mercredi 17 avril 2013

Back to the present













Biopic/Arts Martiaux/Action/Magnifiques combats, réalisation inventive, quelques longueurs


Réalisé par Wong Kar-Wai

Avec Tony Leung Chiu Wai, Zhang Ziyi, Chang Chen, Qingxiang Wang, Tielong Shang, Zhao Benshan, Jin Zhang, Xiao Shenyang...

Long-métrage Hong-Kongais/chinois/français
Durée: 02h02mn 
Distributeur: Wild Bunch Distribution
Année de production: 2013
Titre original: Yut doi jung si

Date de sortie sur les écrans chinois: 8 janvier 2013
Date de sortie sur les écrans Hong Kongais: 10 janvier 2013
Date de sortie sur nos écrans: 17 avril 2013



Résumé: Chine, 1936. Ip Man (Tony Leung), maître légendaire de Wing Chun (un des divers styles de kung-fu) et futur mentor de Bruce Lee, mène une vie prospère à Foshan où il partage son temps entre sa famille et les arts-martiaux. C’est à ce moment que le Grand maître Baosen, à la tête de l’Ordre des Arts Martiaux Chinois, cherche son successeur. Pour sa cérémonie d’adieux, il se rend à Foshan, avec sa fille Gong Er (Zhang Ziyi), elle-même maître du style Ba Gua et la seule à connaître la figure mortelle des 64 mains. Lors de cette cérémonie, Ip Man affronte les grand maîtres du Sud et fait alors la connaissance de Gong Er en qui il trouve son égal. Très vite l’admiration laisse place au désir et dévoile une histoire d’amour impossible. Peu de temps après, le Grand maître Baosen est assassiné par l’un de ses disciples, puis, entre 1937 et 1945, l’occupation japonaise plonge le pays dans le chaos. Divisions et complots naissent alors au sein des différentes écoles d’arts martiaux, poussant Ip Man et Gong Er à prendre des décisions qui changeront leur vie à jamais…

Bande annonce (VOSTFR)




Making-of (VOSTFR):


Tony Leung (Ip Man) évoque “Les Grands Maîtres”

Le style Ba Ji par Chang Chen (La Lame)

Ce que j'en ai pensé: 'The Grandmaster' démontre que les arts martiaux sont une passion dévorante qui surpasse tout dans la vie de leurs disciples. Sur fond d'Histoire, Wong Kar Wai dessine avec sa caméra la destinée des maîtres de 4 arts martiaux en Chine. Il fait preuve d'une précision et d'un sens du détail impressionnants lorsqu'il illustre avec des combats les histoires dans l'Histoire. Le résultat est sidérant. Le choix combiné des gros plans, ainsi que de filmer les affrontements au ralenti (on a l'impression d'être hors du temps pendant les combats), est impeccable car il permet aux spectateurs d'apprécier toute la virtuosité des mouvements orchestrés par Yuen Woo-Ping.



J'ai également apprécié l'approche culturelle et la reconstitution des ambiances d'époques au travers des décors, des costumes, des coutumes (contraintes sociales imposées aux femmes, importance de l'âge dans la hiérarchie des relations...) et de l'opéra cantonais.



Si vous distinguez un tout petit peu le mandarin et le cantonais, vous entendrez l'utilisation de mots cantonais dans la partie du film se situant à Hong Kong (si vous voyez le film en version originale bien sûr). 

'The Grandmaster' est un film asiatique tout en sentiments retenus, en délicatesses inattendues, en poésie, en touches d'humour et en longueurs entre deux magnifiques combats. Un peu comme avec les dialogues philosophiques partagés par les protagonistes à l'écran, le réalisateur impose sa philosophie aux spectateur et semble nous dire : 'mes scènes de combats sont très belles mais il faudra patienter pour en profiter et prendre le temps d'écouter et de voir les récits des vies que j'ai à raconter'. 

Les acteurs sont aussi impressionnants dans la maîtrise des chorégraphies que dans l'expression tout en finesse des sentiments qui animent leurs personnages. 



'The Grandmaster' plaira sans aucun doute aux amateurs de films asiatiques. Certains plans et certaines scènes sortent vraiment de l'ordinaire. Si quelques longueurs ne vous effraient pas, ce film vous surprendra. 


Autre post du blog lié à 'The Grandmaster': http://minu.me/8rx3

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