mercredi 18 mars 2015

Back to the future


Thriller/Romance/Comédie/Un divertissement très sympathique

Réalisé par Glenn Ficarra & John Requa
Avec Will Smith, Margot Robbie, Rodrigo Santoro, Gerald McRaney, Adrian Martinez, B.D. Wong, Dominic Fumusa...

Long-métrage Américain
Titre original : Focus 
Durée : 1h45m
Année de production : 2015
Distributeur : Warner Bros. France

Date de sortie sur les écrans américains : 27 février 2015
Date de sortie sur nos écrans : 25 mars 2015


Résumé : Will Smith campe Nicky, passé maître dans l'art de l'escroquerie, qui s'éprend de Jess (Margot Robbie), encore débutante en matière d'arnaque. Alors qu'il lui apprend les ficelles du métier et que la jeune femme se rapproche dangereusement de lui, il rompt brutalement avec elle. Trois ans plus tard, la novice est devenue une redoutable femme fatale. Tandis qu'elle débarque en plein Grand Prix automobile de Buenos Aires, elle menace de faire capoter le plan à haut risque de Nicky, pourtant savamment élaboré.
Pour la première fois de sa carrière, le maître des escrocs est désarçonné… 

Bande annonce (VOSTFR)


Ce que j'en ai pensé : DIVERSION est un film de studio dans lequel tout est beau (vous noterez l'utilisation des couleurs chaudes qui produisent une sensation de confiance, tout est fait pour nous mettre à l'aise) et les personnages ne vivent pas la même vie que les gens normaux. Bref, il vend du rêve et atteint son but. On sait dès le début qu'on va se faire mener par le bout du nez, mais c'est pour ça qu'on va voir ce long-métrage après tout. Le film est agréable à regarder. La réalisation de Glenn Ficarra & John Requa est fluide et nous permet de tout comprendre, même a posteriori. Le thème (escroqueries et arnaques en tout genre - ce qui sert au passage de rappel sur comment les voir venir et si possible les éviter) est bien exploité au travers une intrigue qui réserve plus de surprises qu'on ne se l'imagine au départ.
Le très bon point du film est le couple star. Will Smith interprète Nicky. Il est charmant et charmeur. C'est un rôle plus mûr qui lui va à merveille.



Margot Robbie qui interprète Jess ne se contente pas de jouer sur sa plastique. Elle est attachante, naturelle et amusante.



Ils forment un duo mignon et surtout complice, ce qui est essentiel pour que l'histoire fonctionne.






Ajoutez à cela des seconds rôles qui réussissent à imposer leur style en quelques minutes, plus une chouette bande originale qui colle parfaitement au rythme du film et vous obtenez un divertissement vraiment sympathique.




J'ai bien aimé DIVERSION et je vous le conseille pour un bon moment de détente.


NOTES DE PRODUCTION 
(A ne lire qu'après avoir vu le film pour éviter les spoilers !)
“Il faut savoir distraire son adversaire. Il faut savoir se concentrer. Le cerveau est lent et ne peut pas analyser plusieurs choses à la fois. Détourne son attention et profites-en pour te servir au passage".
Ne tombe jamais le masque. S'il le faut, emporte ton secret dans ta tombe. —Nicky 
Charmeur professionnel au sourire redoutable, Nicky Spurgeon est un type extrêmement doué qui cache très bien son jeu. Et mieux vaut ne pas le lâcher des yeux ne serait-ce qu'une seconde car il risque de profiter du moindre moment d'inattention de votre part… Débarque alors Jess Barrett, sublime jeune femme à la chevelure blonde et au déhanché hypnotique, qui souhaite maîtriser l'"art" de l'escroquerie. Certes, elle a tout ce qu'il faut pour réussir dans le métier, mais elle est encore novice. Elle a simplement besoin d'être initiée … 

Will Smith et Margot Robbie partagent l'affiche de DIVERSION, film de braquage particulièrement malin, où les enjeux ne cessent de prendre de l'ampleur. Grâce aux stratagèmes ingénieux de Nicky, nos deux héros sillonnent les rues enneigées de New York, puis mettent le cap sur la Nouvelle-Orléans, noyée sous le soleil, et sur Buenos Aires, l'une des plus belles villes d'Amérique latine. Et entre le match de football le plus attendu de l'année et une course de voitures de sport, les personnages s'apprêtent à s'embarquer dans une aventure musclée, riche en émotions fortes ! 

"J'avais adoré CRAZY, STUPID, LOVE", signale Smith, "et du coup, quand j'ai appris que John et Glenn préparaient un nouveau projet, j'ai eu très envie d'y participer. En lisant le scénario, je me suis dit que c'était un mélange formidable d'humour, d'émotion, de psychologie et de suspense. Pour un comédien, il s'agissait de déployer une riche palette d'émotions, et c'est ce qui m'a intéressé". Glenn Ficarra et John Requa, à la fois scénaristes et réalisateurs, se sont d'abord posés la question suivante : "Dans un monde où la confiance est devenue une monnaie d'échange, et où l'amour exige qu'on se fasse confiance, comment deux êtres peuvent-ils encore s'éprendre l'un de l'autre ?" "J'ai attaqué le scénario par cette relation entre les deux protagonistes", souligne Ficarra. "Voilà deux personnages qui travaillent ensemble et qui tombent amoureux l'un de l'autre. Logiquement, on devrait s'attendre à ce qu'ils lâchent prise, mais cela ne correspond aucunement à leur personnalité". "Un escroc se sert de ses atouts pour manipuler les autres, gagner leur confiance, alors que sa nature profonde le pousse à ne pas faire confiance", renchérit Requa. "On s'est dit que ce serait intéressant de voir comment deux personnages – deux arnaqueurs – réussissent, ou pas, à transgresser ces grands principes de leur 'profession' qui, en quelque sorte, se neutralisent mutuellement". 

