jeudi 4 avril 2013

Back to the future


En Blu-ray 3D, Blu-ray, DVD,
VOD et téléchargement définitif** le 5 avril 2013

Blu-ray
Blu-ray 3D
** Sur les plates-formes participantes

BONUS BLU-RAY
• Making of : “Pixel après pixel, la création des Mondes de Ralph”
• 4 scènes coupées ou alternatives avec les commentaires optionnels du réalisateur Rich Moore : “Ralph à la prison”, “Le labyrinthe”, “L’éruption de Vanellope”, “Extrême EZ Livin’2”
• Court métrage : “Paperman”
En bonus dans le Blu ray, découvrez le court-métrage “Paperman” qui entraîne l’art de l’animation vers de nouveaux horizons.
À force de sentiments, d’imagination et avec l’aide de quelques feuilles de papier et d’un peu de chance, un jeune homme espère changer son destin et gagner le coeur de celle qu’il aime. Utilisant une technique inédite associant étroitement animation par ordinateur et animation traditionnelle à la main, « Paperman » et le réalisateur John Kahrs - qui signe ici son premier film -, entraînent l’art de l’animation dans une toute nouvelle et fascinante direction. Poétique, artistique et techniquement révolutionnaire, ce nouveau court métrage des studios d’animation Disney au style épuré, en noir et blanc, est salué par de multiples récompenses, dont l’Oscar du meilleur court-métrage d’animation.

SPÉCIFICITÉS TECHNIQUES
• Format : 2,39 – 16:9
• Langues : anglais en 5.1 DTS-HD master audio ;
français en 5.1 DTS-HD haute résolution
• Sous-titres : anglais et français

Bande annonce (VF)


C’est à une aventure pleine de tendresse et de rebondissements que Disney convie les vidéophiles en ce début de printemps.

À travers l’histoire d’amitié électrique entre Ralph-la-Casse, le gros dur au cœur tendre, et Vanelloppe Von Schweetz, une petite peste au regard espiègle, LES MONDES DE RALPH entraîne les spectateurs de tous âges soit dans d’heureux souvenirs de jeunesse, soit dans des contrées plus ou moins familières, mais dans tous les cas dans des endroits où l’imagination règne en maître ! La destinée chaotique de ces deux parias qui n’aspirent qu’à trouver leur place au milieu d’individus qui les rejettent ou qui les cataloguent est un message qui ne peut laisser personne indifférent…

Réalisé par le frondeur Rich Moore - à qui l’on doit la mise en scène de plusieurs épisodes des “Simpson” et de “Futurama” -, LES MONDES DE RALPH est un film à l’humour tantôt tendre, tantôt corrosif. Rehaussé par la performance vocale haute en couleurs de François- Xavier Demaison - qui campe un Ralph-la-Casse plus touchant et profond que jamais -, ce nouveau bijou d’animation des studios Disney n’a pas fini de faire les belles heures de toute la famille devant la télé du salon !

Découvrez les coulisses de la création du monde « Hero's Duty » !


Ian Gooding, codirecteur artistique, note : “Plus que jamais, l’équipe a dû se montrer inventive avec cet environnement tout en angles et en arêtes. Dans la plupart des lieux fictifs, les arbres restent des arbres, l’herbe est toujours de l’herbe et les bâtiments sont construits avec des matières semblables à celles que l’on trouve dans la réalité. Mais quand Ralph débarque dans cet univers de science-fiction, il n’y a pas de paysage. Pas un arbre, pas un grain de poussière à l’horizon. Tout n’est que métal et angles vifs, structures coupantes. Il fallait créer un endroit étrange, extrêmement complexe, où si vous n’y prenez pas garde, vous vous faites lacérer rien qu’en marchant.”

DVD Les Mondes de Ralph : Extrait du Bonus “Hero's Duty”

Découvrez également l’extrait du film “ LICKETY SPLIT” !

Vanellope von Schweetz évolue dans un jeu de course, fabriqué uniquement de sucreries. Son gros défaut : être une erreur de programme, ce qui lui vaut d’être interdite de course et rejetée de tous...



Vanellope : "J'suis pas une anomalie, je fais de la pixléxie" .

Découvrez aussi l’extrait “ Interrogatoire ” : 
Ralph dans le royaume de « Sa Sucrerie » !



Découvrez enfin l’extrait du Bonus “ Sugar Rush ” : 
le monde inspiré par Gaudi !



BONUS

- ACTIVITÉS A IMPRIMER

Découvrez toutes les activités à imprimer !


Retrouvez ici toutes les activités sur le site officiel !

- LE QUIZ

Tu es fan du film LES MONDES DE RALPH et tu te dis que tu connais tout de son univers ? Alors teste tes connaissances grâce à ce quiz…

PREMIÈRE PARTIE : CULTURE GÉNÉRALE
Cette partie comprend des questions sur le film et ses personnages de jeux vidéo. Prépare-toi à faire fonctionner tes méninges… C’est parti !

