexa m’a donc donné beaucoup plus de flexibilité. » Le directeur de la photographie poursuit : « Nous voulions que le film soit réaliste et ancré dans le monde réel, mais c’est un équilibre délicat à trouver. J’ai beaucoup utilisé les sources lumineuses des décors, de sorte que ce sont les sources de lumière que l’on voit à l’écran qui éclairent le plan. J’ai travaillé en étroite collaboration avec le chef décorateur Chris Seagers et l’ensemblier Victor Zolfo, ainsi qu’avec la totalité du département artistique afin d’intégrer un maximum de sources lumineuses aux décors. Nous avons ainsi pu éclairer l’essentiel du film grâce aux luminaires présents dans les décors. » 

LES 4 FANTASTIQUES a presque entièrement été tourné à Bâton-Rouge en Louisiane. Depuis près de 10 ans, la capitale de la Louisiane - deuxième ville la plus peuplée de l’État après La Nouvelle- Orléans – développe ses infrastructures afin d’accueillir de plus en plus de productions cinématographiques et télévisuelles. Le film a été tourné pour moitié en studio et pour moitié en décors réels. Le régisseur d’extérieurs originaire de Louisiane Elston Howard déclare : « Nous n’avons pas ménagé nos efforts lors des repérages autour de Bâton-Rouge. » 

Le Celtic Media Centre, le plus grand studio de production de cinéma et de télévision de Louisiane, a accueilli les principaux décors du film et les bureaux de la production. Qu’il s’agisse d’une banlieue résidentielle ou d’un complexe militaire dystopique ultrasecret, le chef décorateur Chris Seagers a créé l’univers du film en studios, dans un hôpital désaffecté et même dans un vieil édifice religieux. Les premières semaines du tournage se sont déroulées en studio. L’équipe a investi les trois plus grands plateaux de tournage du Celtic Media Center où elle a construit une série de décors éclectiques. Sur les 9 500 mètres carrés du plateau numéro 4 des Celtic Studios, l’équipe de Chris Seagers a construit le laboratoire souterrain du Baxter Building où Reed et son équipe de scientifiques et de techniciens mettent au point la Porte Quantique qui leur permettra de voyager d’une dimension à l’autre. Cette immense navette repose sur la technologie avancée mise en point par Reed Richards dans son garage d’Oyster Bay. L’esthétique de ce laboratoire high-tech a été inspirée par les locaux qui accueillent l’accélérateur de particules d’une université locale de Bâton- Rouge et que l’on peut voir dans une autre scène du film. Pour ce décor, qui a nécessité près de trois mois de travail, le chef décorateur a utilisé la totalité de l’espace, y compris les murs du plateau de tournage. Bien que la technologie utilisée dans ce laboratoire tienne de la science-fiction, l’équipe du film tenait à ce qu’elle soit inspirée par des technologies concrètes. 

Le chef décorateur explique : « La technologie développée par Reed repose sur l’électricité et l’énergie, nous avons donc utilisé des bobines et du cuivre pour conférer au décor une certaine authenticité. » Pour la pièce maîtresse du laboratoire, la Porte Quantique de Reed, Chris Seagers s’est inspiré de l’esthétique des précédentes incarnations de l’invention. Il commente : « Nous avons essayé de conserver la forme de base présente dans la formule originale de Reed, car il a découvert que c’était la plus adaptée à cette technologie. Nous avons ainsi essayé de la garder pendant tout le film pour qu’il y ait une sorte de continuité. » Le décor du laboratoire du Baxter Building a également pris en compte les impératifs de Matthew Jensen en termes d’éclairage. Le directeur de la photographie explique : « Le laboratoire du Baxter Building et la Zone 57 sont les deux plus vastes environnements que nous avons choisi d’éclairer grâce à des sources lumineuses présentes dans le décor. L’essentiel des luminaires, lampes fluorescentes et éclairages muraux sont nés de nos discussions. Nous avons intégré des LED à toutes les sources lumineuses afin de pouvoir maîtriser leur intensité et leur couleur, et instaurer une atmosphère diurne ou nocturne. » C’est sur le plateau de tournage numéro 6 des Celtic Studios qu’a été tourné l’essentiel des séquences d’action en prises de vues réelles qui se déroulent dans la dimension alternative découverte par Reed grâce à ses expériences sur la téléportation quantique. 