Denise Di Novi, productrice du film, avait collaboré avec les deux cinéastes pour CRAZY, STUPID, LOVE. "J'ai beau savoir qu'ils sont très doués - lorsque j'ai lu la première version de DIVERSION, j'ai été époustouflée par l'intelligence, la sensibilité et l'élégance du scénario, et par la manière dont les différents éléments de l'intrigue s'assemblent, comme les pièces d'un puzzle", dit-elle. "J'ai immédiatement été intéressée par le script", reconnaît Margot Robbie. "C'était drôle, truffé de rebondissements, et émouvant, et l'intrigue était à la fois complexe et captivante. C'est un scénario d'une grande richesse dramaturgique, tant sur le plan de l'action que de l'évolution psychologique des personnages. J'ai trouvé que c'était formidable de voir ces deux personnages s'éprendre l'un de l'autre dans un univers où l'amour n'a pas sa place, et où la confiance n'est qu'un outil destiné à manipuler et à voler autrui". Ficarra explique que l'élaboration d'une histoire aussi complexe, où les rapports humains sont aussi déterminants que les rouages de l'intrigue, était un véritable exercice d'équilibriste : "Quand on raconte une savante escroquerie, il ne faut pas que le spectateur en sache trop, mais dans le même temps, dès qu'il s'agit d'une histoire d'amour, il est essentiel de révéler les motivations des personnages. Autant dire que c'est une équation très compliquée. On ne peut pas sacrifier l'intrigue pour privilégier la dimension sentimentale, mais on a aussi besoin de cette dimension-là pour faire avancer l'histoire". Après avoir réuni le casting, Requa s'est rendu compte que toutes les inquiétudes que son partenaire et lui avaient pu éprouver étaient désormais infondées. "Will, Margot et l'ensemble des acteurs se sont investis à fond dans leurs rôles", dit-il. "Ils nous ont vraiment permis de déjouer tous les pièges de l'intrigue". 
Ça fait très longtemps que je suis dans le métier. Et j'ai obtenu tout ce que je voulais. Jusqu'à ce que cette fille débarque. —Nicky 
Très doué dans son domaine, Nicky a grandi dans un monde d'escrocs. S'il s'est éloigné de ses proches, il perpétue pourtant la tradition familiale, qu'il s'agisse de pratiquer un simple vol à la tire ou d'élaborer une arnaque particulièrement complexe. "Nicky est l'un des types les plus malins, et les plus retors, qui soient", affirme Will Smith. "Il connaît le fonctionnement de la nature humaine, et je peux vous dire que rares sont ceux qui possèdent son regard et sa finesse d'analyse. Mais il a beaucoup souffert quand il était petit, et il n'a pas encore appris à utiliser ses facultés dans un but positif". 

Comme le note Ficarra, "dès qu'on a réfléchi au rôle de Nicky, on s'est dit que ce serait formidable que Will Smith – réputé pour sa gentillesse et son charme – campe cet homme particulièrement séduisant qui, en réalité, passe son temps à feindre. Car son visage détendu et affable dissimule un esprit calculateur. On avait vraiment envie que Will s'attaque à ce rôle-là". "Will est un formidable acteur, et il a de grands talents d'impro, surtout quand il s'agit d'improviser de subtiles émotions qui permettent de guider les autres acteurs", indique Requa. "Il est d'une grande générosité, et il fait en sorte de donner à ses partenaires ce dont ils ont besoin pour leur jeu. Au fond, il savait déjà comment fonctionne un arnaqueur professionnel". 

Smith affiche un large sourire : "Glenn et John me font penser à deux parents affectueux qui, autrefois, possédaient un casino et un club de strip-tease", note-t-il. "Ils veulent toujours s'assurer que leurs enfants sont en forme, ils bossent dur pour faire tourner l'entreprise familiale et ils tiennent à ce que leur progéniture soit suffisamment accro pour réussir au mieux dans leur vie". Et même si Nicky est, de toute évidence, le meilleur de sa profession, "il n'a jamais développé les qualités humaines – la compassion et l'amour – que la plupart d'entre nous possédons", poursuit Requa. "Il a sublimé ses émotions et ses sentiments pour autrui dans un but professionnel, et il s'en sort très bien sur un plan matériel". 

