jeudi 10 avril 2014

Back to the future


Action/Fantastique/Aventure/Chouette divertissement

Réalisé par Marc Webb
Avec Andrew Garfield, Emma Stone, Jamie Foxx, Dane DeHaan, Campbell Scott Michael, Embeth Davidtz, Colm Feore, Paul Giamatti, Sally Field, Denis Leary...

Long-métrage Américain
Titre original : The Amazing Spider-Man 2 
Durée : 2h23m
Année de production : 2014
Distributeur : Sony Pictures Releasing France
Twitter : https://twitter.com/SonyPicturesFr et #SpiderMan

Date de sortie sur les écrans américains : 2 mai 2014 
Date de sortie sur nos écrans : 30 avril 2014


Résumé : Ce n’est un secret pour personne que le combat le plus rude de Spider-Man est celui qu’il mène contre lui-même en tentant de concilier la vie quotidienne de Peter Parker et les lourdes responsabilités de Spider-Man. Mais Peter Parker va se rendre compte qu’il fait face à un conflit de bien plus grande ampleur. Être Spider-Man, quoi de plus grisant ? Peter Parker trouve son bonheur entre sa vie de héros, bondissant d’un gratte-ciel à l’autre, et les doux moments passés aux côté de Gwen. Mais être Spider-Man a un prix : il est le seul à pouvoir protéger ses concitoyens new-yorkais des abominables méchants qui menacent la ville. Face à Electro, Peter devra affronter un ennemi nettement plus puissant que lui. Au retour de son vieil ami Harry Osborn, il se rend compte que tous ses ennemis ont un point commun : OsCorp.

Bande annonce (VOSTFR)


Ce que j'en ai pensé : J'ai eu la chance de découvrir THE AMAZING SPIDER-MAN : LE DESTIN D'UN HÉROS ce matin en avant-première. Marc Webb, le réalisateur, a gardé exactement le même type de réalisation que dans The Amazing Spider-Man (2012). Le spectateur replonge immédiatement et facilement dans l'univers du tisseur, les repères sont là.
Il y a un bon équilibre entre les scènes d'action, l'humour (bien présent et il fonctionne parfaitement), les sensations et la narration. Certaines scènes sont particulièrement spectaculaires et très réussies. Encore plus, lorsqu'elles sont guidées par l'émotion et/ou la tension.



Il ne faut pas être trop regardant sur quelques détails scénaristiques qui facilitent le récit mais ne sont pas très cohérents ou bien expliqués. On sent également certains moments placés comme si le scénario devait répondre à une liste de desiderata de sentiments à mettre en scène. Mais, peu importe, parce que l'enthousiasme de retrouver les personnages et le dynamisme du film l'emporte sur ces imperfections. L'histoire se suit facilement. Les rapports entre les personnages sont faciles à comprendre et l'intrigue aisée à suivre.

Dans le rôle de Peter Parker/Spider-Man, on retrouve l'excellent Andrew Garfield. Il joue toute la palette des émotions en restant super cool. Il assure vraiment bien dans ce rôle.



Avec Emma Stone, qui interprète l'adorable, intelligente et amusante Gwen Stacy, ils forment un super duo. Ils sont très attachants.



J'ai eu plaisir à retrouver Sally Field dans le rôle de Tante May. Elle est toujours aussi touchante.


La très bonne surprise, c'est Dane DeHaan que j'ai trouvé parfait dans le rôle de Harry Osborn.


J'ai été moins convaincue par le personnage d'Electro. J'ai trouvé Jamie Foxx plus intéressant en Max Dillon que dans le costume de cet être maléfique.



Le spectateur connaisseur s'amusera des références au Daily Bugle et du caméo de Stan Lee. Par contre, n'attendez pas une scène post générique, il n'y en a pas.
A mon avis, cette saga s'adresse prioritairement à un public jeune et cet opus réunit tous les ingrédients d'un blockbuster fait pour plaire à sa cible.

J'ai passé un très bon moment. THE AMAZING SPIDER-MAN : LE DESTIN D'UN HÉROS est un divertissement à grand spectacle avec des acteurs principaux toujours au top et quelques surprises à nous dévoiler pour notre plus grand plaisir. Sans aucun doute, si vous avez aimé le premier opus, vous ne voudrez pas rater celui-là!


NOTES DE PRODUCTION 
(A ne lire qu'après avoir vu le film pour éviter les spoilers!)

LE PLUS GRAND COMBAT DE SPIDER-MAN

Andrew Garfield reprend le rôle-titre de THE AMAZING SPIDER-MAN : LE DESTIN D’UN HÉROS, deux ans après avoir ouvert un nouveau chapitre dans l’histoire du super-héros avec THE AMAZING SPIDER-MAN, succès planétaire ayant engrangé plus de 750 millions de dollars de recettes dans le monde. Il déclare : « C’est dur d’être Peter Parker, mais c’est fabuleux d’être Spider-Man ! Lorsqu’il est Peter Parker, c’est un garçon qui partage les mêmes soucis que tous les autres : les filles et l’argent. Endosser le costume de Spider-Man est une formidable libération. Il peut enfin respirer. Spider-Man sait toujours trouver la meilleure solution : il véhicule le bien, il a l’héroïsme dans la peau et sauve des gens. Il y prend beaucoup de plaisir et cela exalte son côté ludique. » Marc Webb revient lui aussi derrière la caméra. Pour le réalisateur, l’un des enjeux clés de ce nouveau film était de saisir l’intelligence innée de Peter Parker, surtout lorsqu’il est Spider-Man. Il déclare : « Nous avons voulu rendre ce volet plus ludique, plus drôle. Tout est dans les comics : ses plaisanteries, sa drôlerie et sa légèreté. C’est ce qui explique en partie sa popularité et c’est ce que j’adore vraiment chez lui. » Mais la vie est loin d’être une partie de plaisir pour Peter. Son serment de protéger ses concitoyens va le confronter à la plus puissante entreprise newyorkaise : Oscorp. Celle-là même qui avait autrefois employé son père et joué un rôle dans la disparition de ses parents. Elle semble à présent abriter les nouveaux adversaires de Spider-Man. Leurs pouvoirs et leurs ressources issues d’une technologie de pointe sont redoutables. 
Le producteur Matt Tolmach déclare : « Dans ce film, les enjeux n’ont jamais été aussi critiques. Pour Spider-Man, il s’agit d’affronter des ennemis qui se sont ligués contre lui et sont tous liés à Oscorp ; quant à Peter, il découvre que ses choix et les promesses qu’il tente de tenir auront un impact concret sur son existence et sur celle de ses proches. » Le producteur Avid Arad commente : « Dans ce nouveau volet, Spider-Man adore ce qu’il est, cela saute aux yeux. Comme dans tous les autres SPIDER-MAN, Peter voit son quotidien bouleversé par son double héroïque. Et le grand méchant de l’histoire se nomme cette fois Oscorp. Tout est lié à cette entreprise diabolique : la vie de Peter, de son père, de Harry et de tous les nouveaux super-méchants. » Marc Webb développe : « Oscorp a été bâtie dans un seul but : maintenir Norman Osborn en vie. Il est atteint d’une terrible maladie et le capital de la société a servi à créer la section des Projets Spéciaux : une réponse délirante à un problème tout simple. Sauf que Norman Osborn est immoral : au coeur de ce secteur se dissimulent des forces obscures et maléfiques que personne ne souhaite voir lâchées dans la nature. » Quant à Electro et au Bouffon Vert que Spider-Man va devoir affronter, ils ont des motivations différentes de s’attaquer au monte-en-l’air et, d’une certaine façon, estiment ne pas combattre le même adversaire. 
Comme l’explique Alex Kurtzman, l’un des scénaristes : « L’un déteste Spider-Man ; l’autre hait Peter Parker. Ils veulent tuer la même personne mais pour des raisons différentes. Ils finissent donc par faire équipe, et sont tous deux submergés par leurs émotions. » Pour Jamie Foxx, qui incarne Electro, intégrer la saga SPIDER-MAN est une expérience unique. Il confie : « C’est formidable d’être dans un film comme celui-ci. La première fois que j’ai mis les pieds sur le plateau, je suis tombé sur Andrew en costume. C’était historique ! On fait partie d’une aventure que les gens adorent parce qu’elle appartient à notre patrimoine culturel. Cela avait du sens pour moi et c’était une responsabilité que j’ai prise très au sérieux. J’ai voulu faire d’Electro un adversaire de taille pour Spider-Man. » Toute l’équipe du film devait garder à l’esprit que c’est l’homme derrière le masque qui fait de Spider-Man le héros qu’il est. Marc Webb confirme : « Quand il est Spider-Man, Peter s’éclate à combattre le crime, à mettre K.O. les brutes épaisses et à voltiger sur les hauteurs de la ville. Mais lorsqu’il redevient un jeune homme ordinaire, ses problèmes le sont tout autant. Peter est juste un garçon amoureux. Et lorsque Gwen a l’occasion de réaliser son rêve de toujours, il est confronté à la dure réalité que nous connaissons tous : le plus difficile en amour est parfois de laisser partir la personne que l’on aime. » 
Matt Tolmach reprend : « Peter Parker cherche constamment à trouver le juste équilibre entre sa condition de jeune homme, de fiancé et de super-héros. Il veut tout concilier ; il croit pouvoir être les trois. Sauf que l’existence est faite de choix et de compromis. C’est un des fondamentaux de la mythologie Spider-Man et ce sera son éternel dilemme. Dans ce film, la succession des événements va obliger Peter à faire des choix décisifs dont il ne maîtrise pas forcément la portée. » Peter avait promis au père de Gwen, juste avant sa mort, qu’il resterait à l’écart pour mieux la protéger, mais l’amour est décidément plus fort que tout. Elle est son âme soeur, intellectuellement et sentimentalement. Emma Stone, qui reprend son rôle de Gwen Stacy, déclare : « Gwen est major de sa promotion, elle est sur le point d’entrer à Columbia mais elle a aussi été acceptée à Oxford. Elle devrait savourer ce moment mais elle affronte aussi la mort de son père et s’interroge sur sa place auprès d’un garçon aussi compliqué que Peter. Savoir que le public accroche à l’histoire de Gwen est réjouissant, parce que c’est un rôle complexe, passionnant à jouer. » 
Pour la production, l’histoire de Gwen Stacy était d’autant plus intéressante à développer qu’elle a marqué un tournant dans l’histoire des bandes dessinées. La perspective de la transposer le plus fidèlement possible à l’écran était très séduisante. Marc Webb explique : « Tous les précédents SPIDER-MAN ont fait référence à l’histoire de Gwen Stacy, mais nous avons voulu lui rendre hommage d’une autre manière. Si nous prenons des libertés cinématographiques, notre inspiration puise directement sa source dans les comics. Le numéro 121 de Amazing Spider-Man est l’un des plus profonds de la saga au sens où il marque à jamais Peter Parker. Ce sont les choix du héros qui déterminent le destin de Gwen. Grâce à cet épisode, la bande dessinée a opéré un virage en gagnant davantage de complexité dramatique, ce qui nous a permis par ricochet de donner au film une tonalité shakespearienne, voire lyrique. »  Réalisateur de (500) JOURS ENSEMBLE et THE AMAZING SPIDER-MAN, Marc Webb revient à la barre du second volet des aventures de l’homme-araignée. Avi Arad commente : « Marc Webb a prouvé qu’il maîtrisait tous les ingrédients d’un film consacré à Spider-Man. Parmi toutes ses qualités, il y a cet amour véritable des personnages et de l’histoire combiné à son savoir-faire en matière d’action et de gros blockbuster. Il est doué pour donner de l’ampleur à un film de super-héros bourré d’action. Et même lorsqu’il s’agit de la scène la plus spectaculaire, Marc ne perd jamais de vue ses personnages, ce qui donne à ses films un supplément d’âme. À partir de l’instant où l’on est convaincu que le personnage est la pierre angulaire de tout le film, chaque plan doit en témoigner. Marc a également un sens de l’humour très aiguisé qui rend justice à l’un des grands traits de la personnalité de Spidey : la drôlerie. » Marc Webb explique : « Les histoires de super-héros aiment à repousser les limites, physiques comme émotionnelles. S’il y a un point sur lequel je m’identifie à Spider-Man, c’est son absence de stoïcisme. Après tout, c’est un gamin. Et cela me paraît fondamental que les héros montrent leurs émotions avec justesse, authenticité et honnêteté. Dans mes films, j’aime voir les gens tomber le masque, qu’il s’agisse de moments de bonheur ou de souffrance. » 
Le réalisateur poursuit : « La relation entre Peter et Gwen est au coeur du film. Ce qui arrive à Spider-Man est crucial mais c’est l’identité secrète de Peter Parker qui est mise en péril, ce qui est très difficile à gérer pour lui. À mesure que grandit la menace représentée par Oscorp, dont notre héros ne saisit pas pleinement la portée, Peter réalise qu’il doit en même temps résoudre un problème bien plus délicat : comment préserver son amour pour Gwen ? C’est la partie la plus importante du film, celle à laquelle le public peut s’identifier le plus fortement. » Voilà ce qui distingue, selon Marc Webb, THE AMAZING SPIDER-MAN : LE DESTIN D’UN HÉROS des autres SPIDER-MAN. « Ce film offre autant sinon davantage de spectacle et d’action que n’importe quel autre. Il est très spectaculaire. Mais ce feu d’artifice visuel, cette action époustouflante n’a aucun sens si le public se moque des personnages. Des conflits qui agitent Peter Parker naît le récit tendre et humain du passage à l’adulte d’un gamin. Ce thème, nous l’avons développé sous un angle épique et lyrique, mais il n’en demeure pas moins essentiel, délicat, magnifique, drôle et divertissant en soi. » 
Le réalisateur ajoute : « Les superpouvoirs de Peter ne sont qu’une part de son héroïsme, et certainement pas la plus importante. C’est sa personnalité, son intégrité qui font de lui ce qu’il est vraiment. » Ce second volet a été écrit par Alex Kurtzman & Roberto Orci & Jeff Pinkner déjà auteurs de franchises cinématographiques à succès (STAR TREK, TRANSFORMERS) et de séries télé novatrices (« Alias », « Fringe » entre autres). James Vanderbilt a participé à l’histoire. Pour Avi Arad, « Le trio a fait souffler un vent de fraîcheur sur la franchise. THE AMAZING SPIDER-MAN : LE DESTIN D’UN HÉROS est très différent des autres SPIDER-MAN sur plusieurs points : son ampleur, son intensité dramatique, son humanité, la crédibilité des personnages et son humour, par exemple dans la scène où Peter et Gwen posent les règles régissant leur relation. Notre équipe de scénaristes a écrit une histoire pleine d’espoir, qui va parler à tous et donner envie d’en voir davantage. » Marc Webb ajoute : « Lorsque nous avons commencé à développer l’histoire, nous nous sommes demandé où Peter en était dans sa vie. Les scénaristes ont intelligemment creusé des aspects du personnage auxquels nous n’avions pas songé auparavant. » 
Pour autant, Alex Kurtzman, Roberto Orci et Jeff Pinkner ont pris soin de respecter l’univers mis en place dans THE AMAZING SPIDER-MAN. Alex Kurtzman confie : « Nous avions adoré le ton du film. Il était ancré dans la réalité, à la fois novateur et respectueux dans son approche du mythe : en fait, il le révélait sous un nouveau jour. Nous avons dû à la fois nous montrer à la hauteur du premier volet et lui insuffler du sang neuf. THE AMAZING SPIDER-MAN laissait tellement de questions en suspens que nous avions matière à réflexion. » Jeff Pinkner précise : « THE AMAZING SPIDER-MAN : LE DESTIN D’UN HÉROS dépeint le processus de maturité chez Peter, non seulement à travers sa relation avec Gwen, mais aussi son passage de l’adolescence à l’âge adulte. Peter va devoir affronter le fait que la vie est courte et éphémère, que les relations vont et viennent, et que le mieux à faire est d’essayer de profiter du temps qui nous est imparti. » Alex Kurtzman souligne : « Si certaines libertés concernant la narration ont été prises, le scénario est resté fidèle aux fondamentaux des comics. Nous avions un défi passionnant à relever : comment rester fidèles à l’esprit et aux origines des personnages tout en remettant l’histoire au goût du jour ? Nous devions faire honneur à ces grands noms qui nous avaient précédés. La collection des Ultimate Marvel nous a énormément aidés parce qu’elle traçait la meilleure voie à suivre. »