Josh Trank raconte : « L’idée était que cette dimension parallèle ressemble à la Terre à l’époque de sa formation. C’est un peu comme remonter le temps mais sans affecter le monde réel. Au lieu d’un paysage effrayant et extraterrestre comme on en a vu des milliers, nous avons opté pour un environnement très dangereux où les catastrophes naturelles sont continuelles. » Les paysages sombres et battus par le vent de cette dimension parallèle ont entièrement été créés par ordinateur d’après les illustrations réalisées par Chris Seagers et son équipe. Il déclare : « La lumière et les textures étaient particulièrement importantes pour Josh. » Pour créer l’atmosphère de cet univers, l’équipe du chef décorateur a fait des recherches sur les surfaces de différentes planètes. Pour les scènes tournées en prises de vues réelles, notamment le premier voyage interdimensionnel de l’équipe à bord de la navette de Reed, une plateforme en mousse à mémoire de forme de 24 mètres sur 15 a été érigée, entourée par un immense écran vert de 33 mètres sur 45 que les artistes en charge des effets visuels ont ensuite remplacé par des images de la mystérieuse dimension avec son étrange surface, son terrain rocailleux, ses dangereuses plaines, ses immenses colonnes de roche, ses pierres incandescentes, ses falaises abruptes, ses champs de lave et ses jets de cendres orange. Pendant la semaine au cours de laquelle la séquence a été tournée sur le plateau numéro 6, Miles Teller, Michael B Jordan, Jamie Bell et Toby Kebbell ont porté des combinaison spatiales d’activité extravéhiculaire (EVA) qui devaient être reliées à des systèmes de refroidissement dans des stations de refroidissement spéciales entre chaque scène. Après plusieurs semaines de tournage au sein des Celtic Studios, l’équipe a investi un hôpital qui avait fermé ses portes en 2013 afin d’y filmer les scènes qui se déroulent dans un vaste complexe gouvernemental top secret fait de béton, de verre et d’acier connu sous le nom de Zone 57. C’est là que les Quatre Fantastiques apprennent à contenir et maîtriser leurs remarquables pouvoirs. Ceux que le gouvernement aimerait utiliser à des fins militaires… 

Le régisseur d’extérieurs Elston Howard se souvient : « Chris Seagers se représentait la Zone 57 comme un labyrinthe de longs couloirs étroits, une sorte de bâtiment de confinement sous haute surveillance. Nous avons donc expliqué à la commission d’État chargée des productions cinématographiques à Bâton-Rouge que nous étions à la recherche d’un hôpital datant de la première moitié du XXe siècle, car nous savions que nous y trouverions le genre d’architecture que nous recherchions, et en particuliers ces longs couloirs. La plupart des centres hospitaliers modernes n’ont plus ce genre de couloirs. Quand nous avons emmené Chris visiter les lieux, il les a trouvés fantastiques. » 

L’hôpital étant voué à la démolition à la fin du tournage, les propriétaires du lieu ont autorisé la production à utiliser le bâtiment à sa guise. L’équipe du département artistique a donc passé près de deux mois à mettre le rez-de-chaussée de l’hôpital à nu pour y construire les salles de détention, d’observation et de surveillance high-tech de la Zone 57, ainsi que les laboratoires d’analyses et les chambres des Quatre Fantastiques. Les laboratoires comprennent du matériel d’analyse dernier cri, tandis que les chambres de Sue, Reed, Johnny et Ben répondent aux besoins physiques et aux pouvoirs particuliers de chacun d’entre eux. On y découvre notamment la bibliothèque de Sue et la chambre ignifugée de Johnny. Cette dernière présente des murs en béton brûlés et des meubles en acier résistants aux flammes. De toutes les chambres de la Zone 57, celle de Sue Storm est sans doute la plus particulière. 

L’ensemblier Victor Zolfo déclare : « La chambre de Sue est très aseptisée, cela devient une sorte de cocon dans lequel elle se cache. À un moment du film, elle décide de se renfermer sur ellemême et ne sort de son silence que lorsque Reed réapparaît. Nous avons essayé de montrer qu’elle se sentait bien dans cet espace bien qu’il soit très froid. » Dans la Zone 57, les couleurs sont pâles et grises. Victor Zolfo ajoute : « L’atmosphère qui y règne est sombre et terne. On est loin de l’image des superhéros rayonnants. » 

Le consultant militaire du film, Johnny Hoffman, a travaillé en étroite collaboration avec les figurants et cascadeurs qui incarnent les militaires chargés de la sécurité du complexe gouvernemental pour s’assurer que leurs mouvements et leurs tactiques soient réalistes. Johnny Hoffman, ex-Navy SEAL qui a travaillé en tant que coordinateur des combats contre les Talibans sur DU SANG ET DES LARMES de Peter Berg, a également collaboré avec les départements en charge des costumes et des accessoires pour encore plus d’authenticité dans la description des soldats américains. L’une des ailes du laboratoire souterrain de Reed au sein du Baxter Building a été installée dans un centre de recherche sur les radiations qui comprend notamment un anneau de stockage à électrons de 1,5 gigaélectronvolt (GeV). Le centre de recherche de 150 millions de dollars, qui n’avait encore jamais été utilisé à des fins cinématographiques, a également inspiré l’esthétique de la partie du laboratoire du Baxter Building créée dans les Celtic Studios. Dans le centre-ville de Bâton-Rouge, à l’angle de la 3e rue et de Convention Street, la façade de l’ancien Louisiana State Office Building a été utilisée pour les prises de vues extérieures de l’Institut Baxter. Pour transformer les rues avoisinantes de Bâton-Rouge en quartier de New York, le département artistique a dû recouvrir les routes de bitume et y ajouter des passages piétons et des voies de bus, tandis que le coordinateur des véhicules du film a fait venir plusieurs bus, taxis et véhicules de police newyorkais. Bien que l’été, les températures à Bâton-Rouge dépassent largement les 30°C, les 200 figurants du film ont dû porter des vêtements chauds conçus pour affronter les rigoureux hivers new-yorkais. 