Denise Di Novi ajoute : "Je trouve que Nicky est un personnage fascinant. Il est brillant, vif et observateur – autant de qualités susceptibles de le faire réussir dans presque tous les domaines. Pour autant, il a subi des coups durs dans son enfance et, par conséquent, il est devenu escroc – mais c'est un grand pro dans sa profession !" Nicky est passé maître dans l'art de discerner la faiblesse chez autrui. Enfin, jusqu'à ce qu'il se heurte à sa propre faiblesse : Jess. Après avoir fait sa connaissance à New York, il la recrute dans son équipe de la Nouvelle-Orléans, où l'alcool coule à flots, les badauds 5 sont nombreux, et où l'argent liquide, les montres, les bijoux, et les gadgets électroniques sont autant de proies faciles pour tous ceux qui ont appris à exploiter les points faibles de leurs prochains… 

Cherchant à séduire, Jess apprend vite et accomplit ses forfaits comme une pro du métier. Margot Robbie souligne que son rôle lui a beaucoup plu : "Jess est un personnage en or. Elle a une formidable évolution dans le film : au début, c'est une jeune fille inexpérimentée, pareille à un dimant brut, et elle est de plus en plus aguerrie vers la fin. C'était un vrai bonheur à jouer". 

Denise Di Novi précise que l'alchimie entre Margot Robbie et Will Smith s'est rapidement mise en place : "J'ai produit pas mal de films qui reposent sur la complicité entre les deux acteurs principaux, et les premiers jours de tournage sont toujours un peu stressants. Will est un type débordant d'énergie, et lorsque Margot a fait son apparition, la connivence entre eux a été immédiate et ils se sont mis en valeur l'un l'autre. Elle s'est montrée intrépide et a fait preuve d'assurance, sans être intimidée, et quand on connaît Will, on sait que c'est le genre d'attitude qui lui plaît". "Je pense que Will et moi avions l'énergie qui correspondait à nos personnages d'entrée de jeu", remarque Margot Robbie. "On s'est tout de suite bien entendus, et du coup, on était détendus, on a rigolé et on a improvisé ! On est devenus amis immédiatement". La comédienne sait gré à son partenaire de s'être montré d'une grande générosité. "Will est formidable. Il est drôle, il est souple, il est adorable et il émane de sa personne quelque chose de positif. On en oublie qu'il a une carrière incroyable et qu'il est adulé par autant de fans – jusqu'à ce qu'on arrive en Argentine et que des milliers de gens s'attroupent devant sa caravane le premier jour du tournage !" 

"Margot est fantastique", renchérit Smith. "Elle me fait penser au Lapin Duracell ! Je me suis toujours targué d'être celui qui a le plus d'énergie sur un plateau : ce qui me plaît, c'est de travailler dans une ambiance détendue et souriante. Et en une vingtaine d'années de carrière, Margot est la première personne qui me dépasse en matière de dynamisme et d'esprit joyeux sur un tournage !" Pour Requa, Margot Robbie est "une force de la nature". Il ajoute : "Elle nous a tout de suite séduits. Elle est intelligente et déterminée, et c'étaient là deux qualités qui correspondaient bien à son personnage. Dès qu'on l'a rencontrée, elle s'est révélée lumineuse. Elle a gardé ce naturel jusqu'au bout". 

Lorsque les deux protagonistes font connaissance, Nicky pense avoir dragué une jolie femme dans un bar, tandis qu'elle s'est choisie la pire cible qui soit. Rapidement, Jess se prend d'admiration pour le talent de Nicky et tient à s'initier aux ficelles du métier à son contact. Bien qu'il accepte de la coacher, il envie à la jeune femme sa capacité à exprimer ses émotions – ce qui a tendance à l'effrayer. Et si, grâce à sa profession, il a l'habitude de fréquenter des lieux grouillant de monde, il préfère garder ses distances et ne pas s'investir affectivement avec qui que ce soit. Ses seuls amis sont ses complices, et inversement. Pour faire tourner cette machine bien rodée qu'il pilote, Nick s'est entouré d'une bande hétéroclite de personnages aux compétences bien spécifiques, et qui gagnent sans doute mieux leur vie que s'ils respectaient la loi. Le personnage le plus inattendu est assurément Farhad, campé par Adrian Martinez. 

Ce dernier, qui a été séduit par les subtilités du rôle, précise : "Il me fait penser à un éléphant dans un magasin de porcelaine. Il n'en a pas l'air, mais c'est le petit génie en informatique de la bande, et c'est un vrai malin". Ficarra s'est montré impressionné par la créativité du comédien : "Je pensais qu'on avait écrit un personnage très drôle, mais Adrian en a fait un être humain à part entière. Il s'est approprié le rôle, en le jouant d'une manière étonnante". "Pour moi, ce film parle de ce qui est explicite, mais aussi des choses sousentendues", reprend Martinez. "Je pense qu'un événement en cache souvent un autre. Il suffit de se souvenir de toutes les fois où l'on pense à quelque chose tout en faisant autre chose. Sur quoi concentre-t-on vraiment son attention ? Et sur quoi devrait-elle se concentrer ? Et justement, nos personnages se servent de cela pour gagner des millions de dollars !" Farhad est sans doute la personne la plus proche de Nicky. Il est évident qu'ils sévissent ensemble depuis longtemps, et Smith, comme le souligne Martinez, a fait en sorte que leur relation soit naturelle. "Il est d'une générosité extraordinaire", dit-il. "Il m'a laissé improviser, et faire mes blagues. Il m'a tout simplement permis d'être la star dans ces moments-là, et c'est comme ça qu'il fonctionne avec tout le monde". 