PREMIÈRE QUESTION
En quelle année a été créé le jeu d’arcade Fix-It Felix Jr. ?

DEUXIÈME QUESTION
Combien pèse Ralph ?

TROISIÈME QUESTION
De qui Félix tient-il son marteau magique ?

QUATRIÈME QUESTION
Dans le film, Ralph assiste à une réunion particulière auprès de Zangief et Bowser. Quel est le nom de ce groupe ?

CINQUIÈME QUESTION
De quelle couleur sont les yeux de Ralph ?

SIXIÈME QUESTION
Dans le film, Ralph rencontre un fantôme orange du jeu Pac-Man. Comment s’appelle-t-il ?

SEPTIÈME QUESTION
Après sa réunion, quels fruits colorés Ralph rapporte-t-il à la Gare Centrale des Jeux ?

HUITIÈME QUESTION
À la Gare Centrale des Jeux, à quel personnage de jeu vidéo Ralph donne-t-il des fruits ? 

NEUVIÈME QUESTION
Selon Félix Fixe, l’un des invités arrivera en retard pour la soirée au penthouse. De qui s’agit-il ?

DIXIÈME QUESTION 
De quelle couleur est la casquette de baseball que porte Félix Fixe ?

ONZIÈME QUESTION
Quel gentil habitant a fait le gâteau de la soirée ?

DOUZIÈME QUESTION
De combien de pièces de monnaie a-t-on besoin pour jouer à Hero’s Duty ?

TREIZIÈME QUESTION
Comment s’appelle la salle d’arcade du film ?

QUATORZIÈME QUESTION
Quel mot est inscrit sur la médaille de Hero’s Duty ?

QUINZIÈME QUESTION
Dans le film, comment s’appelle le jeu de course de voitures en bonbons ?

SEIZIÈME QUESTION
Qui règne sur le royaume entièrement fait de bonbons ?

DIX-SEPTIÈME QUESTION
De quelle couleur est Aigre Bill ?

DIX-HUITIÈME QUESTION
Qu’est-ce qui est inscrit sur le paillasson devant le château de Sa Sucrerie ?

DIX-NEUVIÈME QUESTION
Qu’est-ce qu’un « vrot » ?

VINGTIÈME QUESTION 
Qui est le témoin du mariage de Félix Fixe ? 

DEUXIÈME PARTIE : QUI A DIT QUOI ?
Sauras-tu retrouver l’auteur de ces citations tirées du film ? À toi de jouer !

PREMIÈRE CITATION
« J’ai toujours voulu essayer le gâteau ! »

DEUXIÈME CITATION
« Euh, mon Q*Bertois est un peu rouillé ! »

TROISIÈME CITATION
« Le code est l’élément vital du jeu ! »

QUATRIÈME CITATION
« Attends, tu ne serais pas un vagabond ? »

CINQUIÈME CITATION
« Dis donc… On dirait que le jeu a perdu la boule ! »

TROISIÈME PARTIE : QUI EST QUI ?
Connais-tu vraiment les personnages, les acteurs et l’équipe des MONDES DE RALPH ? Découvre-le en répondant à ces questions – pas toutes faciles… Bonne chance !

PREMIÈRE QUESTION
Savez-vous quel acteur américain prête sa voix à Ralph ?

DEUXIÈME QUESTION
Qui est le réalisateur du film LES MONDES DE RALPH ?

TROISIÈME QUESTION
Quel est le nom complet du personnage de Sugar Rush que rencontre Ralph ?

QUATRIÈME QUESTION
De quelle couleur est Q*bert ?

CINQUIÈME QUESTION
Quel acteur français prête sa voix à Ralph dans le film ?

LES RÉPONSES : [ON NE TRICHE PAS !]

PREMIÈRE PARTIE : CULTURE GÉNÉRALE

PREMIÈRE QUESTION : En 1982
DEUXIÈME QUESTION : 290 kilos
TROISIÈME QUESTION : De son père
QUATRIÈME QUESTION : Les Méchants Anonymes
CINQUIÈME QUESTION : Marron
SIXIÈME QUESTION : Clyde
SEPTIÈME QUESTION : Des cerises
HUITIÈME QUESTION : Q*bert
NEUVIÈME QUESTION : Mario
DIXIÈME QUESTION : Bleu
ONZIÈME QUESTION : Mary
DOUZIÈME QUESTION : Huit
TREIZIÈME QUESTION : Litwak
QUATORZIÈME QUESTION : Hero
QUINZIÈME QUESTION : Sugar Rush
SEIZIÈME QUESTION : Sa Sucrerie
DIX-SEPTIÈME QUESTION : Vert
DIX-HUITIÈME QUESTION : Bienvenue
DIX-NEUVIÈME QUESTION : Du vomi et un rot !
VINGTIÈME QUESTION : Ralph 

DEUXIÈME PARTIE : QUI A DIT QUOI ?

