lundi 11 mars 2013

Back to the future


Aventure/Fantastique/Action/Très réussi visuellement mais un peu long

Réalisé par Sam Raimi 
Avec James Franco, Mila Kunis, Rachel Weisz, Michelle Williams, Zach Braff, Joey King, Tony Cox, Bruce Campbell, Abigail Spencer, Bill Cobbs, Martin Klebba, Francisca Viudes, Ted Raimi...

Long-métrage Américain
Durée: 02h07mn 
Distributeur: The Walt Disney Company France
Année de production: 2013 
Titre original: Oz: The Great and Powerful

Date de sortie sur les écrans U.S.: 8 mars 2013
Date de sortie sur nos écrans: 13 mars 2013


Résumé: Lorsque Oscar Diggs, un petit magicien de cirque sans envergure à la moralité douteuse, est emporté à bord de sa montgolfière depuis le Kansas poussiéreux jusqu’à l’extravagant Pays d’Oz, il y voit la chance de sa vie. Tout semble tellement possible dans cet endroit stupéfiant composé de paysages luxuriants, de peuples étonnants et de créatures singulières ! Même la fortune et la gloire ! Celles-ci semblent d’autant plus simples à acquérir qu’il peut facilement se faire passer pour le grand magicien dont tout le monde espère la venue. Seules trois sorcières, Théodora, Evanora et Glinda semblent réellement douter de ses compétences…

Grâce à ses talents d’illusionniste, à son ingéniosité et à une touche de sorcellerie, Oscar va très vite se retrouver impliqué malgré lui dans les problèmes qu’affrontent Oz et ses habitants. Qui sait désormais si un destin hors du commun ne l’attend pas au bout de la route?

Bande annonce (VOSTFR)


Extrait (VF)


Vidéo de l'avant première parisienne
Qui peut mieux nous parler du film que son réalisateur, Sam Raimi?


Ce que j'en ai pensé: Visuellement 'Le Monde Fantastique d'Oz' épate. Sam Raimi, le réalisateur, fait des merveilles avec des scènes aussi jolies que spectaculaires. Le générique est inventif et très classe.
Les couleurs et le format de l'écran choisis pour la scène d'introduction sont, je pense, des métaphores sur l'état d'esprit du héros enfermé dans une situation qui ne s'approche en rien de ses rêves (mais le monde doit-il changer ou devons-nous changer le monde?).
A ce titre l'arrivée dans le monde fantastique est extraordinaire. Le spectateur sait, sans doute possible, qu'Oscar Diggs, le héros, est désormais dans un lieu magique.





Le parallèle entre certaines personnes du monde 'réel' et certains personnages du monde fantastique nous indique qu'il s'agît d'une quête pour Oscar sous forme de deuxième chance. Cette fois il doit faire le bon choix face aux situations qui s'offrent à lui.
La 3D est super amusante et donne, à certaines occasions,  l'impression d'être dans un manège. Certains moments sont vraiment excellents! J'ai adoré le début du film. Les effets spéciaux sont à couper le souffle.
James Franco, qui interprète Oscar Diggs, le magicien d'Oz, est très convaincant en petit magicien de cirque sans envergure et égoïste. Il joue aussi bien le baratineur que le sauveur du monde.



Bien que le film soit tout à fait agréable dans son ensemble, il souffre de quelques longueurs dans son milieu. Le scénario est assez simple et j'ai eu parfois l'impression qu'il mettait un peu trop de temps à mettre en place des évidences ou tentait d'épaissir le propos inutilement. Notamment en ce qui concerne les 3 sorcières qui m'ont déçues. Il faut dire que le monde d'Oz est tellement extra, qu'elles paraissent sans envergure. Les actrices que sont Michelle Williams, qui interprète la sorcière Glinda (et Annie dans le monde 'réel'), et Rachel Weisz, qui interprète la sorcière Evanora, que j'apprécie habituellement, manquent de présence. Mila Kunis, qui interprète Theodora, n'est pas du tout crédible en méchante sorcière.




La fin du film m'a également laissée sur ma faim. Je trouvais l'histoire incomplète. Mais à la sortie @3MoopyDelfy m'a informée qu'il s'agit en fait d'un prequel et qu'il y aura très probablement une suite. Depuis, le fait que le film se termine ainsi est plus compréhensible.

En tout cas, je le conseille comme divertissement familial. Il amusera et effraiera les enfants (attention, de trop jeunes enfants pourraient avoir peur pendant certaines scènes où la 3D surprend et impressionne - de toutes façons le film est trop long pour des tout-petits) et les grands passeront un très bon moment. J'attends la suite des aventures d'Oz car son monde fantastique m'a plu et j'ai été émerveillée par quelques moments visuellement époustouflants.