Après s'être séparé d'elle à la Nouvelle-Orléans, Nicky, sidéré, retrouve Jess à Buenos Aires : il se rend non seulement compte qu'il ne l'a pas oubliée, mais qu'elle a su tourner la page et gagner en assurance. Pire encore, elle sort désormais avec celui-là même qui se trouve dans le collimateur de Nicky : le milliardaire espagnol Rafael Garríga, propriétaire d'une écurie de voitures de course. Les réalisateurs ont confié le rôle à Rodrigo Santoro, avec qui ils avaient déjà travaillé. "Rodrigo a su camper Rafael d'une manière très intéressante", affirme Requa. "Plutôt que d'en faire un simple Latino macho et arrogant, il lui a donné un côté irascible qui, à mon avis, enrichit sa personnalité". "Garríga est un personnage très amusant", déclare Santoro. "C'est un milliardaire européen qui possède une écurie automobile, car c'est vraiment sa passion. Il adore cet univers, mais c'est aussi un homme d'affaires qui cherche à s'assurer qu'il ne remportera pas seulement la course, mais aussi le championnat. Et s'il a embauché Nicky, c'est pour lui permettre d'atteindre son objectif, même s'il doit enfreindre un peu la loi. Pour lui, il s'agit d'une stratégie globale destinée à gagner la partie, et il est vraiment accro à l'adrénaline qui accompagne toute victoire". 

Alors qu'il se documentait sur le personnage, Santoro est monté à bord d'une voiture de course à deux places, lancée à plus de 250 km/h. Cette expérience l'a sensibilisé aux sensations fortes propres à ce sport. "C'est un milieu fascinant", dit-il. "C'est une discipline qui se joue à un dixième de seconde près, et les gens sont prêts à dépenser des millions de dollars pour obtenir l'avantage…" Conscient qu'il brasse énormément d'argent pour se garantir la victoire, Garríga fait non seulement appel à un roi de l'escroquerie pour lui permettre d'obtenir un avantage sur ses concurrents, mais prend, bien entendu, toutes les précautions nécessaires pour ne pas le perdre de vue. Owens, chef de la sécurité du milliardaire, se voit confier la tâche ingrate d'avoir toujours un coup d'avance sur notre arnaqueur préféré. 

Gerald McRaney, qui campe Owens, signale : "Son boulot consiste à être méfiant. Et dès qu'il rencontre Nicky, il conseille à son patron de ne pas l'embaucher, car c'est un voyou. Bien entendu, Garríga refuse de l'écouter parce que les enjeux sont trop importants pour se passer de ses services". "Cela fait très longtemps qu'on avait envie de travailler avec Gerald", reconnaît Ficarra. "On espérait que l'occasion se présenterait, et on a vite vu que le rôle d'Owens lui allait comme un gant". Le comédien a été immédiatement séduit par DIVERSION : "Ce qui m'a surtout plu dans le scénario, c'est la langue", dit-il. "C'est un script intelligent, drôle et élégant, et les dialogues sont fluides et bien rythmés. C'est un film qui regorge de voitures de course et de scène de fusillades, mais qui ne se repose pas sur les exploits automobiles ou la violence des armes à feu pour séduire". 

Les réalisateurs ont encore fait appel à BD Wong dans le rôle de Liyuan, homme d'affaires qui aime les paris; Brennan Brown dans celui de Horst, bras droit de Nicky, et Robert Taylor dans celui de McEwen, cible de Garríga et de Nicky sur le circuit. Mais aucune histoire se déroulant dans le milieu des courses automobiles ne serait digne de ce nom sans la présence – visuelle et sonore – de voitures lancées à toute allure sur le circuit. C'est ainsi que l'ancien pilote Bryan Herta (de Bryan Herta Autosport) et le débutant Carlos Muñoz, qui a fini deuxième lors de sa première course à l'Indianapolis 500, ont piloté les véhicules du film. Pourtant, c'est sans doute le légendaire "Gentleman cambrioleur", recruté pour initier les comédiens à l'art du vol, qui a le plus contribué à donner au film son réalisme. 
C'est presque scientifique de faire en sorte que les gens vous fassent confiance. —Nicky 
Pour que le spectateur ne perde rien des gestes habiles de Nicky et de ses acolytes, il était essentiel que le moindre de ses mouvements, aussi subtil soit-il, soit exécuté à la perfection. "C'est très difficile de filmer quelqu'un qui pratique le vol à la tire", analyse Requa. "Cela fait des siècles que les pickpockets ont mis au point des stratégies pour qu'on ne les voie pas à l'œuvre". 