PREMIÈRE CITATION : Ralph 
DEUXIÈME CITATION : Félix Fixe
TROISIÈME CITATION : Sa Sucrerie
QUATRIÈME CITATION : Vanellope Von Schweetz
CINQUIÈME CITATION : Mr Litwak

TROISIÈME PARTIE : QUI EST QUI ?

PREMIÈRE QUESTION : John C. Reilly
DEUXIÈME QUESTION : Rich Moore
TROISIÈME QUESTION : Vanellope Von Schweetz
QUATRIÈME QUESTION : Orange
CINQUIÈME QUESTION : François-Xavier Demaison

LES RÉSULTATS :

Entre 0 et 10 bonnes réponses :
Oups ! Tu ne figures pas parmi les fans les plus incollables sur LES MONDES DE RALPH, mais ne te décourage pas. Pourquoi ne regarderais-tu pas à nouveau le film avant de refaire le test ? C’est sûr, tu feras mieux la prochaine fois. Bonne chance, gamer !

Entre 11 et 20 bonnes réponses :
Beau travail ! Tu peux encore t’améliorer sur les questions concernant les jeux vidéo des MONDES DE RALPH, mais il ne te manque pas grand-chose pour faire partie des meilleurs. Tu veux progresser et essayer de faire mieux la prochaine fois ? À toi de jouer !

Entre 21 et 30 bonnes réponses :
Félicitations pour cet incroyable résultat ! Serais-tu le meilleur ami de Ralph, Vanellope et Félix ? On pourrait le croire si on en juge par tes connaissances sur le film. Tu as atteint la plus haute marche du podium. Bravo !

- UNE JOURNÉE DANS LA VIE D’UN ANIMATEUR

Vous mourez d’envie de savoir en quoi consiste le travail d’un animateur des studios d’animation Disney ? Alors suivez le chef animateur Zach Parrish le temps d’une journée type sur LES MONDES DE RALPH, le film d’aventures inspiré de l’univers des jeux vidéo d’arcade.

9h
J’arrive au travail à 9h, et la première chose que je fais est de me servir une tasse de café pour me réveiller. Je lis ensuite mes mails et jette un œil à mon emploi du temps pour savoir ce qui m’attend pour la journée.

9h05
Dès que je suis assis à mon bureau, j’ouvre le plan sur lequel je dois travailler. Pour LES MONDES DE RALPH, j’ai beaucoup contribué à la création du personnage de Sa Sucrerie. C’est le roi zinzin de Sugar Rush, il ressemble beaucoup au Chapelier fou du dessin animé Disney de 1951, ALICE AU PAYS DES MERVEILLES. C’est un personnage excentrique et plein de vie, ça a été un véritable plaisir de travailler à sa création. À mon bureau, je commence par définir les pensées et les actions du personnage dans la scène, puis je me mets au travail. 

10h
Tous les mardis, John Lasseter passe contrôler l’évolution du film. La réunion se déroule généralement dans une grande salle où nous visionnons différentes scènes sur grand écran, mais tous les animateurs n’y assistent pas. Je suis présent pour toutes les séquences sur lesquelles j’ai travaillé, car c’est toujours enrichissant d’avoir le point de vue de John. C’est un homme très intelligent. 

11h
Tous les jours, nous avons une réunion vers 11h. À cette occasion, les animateurs présentent les « rushes », les plans sur lesquels ils sont en train de travailler, à Rich Moore, le réalisateur du film. De cette manière, nous nous assurons d’être sur la bonne voie par rapport à l’esthétique générale de la scène. La réunion se déroule généralement dans une grande salle avec un écran géant pour que nous puissions examiner l’animation dans les moindres détails. 

12h
Vers midi, tout le monde se retrouve à la cafétéria pour le déjeuner. C’est un moment de détente, en particulier au sein de notre département. Nous nous installons toujours autour d’une très grande table. Il règne une atmosphère très familiale dans notre équipe, tout le monde s’entend bien.

13h
En général, nous avons fini de déjeuner à 13h, je prends alors un café et retourne à mon bureau. C’est l’après-midi que la journée bat vraiment son plein et que je me plonge à fond dans le travail. 

14h
Dans l’après-midi, le superviseur d’animation Renato Dos Anjos et deux chefs animateurs ont des réunions informelles avec les animateurs afin de contrôler l’avancée de leur travail. Nous visionnons nos animations sur une télévision grand écran, puis échangeons des idées pour voir s’il est possible de les améliorer : « Et si nous faisions comme ci ou comme ça ? ». Enfin, les animateurs retournent à leur bureau avec leurs notes afin que leur travail se rapproche au plus près de la vision du réalisateur. 