Les costumes 

Les costumes du film ont été créés par George Little (ZERO DARK THIRTY, DÉMINEURS) et son équipe de 30 personnes. À l’image des décors du film, les tenues des personnages s’inscrivent principalement dans la palette des noirs, marron et gris. Le chef costumier déclare : « Les costumes de chacun des personnages principaux ont nécessité entre 50 et 60 esquisses réalisées par le concept artist Keith Christensen. Nous étions constamment en train de les peaufiner ou de les modifier. » 

Par mesure de précaution, et pour les protéger contre tout élément hostile auquel ils pourraient être soumis au cours de leur voyage vers la dimension alternative, Reed, Johnny, Ben et Victor portent les combinaisons d’activité extravéhiculaire (EVA) qu’ils ont eux-mêmes développées. George Little commente : « Ces combinaisons EVA ont été inspirées par les recherches que nous avons menées sur les futures missions pour Mars. Les scientifiques travaillent en effet sur des combinaisons moins encombrantes que ce qui se fait actuellement. Et puis nous ne savons pas où se rendent les Quatre Fantastiques - il ne s’agit pas nécessairement de l’espace, mais il ne s’agit pas non plus de la Terre - leurs costumes se devaient donc de leur offrir la même protection qu’un prototype de combinaison spatiale. » 

Pour fabriquer les combinaisons EVA et les costumes de confinement des Quatre Fantastiques, le chef costumier a utilisé les matériaux thermorégulateurs intelligents fabriqués par l’entreprise textile italienne Eurojersey. Les costumes, en microfibre et LYCRA®, étaient respirants et extensibles, ce qui s’est révélé particulièrement utile pour les longues journées de tournage et les séquences d’action et cascades. Ils ont été fabriqués par la société spécialisée dans la confection de costumes spéciaux pour le cinéma Film Illusions (THOR, STAR TREK : INTO DARKNESS), d’après des croquis réalisés par le département en charge des costumes. Les costumes de confinement, qui permettent aux personnages d’agir sur leurs transmissions neuronales afin de maîtriser leurs pouvoirs, ont en partie été inspirés par les tenues fabriquées pour les gens qui souffrent de troubles neuromusculaires tels que la sclérose en plaques ou l’infirmité motrice cérébrale. (Jamie Bell portait quant à lui une traditionnelle combinaison de performance capture pour être ensuite transformé en la Chose en postproduction.) Dans le film, les costumes de confinement de Johnny et Sue Storm ont été conçus par le gouvernement au cours de leur séjour dans la Zone 57. Après s’être évadé du complexe, Reed met au point son propre costume afin de maîtriser son hyper flexibilité ; il le bricole à partir de tissu et d’éléments qu’il récupère alors qu’il se cache en Argentine. 

George Little raconte : « Reed a trouvé refuge en Amérique du Sud où il fabrique son costume à partir de matériaux de récupération : bobines, courroies, tuyauterie… tout ce qui lui tombe sous la main. Nous tenions à ce qu’il soit artisanal et qu’il n’ait pas l’air d’un costume de super-héros trop raffiné. » 

Pour le tournage des scènes dans lesquelles Johnny s’enflamme, Michael B. Jordan portait une combinaison lumineuse interactive, remplacée en postproduction par des flammes en image de synthèse. Cette tenue, réalisée sur mesure pour l’acteur, était recouverte de centaines de puissantes LED jaunes et orange qui permettaient d’illuminer les éléments du décor en lieu et place des flammes. L’éclairage de ce personnage est une mission que le directeur de la photographie Matthew Jensen a prise très à coeur. 