Bonus:
1- Téléchargez le cahier d’activités, contenant un masque de Finley à découper et des petits jeux pour les plus jeunes : http://bit.ly/14CtROu


2- James Franco, l'acteur principal du film, a désormais son étoile sur Hollywood Walk of Fame. Toutes les infos sont dans le communiqué (source Agence Way  to Blue) ci-dessous.


A quelques jours de la sortie de son nouveau film LE MONDE FANTASTIQUE D’OZ, James Franco a reçu le 7 mars 2013 son étoile - la 2492ème - sur le Hollywood Walk of Fame, devant l’El Capitan Theatre, au 6838 Hollywood Boulevard.

James Franco a remporté l’Independent Spirit Award du meilleur acteur et a été nommé à l’Oscar, au Golden Globe et au Screen Actors Guild Award, ainsi qu’à plusieurs prix de cercles de critiques, pour son portrait d’Aron Ralston dans le drame de Danny Boyle 127 HEURES. Sa prestation dans HARVEY MILK de Gus Van Sant aux côtés de Sean Penn lui a valu l’Independent Spirit Award du meilleur acteur dans un second rôle, et il a également été nommé au Golden Globe pour son interprétation dans DÉLIRE EXPRESS, comédie de David Gordon Green produite par Judd Apatow, dont il partageait la vedette avec Seth Rogen – il retrouvait Judd Apatow et Seth Rogen après avoir travaillé avec eux sur la série à succès « Freaks and Geeks ».

On le verra prochainement dans THE ICEMAN d’Ariel Vromen ; HOMEFRONT de Gary Fleder, avec Jason Statham ; CHILD OF GOD dont il est aussi coscénariste et réalisateur ; LOVELACE de Rob Epstein et Jeffrey Friedman, dans lequel il incarne Hugh Hefner face à Amanda Seyfried dans le rôle de Linda Lovelace ; THE END OF THE WORLD d’Evan Goldberg et Seth Rogen ; AS I LAY DYING qu’il a adapté du roman de William Faulkner « Tandis que j’agonise » et qu’il met en scène ; THE THIRD PERSON de Paul Haggis et TRUE STORY qui sera réalisé par Rupert Goold.

Révélé au grand public par son interprétation d’Harry Osborne dans la trilogie SPIDER-MAN de Sam Raimi, James Franco a entamé sa carrière cinématographique dans des films comme COLLÈGE ATTITUDE de Raja Gosnell, avec Drew Barrymore, DANGEREUSE SÉDUCTION de David Raynr, ou encore le film indépendant de Scott Kalvert produit par Martin Scorsese, DEUCES WILD. Parmi les nombreux films qu’il a tournés par la suite, citons notamment SONNY, première réalisation de Nicolas Cage ; PÈRE ET FLIC de Michael Caton-Jones, avec Robert De Niro ; COMPANY de Robert Altman, avec Neve Campbell ; LE GRAND RAID de John Dahl, avec Benjamin Bratt ; TRISTAN & YSEULT de Kevin Reynolds, face à Sophia Myles ; DANS LA VALLÉE D’ELAH, écrit et réalisé par Paul Haggis, avec Tommy Lee Jones ; MANGE, PRIE, AIME, de Ryan Murphy face à Julia Roberts ; CRAZY NIGHT de Shawn Levy ; LA PLANÈTE DES SINGES : LES ORIGINES de Rupert Wyatt, avec Freida Pinto et John Lithgow ; VOTRE MAJESTÉ de David Gordon Green face à Natalie Portman puis plus récemment dans SPRING BREAKERS d’Harmony Korine, avec Selena Gomez, Vanessa Hudgens, Ashley Benson, Heather Morris et Rachel Korine.

Éclectique, James Franco a écrit, mis en scène et interprété plusieurs pièces dont FOOL’S GOLD et THE APE, qu’il a toutes les deux adaptées au cinéma. Le drame GOOD TIME MAX, dont il était réalisateur, scénariste et interprète, a été présenté au Festival du film de Tribeca. Son court métrage « Herbert White », qu’il a écrit et réalisé et dans lequel il dirigeait Michael Shannon, a été présenté pour la première fois au Festival de Sundance en 2010. « The Feast of Stephen », dont il était là encore réalisateur et scénariste, a reçu le Teddy Award au Festival de Berlin… James Franco a écrit et réalisé une biographie du poète Hart Crane intitulée THE BROKEN TOWER, présentée pour la première fois au Los Angeles Film Festival 2011. James Franco a coécrit, réalisé et interprété SAL, une biographie de l’acteur nommé à l’Oscar Sal Mineo, présentée au Festival de Venise 2011. Il a depuis réalisé le documentaire KINK, dont la première a eu lieu au Festival de Sundance 2013.