Afin de bien filmer les voleurs dans le feu de l'action, Ficarra explique qu'il a utilisé des angles de prise de vue très spécifiques, ou qu'il eu recours au ralenti, ou encore que, "à plusieurs reprises, nous avons ouvert l'espace de la scène pour qu'on distingue nettement ce qui est en train de se passer, alors qu'en général, il s'agit de détails qui seraient dissimulés". Pour entraîner les acteurs, la production a fait appel à l'expert mondial Apollo Robbins, surnommé le "Gentleman cambrioleur", chargé de concevoir et d'exécuter des tours de prestidigitation et d'initier les comédiens à son art.

"Alors qu'on se documentait sur cet univers", se rappelle Requa, "son nom revenait constamment comme l'un des plus grands magiciens et rois de l'arnaque". "Il nous a non seulement appris certains tours, mais il nous a expliqué comment survivre dans un monde où l'on ne peut faire confiance à personne", reprend Ficarra. 9 "J'ai passé ma vie à étudier le fonctionnement des supercheries et le comportement humain d'une manière peu orthodoxe… puisque je l'ai fait en volant des gens", reconnaît Robbins. "Plutôt que de détourner l'attention de vos proies, mieux vaut leur occuper l'esprit. Ce sont leurs rêves, leurs désirs et leurs angoisses qui gouvernent leur attention. Les gens voient souvent ce qu'ils ont envie de voir, plutôt que ce qui est devant eux. Du coup, pour contrôler leur attention, il faut contrôler leur perception de la réalité". 

Robbins a entraîné Smith pendant plusieurs jours. "J'ai passé quatre ou cinq jours avec Will à Las Vegas", se remémore Robbins. "Il voulait d'abord entrer dans la peau d'un arnaqueur, et voir le monde à travers ses yeux. Il voulait comprendre comment ce type d'individu réfléchit, agit et influe sur son entourage. J'en ai profité pour réunir quelques personnes qui ont fréquenté l'univers de Nicky, afin que Will puisse leur poser des questions en direct". "C'était intéressant de travailler avec Apollo", constate Smith. "Apollo me fait surtout penser à un psychologue. La plupart du temps, on a discuté du fonctionnement du cerveau humain et de la capacité de concentration de l'individu. J'ai été étonné de constater qu'on consacrait finalement peu de temps au vol en tant que tel dans l'élaboration de ce prince des voleurs". 

Robbins et son épouse, Ava Do, ont cofondé Whizmob, société qui utilise l'expertise d'anciens arnaqueurs, voleurs et hackers dans le but de décrypter le comportement humain. Ils collaborent avec des chercheurs en neurosciences pour étudier les points aveugles du cerveau humain. "Étant donné qu'on ne peut pas se concentrer sur plus d'un objet à la fois, notre cerveau crée des raccourcis dans un souci d'efficacité", dit-il. "Malheureusement, ces raccourcis confèrent à nos décisions un fonctionnement mécanique, tout en nous donnant l'illusion que nous sommes capables de nous atteler à plusieurs tâches à la fois. C'est comme des enfants qui jouent au football : les gamins se mettent à courir après le ballon, jusqu'à ce qu'un nouveau ballon arrive dans leur champ de vision, puis un autre etc. Ils sont tellement occupés à courir après chaque ballon qu'ils ne s'arrêtent jamais pour se demander qui, à chaque fois, en introduit un nouveau sur le terrain. Le personnage de Will Smith exploite ce genre de vulnérabilité propre à l'être humain". 

Il a initié les comédiens aux différentes techniques dont ils allaient avoir besoin pour réussir chaque tour, à commencer par l'"extraction" qui revient à dérober un objet dans une poche. Pour décrire le rôle de chacun dans la machination, il compare le groupe à une équipe sportive. "Comme en sport, il y a différentes positions tactiques pour mettre en place une arnaque : celui qui a les bons tuyaux, celui qui mène la danse, celui qui est dans l'ombre et celui qui est sur la ligne d'arrivée. Certains maîtrisent parfaitement toutes ces positions et peuvent fonctionner seuls – on les appelle les 'Canons'. Nicky est de ceux-là", explique-t-il. "Parfois, les Canons se rencontrent et créent une sorte d'équipe de rêve, baptisée les 'petits génies'. Comme dans le film, les petits génies se retrouvent dans une petite ville deux ou trois semaines avant un important événement sportif. Ils mettent leurs compétences en commun – comme le vol à la tire, la manipulation de cartes, et le piratage informatique – pour piéger de malheureux touristes avant même qu'ils ne s'en rendent compte".

C'est sans doute avec Margot Robbie, qui avait souvent entendu parler du gentleman cambrioleur pendant ses recherches, que Robbins a travaillé le plus vite : "Je m'étais dit que ce serait formidable de pouvoir le rencontrer ou m'entretenir avec lui", ditelle. "Et il se trouve que la production l'a fait venir sur le plateau pour nous apprendre les différentes techniques d'arnaque". "On a travaillé ensemble pendant une vingtaine d'heures", souligne Robbins, "et Margot s'est montrée non seulement compétente, mais d'une grande ténacité. Elle m'a fait penser à un bouledogue, souhaitant s'assurer qu'elle s'y prend bien, et me demandant comment faire pour améliorer les choses. Elle s'en est remarquablement tirée, et a su gérer toute la partie technique en donnant l'impression que c'était inné chez elle… et parfois, elle devait faire tout ça dans une robe moulante, en talons hauts et sur des pavés !" 