15h30
À 15h30, je vais généralement me chercher un en-cas au bar à céréales. Il s’agit d’un coin cuisine toujours ouvert chez Disney. On y trouve sept ou huit sortes de céréales différentes, ainsi que des flocons d’avoine et du chocolat chaud, et tous les types de lait qu’on peut imaginer ! Ce bar à céréales a beaucoup de succès.

16h
Avec un peu de chance, une séance de doublage est prévue dans l’après-midi. Pendant le tournage des MONDES DE RALPH, j’ai pu observer Alan Tudyk (qui prête sa voix à Sa Sucrerie) et John C. Reilly (qui double Ralph) enregistrer ensemble, c’était formidable. Les séances sont filmées pour que les animateurs puissent voir les expressions des acteurs pendant qu’ils jouent leur texte. Nous nous servons de cet enregistrement comme source d’inspiration, c’est pourquoi les mouvements et la gestuelle des acteurs se retrouvent parfois dans la version finale du film. 

17h30
De temps en temps, je fais une pause dans mon travail. Je vais sur YouTube afin de garder un œil sur ce qui se passe dans le monde, ou bien je bavarde avec un de mes collègues. Nous faisons parfois un rapide match de ping-pong dans l’une des salles de jeux, puis je reprends le chemin de mon bureau.

18h
Chez Disney, nous aimons faire de longues recherches. Pour LES MONDES DE RALPH, des jeux d’arcade ont été mis à notre disposition pour nos recherches, il y a également une pièce où nous pouvons visionner des vidéos et travailler sur d’autres idées. Pour Sa Sucrerie, j’ai regardé la scène du thé de ALICE AU PAYS DES MERVEILLES, ou bien celles dans lesquelles apparaissent Tweedledum et Tweedledee car ce sont de fantastiques sources d’inspiration pour les personnages de Sugar Rush. Nous pouvons également puiser dans les importantes archives de Disney lorsque nous sommes en quête d’inspiration. 

20h
Ma journée de travail s’achève entre 18h et 20h, et je fais toujours la même chose avant de partir : je sauvegarde mon travail. Si je ne devais donner qu’un conseil à ceux qui veulent travailler dans l’animation, c’est : sauvegardez, et sauvegardez souvent. C’est quelque chose que je n’ai pas encore bien assimilé, mais il faut absolument que ça rentre. Après avoir sauvegardé mon travail, j’éteins mon ordinateur et je rentre chez moi. Demain est un autre jour !

- RENCONTRE AVEC PHIL JOHNSTON, SCENARISTE

Walt Disney Animation Studios présente LES MONDES DE RALPH, une aventure hilarante réalisée par Rich Moore (couronné aux Emmy Awards), qui a pour cadre l’univers des jeux vidéo d’arcade. 

Depuis plusieurs dizaines d’années, Ralph est systématiquement éclipsé par Félix, Jr., la star de leur jeu vidéo, toujours prêt à sauver la situation. Lassé de jouer le rôle du méchant, Ralph décide de prendre son destin en mains. Il s’embarque dans une aventure à travers la salle d’arcade et différents jeux vidéo afin de prouver que lui aussi peut être un héros. 

Au cours de son périple, Ralph fait la rencontre de l’inflexible sergent Calhoun, du jeu d’action subjectif Hero’s Duty, et de Vanellope von Schweetz, la fougueuse « anomalie » de Sugar Rush, un jeu de course dans un univers de sucreries. Celle-ci pourrait bien être sa première véritable amie. Mais un ennemi redoutable se lance à leur poursuite et met toute la salle d’arcade en danger, jusqu’à Vanellope elle-même. Ralph a enfin l’opportunité de sauver le monde, mais y arrivera-t-il avant que toute l’arcade ne soit « game over » ?

À l'occasion de la sortie en DVD et Blu-Ray des MONDES DE RALPH, le scénariste Phil Johnston nous dévoile les secrets de fabrication de ce film d’animation à succès… 

Quelle a été la première étape de l’écriture du scénario des MONDES DE RALPH ?

Pour ce film, le réalisateur Rich Moore et moi-même avons travaillé seuls pendant plusieurs mois afin de développer l’histoire que nous voulions raconter. Avant tout, il a fallu que nous choisissions les personnages du film. Nous avions une idée générale de l’intrigue, mais toute histoire commence d’abord par ses personnages. Qui sont-ils ? Quel sera leur rôle dans le film ? Que désirent-ils ? Quels obstacles doivent-ils surmonter ?

Quelle était l’idée de départ pour le film ?