Il explique : « Johnny est non seulement en feu, mais il est également une source lumineuse à lui tout seul, il était donc très important pour moi qu’on ne se trompe pas en termes d’éclairage. Habituellement, dans ce genre de situation, on a recours à un spot que l’on positionne en dehors du cadre pour donner l’impression que les flammes jaillissent du personnage lorsqu’il passe près d’un mur ou de ses partenaires. Mais j’ai insisté pour que la lumière émane directement de Michael avant que les effets visuels prennent le relais et recouvrent son corps de flammes. Nous avons donc eu l’idée de fabriquer un costume lumineux. La technologie des LED est très avancée, si bien que nous avons pu mettre au point une combinaison intégrale contrôlée à distance depuis la console d’éclairage. Michael pouvait par conséquent se déplacer et éclairer le décor grâce à son costume. » 

La tenue de confinement de Sue Storm lui permet de maîtriser son champ de force spectral et son invisibilité. George Little explique : « Certaines parties de son costume ne disparaissent pas lorsqu’elle devient invisible. Elle aurait bien envie de disparaître, mais ceux qui la retiennent captive ne tiennent pas à ce qu’elle soit invisible. Ils veulent savoir où elle se trouve à chaque instant. » L’évènement qui transforme les Quatre Fantastiques dans le laboratoire du Baxter Building a également de profondes répercussions sur Victor von Doom, accidentellement oublié dans la dimension alternative. La combinaison EVA qu’il portait au cours de cet épisode est désormais indissociable de sa peau et son casque a fondu pour créer un masque. Le reste de son corps est recouvert d’une cape sombre en lambeaux fabriquée à partir du drapeau laissé derrière eux par les Quatre Fantastiques. Durant les trois années que Victor a passées en isolement dans cette dimension alternative, son apparence a fusionné avec celle de ce monde parallèle. 

George Little commente : « Victor a implosé et les atomes de son corps ont fusionné avec sa combinaison ainsi qu’avec les substances présentes sur la planète. Les couleurs de son costume ont été créées à partir des matériaux organiques brûlés de cette dimension. » Fabriquée par la société spécialisée dans la confection de costumes spéciaux pour le cinéma Film Illusions, la combinaison/peau de Victor (cou, corps, mains et gants) est composée de silicone et d’élasthanne, tandis que son masque et son casque ont été réalisés en uréthane transparent peint à l’intérieur. Le chef costumier reprend : « Le fait d’avoir peint l’intérieur du masque traduit la sensibilité du personnage et en fait plus qu’un simple masque : il s’agit de sa tête, de son visage, de son identité. » 

Les effets visuels 

Pour les époustouflants effets visuels du film, l’équipe a fait appel au superviseur des effets visuels oscarisé Kevin Mack. Pour créer la dimension alternative, ce dernier a dû concevoir des environnements numériques à partir des illustrations de Chris Seagers.

Le superviseur des effets visuels explique : « L’idée, c’est qu’il s’agit d’une dimension parallèle à la nôtre, peut-être est-ce une autre version de la Terre ou bien une tout autre planète… On se croirait aux origines de la Terre, mais une Terre très différente de celle que l’on connaît car il s’agit d’une dimension dans laquelle elle s’est développée différemment. Les caractéristiques de cette planète se traduisent par ce qui arrive aux personnages et par les pouvoirs qu’ils y acquièrent. » 

C’est dans la transformation de Ben Grimm que les éléments organiques contenus dans cette dimension sont le plus perceptibles, comme le remarque Kevin Mack : « Ben développe une carapace rocheuse incroyablement dense et résistante, mais nous avons fait en sorte qu’elle soit différente des précédentes versions de la Chose connues par le public. Au lieu d’être mate et uniforme, la « peau » de Ben est beaucoup plus complexe et comprend différents éléments réfléchissants, différentes couleurs et différentes textures. Lorsqu’il se déplace, son enveloppe rocheuse craque, se fissure et se reconstruit. » 

Le concept artist de renom Keith Christensen (X-MEN : DAYS OF FUTURE PAST, MAN OF STEEL) a fabriqué un modèle de Ben au tiers, sculpté dans 18 kilos de pâte à modeler. Cette maquette a ensuite servi de base pour le rendu du personnage en images de synthèse. Transformer Ben en colosse de pierre de plus de deux mètres a nécessité un véritable travail d’équipe de la part des artistes en charge des effets visuels présents sur le plateau de tournage et de l’équipe de MPC (Moving Picture Company), la société internationale d’effets visuels à qui l’on doit notamment les récents X-MEN : DAYS OF FUTURE PAST, GODZILLA et LES GARDIENS DE LA GALAXIE. Le personnage de Ben Grimm a été créé grâce notamment à la performance capture. 

Kevin Mack explique : « En utilisant plusieurs caméras positionnées sous différents angles, nous avons pu enregistrer tous les mouvements de Jamie Bell et saisir la moindre nuance de son jeu pour les intégrer à la version en images de synthèse du personnage. Nos équipes ont ensuite réalisé un vrai travail d’artistes. Jamie a livré une remarquable interprétation en termes d’expressions faciales et de mouvements corporels, ce qui a donné aux animateurs une formidable base de travail. »






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