LES PERSONNAGES

Peter Parker / Spider-Man

Andrew Garfield, lauréat d’un BAFTA Award du meilleur acteur, avait donné une nouvelle image du super-héros dans THE AMAZING SPIDER-MAN. Le voilà de nouveau dans la peau du célèbre monte-en-l’air. Avi Arad observe : « C’est un rôle plutôt complexe. Spider-Man peut faire des choses dont Peter serait bien incapable, mais c’est ce dernier qui est l’âme du personnage. Stan Lee et Steve Ditko ont créé un personnage incroyablement dense, et son interprète hérite de deux rôles, Peter Parker et Spider-Man. Mais Andrew peut tout faire, c’est le meilleur acteur que j’aie vu depuis des années. Il porte toute l’humanité du personnage, il sait créer le conflit et l’émotion ; il peut même effectuer toutes les cascades que nous pouvons lui laisser faire. C’est vraiment un jeune homme incroyable. Cerise sur le gâteau, Andrew possède un sens de l’humour et du comique, à la fois physique et mental, en totale adéquation avec le caractère de Spider-Man. » Andrew Garfield était impatient de reprendre son rôle, notamment parce que c’est un fan pur et dur du super-héros. 
Il confie : « Je sais combien c’est important d’être fan et ce que Spider-Man peut apporter aux petits comme aux grands. Lorsque l’on est familier du personnage, que l’on se sent des affinités avec lui, c’est rassurant de savoir que celui qui l’interprète fera du bon boulot. Quels que soient les soucis que vous rencontrez dans la vie, Spider-Man est la preuve que vous pouvez les surmonter, parce que Peter Parker passe par là aussi et qu’il y parvient. C’est comme s’il vous tendait la main pour vous dire : ‘Ne t’inquiète pas, ça va aller’ ». Pour Andrew Garfield, Spider-Man est le protecteur ultime des petites gens : « Il a un sens des responsabilités et une fibre héroïque surdéveloppés, mais aussi un sens très aigu de la justice. Cela ne s’apprend pas, on naît avec. » L’acteur explique : « La production a voulu que Peter se dévoile davantage dans ce second volet, revenant ainsi aux sources du personnage décrit dans les bandes dessinées. Si Peter Parker peut se prendre les pieds dans le tapis, Spider- Man, lui, tire le tapis de sous les pieds de n’importe qui. C’est un rusé. Et ce qui caractérise un malin comme Spider-Man, c’est sa capacité à retourner les faiblesses de ses ennemis contre eux, plutôt que de distribuer les coups. » 
Pour être à la hauteur du défi, Andrew Garfield a étudié puis pratiqué les grands maîtres : « Cal McCrystal était notre ‘conseiller en clowneries’, c’est-à-dire notre consultant en comique corporel. Certaines scènes et idées m’ont été directement inspirées par nos conversations. J’admire aussi le talent de Charlie Chaplin et de Buster Keaton. Spider-Man pratiquant le même genre d’excentricités physiques, nous nous sommes inspirés de ces grands de l’humour visuel. » Même si le héros masqué affronte une horde de super-méchants ligués contre lui, Peter doit aussi faire le point sur celle qui illumine son existence : Gwen Stacy. Le jeune homme a beau garder en mémoire la promesse faite au Capitaine Stacy, il ne peut la tenir. Andrew Garfield explique : « Peter et Gwen se sont donné une chance. Pour le meilleur et pour le pire, Peter se sent investi d’une énorme responsabilité. C’est difficile de vivre avec l’idée qu’il a trahi sa promesse, mais il lui est impossible de vivre sans Gwen. Il se sent coupable mais le destin l’a uni à Gwen de manière évidente. Peter est un jeune homme déchiré, désorienté, qui s’efforce de trouver la meilleure solution. »