Initialement, Félix était le personnage principal, puis nous avons réalisé que Ralph était plus intéressant. C’est à ce moment-là que nous avons commencé à réfléchir à la manière de le mettre dans des situations difficiles, mais drôles et intéressantes. Il fallait que nous lui inventions des obstacles à surmonter et des combats à mener. 

Que ressent-on lorsqu’on voit son travail prendre vie à l’écran ?

C’est formidable ! Je suis époustouflé à chaque fois que je regarde le film. Son univers du film est varié et complexe, il est fait de tellement de détails auxquels je n’avais pas pensé que je découvre quelque chose de nouveau à chaque fois que je le vois. C’est fabuleux !

Comment êtes-vous arrivé sur ce projet ?

J’ai commencé à travailler sur LES MONDES DE RALPH il y a environ quatre ans, lorsque j’ai rencontré Rich Moore, le réalisateur du film. Nous nous sommes tout de suite bien entendus, nous partageons la même sensibilité. Il ne nous a pas fallu longtemps pour nous mettre à rigoler bêtement ensemble, comme deux gamins qui auraient lâché une caisse à l’église ! J’ai adoré l’idée sur laquelle repose cette histoire et dès que nous avons commencé à créer les personnages, j’ai su que ce film allait être très spécial.

Pourquoi avoir choisi d’écrire sur l’univers des jeux vidéo et des salles d’arcade ? 

L’idée initiale des MONDES DE RALPH a jailli de cette question : et si un personnage de jeu vidéo quittait son univers pour aller explorer d’autres mondes ? Tout est parti de là. Nous avons ensuite imaginé l’histoire d’un personnage de jeu vidéo démodé qui se sent dépassé ; il traverse une crise existentielle et s’interroge sur son rôle dans le monde. Les jeux vidéo ont énormément évolué au cours des 30 dernières années, cette comparaison tombait donc à point nommé. L’univers des jeux vidéo constituait le décor idéal pour ce personnage qui se sent dépassé par le monde moderne. 

L’histoire a-t-elle beaucoup changé au cours de la production ?

Elle a évolué, elle s’est développée et s’est condensée. Cependant, l’histoire de base d’un méchant qui apprend à s’aimer est restée inchangée, cela nous a permis de tenter plein de choses différentes, passionnantes et délirantes. Certaines scènes ont subi un changement radical, des personnages y ont été ajoutés ou retirés (mais ont parfois été réintroduits). Ce film a subi tant de révisions au cours de ses quatre années de production qu’il est difficile de se souvenir de tout.

Comment avez-vous intégré les personnages des jeux d’arcade classiques dans l’histoire ?

Au début, nous ne savions pas quels personnages emblématiques des jeux d’arcade nous allions pouvoir intégrer à l’histoire. Nous avons donc créé nos propres personnages, ceux que nous allions suivre dans leurs aventures. Nous savions que nous pourrions écrire leur histoire car c’était nous qui les avions imaginés, mais nous avions également plein d’idées pour les autres personnages. Nous nous disions que ce serait vraiment cool si Pacman, Q*bert, Frogger ou Zangief apparaissaient dans le film. 

Avez-vous pu intégrer tous les personnages que vous vouliez ?

Ça n’aurait pas été la fin du monde si certains personnages emblématiques avaient manqué, parce que nous avons des personnages principaux que nous aimons et dont les aventures nous passionnent. Cela dit, nous voulions absolument que Q*bert, Tapper, Clyde le fantôme et Zangief apparaissent dans le film. 

Les jeux d’arcade ont-ils une signification particulière pour vous ?

Enfant, j’allais au cinéma au Valley Fair Mall. Ma mère me donnait un dollar et cela me permettait de jouer pendant une heure en attendant le début du film. Je m’en souviens comme si c’était hier. J’étais excité comme une puce à l’idée d’aller à la salle d’arcade, il y en avait partout aux États-Unis. C’est triste de penser qu’aujourd’hui il n’y en a presque plus.

Quels jeux d’arcade aviez-vous le plus envie de porter à l’écran dans LES MONDES DE RALPH ?

Je n’ai jamais été très doué à Q*bert mais j’en garde de très bons souvenirs. Q*bert est drôle, étrange et ridicule, c’est pourquoi le fait qu’il apparaisse dans le film est fantastique. Enfant, je jouais tout le temps à Street Fighter, je suis donc ravi que nous ayons pu intégrer Zangief à l’histoire. J’aime tout dans ce personnage, de son large torse velu à son minuscule slip de catcheur. Je suis un fan inconditionnel de Zangief !

Les personnages des MONDES DE RALPH sont doublés par des acteurs comiques de talent dans la version originale, notamment John C. Reilly (Ralph), Jack McBrayer (Félix), Sarah Silverman (Vanellope von Schweetz) et Jane Lynch (le sergent Calhoun). Dans quelle mesure ces acteurs ont-ils influencé leurs personnages ?