"Margot était tellement douée qu'on a même dû la freiner", s'enthousiasme Ficarra. "On regardait constamment les images qu'on avait tournées, en se demandant, 'Elle a vraiment fait ça ? Et est-ce qu'on a eu l'occasion de tourner la scène ?'" "Je pense que le public va découvrir des images totalement inédites grâce à Apollo", indique Denise Di Novi. "On a eu une chance folle qu'il accepte de partager avec nous ses techniques ultraconfidentielles". 
Je sais que tu prépares un gros coup… Je veux en être. —Jess 
DIVERSION se déroule dans trois villes différentes : New York, la Nouvelle-Orléans et Buenos Aires. Par chance, la production a pu tourner en décors naturels, à commencer par la métropole de Louisiane. "On a tourné notre premier film à la Nouvelle-Orléans", souligne Requa, "mais elle servait à camper d'autres villes. On tenait absolument à revenir à la Nouvelle-Orléans pour y situer l'action d'un nouveau film, car c'est un lieu magnifique, où la culture et l'architecture sont extraordinaires. On avait envie de la mettre en valeur". 

"Les décors du film font partie intégrante de l'histoire", précise Denise Di Novi. "La Nouvelle-Orléans est une ville sublime et romantique, où l'excentricité a toujours été bienvenue. Autant dire que c'était le cadre idéal pour un film comme le nôtre". Les scènes tournées à la Nouvelle-Orléans ont été spécialement conçues pour mettre en valeur les quartiers favoris de la production, et notamment le Vieux Carré, et la chef-décoratrice Beth Mickle était ravie d'avoir un tel environnement à partir duquel travailler. "C'est une ville qui a du cachet, et une âme", dit-elle. "Elle est d'une grande authenticité. C'était un bonheur de ne pas devoir camoufler son architecture, mais au contraire de la mettre en valeur". 

Pour une séquence se déroulant dans Bourbon Street, Beth Mickle et son équipe ont eu recours à "énormément d'enseignes lumineuses, de perles de carnaval et de drapeaux de toutes les couleurs". L'une des tâches les plus ambitieuses de la chef-décoratrice a consisté à reconstituer l'environnement d'un championnat de football se déroulant dans une petite ville – raison même pour laquelle Nicky et ses complices se trouvent sur place. "On a dû mettre en scène un faux match auquel assistent Nicky et Jess, et le phénomène de ola de la foule qui l'accompagne", souligne-t-elle. Si la production a pu tourner dans un véritable stade, elle a néanmoins dû créer ses propres club et équipe, sans oublier la signalétique, les produits dérivés, etc., bref tout ce à quoi un supporter est en droit de s'attendre dans ce genre d'occasion. Des panneaux publicitaires préexistants, situés autour du stade, ont également été modifiés par infographie au moment de la postproduction. C'est ainsi que l'American Football Franchise of America (AFFA) et ses deux équipes phares – les Rhinos et les Threshers – sont nées. Elles s'affrontent sous les yeux de Nicky et de Jess, assis dans une tribune VIP construite sur un plateau voisin – ancien siège de l'usine de la NASA qui fabriquait le Challenger – pour mieux répondre aux contraintes d'un tournage. 

Contre toute attente, c'est la conception des logos des équipes qui a posé le plus de difficultés à Beth Mickle. "J'ai montré à John et Glenn des logos de football", dit-elle. "Et il a fallu aux dessinateurs plusieurs semaines de travail pour arriver à un résultat satisfaisant". La chef-décoratrice souligne qu'elle a bénéficié des excellents conseils du consultant, et ancien joueur, Pat O'Hara : "Pour les logos, il m'a recommandé de commencer par le casque, car dès l'instant où le rendu est satisfaisant sur un casque, il le sera aussi sur des T-shirts, des banderoles et partout autour du terrain". La chef-costumière Dayna Pink a ensuite intégré les logos aux costumes des figurants, ainsi qu'aux uniformes des joueurs. O'Hara, qui a passé l'essentiel de sa vie sur un terrain de football, déclare : "La production a fait un boulot formidable : on aurait dit un véritable match de championnat, et c'était extraordinaire pour les joueurs puisqu'ils ont pu travailler dans un décor parfaitement réaliste". Le consultant s'est aussi vu confier la mission de réunir les hommes composant les deux équipes s'affrontant sur le terrain. 

"Chacun d'entre eux a une véritable expérience professionnelle et a disputé des matchs au plus haut niveau", dit-il. "C'était une vraie occasion pour eux d'enfiler leurs protections à nouveau et de montrer de quoi ils étaient capables. Ils savent parfaitement comment des joueurs de foot sont censés se positionner, et c'était essentiel pour obtenir le plus grand réalisme possible". Les matchs filmés par la production étaient spécifiques à l'intrigue, si bien que O'Hara a fourni aux réalisateurs plusieurs options pour les 4 matchs qui se déroulent sur le terrain. Si la course automobile est censée avoir lieu à Buenos Aires, une partie de la séquence a été tournée au NOLA Motorsports Park d'Avondale, à une vingtaine de minutes en voiture de la Nouvelle-Orléans. Beth Mickle s'en explique : "Le célèbre Autodromo de Buenos Aires n'est pas en très bon état. Il était magnifique dans les années 50, mais aucune course n'y a été organisée depuis 2009". Les voitures de course qu'on voit à l'écran font partie des écuries Bryan Herta Autosport et Andretti Autosport. On aperçoit aussi la voiture Midas de Rahal Letterman Lanigan Racing, dont David Letterman est en partie propriétaire. Par chance, la production a pu tourner d'autres scènes à Buenos Aires, où les deux réalisateurs souhaitaient travailler depuis longtemps. 