Gwen Stacy

Andrew Garfield s’est montré enthousiaste à l’idée de retrouver sa partenaire Emma Stone. Il commente : « Elle fait en sorte que vous restiez vigilant et que vous bossiez votre rôle pour ne pas perdre le rythme. Elle rebondit sur tout ce que vous pouvez dire ou faire. C’est l’actrice la plus talentueuse que je connaisse. » Emma Stone raconte : « Avant de rencontrer Andrew sur THE AMAZING SPIDER-MAN, je n’avais pas vu grand-chose de lui. Aujourd’hui, je sais qu’il a d’immenses capacités. C’est un honneur de travailler avec un tel acteur. J’apprends énormément à ses côtés : il répète beaucoup en amont, il est méticuleux et courageux. Il donne beaucoup de profondeur à son personnage. » 
Avi Arad ajoute : « Emma Stone est Gwen. C’est un merveilleuse actrice qui apporte au film charme, amour, légèreté et un souffle d’indépendance. Elle incarne notre idéal féminin : intelligente, ambitieuse et loyale. » Matt Tolmach poursuit : « Gwen est une femme de caractère, un personnage fort en soi. Elle n’est pas du genre à attendre que Peter Parker se décide à vivre ou non avec elle. Elle nourrit des rêves tout aussi importants que ceux de Peter. » THE AMAZING SPIDER-MAN : LE DESTIN D’UN HÉROS ouvre d’ailleurs sur la scène de remise des diplômes, au cours de laquelle Gwen triomphe comme major de sa promotion. Emma Stone commente : « À la fin du premier volet, Gwen et Peter s’étaient séparés mais visiblement, ça n’a pas duré longtemps. Gwen a beaucoup de choses à régler. Elle est censée entrer à l’université de Columbia, elle va peut-être aussi intégrer Oxford et s’interroge sur sa relation avec un garçon aussi compliqué que Peter. » Reprendre le rôle mythique de Gwen Stacy a été un bonheur pour Emma Stone, qui confie : « Gwen est un personnage tellement important dans l’univers de Spider-Man ! Le sort que le destin lui réserve reste un sujet de conversation enflammée. 
Marc s’est pris de passion pour cette histoire et en livre sa version au fil de la saga. Avant d’auditionner pour THE AMAZING SPIDER-MAN, j’avais lu ce qui concernait Gwen : plus j’avançais dans son histoire, plus j’avais envie de l’incarner. » Emma Stone déclare : « Gwen a une vision bien différente des relations amoureuses de celle de Peter, une vision investie et responsable. C’est une femme déterminée à faire ses propres choix, sans avoir besoin de protection masculine – Spider-Man inclus. Peter avait juré de ne plus approcher Gwen – ce qu’elle sait parfaitement – mais elle préfère être avec lui. Et pas seulement parce qu’ils sont amoureux. Son père est mort, ce qui lui a donné une conscience aiguë du temps qui passe et de sa fugacité. Peter en est moins convaincu, ce qui crée beaucoup de tensions entre eux tout au long du film. » 
En même temps, il y a comme une menace qui plane sur leur relation. Marc Webb commente : « Gwen a sa propre existence à mener. Elle a la chance de pouvoir partir étudier en Grande-Bretagne. Elle veut devenir médecin et sauver des vies. Elle est promise à un bel avenir. Peter est heureux pour elle : il voudrait la laisser partir mais n’y arrive pas. Il l’aime. C’est son âme soeur et il lui est follement attaché, comme on peut l’être quand on est adolescent. »

Max Dillon / Electro

L’héroïsme de Spider-Man et la mission de protection de New York qu’il s’est donnée vont évidemment contrarier l’histoire d’amour entre Gwen et Peter. Dans THE AMAZING SPIDER-MAN : LE DESTIN D’UN HÉROS, le super-héros mène un combat titanesque et la production lui a concocté un adversaire à sa mesure, un méchant dans la grande tradition Marvel : un personnage tragique, sympathique par certains aspects mais dont les mauvais choix le font basculer du côté obscur et l’amènent à défier Spider-Man. Avi Arad explique : « Les méchants créés par Marvel sont aussi victimes des circonstances. Ils résolvent leurs douloureux problèmes en faisant les mauvais choix, ce qui fait d’eux des méchants. Contrairement à Spider-Man, ils ont beau affronter les mêmes soucis quotidiens que n’importe qui, ils ne font pas la différence entre le Bien et le Mal. Electro en est l’exemple type. Max Dillon n’est pas un méchant, c’est un laissé-pour-compte qui suscite la pitié. C’est un homme qui, pendant toute sa vie, a été ignoré. Lorsqu’il devient Electro, il cherche à tout prix la reconnaissance. Electro déverse sa frustration et sa colère sur l’humanité, notamment sur Spider- Man. On est toujours puni pour avoir fait le bien. » 
Alex Kurtzman reprend : « Spider-Man est la personne la plus en vue de New York, contrairement à Max Dillon qui est littéralement invisible. Il rêverait que tout le monde lui témoigne la même sympathie qu’envers Spider-Man. Il fantasme même sur ce dernier, imaginant qu’ils sont devenus les meilleurs amis du monde après une seule rencontre. Il ne désire qu’une chose : être reconnu pour le travail qu’il a fourni – ce que nous désirons tous. »  Si Max a été l’un des plus grands fans de Spider-Man, Electro devient son pire ennemi. Comme le souligne Avi Arad : « Personne ne se souvient de son nom, personne ne se soucie de lui au travail. Il n’a pas de famille, personne sur qui compter. Spider-Man est le seul modèle, le seul ami qu’il a en tête. Mais il se sent trahi après avoir mal interprété les agissements de l’homme-araignée. Cela l’endurcit. Tout son monde s’écroule. C’est là qu’il devient Electro. Max passait inaperçu et vivait dans l’ombre. Electro va priver les autres de leur énergie et leur apprendre à quoi ressemblait sa vie. C’est la signature d’un grand super-vilain. » Pour Jamie Foxx, qui incarne Electro, « Max est un gars très intelligent qui aurait dû être récompensé par Oscorp pour services rendus. Il aurait dû obtenir une voiture de fonction et un compte particulier. Il n’a rien de tout ça. Il trouve cela injuste mais ne sait pas comment réagir. Il est prêt à riposter violemment mais n’en a pas les moyens. » La riposte trouvée par Max va s’abattre sur celui qu’il idolâtrait. 
Jamie Foxx commente : « Spider-Man était la seule personne qui semblait l’avoir remarqué, qui l’avait appelé par son nom. Max pensait qu’il était son ami. Il en est devenu obsédé, collectionnant notamment des photos du héros sur son mur. C’était très sérieux pour lui. Ensuite, lorsque Max acquiert ses pouvoirs et se retrouve à Times Square, Spider-Man essaye de l’empêcher de se faire du mal et de blesser des personnes innocentes. Max se sent trahi par son héros. Malheureusement, il interprète de travers ce que tente de faire Spider-Man. Il le voit récolter toute la gloire à ses dépens, même si ça n’était pas dans les intentions de Spider-Man. Peu importe car, pour Max, c’est une trahison. » 
Matt Tolmach analyse pourquoi Jamie Foxx était fait pour ce double rôle : « Il fallait un acteur capable de nous briser le coeur en jouant quelqu’un de vraiment sympathique et discret, quelqu’un que l’on pourrait croiser tous les jours sans lui prêter la moindre attention. Le genre de gars que personne ne remarque alors qu’il a une immense richesse intérieure. Ce personnage exigeait aussi un acteur capable d’incarner celui dont les pouvoirs se révèlent dévastateurs quand la situation tourne mal : Electro est l’alter ego extraverti et grandiloquent du sympathique Max. Jamie était idéal dans ces deux registres. » 
Matt Tolmach, poursuit : « La performance de Jamie Foxx dans ALI en 2001 a contribué à ma conviction qu’il était l’acteur qu’il nous fallait. Il y incarnait Bundini Brown, un type discret, sympathique et vulnérable. J’ai toujours gardé en tête son interprétation magique. Nous connaissons tous le Jamie Foxx plein d’audace et charismatique, à la voix puissante et à l’incroyable humour, mais ALI nous a révélé une autre facette de son talent. Il possède une palette de jeu extraordinairement large. » Avant d’accepter le rôle, Jamie Foxx s’est référé à l’avis de l’un de ses plus proches conseillers quant au sort réservé à Electro. Il se souvient : « Quand j’ai annoncé à ma fille que j’allais jouer Electro dans un SPIDER-MAN, elle m’a répondu ‘Oh papa, mais tu sais qu’il va se faire écraser par Spider-Man. Tu le sais, hein ?’ »

Harry Osborn / Le Bouffon Vert

C’est Dane DeHaan, remarqué pour ses rôles dans CHRONICLE, DES HOMMES SANS LOI, KILL YOUR DARLINGS et THE PLACE BEYOND THE PINES, qui s’est vu confier le rôle-clé de Harry Osborn.  Pour le comédien, Harry et Peter sont des amis qui se sont perdus de vue depuis longtemps : « Leurs pères, Norman Osborn et Richard Parker, ont été associés mais quand les relations entre eux se sont envenimées, puis quand Richard a disparu, Peter et Harry ont été séparés. Ils ne s’étaient plus parlé jusqu’à aujourd’hui. » Après des années d’internat, Harry est rappelé à New York par son père, sur son lit de mort. Dane DeHaan explique : « Il pense qu’il va lui dire ‘Je t’aime mon fils, adieu’ mais tout se passe différemment. Harry découvre qu’il est atteint de la même maladie qui ronge son père, et celui-ci lui lance ‘Tu dois faire avec’. C’est à ce moment-là que Peter revient dans la vie de Harry. Ils se remémorent la profonde amitié qui les unissait enfants. » Harry n’a pas été éduqué de la même manière que Peter. 
L’acteur commente : « Pour moi, Harry est né avec une cuillère en or dans la bouche. Il fait partie de la jeunesse dorée new-yorkaise. C’est une position très particulière. Harry est un garçon à part qui sait où il va. Il s’accroche à sa fortune parce que c’est le seul secteur de sa vie qu’il n’a pas peur de montrer. Il se cache derrière ses biens matériels. Marc a pris en compte mes idées et m’a accompagné tout au long du processus de construction du personnage. » Harry passe ainsi du statut d’enfant privilégié à celui de super-méchant menaçant New York. En prenant les rênes d’Oscorp, Harry, à l’instar de son père, utilise les immenses ressources de la société pour sauver sa peau. Lorsqu’il découvre l’antre secret des Projets Spéciaux, il est persuadé que seul le sang de Spider-Man est la réponse à toutes ses prières. Cela devient une obsession qui va mener Harry à se métamorphoser en Bouffon Vert. 
Pour Avi Arad, « Harry Osborn est révélateur du conflit classique entre Peter Parker et Spider-Man. Harry était son meilleur ami et les circonstances s’acharnent de nouveau pour faire de Harry l’ennemi de Spider-Man. La tâche est d’autant plus difficile pour notre héros qu’il veut à la fois aider son ami et l’empêcher de devenir ce méchant autodestructeur. » Dane DeHaan observe : « Dans la saga Spider-Man, il y a plusieurs Bouffon Vert. Nous avons cherché à savoir comment les différents personnages étaient devenus le Bouffon et ce qu’il représentait. Nous devions à la fois rendre hommage aux comics et trouver notre propre voie. Même si nous avons pris quelques libertés, il était crucial de rester fidèle aux traits du Bouffon Vert que tout le monde connaît et adore. » Selon Marc Webb, Peter et Harry font face aux mêmes choix, sauf qu’ils y répondent différemment. « Harry et Peter sont complémentaires. Ils ont la même intelligence. Ils ont tous les deux été abandonnés par leurs pères, l’un physiquement, l’autre émotionnellement. Sauf que Harry n’a pas connu de gens tels que Tante May ou Oncle Ben pour le réconforter et le guider. Ce qui explique qu’il soit devenu plus impulsif et agressif que Peter. Il s’est endurci pour mieux supporter la vie. Après avoir été les meilleurs amis, ils finissent par devenir des ennemis mortels, à cause de la jalousie et de la colère de Harry. » Le sentiment de trahison éprouvé par Harry s’intensifie lorsqu’il est amené à croire que le sang de Spider-Man pourrait être un remède à sa maladie. Jeff Pinkner précise : « Sauf que Peter sait que son sang a provoqué la métamorphose du docteur Curt Connors en Lézard. Si Harry recevait ce sang, il pourrait lui arriver la même chose, voire pire. Peter cherche désespérément à aider Harry, mais lui donner son sang pourrait faire pire que le tuer. Peter ne peut évidemment pas l’expliquer à Harry. Quand bien même, qui sait si Harry le comprendrait ? Pour Peter, c’est une tragédie qui va conduire Harry à s’allier avec Electro. » 
Alex Kurtzman commente : « Harry et Electro s’allient par haine mutuelle de Spider-Man. C’est un point fort de l’histoire : deux méchants qui détestent le héros pour des motifs différents. C’est pourquoi Harry mobilise toutes les ressources d’Oscorp contre Spider-Man. » Matt Tolmach raconte : « Quand est venu le temps du casting, Dane DeHaan n’a pas été un choix évident pour Marc Webb, Avi Arad et moi. Nous l’avions vu dans quelques films mais nous n’avions pas conscience de l’étendue de son talent. Et puis la magie a opéré. Nous avons rencontré un acteur complètement unique et singulier. Il nous a poussés à concevoir Harry autrement, et c’était formidable. Nous étions sous le charme. Il y a dans son regard une intensité brûlante, beaucoup de coeur, de douleur et un côté sombre. C’est exactement Harry Osborn. » 
Ari Arad assure : « Dane est un acteur formidable. Il ne ressemble à personne. Il a ce regard qui n’appartient qu’à lui. Il est fragile, il peut montrer la maladresse comme la folie : il est capable d’exprimer tout ce qu’une scène exige. Il colle parfaitement à la façon dont Marc dirige ses acteurs, en les laissant exprimer ce qu’ils ressentent. Dane peut aussi prendre des chemins de traverse et donner aux scènes une dimension inédite. » Dane DeHaan précise : « C’était génial de décrocher ce rôle parce que Harry a une trajectoire riche, évolutive et complètement dingue. J’avais vraiment quelque chose à me mettre sous la dent ! » Il fallait quatre heures de maquillage et d’habillage pour transformer Dane DeHaan en Bouffon Vert. 
L’acteur explique : « Sarah Rubano, chef maquilleuse, et moi avons élaboré ensemble toutes les étapes de l’évolution du maquillage. Au début, j’ai un bouton qui apparaît sur le cou, puis ça s’étend sur tout le visage, ce que Harry tente en vain de camoufler. Ensuite, lorsqu’il s’injecte du venin d’araignée dans l’espoir de guérir, sa maladie progresse encore jusqu’à un point critique, celui atteint par son père au seuil de la mort. On m’a mis quelques prothèses – pour les oreilles plus un embout nasal – mais nous nous sommes surtout concentrés sur les plaies et blessures. Je portais aussi un dentier et des lentilles de contact pour avoir le sourire menaçant et les grands yeux du Bouffon Vert. Ma coupe de cheveux est un clin d’oeil direct à la capuche pourpre que porte le Bouffon Vert dans les BD. »