Un bon acteur apporte à son personnage une profondeur, une force vitale qu’on n’imaginait pas, mais nous avons eu beaucoup de chance car Jack McBrayer, Sarah Silverman et Jane Lynch ont été présents dès la première lecture. John C. Reilly a également pris part au projet très tôt, ça a été une véritable chance. Il n’y a rien de tel que de travailler avec des acteurs comiques de leur trempe. Cela apporte énormément au film car ils peuvent nous donner leur avis.

Quand les bons mots invraisemblables et hilarants du sergent Calhoun ont-ils trouvé leur place dans le film ?

Le sergent Calhoun a toujours eu ces expressions étranges et bourrues issus de son univers et de son jeu. À l’origine, l’une d’elles se démarquait vraiment des autres, elle a beaucoup plu à Ed Catmull, le codirecteur du studio. Il nous a demandé d’où ça venait et comment nous en avions eu l’idée, puis il nous a demandé d’en inventer d’autres. Après ça, j’ai revu la totalité du scénario et inventé cinq ou six « Calhounismes » différents pour chacune de ses interventions.

Quelle est votre expression préférée ?

C’est sans doute sa première réplique, il est question de « faire pipi dans son pantalon de grand garçon ». La manière dont Jane le dit est désopilante. Je trouve hilarant le fait que Calhoun, cette militaire endurcie, cette dure à cuire, dise « faire pipi » !

Quel a été le tournant de votre carrière ?

Le premier film que j’ai écrit s’intitulait BIENVENUE À CEDAR RAPIDS. Réalisé par Miguel Arteta, il est sorti alors que je commençais à travailler sur le scénario des MONDES DE RALPH. Avant ça, j’avais écrit quelques scénarios que Rich Moore doit connaître, notamment pour un téléfilm réalisé en 2009 et un film qui n’a pas encore été produit. La route a donc été longue et sinueuse !

Quels conseils donneriez-vous aux jeunes scénaristes qui tentent leur chance à Hollywood?

Le meilleur conseil que je puisse leur donner, c’est de ne jamais arrêter d’écrire. Le second, c’est de se forger une carapace, car devenir scénariste peut être difficile, et la première version n’est jamais la bonne. On est constamment en train de réécrire certains passages, et il faut être prêt à tirer un trait sur ses scènes favorites pour le bien de l’histoire. 

- NOTES DE PRODUCTION

John Lasseter, directeur de la création des studios d’animation Pixar et Disney, est le producteur exécutif de LES MONDES DE RALPH. Il déclare : “Un bon film d’animation tel que celui-ci accomplit trois choses. Il raconte une histoire passionnante, imprévisible et qui tient le spectateur en haleine. Il met en scène des personnages attachants dont on se souvient longtemps après avoir vu le film, et il situe cette histoire et ces personnages dans un monde convaincant.”
Il poursuit : “L’une des choses que j’aime dans LES MONDES DE RALPH, c’est qu’il se déroule dans quatre mondes différents, chacun unique en son genre : le monde en 8 bits de Fix-It Felix Jr., le monde hyperréaliste de Hero’s Duty, et le plus que mignon Sugar Rush aux allures d’anime japonais, sans oublier la Gare Centrale des Jeux, inspirée par Grand Central Station à New York. Les cinéastes ont travaillé chacun des points – développement visuel, direction artistique, animation, développement des personnages, effets visuels, éclairage, photographie et musique – afin que chaque monde possède sa propre identité. Près de 190 personnages uniques ont été créés pour peupler ces mondes – trois fois plus que pour un film d’animation Disney habituel – et chacun a été conçu pour exister dans son propre monde. Lancé dans sa quête pour se faire accepter, Ralph est le lien entre ces univers.”
Le scénariste Phil Johnston déclare : “LES MONDES DE RALPH est un road movie – en un peu plus compliqué du fait qu’il se déroule dans quatre mondes différents. Mais qu’il s’agisse d’un personnage bloqué dans une petite ville sans avenir ou bien dans un pays entièrement fait de sucre, cela reste l’histoire d’une personne qui quitte son foyer parce qu’elle aspire à un destin plus vaste.
Ralph se rend dans des endroits fantastiques et très variés, mais il reste toujours fidèle à lui-même, même s’il connaît une évolution au fil de ses aventures.” Et d’ajouter : “Ce qui est formidable dans ce film, c’est que bien qu’il s’agisse de personnages de jeux d’arcade, les protagonistes sont réels. Ce sont des gens comme vous et moi, qui éprouvent de vrais sentiments.”
John Lasseter reprend : “L’émotion est ce qui plaira le plus aux spectateurs, j’en suis convaincu. C’est le coeur qui fait la particularité des films Disney, et c’est sur le coeur que repose LES MONDES DE RALPH. C’est l’un des films les plus drôles sur lesquels j’ai travaillé. Il est remarquable, aussi bien esthétiquement qu’intellectuellement. Mais c’est le coeur qui vous prend par surprise.“