"On n'y était encore jamais allés, mais on en avait entendu dire beaucoup de bien, et quand on s'est rendu sur place pour les repérages, on s'est rendu compte qu'il s'agissait sans doute de la ville la plus photogénique au monde", s'enthousiasme Requa. "C'est une ville sublime et on a eu beaucoup de chance de pouvoir y tourner". Ficarra acquiesce : "Il nous fallait un site romantique, mais sans excès. L'Argentine possède une richesse et une diversité culturelles extraordinaires, ainsi qu'une histoire et une architecture sans pareil. C'est une ville magnifique qu'on n'a pas beaucoup vue à l'écran car très peu d'équipes viennent y tourner". 

La production a ainsi tourné au Circulo Militar, qui surplombe la place San Martin – là même où a lieu le Grand Prix et où Nicky retrouve Jess après l'avoir quittée trois ans plus tôt. "Pas mal d'éléments militaient en faveur du Circulo Militar", affirme Beth Mickle. "Tout d'abord, les responsables du lieu se sont montrés très disponibles et emballés à l'idée de nous y accueillir. Et puis, c'est un endroit très accessible et tout simplement sublime". La chef-décoratrice a dû faire en sorte que le Circulo Militar ne jure pas avec le Park Hyatt Hotel (anciennement Palacio Duhau), qui campe l'hôtel où descend Nicky. 

"Les styles architecturaux se mariaient très bien, mais Glenn et John avaient un impératif : il fallait que le lieu ait l'air moderne", souligne-t-elle. "Ce sont sans doute les réalisateurs les plus attachés à l'esthétique de l'image avec qui j'ai travaillé. Ils sont très sensibles au style architectural, et ils souhaitaient que je trouve un moyen de moderniser le bâtiment, afin de mettre en exergue la ville de Buenos Aires qui réunit si bien l'ancien et le contemporain. Je me doutais que ce ne serait pas une mince affaire, mais c'est aussi ce qui rend ce boulot aussi intéressant". Par ailleurs, Beth Mickle a pris beaucoup de plaisir à introduire de la couleur dans chaque décor, et plus encore à Buenos Aires. 

"Il fallait que la palette chromatique évoque un environnement ludique et féerique", reprend-elle. Elle a adoré collaborer avec une équipe locale qui l'a guidée dans le choix de coutumes locales, comme le "tricot urbain", sorte de street art proche du graffiti, mais réalisé avec du tissu et non avec une bombe de peinture. "Les gens sortent de chez eux en pleine nuit et recouvrent des troncs et des branches d'arbres avec ces tissus colorés, et tricotent des pulls autours des arbres", dit-elle. "Ou bien, ils recouvrent de tissu un vélo, un parcmètre ou quoi que ce soit qui leur tombe sous la main. C'est incroyable. On a déniché une graffeuse de tricot urbain sur place et on l'a emmenée à La Boca pour y recouvrir quelques arbres pour nous". 

La Boca, et ses habitations en tôle de toutes les couleurs qui bordent les rues, ont servi de cadre pour plusieurs scènes, tout comme le marché aux puces de San Telmo et le Faena. "Le Faena était une ancienne usine en briques reconverti en hôtel chic, et sa décoration intérieure est même assez baroque", remarque Beth Mickle. La production s'est servie des décors, à l'instar des têtes de licornes accrochées aux murs et de la fontaine en forme de couronne dorée au milieu de la piscine, transformant l'hôtel en QG de l'écurie concurrente appartenant à McEwen. Pour évoquer les changements d'état d'esprit de Nicky, la chef-décoratrice a utilisé une palette de couleurs en constante évolution. 

"Il fallait que les changements esthétiques du film traduisent l'évolution personnelle de Nicky", dit-elle. "On commence par New York, où les tons froids font écho à l'isolement du personnage. Du coup, on a privilégié la pierre, le verre et le métal pour souligner le sentiment de solitude". Elle poursuit : "À la Nouvelle-Orléans, où Jess commence à faire partie de son univers et où la ville est-elle même très animée, la palette est plus chaude : on aperçoit de la verdure, des tonalités orange pour la loge, mais aussi violet et rose. Les couleurs changent dès lors que Nicky s'ouvre au monde. Et puis, une fois à Buenos Aires, où il est dans une posture très vulnérable, les couleurs sont encore plus soutenues. Le style architectural semble plus ludique et les images reflètent un monde à la fois romantique et mystérieux". 