Aleksei Sytsevich / Le Rhino

Parmi la cohorte des super-méchants du film, il y a le gangster russe Aleksei Sytsevich. Capturé par Spider-Man au début du film, il fait son retour en tant que Rhino, une invention de haute technologie d’Oscorp. Le Rhino était le personnage préféré de l’acteur Paul Giamatti lorsqu’il était gamin. 
Celui-ci note : « C’est une force à l’état brut et les enfants adorent ça. Il détruit tout sur son passage et explose les murs de brique. Le Rhino arbore tout le temps un visage méchant et il est super à voir. » C’est une participation en 2011 au talk-show de Conan O’Brien qui a permis à Paul Giamatti d’être choisi par les producteurs de THE AMAZING SPIDER-MAN : LE DESTIN D’UN HÉROS. 
L’acteur raconte : « Conan m’avait demandé en rigolant quel personnage je voudrais être si je devais jouer dans un SPIDER-MAN et j’ai répondu ‘Le Rhino’. J’imagine que Marc Webb a vu l’émission car lorsqu’il m’a rencontré pour me parler de ce film, il m’a demandé si je tenais sérieusement à jouer Le Rhino. C’était vraiment un truc merveilleux. J’avais l’impression d’avoir 7 ans ! »

LES SINISTRES SIX

Même si Spider-Man parvient à vaincre Electro, le Bouffon Vert et le Rhino, une ère nouvelle du Mal est sur le point de s’ouvrir. Dans THE AMAZING SPIDERMAN : LE DESTIN D’UN HÉROS, les spectateurs vont découvrir les premiers indices de ce que complotent les ennemis de Spider-Man. Avi Arad explique : « Ce film scelle le destin d’Oscorp en tant que symbole de la science dans ce qu’elle a de pire. Les Sinistres Six sont la création de cette organisation maléfique. Ces super-vilains sont les ennemis de l’humanité. Un seul héros peut se dresser contre eux : Spider-Man. On ne peut qu’essayer d’imaginer ce dont ils seront capables pour l’empêcher de se mettre en travers de leur chemin. Leur objectif est de s’emparer du contrôle total. C’est leur profonde haine pour Spider-Man qui les unit. » Matt Tolmach ajoute : « Jusqu’à présent, chaque film était une histoire indépendante qui se suffisait à elle-même. À présent, nous avons l’opportunité de faire évoluer la franchise en se tournant vers l’avenir et en développant un arc complet et continu pour l’histoire. »

Tante May

Sally Field, couronnée par deux Oscars de la meilleure actrice, est de retour dans le rôle de Tante May. Elle explique : « Tante May est le guide moral de Peter. Elle est celle qui relativise les choses et comprend ce que son neveu traverse. Elle est son plus grand soutien. Mais elle garde également certains secrets qu’elle ne partagera avec Peter que le moment venu. »

TOURNER À NEW YORK

Avi Arad déclare : « New York était et sera toujours le terrain d’action de Spider-Man : il y est né, il y a grandi et y fait ses études, du lycée à l’Empire State University. Tourner l’intégralité du film à New-York était une chance unique de montrer l’environnement visuel et sonore de Peter. L’idée était d’utiliser ce décor authentique et de permettre au public du monde entier d’être immergé dans l’aventure urbaine de Spider-Man. » THE AMAZING SPIDER-MAN : LE DESTIN D’UN HÉROS est le premier de la franchise des SPIDER-MAN à être entièrement filmé dans l’État de New York. Comme le précise Marc Webb : « Spider-Man est de New York et son histoire est aussi celle de la ville. Pouvoir tourner dans des décors naturels au lieu de tout reconstituer en studio était très attrayant. » Outre le tournage à New York et à Rochester, la production a investi les studios de Long Island et de Brooklyn. Selon Andrew Cuomo, gouverneur de l’État de New York, « c’est la plus grosse production jamais tournée dans cet État ». 
Mark Friedberg, chef décorateur et lui-même new-yorkais, s’est montré particulièrement enthousiaste à l’idée de tourner à domicile. Il note : « J’avais confiance dans les équipes du film. J’étais certain que cela apporterait beaucoup d’énergie au processus créatif. Et je pensais que cela servirait le récit : c’est une histoire propre à New York et nous avons pu faire de la ville un personnage à part entière. Spider-Man est un héros très spécial pour tous les New-Yorkais. » Le tournage en ville a drainé des milliers de curieux impatients de voir leur héros local en pleine action. 
Andrew Garfield raconte : « Spider-Man a été accueilli avec amour et joie par les New-Yorkais. Tout le monde était de sortie. Les appartements, maisons et magasins se sont vidés ; les gens hurlaient et dansaient. Spider-Man leur appartient. Il appartient à leur ville. C’était parfait de tourner le film là-bas. » Emma Stone commente : « Les gens sont arrivés de partout pour voir le tournage d’un SPIDER-MAN parce que son histoire est new-yorkaise et qu’il s’agit d’une grosse production. C’est un personnage adoré de tous et cela se ressentait dans toute la ville. » Andrew Garfield a d’ailleurs profité de ses pauses pour se mêler aux habitants. « Entre les prises, c’était formidable. Je suis allé jouer au basket en costume de Spider-Man avec des gamins du coin. C’était très drôle. J’avais une demi-heure à tuer, je les ai aperçus en train d’improviser une partie sur le trottoir et je les ai rejoints. C’est l’un de mes souvenirs préférés... ». Comme tout New-Yorkais digne de ce nom, les gamins l’ont évidemment accueilli sans sourciller. « Pour eux, il n’y avait pas de quoi en faire un plat », s’amuse l’acteur. 
La maison de Peter Parker se situant en dehors de Manhattan, le public va pouvoir découvrir un côté méconnu de la ville. Mark Friedberg explique : « New York ne résume pas à Midtown : il y a le Queens, Brooklyn, DUMBO, les ponts et les tunnels. Dans le film, Spider-Man laisse un message pour Gwen sur le côté d’un pont situé sous la voie rapide Franklin D. Roosevelt. Il y a beaucoup de quartiers que le cinéma n’a pas exploités, des endroits que vous ne songeriez pas une seconde à explorer si vous n’aviez que deux semaines de tournage à New York. » Une grande partie des scènes a été évidemment filmée dans New York même : à l’extérieur de la Hearst Tower pour la société Oscorp ; à l’angle de la 57e Rue et de la 8e Avenue ; au Lincoln Center dans le West Side ; dans le quartier de Bensonhurst à Brooklyn ; dans le quartier de Flatiron District à Manhattan ; à Union Square ; dans Park Avenue ; à Chelsea ; dans l’Upper East Side ; dans le quartier de DUMBO à Brooklyn; dans Financial District ; sur le Throgs Neck dans le Bronx ; à East River Park dans le Lower East Side ; dans Windsor Terrace à Brooklyn et à Chinatown dans Manhattan. 
Certains des plus célèbres lieux de New York ont aussi joué un rôle majeur. Dans l’une des scènes les plus spectaculaires, Max Dillon tout juste métamorphosé en Electro, à la peau bleue rayonnante, erre à travers les rues de Manhattan, stupéfait de découvrir qu’il contrôle l’électricité. Lorsqu’il comprend que sa force augmente à mesure qu’il absorbe les diverses sources de voltage, il est tout naturellement attiré par Times Square : c’est avec le Las Vegas Strip l’endroit des États-Unis qui consomme le plus d’électricité. Le temps d’une seule nuit, l’équipe a pu tourner une partie d’une scène avec Jamie Foxx au coeur de Times Square, mais la majorité des plans a été filmée dans les studios Gold Coast situés à Bethpage. 
Marc Webb explique : « Nous avons construit en plein Long Island une large portion de la partie nord de Times Square afin d’avoir un contrôle absolu du lieu. » Le décor comprend des répliques parfaites de magasins sur Broadway et la 7e Avenue (entre la 46e et la 47e Rue), dont le Father Duffy Square avec ses gradins rouges et le guichet du TKTS illuminé par les panneaux publicitaires de Times Square. Matt Tolmach ajoute : « Tout le monde sait à quoi ressemble Times Square, c’est un endroit mythique. Le recréer exigeait donc une authenticité absolue. Le décor que nous avons bâti faisait vraiment la taille de Times Square, avec des écrans verts aussi grands que les vrais. Nous l’avons éclairé comme Times Square. Le résultat était tout simplement gigantesque. » La raison qui a poussé la production à recréer Times Square au lieu de filmer sur place est évidente pour tous ceux qui connaissent ce lieu, l’un des plus bondés du monde. Surtout que la scène d’action concernée implique l’explosion des écrans géants, des voitures de police fendant l’air, une fusillade et une foule en panique. 
Mark Friedberg plaisante : « La ville de New-York nous est reconnaissante d’avoir préféré tourner en studio plutôt qu’en situation ! » Le chef décorateur et son équipe ont construit d’autres décors imposants comme les divers intérieurs de la société Oscorp, multinationale à la pointe de la recherche militaire et génétique. Le luxueux bureau occupé par Norman Osborn ainsi que la section des Projets Spéciaux ont été reconstitués sur les plateaux de Grumman à Long Island. La centrale électrique d’Oscorp a été recréée dans les studios Gold Coast. La production a également investi l’immense Marcy Armory de Brooklyn : l’équipe de Mark Friedberg y a construit le hall d’accueil d’Oscorp, haut de trois étages, ultra chic et décoré d’authentiques oeuvres d’art prêtées par les plus célèbres galeries de la ville. Le chef décorateur déclare : « Notre défi consistait à bâtir un hall d’accueil qui ait l’air d’avoir coûté un demi-milliard de dollars, sans en dépenser autant mais en peaufinant le rendu architectural. »