À PROPOS DU HOLLYWOOD WALK OF FAME – www.WalkOfFame.com
Connu dans le monde entier, le Hollywood Walk of Fame est l’un des symboles de Hollywood. Avec en moyenne 24 cérémonies d’inauguration d’étoiles diffusées partout dans le monde par an, le Walk of Fame est devenu une attraction touristique majeure. La Chambre de Commerce de Hollywood (Hollywood Chamber of Commerce) gère le Walk of Fame en tant que représentante de la ville de Los Angeles. Le Walk of Fame est un hommage et un témoignage du travail et de l’investissement de tous ceux qui ont contribué au développement de ce concept et à la continuation de cette attraction touristique célèbre partout dans le monde.
Le Hollywood Walk of Fame et le Hollywood Sign sont des marques déposées de la  Hollywood Chamber of Commerce.

3- Retrouvez le clip de la chanson « Almost Home » interprété par Mariah Carey dans la vidéo ci-dessous:


4 - Fun Facts

LE MONDE FANTASTIQUE D’OZ, le nouveau film des studios Disney, imagine les origines du célèbre magicien qui fit sa première apparition dans le tout premier livre écrit par L. Frank Baum, « Le Magicien d’Oz ». L. Frank Baum a écrit 14 romans entre 1900 et 1920 qui tous se déroulent dans le monde fantastique qu’il a créé avec une imagination foisonnante. Il n’a cependant jamais vraiment dépeint les origines du personnage du magicien. LE MONDE FANTASTIQUE D’OZ se déroule avant les événements du livre, et offre au spectateur une expérience cinématographique sans précédent. On retrouve dans le film certains des personnages bien connus des livres de Baum, mais ceux-ci ont été entièrement revisités. On y découvrira aussi plusieurs personnages que l’on n’avait encore jamais vus sur les écrans, comme China Girl et les Quadlings.


Le tournage du MONDE FANTASTIQUE D’OZ s’est intégralement déroulé sur 7 plateaux des Michigan Motion Pictures Studios situés à Pontiac, dans le Michigan. Tous les décors du film ont été construits en intérieurs, et aucune image n’a été tournée en dehors du studio.

Le monde fantastique du film a été créé par le chef décorateur oscarisé Robert Stromberg. Celui-ci a conçu et réalisé 24 décors complets, auxquels s’ajoutent plusieurs décors partiels – le nombre total de décors est d’environ 30. Il a créé des décors emblématiques comme la fameuse Route de Briques Jaunes et la Cité d’Émeraude, qui ont complètement été réinventées, mais aussi des décors inédits et très attendus comme la Salle du trône de la Sorcière, les Whimsie Woods (là où Oz fait la connaissance de Théodora), la Forêt Sombre, où Glinda la Bonne Sorcière fait son apparition dans l’histoire, et China Town, dont les habitants sont faits de porcelaine.

Le jardinier-paysagiste Dan Gillooly a été d’une aide précieuse pour dénicher des éléments naturels dans la banlieue de Detroit afin d’embellir les décors du film. Sillonnant la région, il a découvert un verger rempli de pêchers morts dont il s’est servi pour créer la terrifiante Forêt Sombre. Il a ajouté à cette ambiance angoissante des chardons qu’il a repérés dans un champ non loin de là.

Créer en studio les Whimsie Woods, un décor abritant une faune nombreuse, a été un autre défi que le paysagiste Dan Gillooly a relevé avec brio. Il a ainsi aidé le chef décorateur Robert Stromberg à réaliser concrètement sa vision d’une forêt idyllique. En plus des immenses et magnifiques fleurs de soie utilisées sur le décor, il a équipé le plateau d’innombrables plantes tropicales à grandes feuilles. Le résultat était si naturel qu’un véritable écosystème s’y est développé !

La production a engagé Michael Kutsche, artiste et illustrateur allemand, pour dessiner l’aspect visuel et les mondes des sorcières tels que les imaginait le chef décorateur Robert Stromberg. Il a ainsi conceptualisé les costumes des sorcières et a aussi été chef costumier sur le film en collaboration avec Gary Jones.

Le chef costumier Gary Jones et son équipe ont eu la lourde tâche de vêtir plus de 1500 acteurs, des petits Munchkins aux très grands Winkies, sur une période de 23 semaines. Rien que pour les personnages principaux – Oz, Théodora, Glinda et Evanora –, plus de 200 pièces de costumes ont été nécessaires. 