L’ESPRIT PIONNIER
Le producteur Clark Spencer déclare : “En définitive, nous avons quatre films différents en un, en termes de style et d’ambiance. C’est déjà suffisamment difficile d’arriver à mettre au point un seul monde, mais créer et unifier quatre jeux d’arcade a demandé beaucoup de recherches, d’originalité, de réflexions menées en dehors des sentiers battus, énormément de travail… Sans compter des innovations techniques et une nouvelle approche dans tous les domaines !”
Et d’ajouter : “LES MONDES DE RALPH a été créé avec l’esprit pionnier qui était celui de Walt Disney. Ce film illustre formidablement le parcours des studios d’animation Disney et l’orientation qu’ils prennent à présent. Rich Moore a conduit une fantastique équipe qui a su créer un film frais et merveilleusement original qui plaira à tous et à toutes, bourré d’humour, de nostalgie, et surtout riche de beaucoup de coeur et d’émotion.”
Rich Moore, le réalisateur, déclare : “L’équipe en charge de la 3D a vraiment accompli des prouesses : elle l’a utilisée comme une forme d’expression artistique à part entière. La profondeur et l’ampleur des images sont stupéfiantes. Cela enrichit encore l’expérience du spectateur et contribue à raconter encore mieux l’histoire. Je suis époustouflé par ce qu’ils ont réussi et je suis convaincu que la version 3D est vraiment la meilleure façon de découvrir ce film.”

LES STYLES VISUELS
Les années 80 avec Félix Fixe Jr.
Les cinéastes ont envisagé le design global de Félix Fixe Jr. comme ils l’auraient fait pour n’importe quel film : en commençant par des recherches approfondies. L’équipe s’est rendue au siège social de plusieurs sociétés de jeux vidéo, interrogeant des concepteurs de jeux des années 80 sur leur manière de faire. Et ils ont joué à des tas de jeux, notamment des classiques dans l’esprit de Fix-It Felix Jr. Renato dos Anjos se souvient en souriant : “En tant qu’animateurs, nous avons reçu la rude mission de jouer à plein de jeux vidéo. Nous avons donné des cours à l’équipe pour qu’ils apprennent à jouer à ces jeux, à piloter les personnages et à utiliser les manettes de contrôle.”
Comme la tenue de Ralph, celle de Félix Fixe Jr. a subi de nombreux changements.
Mike Gabriel confie : “C’est Rich Moore, le réalisateur, qui a eu l’idée de ne montrer qu’un seul bâtiment. Il m’a tendu un croquis un jour en me disant qu’il voulait un immeuble unique, tout seul au milieu de nulle part, avec des petites passerelles qui grimpent le long. C’était un dessin très minimaliste, juste quelques traits de crayon. C’est comme ça que ce monde a commencé, par un dessin tout simple de Rich. Beaucoup de choses, dans ce film, ont commencé ainsi.”
La simplicité était très importante. Pour Félix Fixe Jr., les artistes ont dû mettre leur savoir-faire reconnu dans le monde entier au service d’un format 8 bits... Clark Spencer commente : “Nous travaillons dans un studio mondialement réputé pour son esprit novateur et son exigence artistique. Il n’a pas été facile de dire à des animateurs qui ont passé toute leur vie à créer l’animation la plus poussée, la plus inventive et la plus sophistiquée qui soit, que le monde de Félix Fixe Jr. devait être d’une simplicité extrême...”
Le producteur précise : “Même si Félix Fixe Jr. est créé en images de synthèse avec des personnages très détaillés, l’esthétique générale a été celle que l’on pourrait trouver dans un jeu en 8 bits : rudimentaire, avec des personnages simplifiés qui se déplacent sur une grille et effectuent des mouvements saccadés à angle droit.” Rich Moore confie : “Tout est très simple, de la direction artistique à l’animation du jeu des personnages et au mouvement des caméras, jusqu’à la musique et à l’éclairage. C’est un contraste frappant avec les univers des autres jeux.”