LE COSTUME DE SPIDER-MAN

Deborah L. Scott, créatrice de costumes oscarisée, a dessiné son premier costume de Spider-Man pour THE AMAZING SPIDER-MAN : LE DESTIN D’ UN HÉROS. Elle confie : « Je trouve très intéressante l’idée d’avoir un même personnage dont le costume change à chaque nouveau film. » Pour celui-ci, Marc Webb a choisi une orientation plus traditionnelle pour le look de Spider-Man. 
Il note : « Dans le premier film, j’avais voulu un costume très en Electro, à la peau bleue rayonnante, erre à travers les rues de Manhattan, stupéfait de découvrir qu’il contrôle l’électricité. Lorsqu’il comprend que sa force augmente à mesure qu’il absorbe les diverses sources de voltage, il est tout naturellement attiré par Times Square : c’est avec le Las Vegas Strip l’endroit des États-Unis qui consomme le plus d’électricité. Le temps d’une seule nuit, l’équipe a pu tourner une partie d’une scène avec Jamie Foxx au coeur de Times Square, mais la majorité des plans a été filmée dans les studios Gold Coast situés à Bethpage. 
Marc Webb explique : « Nous avons construit en plein Long Island une large portion de la partie nord de Times Square afin d’avoir un contrôle absolu du lieu. » Le décor comprend des répliques parfaites de magasins sur Broadway et la 7e Avenue (entre la 46e et la 47e Rue), dont le Father Duffy Square avec ses gradins rouges et le guichet du TKTS illuminé par les panneaux publicitaires de Times Square. Matt Tolmach ajoute : « Tout le monde sait à quoi ressemble Times Square, c’est un endroit mythique. Le recréer exigeait donc une authenticité absolue. Le décor que nous avons bâti faisait vraiment la taille de Times Square, avec des écrans verts aussi grands que les vrais. Nous l’avons éclairé comme Times Square. Le résultat était tout simplement gigantesque. » La raison qui a poussé la production à recréer Times Square au lieu de filmer sur place est évidente pour tous ceux qui connaissent ce lieu, l’un des plus bondés du monde. Surtout que la scène d’action concernée implique l’explosion des écrans géants, des voitures de police fendant l’air, une fusillade et une foule en panique. 
Mark Friedberg plaisante : « La ville de New-York nous est reconnaissante d’avoir préféré tourner en studio plutôt qu’en situation ! » Le chef décorateur et son équipe ont construit d’autres décors imposants comme les divers intérieurs de la société Oscorp, multinationale à la pointe de la recherche militaire et génétique. Le luxueux bureau occupé par Norman Osborn ainsi que la section des Projets Spéciaux ont été reconstitués sur les plateaux de Grumman à Long Island. La centrale électrique d’Oscorp a été recréée dans les studios Gold Coast. La production a également investi l’immense Marcy Armory de Brooklyn : l’équipe de Mark Friedberg y a construit le hall d’accueil d’Oscorp, haut de trois étages, ultra chic et décoré d’authentiques oeuvres d’art prêtées par les plus célèbres galeries de la ville. Le chef décorateur déclare : « Notre défi consistait à bâtir un hall d’accueil qui ait l’air d’avoir coûté un demi-milliard de dollars, sans en dépenser autant mais en peaufinant le rendu architectural. »

LE COSTUME DE SPIDER-MAN

Deborah L. Scott, créatrice de costumes oscarisée, a dessiné son premier costume de Spider-Man pour THE AMAZING SPIDER-MAN : LE DESTIN D’ UN HÉROS. Elle confie : « Je trouve très intéressante l’idée d’avoir un même personnage dont le costume change à chaque nouveau film. » Pour celui-ci, Marc Webb a choisi une orientation plus traditionnelle pour le look de Spider-Man. 
Il note : « Dans le premier film, j’avais voulu un costume très réaliste : nous nous étions demandé comment un jeune homme aurait pu faire pour se fabriquer son costume. Par exemple, les yeux étaient littéralement faits à partir de lunettes de soleil, parce que c’est ce qu’il aurait trouvé. Cette fois, j’ai voulu me rapprocher des comics et retrouver les éléments familiers et iconiques de Spider- Man. Les yeux, là encore, étaient très importants. Cette fois, ils sont particulièrement grands, et amicaux. Lorsque les personnages interagissent avec ce costume, il s’en dégage une impression de chaleur humaine, un sentiment de sécurité, un lien, et cela vient en grande partie des yeux. » Selon les instructions de Marc Webb, Deborah L. Scott s’est donc replongée dans les comics pour concevoir le nouveau costume. 
Elle explique : « Nous sommes très fidèles à la source, aux comics d’origine. C’est la base de notre nouveau costume, qui intègre les techniques qui sont désormais à notre disposition afin de créer une version plus élégante et plus cool. « Les yeux étaient un point essentiel. Ils sont blancs, et plus grands que dans le film précédent. Ils sont faits d’une matière plastique high-tech avec de vraies lentilles qui permettent de voir au travers. Et la forme est caractéristique. « Un autre point important était d’obtenir les nuances particulières de rouge et de bleu. Le bleu est plus foncé que précédemment, et il y a des motifs complexes de toile d’araignée sur le devant et dans le dos. Nous avons travaillé avec de nombreuses couches différentes d’effets imprimés, d’abord en les créant sur ordinateur, en définissant précisément les motifs, puis en les imprimant sur de multiples couches. Tout cela demandait une extrême précision. »

CRÉER ELECTRO

Pour le style visuel d’Electro, Marc Webb a décidé de s’éloigner de sa représentation dans les comics. KNB EFX Group a développé les maquillages spéciaux et Sony Pictures Imageworks y a ajouté les effets visuels nécessaires pour que le personnage prenne complètement vie. Chez KNB EFX, Greg Nicotero a supervisé le design et le maquilleur oscarisé Howard Berger a finalisé le look sous forme de tests avant le tournage. Ils ont ensuite été maquilleurs de plateau à la fois pour Jamie Foxx et pour la doublure cascades d’Electro. 
Pour créer les maquillages, KNB a réalisé une série de scans et de moulages du visage et du corps de Jamie Foxx, à partir desquels ont été fabriqués des « positifs », permettant de créer des sculptures en trois dimensions. À partir de ces sculptures, les artistes maquilleurs ont développé et exploré plusieurs possibilités, qu’ils ont modifiées en fonction des indications de Marc Webb. Howard Berger raconte : « Au final, le maquillage de Jamie se compose de 21 pièces de silicone différentes que nous collions sur Jamie et sa doublure, Clay Fontenot, chaque jour. C’était beaucoup de travail et d’implication, mais je voulais vraiment retrouver dans le maquillage la qualité et la souplesse de la peau. » Sous la peau luminescente bleue d’Electro, on distingue les veines dans lesquelles semble couler de l’électricité plutôt que du sang. Ses yeux à l’iris blanc brillent d’un éclat lumineux. KNB avait déjà travaillé avec Jamie Foxx sur DJANGO UNCHAINED et RAY, et pour Howard Berger, il était de la plus haute importance que le maquillage ne nuise en aucune façon à l’expressivité et au jeu de l’acteur. 
Il explique : « En créant le maquillage, je voulais être certain que Jamie pourrait faire absolument tout ce qu’il voudrait et que sa performance d’acteur ne serait en aucun cas entravée par le maquillage. Nous avons réalisé des prothèses si fines que même s’il fronce les sourcils légèrement, le maquillage suit. Même si c’est un type tout bleu avec des lentilles de contact blanches, il suffit de le regarder pour voir que c’est Jamie. » Sous la supervision du réalisateur, Howard Berger a travaillé étroitement avec Jerome Chen, superviseur des effets visuels chez Sony Pictures Imageworks, qui a ajouté les effets électriques au look final d’Electro. Marc Webb explique : « Nous avons étudié les nuages à l’horizon et les éclairs qui se produisent lors des tempêtes. C’est une lumière déroutante, magique, éthérée. Je trouve que ce que nous avons créé est stimulant, c’est du jamais vu. » 
Howard Berger commente : « Je savais que le résultat de notre travail combiné, à Jerome et à moi, donnerait quelque chose d’innovant. En s’appuyant sur le design et les effets, Jamie Foxx a créé un personnage stupéfiant qui ne ressemble à rien de ce que l’on a pu voir jusqu’ici. » Jerome Chen observe : « Marc nous avait dit dès le départ qu’il voulait que le personnage luise d’un éclat particulier. Nous avons commencé par nous documenter sur des images d’études de phénomènes électriques. Presque par hasard, nous sommes tombés sur l’image d’un crâne éclairé par une lampe torche : une lumière diffusait de l’intérieur. Nous sommes partis dans cette direction : l’électricité ne se trouve pas seulement à la surface de sa peau, elle est à l’intérieur de lui. Elle est devenue son sang. Electro est une entité électrique, de l’électricité englobée dans de la chair. Elle est sous son épiderme et la lumière traverse la chair jusqu’à la surface de la peau. » L’équipe des effets visuels de chez Sony Pictures Imageworks s’est inspirée du ciel. 
David Alexander Smith, superviseur des effets numériques, déclare : « Sous la direction de Marc, nous avons rassemblé des images d’orages nocturnes. Durant de tels orages, le ciel est complètement couvert de nuages, mais parfois tout s’illumine, ou bien un éclair ou un arc électrique surgit à travers les nuages. Cela a été notre inspiration première. Nous avons combiné cela avec le système nerveux humain, qui est devenu le réseau interne lumineux qui transporte les charges électriques dans le corps. Tout part du front d’Electro – une vraie tempête électrique s’y déroule – et se répartit dans tout son organisme. Le rendu visuel est très impressionnant, et combiné au jeu d’acteur de Jamie Foxx, cela donne vraiment un personnage tout à fait spécial. » 
James Foxx commente : « Ce qu’ils ont réussi à faire est vraiment époustouflant. Quand j’entrais dans la peau bleue du personnage, même ma voix changeait – je me suis dit que les cordes vocales d’Electro avaient dû être brûlées. » Au final, il a fallu un an de travail à environ 150 artistes pour faire naître le personnage à l’écran. Les cinéastes voulaient que la première apparition d’Electro, à Times Square, paraisse totalement réaliste. Le producteur Matt Tolmach explique : « Il débarque à Times Square vêtu d’un sweat-shirt à capuche et d’un pantalon baggy – et on devait avoir l’impression que de la lumière s’échappait de son corps. Nous avons réalisé cet effet en grande partie avec des trucages réels, comme des éclairages placés à l’intérieur de la capuche, et la manière dont la lumière joue sur son visage donne l’impression que l’éclat lumineux vient de l’intérieur. C’était extraordinaire à faire. » Par la suite, Electro vole un des uniformes noirs moulants de ses gardiens à l’Institut Ravencroft pour les criminels pathologiques. Ce choix est né d’un long processus de réflexion. 
Matt Tolmach observe : « Les costumes que crée Deborah sont porteurs d’une sorte de mythologie. Il faut comprendre pourquoi un personnage arbore ce costume, il faut que ce soit authentique, crédible et convaincant. Nous aimions tous l’aspect d’Electro dans les comics, mais il était difficile d’appliquer sa tenue au monde réel. Deborah s’est alors intéressée à ce qu’allait faire le personnage, aux options en termes de narration. Que portaient les gens à Ravencroft ? Comment s’habille-t-on quand on travaille à proximité immédiate de quelqu’un qui est chargé électriquement ? Comment s’en protéger ? Le costume est né de la somme des réponses à toutes ces questions. »