Les spécialistes des maquillages Howard Berger (la série des films LE MONDE DE NARNIA) et son collaborateur Greg Nicotero ont créé l’aspect physique unique de plusieurs habitants du Pays d’Oz, comme les Munchkins, les Tinkers et les Winkies. Au cours des cinq mois de tournage, Howard Berger estime avoir posé avec son équipe plus de 2500 maquillages spéciaux au total.

Le Pays d’Oz ne serait pas le Pays d’Oz sans les Munchkins. Les directeurs de casting ont donc trouvé une trentaine de personnes de petite taille, principalement dans la région de Detroit. Ils mesuraient en moyenne 1,05 m – ce qui présentait un contraste visuel étonnant avec les gardes du palais armés de lances, dont pas un ne mesurait moins de 1,95 m (certains dépassaient même les 2,13 m…)

James Franco, l’acteur qui incarne Oscar Diggs (alias Oz), a appris plusieurs tours de magie pour incarner ce magicien de cirque sans grande envergure. Il est arrivé deux semaines avant le début du tournage pour s’entraîner avec un grand magicien de Las Vegas, Lance Burton. S’exerçant chaque jour, il a appris des tours avec des colombes et du feu, à faire sortir des objets d’un chapeau et à faire léviter des choses.

James Franco n’a qu’une seule tenue dans le film, le costume trois-pièces que porte Oz au Kansas. Gary Jones, chef costumier chevronné, a fait des recherches poussées sur la période historique couvrant les années 1880 à 1930 pour concevoir le costume parfait. Il a ensuite rencontré James Franco à New York pour lui montrer des photos du début du XXe siècle qui ont nourri le dessin du costume final, une redingote noire.

Rachel Weisz, Mila Kunis et Michelle Williams jouent les trois sorcières du MONDE FANTASTIQUE D’OZ : elles incarnent respectivement Evanora, Théodora et Glinda. Toutes trois ont des pouvoirs spéciaux liés aux éléments naturels : Evanora a le pouvoir de créer la lumière, Théodora peut faire apparaître des boules de feu, et Glinda maîtrise l’eau.  

Pour la première fois au cinéma, une marionnette a été utilisée comme référence pour la création d’un personnage en images de synthèse. Le créateur de marionnettes Philip Huber a réalisé une China Girl de 45 cm de haut. Ce personnage, qui doit sa voix originale à Joey King, est entièrement fait de porcelaine, comme tous les objets et tous les êtres vivants de China Town. Cette jeune personne fragile mais très courageuse va devenir l’amie d’Oz durant sa quête.

Plus de 3000 accessoires ont été utilisés dans LE MONDE FANTASTIQUE D’OZ, dont 1400 ont été fabriqués spécialement pour le film. Mais ce nombre n’inclut pas les 5000 pièces que le chef accessoiriste Russell Bobbitt a fait faire pour remplir le coffre au trésor d’Oz. Une face de ces pièces représente la Route de Briques Jaunes, l’autre un portrait de l’auteur L. Frank Baum.

Le chef accessoiriste Russell Bobbitt était également très fier de la sacoche d’Oz, qu’il avait entièrement fabriquée à partir d’illustrations anciennes. C’était un magnifique sac qui évoquait les sacoches des médecins d’autrefois et s’ouvrait sur trois soufflets. Après l’avoir terminé, il l’a montré au réalisateur Sam Raimi, qui l’a beaucoup aimé mais a décidé de garder la vieille sacoche avec laquelle ils avaient fait les répétitions. Parce qu’ils n’en avaient qu’une, Bobbitt et son équipe ont donc fabriqué plusieurs répliques du vieux sac…

5- Interviews des acteurs James Franco et Zach Braff puis de Sam Raimi, le réalisateur (attention elles contiennent des spoilers) - Source Agence Way to Blue

Entretien avec James Franco

Pouvez-vous nous parler d’Oscar Diggs, votre personnage ?