Hero’s Duty, un terrain particulièrement hostile
À l’origine, les cinéastes prévoyaient de situer Hero’s Duty sur une planète rocheuse désertique. Cory Loftis, artiste chargé du développement visuel, explique : “Nous avons poussé l’idée aussi loin que possible, mais cela faisait toujours cliché. Alors nous avons décidé que toute la planète devait être artificielle, construite avec des angles ou des tranchants. Un lieu agressif et chaotique qui vous file le tétanos dès que vous l’effleurez. Ainsi, c’était parfait !”
La forme de référence pour l’esthétique de ce monde est le triangle. Cory Loftis explique : “On retrouve le triangle dans le design de l’environnement comme chez les personnages. On a poussé l’idée tellement loin que quand on voit les images finales de Hero’s Duty, elles sont littéralement faites de triangles. Cette forme est si omniprésente qu’on la retrouve à chaque niveau du design de ce monde. L’intégration complète de la forme triangulaire contribue à la perception de cet endroit comme un lieu dangereux, acéré. C’est un univers prêt à vous découper, vous écharper à chaque seconde.”
Mike Gabriel, directeur artistique, note : “Le point central de Hero’s Duty, la tour haute de 99 étages où se trouve la médaille que convoite Ralph, présente des surfaces anguleuses qui semblent surgir tout droit de l’environnement hostile et en sont un complément idéal. Nous avons fait ce que nous n’avions encore jamais fait : nous avons engagé des architectes pour construire un bâtiment ! Les meilleurs designers de notre équipe maison ont ensuite amélioré et finalisé leur travail. Le résultat est terrifiant, surtout avec les flashs de lumière ! Rich a aimé l’idée et il nous a guidés tout le long du développement. Comme le reste de ce monde, c’est inattendu et d’un réalisme âpre.”
Ian Gooding, codirecteur artistique, note : “Plus que jamais, l’équipe a dû se montrer inventive avec cet environnement tout en angles et en arêtes. Dans la plupart des lieux fictifs, les arbres restent des arbres, l’herbe est toujours de l’herbe et les bâtiments sont construits avec des matières semblables à celles que l’on trouve dans la réalité. Mais quand Ralph débarque dans cet univers de science-fiction, il n’y a pas de paysage. Pas un arbre, pas un grain de poussière à l’horizon. Tout n’est que métal et angles vifs, structures coupantes. Il fallait créer un endroit étrange, extrêmement complexe, où si vous n’y prenez pas garde, vous vous faites lacérer rien qu’en marchant.”

Sugar Rush, coloré, sucré mais trompeur
Phil Johnston, le scénariste, raconte : “La genèse de Sugar Rush est partie d’une réflexion sur ce qui pourrait être le pire endroit au monde pour quelqu’un comme Ralph, un type irritable et ronchon. Atterrir dans ce jeu pour gamins dégoulinant de douceur serait terrible pour lui, surtout quand il cherche à prouver son héroïsme !” Des carrés pour le design de Félix Fixe Jr., des triangles pour celui de Hero’s Duty... Sugar Rush est placé sous le signe du cercle ! Mike Gabriel déclare : “C’est un monde de douceur et de courbes. Tout est rond dans cet univers. Tout semble doux au toucher. Les nuages sont faits de barbapapa, les arbres sont des sucettes ou des sucres d’orge, et la poussière est de la poudre de cacao...”
Pour créer ce monde de douceur, travailler l’architecture générale du pays et les délicates friandises entrant dans sa construction, les cinéastes sont allés très loin... y compris géographiquement ! Lorelay Bove, l’une des artistes chargés du développement visuel, est originaire d’Espagne. Elle explique : “Je me suis inspirée du mouvement architectural du modernisme catalan de la fin du XIXe et du début du XXe siècle. J’ai grandi en Espagne, j’ai vu de mes yeux les oeuvres d’Antoni Gaudí et celles d’autres architectes modernistes espagnols. Pour moi, elles évoquent des maisons en bonbons par les détails, les couleurs, les formes, la fantaisie et la texture. Lorsque s’est présentée la chance de concevoir un monde fait tout en sucre, j’ai puisé mon inspiration chez Gaudí et d’autres artistes catalans qui, je trouve, convenaient à la perfection. Cela semblait frais et différent.”
Clark Spencer commente : “Nous avons envoyé notre équipe de développement visuel à Barcelone. Pendant une semaine, ils ont étudié l’architecture, ont assimilé le langage des formes de Gaudí et son approche du design pour l’intégrer au look de Sugar Rush. Lorelay a intégré complètement ce style, il fait partie de son ADN ! Elle débordait d’énergie, un vrai feu d’artifice de créativité. Elle nous a proposé des dessins incroyables pour les personnages de Sugar Rush, les constructions et les décors. Elle a été formidable.”
Et John Lasseter de conclure : “Il est très important à nos yeux de poursuivre l’héritage que nous a transmis Walt Disney : l’art de raconter de formidables histoires. Walt repoussait toujours les limites du récit et portait la technique à un niveau supérieur. LES MONDES DE RALPH s’inscrit parfaitement dans cet héritage. Nous voulons continuer à raconter des contes de fées destinés à un public d’aujourd’hui, avec des films comme RAIPONCE dont nous en sommes très fiers, mais nous voulons en même temps, comme le faisait Walt, repousser les frontières de la narration et trouver des façons inédites et originales de raconter les histoires.”

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