DANS LA PEAU DE SPIDER-MAN : CASCADES ET ACTION

THE AMAZING SPIDER-MAN : LE DESTIN D’UN HÉROS démarre à toute allure, et il est tout de suite évident que Peter Parker maîtrise désormais ses aptitudes en tant que Spider-Man. Marc Webb commente : « Peter est devenu un virtuose dans la peau de Spider-Man. Il se balance dans les airs avec une vivacité et une précision extraordinaires, il vole littéralement vers nous. Il y a quelque chose d’intensément vibrant dans ces images, nous voulions faire ressentir au public, et particulièrement aux enfants, l’exaltation de voler dans les airs. Nous avons passé beaucoup de temps à perfectionner cette impression avec les cascadeurs et les animateurs. C’est grisant de voir ce jeune homme sauter du haut des toits des immeubles et voltiger dans les airs avec une telle aisance et une telle vitesse, et surtout, avec un tel plaisir ! » 
Pour réaliser des séquences d’action innovantes et mémorables à l’écran, les cinéastes se sont tournés à nouveau vers Armstrong Action Team, la très réputée famille de coordinateurs des cascades qui avait déjà créé et réalisé celles de THE AMAZING SPIDER-MAN. Andy Armstrong, coordinateur des cascades, déclare : « Nous avons voulu des cascades très spectaculaires et très réalistes, et nous avons eu recours aux images de synthèse uniquement quand il était vraiment impossible de faire mieux dans la réalité. » Matt Tolmach précise : « L’idée de créer les scènes d’action du film de la manière la plus vraie possible, au moment des prises de vues, vient de Marc Webb. Le public sent instinctivement quand ce qu’il voit à l’écran n’est pas réel. Il y a bien sûr dans le film de nombreux plans à effets visuels parce que Spider-Man fait des choses dont aucun être humain ordinaire n’est capable, mais nous voulions que l’univers du film ait le maximum de réalité concrète, de poids, de crédibilité. Partout où nous le pouvions, nous avons fait les choses réellement. C’était cela, la vision de Marc Webb. » 
Un bon exemple de cette démarche est donné par l’une des premières séquences du film, lorsque Spider-Man poursuit un camion volé plein de plutonium, conduit par un Russe fou, Aleksei Sytsevich. Le producteur Avi Arad déclare : « Nous avons des caméras placées sur la rue, au-dessus desquelles passe le véhicule. Un énorme camion vient s’écraser contre la caméra. Nous voulions que tout cela soit viscéralement ressenti, que les spectateurs aient l’impression d’être dans la scène et de courir un réel danger. Nous avons eu la chance de travailler avec la formidable équipe Armstrong, à l’arrière des véhicules et pour les cascades câblées. Ce que vous voyez a été fait pour de vrai : pas d’informatique là-dedans. Cela paraît réel parce que ça l’est. » Avi Arad précise : « Aucune des scènes d’action n’est gratuite. Toutes font avancer l’histoire qui elle, repose sur les personnages et leurs conflits. La scène d’ouverture par exemple, n’a pas pour propos principal la difficulté d’arrêter ce fou qui a volé un camion – même si évidemment c’est aussi cela – mais surtout de mettre en avant le plaisir d’être Spider-Man. Tandis qu’il vole entre les gratte-ciel, nous voulions rendre l’expérience du vol magnifique, élégante, exaltante pour les spectateurs. Nous avons trouvé d’autres moyens de rendre cela différent et intéressant. Puis, quand Spider-Man capture sa proie, il plaisante, et on peut rire avec lui. On peut éclater de rire et faire baisser la pression parce que Spider-Man a gagné. » 
Andy Armstrong se souvient : « Nous avons traversé la ville avec un convoi de 25 voitures de police, un camion du SWAT, une grosse dépanneuse avec en remorque un véhicule blindé, le tout lancé à fond et percutant des voitures sur leur passage et en les envoyant dans toutes les directions. » La plus grande partie de la séquence a été tournée à Manhattan et dans le quartier de DUMBO (District Under the Manhattan Bridge Overpass) à Brooklyn. Les plans à grande vitesse ont été filmés à Rochester dans l’État de New York, où l’architecture des bâtiments anciens du centre a doublé très efficacement Manhattan. Andy Armstrong commente : « Rochester était absolument sensationnel. Ils nous ont permis de tourner une grosse séquence d’action avec beaucoup de véhicules d’une façon qui aurait été impossible dans la plupart des villes américaines. » L’action accélère encore avec la séquence qui se déroule dans un jet G-5, dont le décor a été construit aux Gold Coast Studios. La séquence résulte d’un astucieux mélange de technologies qui simule le vol d’une manière inventive et innovante. 
John Frazier, superviseur des effets spéciaux oscarisé, déclare : « Nous avons construit tout l’intérieur de l’avion, puis nous avons fait quelque chose que personne n’avait encore jamais fait : nous avons placé le décor sur une base mobile, la technologie même qui est utilisée dans les simulateurs de vol, et l’avons fixé à deux énormes anneaux qui pouvaient faire pivoter l’avion sur son axe, comme une rôtissoire. C’est la première fois que l’on combine un décor et une base mobile qui donne le tangage, le roulis et l’axe de lacet (rotation horizontale autour d’un axe vertical). Lorsque l’avion entre dans une zone de turbulences, nous pouvions donner à tout l’appareil un mouvement de roulis, lui faire faire un tour complet sur lui-même ou lui donner l’inclinaison voulue. » 
Andy Armstrong précise : « Pratiquement chaque plan du vol en avion a été tourné avec les acteurs et non avec des cascadeurs. Nous l’avons fait en utilisant la gravité, ainsi ils pouvaient trébucher et tomber, dans des conditions réelles, avec des mouvements obéissant aux lois de la physique. » La même technologie a été employée plus tardivement au cours du tournage pour une scène où Peter Parker roule en remontant le long du mur jusqu’au plafond, tandis qu’il s’efforce d’enlever son costume le plus vite possible avant que Tante May n’entre dans sa chambre. Pour cette scène, tout le décor de la chambre a été fixé sur les deux énormes anneaux afin que la chambre puisse pivoter autour de son axe. 
Pendant le tournage, Andrew Garfield reste debout tandis que la chambre et la caméra accomplissent un tour complet sur 360° – c’est la même technique que la séquence de MARIAGE ROYAL dans laquelle Fred Astaire danse sur les murs et le plafond. Andy Armstrong, qui a travaillé en étroite collaboration avec James Armstrong, son fils et coordinateur des cascades adjoint, précise : « Notre approche est différente cependant, parce que Spider-Man, grâce à ses pouvoirs, est capable de rouler sur le plafond, il peut aller dans tous les sens, sur 360°, dans toute la pièce. » Les premières discussions avec Marc Webb ont conduit Andy Armstrong à étudier les cascades des débuts du cinéma pour s’en inspirer. 
Il raconte : « Marc et moi, tout comme Andrew Garfield, sommes de grands admirateurs des scènes d’action des premiers temps du cinéma, qui étaient réalisées physiquement, sous l’oeil de la caméra, au moment des prises de vues. Nous avons copié un mouvement – le cadrage et l’angle caméra – et reconstitué pas à pas une scène dans laquelle Buster Keaton s’accroche à une voiture en mouvement. » Les amateurs reconnaîtront cette fameuse scène d’un court métrage des années 1920 où, alors qu’il s’échappe, Buster Keaton agrippe l’arrière d’une voiture en mouvement et est arraché hors de la vue du spectateur, sortant du cadre en volant presque à l’horizontale. Andy Armstrong précise : « Je l’ai étudiée image par image, j’ai compris comment il a fait, et nous avons refait exactement pareil. » 
Andrew Garfield confie : « Andy Armstrong se sent proche de Buster Keaton. Nous voulions nous rapprocher de Buster Keaton et de Charlie Chaplin avec cette dimension de comique physique, de burlesque de notre film. Nous avions envie de retrouver cet entrain et ce plaisir. » Andy Armstrong reprend : « On retrouve le côté farce quand Andrew fait un truc à la Spider-Man et s’écrase contre un mur le long duquel il glisse… Cela n’a l’air de rien, mais ça a été très difficile à faire ! Il faut un acteur très physique, un athlète, et en plus, il s’agit de Peter Parker, ce n’est pas rien ! Et il n’y a aucun trucage. C’est Andrew qui joue la scène. » 
Pour incarner Spider-Man, Andrew Garfield a dû suivre un entraînement rigoureux et adopter un régime alimentaire adapté. Sa préparation a commencé plusieurs semaines avant les prises de vues et s’est poursuivie durant tout le tournage. Il raconte : « Armando Alarcon, mon entraîneur personnel, est quelqu’un que j’apprécie énormément. C’est un homme d’une grande gentillesse mais un vrai tyran pour tout ce qui touche à la préparation physique ! Pour lui, la santé et le fitness, c’est une vraie passion. Le régime a été dur – après tout, je suis presque nu dans une combinaison ultramoulante – alors je rends grâce à Armando. Je n’y serais pas arrivé sans lui. » 
Armando Alarcon, qui avait déjà préparé Andrew Garfield sur le premier film, raconte : « J’ai voulu savoir en quoi ce film serait différent du premier. On m’a dit que Peter serait un peu plus âgé – ce n’est plus l’adolescent très mince du premier film. Pour le faire paraître plus âgé, il fallait lui donner plus de muscles, des muscles plus dessinés et plus denses. On peut faire la différence entre un ado et un homme rien qu’en observant la musculature. Et puisque c’est un super-héros, il fallait faire les choses de façon plus marquante encore : des épaules larges, un dos large lui aussi et musclé, mais une taille fine. » 
Le préparateur physique explique : « Andrew s’est montré un élève volontaire, capable et dévoué – même s’il ne voudra jamais l’avouer. Il vous dira qu’il n’aime pas s’entraîner, travailler ses muscles, qu’il déteste soulever de la fonte, mais son physique et ses capacités clament le contraire. » Armando Alarcon s’est également assuré que la nutrition du jeune acteur était adaptée au développement de sa musculature. « Il lui fallait 4000 à 5000 calories par jour, des sources d’énergie rapide, des légumes et des viandes maigres. Il est à 4 ou 5% de masse grasse, et sans apport d’énergie immédiate, son corps brûle du muscle. Régulièrement, il mangeait des pâtes et me taquinait en avalant un morceau de gâteau. » 
Bien entendu, certaines scènes ont nécessité la participation de cascadeurs extrêmement entraînés. Pour les réussir, les cinéastes se sont adressés à Ilram Choi et William Ray Spencer. Andrew Garfield commente en souriant : « Ce sont deux des personnes que j’aime le plus au monde : grâce à Ilram et William, j’ai vraiment l’air génial ! » 
Matt Tolmach commente : « Andrew se sent en quelque sorte propriétaire de Spider-Man, et il aime repousses les limites le plus possible. S’il peut effectuer une cascade lui-même, en costume, il le fait. Mais il a énormément de respect pour William et Ilram, qui portent eux aussi le costume. Ces deux-là sont capables de choses que même Andrew ne peut pas faire. » L’acteur reprend : « Entre nous trois, il y a une véritable collaboration. Il n’est jamais question d’ego, la seule chose qui compte est de faire la meilleure cascade possible, qui que ce soit qui l’accomplisse. Le but, c’est d’être le plus utile possible au personnage, de le servir au mieux. »