Ficarra reconnaît que "Beth a dû relever un sacré défi. Elle a dû reconstituer une écurie de voitures de sport, un match de football de championnat, et des quartiers de la Nouvelle-Orléans, Buenos Aires et New York ! Elle a un goût exquis, et elle a parfaitement compris le mélange d'exotisme, d'élégance et de réalisme qu'on recherchait. On aurait dit qu'elle savait lire dans nos pensées. On a eu beaucoup de chance de la trouver, et on ne va plus laisser personne d'autre travailler avec elle !", plaisante-t-il. La chef-costumière Dayna Pink, qui avait déjà collaboré avec les réalisateurs, a également souhaité traduire les changements d'état d'esprit du protagoniste à travers le choix des couleurs et des costumes. 

"Si j'aime autant mon métier, c'est que j'apprends à chaque nouveau projet", confie-t-elle. "Le plus intéressant, dans DIVERSION, c'étaient les connotations psychologiques des couleurs. On s'est entretenu avec un expert de la couleur, et on lui a demandé ce qu'il serait logique de porter si on souhaitait gagner la confiance d'autrui, et quelle tenue porter si on voulait arnaquer quelqu'un. Quand on tient à obtenir la confiance de quelqu'un, mieux vaut porter du bleu. Car le bleu inspire confiance : cette couleur évoque l'eau et le ciel, qui ne changent jamais. Par ailleurs, le bleu va très bien à Will". 

Requa raconte qu'à chaque rendez-vous avec l'acteur, Smith disait : "'Dites-moi seulement quoi porter, et je m'exécuterai', parce que c'est sa nature profonde. Mais on lui a dit de voir Dayna – c'est l'une des plus grandes chef-costumières actuelles et elle est particulièrement formidable pour les costumes masculins – et d'explorer le personnage avec elle, en essayant différentes options. Ceci dit, Will n'était pas un fou des fringues, mais Dayna l'a converti ! Sa passion pour les vêtements est contagieuse. Je crois même qu'ils sont allés ensemble à des défilés de mode après la fin du tournage". 

"J'adore m'attaquer à un personnage qui aime les vêtements et qui a du goût, et chercher avec son interprète comment l'exprimer", souligne Dayna Pink. "C'était génial de se prêter à l'exercice avec Will". De son côté, Jess évolue également tout au long du film. "Dans la première partie, Jess est encore une jeune fille", analyse la chef-costumière. "Elle est stylée, elle a du pep, elle est jeune et mignonne. Du coup, elle porte du cuir et des superpositions de vêtements". Lorsqu'elle débarque à Buenos Aires, elle a mûri : "Tout à coup, on retrouve une femme dans des tenues élégantes, fines et épurées", ajoute la chef-costumière. "Au début, on voulait que Jess apparaisse comme une fille un peu négligée, pas bien coiffée, et qui ne sait pas très bien comment s'habiller", relate Requa. "Et puis, elle se transforme en une séductrice aussi belle que glaciale. Dayna a fait des merveilles". Les réalisateurs tiennent aussi à rendre hommage au travail de la chef-coiffeuse Anne Morgan : "Jess a d'abord les cheveux châtain clair, puis blonds, et Anne a imaginé des coiffures d'une grande invention", poursuit Requa. "Il y a, de toute évidence, des clins d'œil à Grace Kelly et Kim Novak, image classique de la femme fatale", ajoute Ficarra. La chef-costumière a également dû faire en sorte que certains détails correspondent à l'action : "Par moments, j'ai dû coudre des poches peu profondes afin que l'acteur puisse en sortir un objet plus facilement", signale-t-elle. "C'était intéressant de faire en sorte que les vêtements contribuent à la cohérence de la scène, et de manière aussi inattendue". 
Au bout du compte, tout cela repose sur la capacité de concentration. —Nicky 
Attentifs à ce que les chansons et la musique mettent en valeur le film, Ficarra et Requa ont, une fois encore, confié la partition à Nick Urata, qui avait collaboré à la BO de CRAZY, STUPID, LOVE. "C'était une formidable opportunité", constate Urata. "John et Glenn sont très mélomanes. La musique joue un rôle déterminant dans l'écriture du scénario et dans le montage, si bien qu'ils ont toujours des idées musicales originales qui s'intègrent parfaitement à l'histoire". Uruta s'est largement inspiré des lieux de tournage : "Le film se déroule dans deux villes réputées pour leur richesse musicale : la Nouvelle-Orléans et Buenos Aires. Nous avons passé pas mal de temps dans chacune des deux villes, et on a vraiment tâché de nous plonger dans les sonorités locales. J'ai été époustouflé par la spiritualité de ces deux cultures, et j'ai tenté de le transposer dans la partition". 

Les réalisateurs espèrent que le spectateur appréciera le film autant qu'ils ont eu de plaisir à le concevoir : "Il y a là du foot, des voitures de sport, du sexe, une histoire d'amour, de l'humour et des rebondissements, mais aussi des stars et deux grosses arnaques… bref, il y en a pour tous les goûts", confie Ficarra. "Le film comporte aussi quelques surprises de taille qui, à mon avis, vont prendre de court plus d'un", conclut Requa. "Parfois, je suis moi-même surpris, alors que c'est moi qui ai écrit le scénario !"

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