LES EFFETS VISUELS

Pour réaliser les effets visuels de THE AMAZING SPIDER-MAN : LE DESTIN D’UN HÉROS, les cinéastes ont fait appel à l’équipe oscarisée de Sony Pictures Imageworks, qui a réalisé tous les effets visuels de tous les films SPIDER-MAN. Jerome Chen a repris la fonction de supervision qu’il exerçait déjà sur THE AMAZING SPIDER-MAN. Il confie : « J’étais ravi de faire à nouveau équipe avec Marc Webb. C’est un merveilleux collaborateur. Il comprend instinctivement tout ce qui touche aux effets visuels, c’est comme une deuxième langue vivante chez lui. Il vous donne un concept de base en vous laissant suffisamment de marge pour vous permettre de faire votre job, de mener vos propres recherches et de faire vos propositions. Même l’idée la plus folle, il est capable de l’accepter si elle est bonne, de s’en servir pour développer encore autre chose, et de faire en sorte qu’elle s’intègre à la perfection à l’histoire. » 
Tout film SPIDER-MAN comprend son lot de challenges en matière d’effets visuels, et celui-ci ne fait pas exception. Jerome Chen note : « L’un des plus grands défis a été de créer les effets visuels pour Electro. Il reposait sur deux axes : le premier, il fallait apporter un caractère électrique au personnage, et le second, il fallait découvrir comment cette électricité qu’il génère se manifeste. » Il était important pour Jerome Chen de représenter visuellement l’électricité que peut projeter Electro de la manière la plus excitante possible. Il confie : « Nous voulions de l’inattendu. Nous nous sommes tournés vers les phénomènes naturels. Nous avons observé les couleurs et les textures de photos prises dans l’espace et d’animaux sous-marins. Nous avons étudié les nébuleuses et les palettes de couleurs des animaux tropicaux et intégré ces couleurs à la transformation de Max dans le bassin, et par la suite, quand il lance ses éclairs, ce ne sont pas de simples arcs électriques bleus, il y a du orange, du violet… Nous avons opté pour une gamme de couleurs bien plus vaste. » 
Christopher Waegner, l’un des superviseurs de l’infographie du film, déclare : « Selon les instructions que nous avons eues très en amont, l’électricité d’Electro devait être magnifique mais mortelle. Nous avons étudié des vidéos à très grande vitesse d’éclairs, de foudre, pour voir les ramifications, les embranchements que forme l’électricité. Nous avons étudié les bobines Tesla, les boules à plasma, toutes les représentations possibles et imaginables de l’énergie, et nous avons tout réuni. Les éclairs sont composés d’une douzaine de couches d’éléments différentes, qui dépendent du type d’éclair qu’il envoie et de la façon dont celui-ci réagit à l’environnement. » L’équipe des effets visuels a aussi recréé numériquement une grande partie de Times Square. Même si l’équipe de construction des décors a fabriqué un énorme décor, très impressionnant, certains éléments ne pouvaient être réalisés que par informatique. Cela inclut des bâtiments – extérieurs et intérieurs -, des vitrines, des panneaux d’affichage, l’éclairage, et même de petits détails comme des bacs à fleurs et des réverbères. Pour recréer Times Square, l’équipe des effets visuels s’est basée sur les lieux réels. 
David Alexander Smith, superviseur des effets numériques, explique : « Bien avant que le tournage ne commence, nous avons réalisé une captation visuelle complète de Times Square : nous avons tout filmé dans les moindres détails, avec une caméra, un appareil photo, et toute une équipe de géomètres. Nous avons enregistré chaque détail, avons centralisé toutes les données à nos locaux et point par point, nous avons reconstruit Times Square numériquement. Dans ce modèle géométrique, nous pouvions nous déplacer très précisément avec un rendu authentique. » 
Jerome Chen poursuit : « Évidemment, Times Square est un endroit gigantesque. Par exemple, il y a 140 jumbotrons, ces écrans géants qui tous, montrent des choses différentes. Nous avons dû créer nos propres images pour chaque jumbotron. Donc, non seulement on a créé un environnement numérique, mais en plus, nous avons réalisé des centaines de clips et d’extraits vidéo. Et plus tard dans la séquence, ces écrans deviennent un procédé de narration important : tous montrent soit Spider-Man, soit Electro. Pour Marc, cette scène devait traduire le désir d’Electro d’être vu. Lorsque les écrans passent sur Spider-Man, c’est un moment clé pour Electro, qui réalise brusquement que Spidey lui a volé la vedette. »  Comme si recréer entièrement un des paysages les plus connus et les plus emblématiques du monde n’était pas suffisamment compliqué, Marc Webb et Jerome Chen ont ajouté une difficulté supplémentaire : le Spider Sense, le sens d’araignée de Spider-Man. 
Jerome Chen explique : « Electro a détruit l’un des lance-toiles de Spider-Man et celui-ci doit trouver instantanément un moyen de sauver les gens. Marc a eu l’idée de figer ce moment dans le temps, alors que Spider-Man réfléchit à tous les paramètres pour sauver tous ces gens en une fraction de seconde. Nous l’avons appelé le « plan Spider Sense » : tout le monde reste figé et Spider-Man se déplace à vitesse réelle. » Il existait plusieurs solutions pour réaliser cette séquence, mais étonnamment, l’équipe a choisi une méthode purement pratique. Jerome Chen raconte : « Andy Armstrong a recruté des danseurs, des sportifs – des gens possédant une excellente maîtrise de leurs muscles – et nous leur avons demandé de se figer du mieux qu’ils pouvaient, pendant les cinq ou six minutes qu’il fallait à la caméra pour se faufiler entre eux. Tout le monde s’est exercé pendant plusieurs semaines à tenir la pose, qu’ils soient debout, en train de courir ou sur le point d’être renversés. Nous avons fabriqué des supports pour les aider à conserver leur équilibre s’ils se trouvaient dans une position dynamique. Puis, en postproduction, nous avons pu retoucher l’image pour effacer les supports ou figer les poses. Cela a demandé des mois d’efforts pour que l’illusion fonctionne. » 
THE AMAZING SPIDER-MAN : LE DESTIN D’UN HÉROS constitue aussi un pas en avant dans la manière dont est représenté Spider-Man en train de voltiger dans la ville. Jerome Chen commente : « Spidey est devenu une tête brûlée, il se balance le plus haut possible, il se laisse tomber au plus près du sol avant de lancer sa prochaine toile. Il y a donc des moments de chute libre, il y a même un plan où on a l’impression qu’il a une caméra fixée sur la poitrine. Nous nous sommes beaucoup amusés à chercher des moyens pour qu’il interagisse au maximum avec la ville tout en conservant la gravité et les lois de la physique qui rendent le tout crédible. » Cependant, certaines choses concernant Spider-Man ne changeront jamais, et étant donné l’expérience acquise par les animateurs de Sony Pictures Imageworks, Jerome Chen n’aurait pas pu rêver meilleure équipe. Il commente : « Nos animateurs sont des experts en observation. Ils étudient les mouvements avec une extrême précision, qu’ils doivent être au final cartoonesques ou réalistes. Ils ont le talent d’imiter, de reproduire, puis d’apporter leurs propres nuances. Ils ont observé la façon de bouger d’Andrew, puis ont mené leurs propres tests avant de réaliser à la main leurs images clés en apportant leurs touches personnelles. Le résultat est magnifique. » 
Le dernier élément en matière d’effets visuels est le troisième méchant du film, le Rhino. David Alexander Smith confie : « Nous avons bénéficié d’une certaine liberté créative pour ce méchant génial. Nous voulions que le public rie et le craigne à la fois. Nous avons observé les vieux tanks russes et le matériel militaire. Nous voulions qu’il paraisse solide, stable, qu’il impressionne, mais en même temps il a quelque chose d’assez chaotique. Nous avons finalement conçu quelque chose de très fort et d’amusant à la fois, en jouant à partir du personnage créé par Paul Giamatti. » 
Même si le costume du Rhino est entièrement en images de synthèse – il comprend 2295 pièces numériques géométriques, dont 263 écrous et boulons – Paul Giamatti a joué le personnage sur le décor, dans une unité mobile de 3,65 m de haut. Jerome Chen explique : « Il était important pour plusieurs raisons que Paul joue sur un dispositif physique sur le plateau. Marc voulait que les directions des regards d’Andrew et Paul correspondent, qu’ils jouent et réagissent l’un face à l’autre. Et puis, la scène se déroulant de jour sur Park Avenue, nous pouvions ainsi avoir le bon éclairage sur Paul quand on lui ajoutait son costume numérique. Je suis sûr que les spectateurs ne s’arrêteront pas à de tels détails, mais cela rend formidablement bien dans le film final. »

LA MUSIQUE

La musique du film est elle aussi née d’une démarche assez expérimentale : Marc Webb s’est adressé au compositeur oscarisé Hans Zimmer pour créer un supergroupe comptant Pharrell Williams (qui compte parmi les artistes les plus tendance et a contribué aux deux plus grands hits de l’année 2013), Johnny Marr de The Smiths, Michael Einziger d’Incubus, et Junkie XL – entre autres, qui ont tous travaillé ensemble. Le résultat est une bande originale signée par un groupe : Hans Zimmer and the Magnificent Six featuring Pharrell Williams and Johnny Marr. 
Hans Zimmer explique : « Marc et moi parlions de Spider-Man, et le bruit s’est répandu. Nombre de nos amis musiciens nous ont appelés : ils avaient envie de participer au projet simplement parce qu’ils aimaient Spider-Man. C’est ce qui nous a tous unis, cet attachement à notre héros. Avec autant de super talents qui voulaient se joindre à nous, c’est Marc qui a dit le premier : « Pourquoi ne pas monter un groupe ? » Marc Webb remarque : « Le son et l’image sont inextricablement liés. Je ne peux songer à l’un sans évoquer l’autre, et vice-versa. Quand j’ai monté ce projet, j’ai voulu un collaborateur musical capable d’apporter plusieurs voix différentes pour créer un paysage sonore ample et éclectique. Je voulais aussi du rock parce que l’histoire se passe à New York, là où est né le punk rock, le hip-hop, là où pulse la musique électronique… Grâce à la musique, nous pouvions rendre le film réel, contemporain. » 
Hans Zimmer commente : « J’avais le sentiment que les films de super-héros exigeaient une nouvelle approche. L’idée est née d’une conversation que Pharrell et moi avons eue il y a un peu plus d’un an sur la nature de la musique et ce qui fait qu’elle trouve un écho dans notre vie. Spider-Man est un jeune homme, qui vient d’obtenir son diplôme. De grandes choses se passent dans sa vie, qu’il aborde d’une manière différente de quelqu’un de plus âgé. Il traite les choses avec un humour juvénile et une attitude un peu bravache digne d’un jeune New-Yorkais. Je ne pensais pas à des cors wagnériens ou des cordes mahlériennes pour exprimer intérieusement ses émotions. Il s’exprime par le rock’n’roll ! » C’est avec cette idée en tête que Hans Zimmer et ses acolytes ont commencé à réfléchir à une musique entièrement originale. 
Le compositeur explique : « Spider- Man ne possédait pas une identité musicale aussi marquée que ce que nous souhaitions pour lui. Il méritait quelque chose qui lui soit vraiment particulier, symbolique du personnage. Quelque chose d’américain, mais d’une nouvelle Amérique. Marc songeait à une fanfare, et il m’a fallu un moment pour trouver comment concilier cette idée avec mon approche « façon groupe », qui au final nécessitait un grand soliste – un grand leader, et non une section orchestrale de trompettes. J’ai pensé à mon trompettiste préféré, Arturo Sandoval. On a pris le jeu cinétique de Johnny Marr que nous avons juxtaposé à la tonalité héroïque d’Arturo pour donner des ailes au morceau. On a fait cela dans ce que j’appellerais « l’esprit new-yorkais », deux cultures qui se rencontrent, se heurtent et s’apparient, deux fortes personnalités musicales qui s’unissent pour donner naissance à quelque chose de neuf. » Hans Zimmer et son groupe ont donc entrepris de réinventer la musique de film – une approche radicalement à l’opposé de la façon dont on procède habituellement. 
Le compositeur explique : « Nous avons adopté une philosophie réellement et complètement rock’n’roll : nous avons commencé par écrire des chansons dignes d’un album, et ensuite nous avons dérivé la musique originale des mélodies de ces chansons. » Pour parvenir à ce résultat, Hans Zimmer a fait appel à plusieurs légendes dans leurs domaines respectifs. Il raconte : « Je voulais créer le chaos, un bouillonnement dans lequel chacun apprendrait à connaître les autres à travers leur façon de jouer, pour pouvoir jouer tous ensemble. Pour un musicien, se reconnecter avec le feeling et l’énergie de la personne que l’on était quand on avait vingt ans et qu’on faisait partie de notre premier groupe est la chose la plus facile du monde. À vrai dire, Andrew K et Steve Mazzaro ont effectivement une vingtaine d’années ! Nous avions avec nous Johnny Marr, Pharrell Williams et Mike Einziger ; Ann Marie Simpson, une fabuleuse violoniste ; Steve Lipson, ingénieur du son et producteur ; Junkie XL, qui sait faire tant de choses, mais qui a vite réalisé qu’il devrait jouer de la basse et qui en a attrapé une pour devenir notre bassiste ; et aussi Andy Page, brillant musicien électronique… On s’est lancés dans des impros, avec Marc dans la pièce, en balançant des idées comme un garage-band, en créant peu à peu le son du film. Il n’a jamais été question d’ego, de grands noms de la musique. Il y avait des grands musiciens qui mettaient en commun leur générosité et leur joie de composer et de jouer, ce qui justement a fait d’eux des grands noms de la musique. » 
Les Magnificent Six, ce sont Pharrell Williams, Johnny Marr, Michael Einziger, Junkie XL, Andrew Kawczynski et Steve Mazzaro. Pharrell Williams confie : « Hans Zimmer est mon mentor et le leader indiscutable du groupe. Il était le noyau, l’impulsion. Il nous a montré le chemin, nous a guidés comme un général ses troupes. Il a fallu qu’on fasse attention à nos tendances personnelles, et qu’on s’interroge sur ce que chacun pouvait apporter, comment contribuer à la direction que Hans souhaitait donner à l’ensemble. Hans n’a même pas réalisé combien ses idées étaient énormes à nos yeux ! » 
Johnny Marr commente : « Travailler sur THE AMAZING SPIDER-MAN : LE DESTIN D’UN HÉROS a été une période aussi agréable qu’intéressante. Hans a toujours fait en sorte que je reste en alerte et réceptif et il a poussé tout le monde à réfléchir autrement à la musique. Certains thèmes vont réellement surprendre les gens. » Comme exemple de la manière dont le groupe a travaillé ensemble, Hans Zimmer cite le développement de l’un des thèmes. « Tout a commencé par un motif qu’a écrit Mikey Einziger. Puis Ann Marie Simpson l’a poussé un peu plus loin, d’une manière plus osée qui faisait que cela devenait un vrai challenge pour Mikey de le jouer. Bien sûr, il a relevé le défi parce qu’il aime ça. Il s’est exercé, il a répété, et puis ensuite j’ai repris le flambeau et j’ai ajouté quelques notes à ma façon, certaines complications, en partie pour repousser ses limites et aussi pour transformer le motif en quelque chose qui s’approchait davantage d’un thème. Par la suite, c’est devenu un thème plus important, plus développé une fois que tout le monde lui a apporté ses propres idées. » 
Hans Zimmer ajoute : « Pour le thème de l’amour, Johnny est arrivé un matin avec toute une série d’accords. Lui et moi avons commencé à les jouer. Pendant ce temps, Pharrell était assis tranquillement à taper des messages sur son téléphone. Quand Johnny et moi avons eu fini de nous chamailler à propos des accords, Pharrell a dit « Bon, est-ce que je peux avoir un micro ? ». En fait, Pharrell n’était pas du tout en train d’envoyer des textos, il écrivait les paroles et l’air de la chanson sur laquelle Johnny et moi étions en train de travailler. C’est comme ça qu’est née notre chanson d’amour. » Pour le thème d’Electro, les choses se sont passées encore différemment. 
Hans Zimmer raconte : « Pharrell, Marc et moi étions en train de réfléchir au personnage, et nous nous sommes dit qu’on devrait lui écrire un opéra. Pas un opéra au sens où on l’entend habituellement : l’instrumentation est bien plus audacieuse et aventureuse que ce qui se fait en général pour une musique de film – 12 instruments de la famille des bois dont le son a subi une distorsion (ai-je mentionné que notre réalisateur est un ancien joueur de basson ?), combinés avec un riff à la guitare de Johnny Marr et l’electronica de Junkie XL. Ce n’est pas ouvertement une chanson, ni non plus un morceau purement musical, c’est encore autre chose, et c’est, finalement, ce que l’on cherchait à atteindre. » Hans Zimmer ajoute : « L’une des raisons pour lesquelles j’aime travailler avec Pharrell, c’est que j’arrive à créer de la musique pour bois mélancolique et que lui en tire une mélodie absolument magnifique. » 
Il poursuit : « Le groupe avait aussi un autre membre à part entière : Marc Webb, le réalisateur. Il a l’âme d’un musicien. Il dit qu’il ne connaît rien à la musique classique, et puis il vous sort dans la conversation des termes comme ostinato et diminuendo. Il a l’enthousiasme et la passion d’un musicien, et il est capable aussi de vous décrire avec un luxe de détails le sous-texte d’une scène de manière à vous la faire comprendre et ressentir à la perfection. » 
Marc Webb déclare : « Je n’ai jamais vu une musique de film comme celle-ci. Elle n’a pas du tout le son des autres musiques de Hans Zimmer. Un même morceau peut s’inspirer à la fois des opéras de Purcell et du dubstep. Les extrêmes du spectre musical que nous avons explorés avec cette musique sont tout simplement phénoménaux. » La musique donne même des indices sur les menaces qui planent sur l’avenir. La chanson « It’s On Again », interprétée par Alicia Keys avec Kendrick Lamar, comprend un thème musical créé par Hans Zimmer et Pharrell, imbriqué dans la chanson. Les cinéastes et les compositeurs prévoient que ce thème deviendra celui de l’équipe des super-vilains Sinistres Six dans les prochains films. 
Hans Zimmer conclut : « Au final, ce qui nous a réunis, c’est notre attachement à Spider-Man. Nous avons tous grandi en admirant et en aimant ce héros, et c’est formidable d’avoir pu oeuvrer à sa légende ! » 


Autre post du blog lié à THE AMAZING SPIDER-MAN : LE DESTIN D'UN HÉROS : http://epixod.blogspot.fr/2014/02/back-to-future_27.html

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