Oscar Diggs, alias Oz, est magicien dans un cirque itinérant. C’est un bon magicien mais il a le sentiment de ne pas avoir accompli tout ce qu’il voulait dans la vie, et de faire fausse route. Il veut devenir une vedette dans le monde entier. C’est également un irrésistible séducteur. Il a fait de nombreuses conquêtes au sein du cirque, mais il y a une femme au Kansas qui compte plus que les autres, et envers laquelle il est incapable de s’engager. Et puis une terrible tornade s’abat sur le cirque et il est emporté au pays merveilleux d’Oz.
Là-bas, les gens pensent que c’est un vrai magicien, doté de véritables pouvoirs magiques. Mais ce n’est pas le cas : il ne fait que réaliser des tours de passe-passe. Pourtant, il prétend l’être car on lui promet beaucoup d’or et le trône du royaume. S’il est bien celui qu’il prétend, alors il régnera sur le Pays d’Oz. Il poursuit donc cette mascarade et accepte certaines choses, mais cela lui cause énormément de problèmes car il doit affronter de véritables créatures et des situations extraordinaires qui nécessitent l’utilisation de pouvoirs magiques qu’il ne possède pas. Cela donne lieu à des aventures, des rires et un tas de situations magiques.

Qu’est-ce qui vous a poussé à prendre part à ce projet ?

Il y a deux raisons à cela. Premièrement, j’ai voulu faire ce film parce qu’enfant, j’étais fan des livres sur le Pays d’Oz. Je les ai tous lus très jeune. J’étais fasciné par cet univers fantastique et je mourais d’envie de visiter ce royaume. Deuxièmement, lorsque j’ai reçu le scénario, j’ai vraiment beaucoup aimé le personnage d’Oscar, sorte d’ambassadeur dépêché au Pays d’Oz et charlatan. C’est un goujat et un clown. Je l’adore. Face à ce monde magnifique et merveilleux, il a des réactions inattendues et drôles. J’ai trouvé cette combinaison idéale. C’est un regard très contemporain sur le personnage.

Comment avez-vous découvert les romans de L. Frank Baum ?

Enfant, j’adorais la littérature fantastique. L’un des premiers livres que mon père m’ait lu a été « Le Hobbit » de J.R.R. Tolkien. Cela m’a donné envie de lire tout seul et c’est comme cela que j’ai découvert la série de livres de L. Frank Baum sur le Pays d’Oz. Les quelque 14 livres qu’il a écrits sont les premiers que j’ai lus seul. Ils ont joué un rôle prépondérant dans le développement de ma passion pour les livres et la littérature.

Vous êtes-vous identifié à votre personnage ?

Je me suis identifié à Oz tout comme je m’identifie à tous les personnages que j’incarne. Oz et moi avons certaines choses en commun, comme le fait d’être des artistes. Il veut être un grand inventeur et j’ai l’ambition de faire des films dont je suis fier. En ce sens, je pense que nous aspirons tous les deux à réaliser de grandes choses.

Pourquoi Oscar est-il aspiré par la tornade ?

Oscar tente de s’échapper du cirque car il est poursuivi par un mari jaloux, « l’homme le plus fort du monde », et il réussit à s’enfuir dans une montgolfière. C’est alors qu’il est pris dans une tornade.

Par qui est-il accueilli lorsqu’il atterrit au Pays d’Oz ?

Lorsque mon personnage atterrit au pays d’Oz, il est accueilli par une jeune sorcière prénommée Théodora, incarnée par Mila Kunis. Il se trouve qu’il existe une prophétie selon laquelle un sauveur qui porte le nom du royaume tombera du ciel et sauvera le pays de son règne tyrannique. La jeune Théodora pense donc que je suis le sauveur que tous attendent.

Que se passe-t-il après l’arrivée d’Oscar dans la Cité d’Émeraude et sa rencontre avec Evanora ?

Théodora et Oz se rendent dans la Cité d’Émeraude et sont accueillis par une autre sorcière, Evanora, la sœur de Théodora. Celle-ci règne sur la Cité d’Émeraude en attendant l’arrivée de l’homme mentionné dans la prophétie. Mais Evanora est quelque peu sceptique face à Oz, car mon personnage est un peu curieux et ne ressemble en rien au magicien que tout le monde attend. Evanora essaye donc d’écarter Oz du trône en lui confiant une mission dont, pense-t-elle, il ne reviendra pas vivant.

Quelle est cette mission qu’Evanora confie à Oz ?

Tout le monde au Pays d’Oz croit que Glinda est la méchante sorcière. Les sœurs Théodora et Evanora envoient donc Oz la mettre hors d’état de nuire en lui volant sa baguette. Un léger malentendu s’installe lors de leur première rencontre. Il la croit mauvaise alors qu’elle ne l’est pas. Par ailleurs, elle ressemble à Annie, son grand amour laissé au Kansas. Ils se rapprochent un instant, mais Glinda réalise qu’Oz n’est pas le magicien de la prophétie, qu’ils sont en danger et qu’ils doivent fuir. Si elle sait qu’il n’est pas le magicien tant attendu, son peuple, lui, ne le sait pas. Elle propose donc à Oz de se faire passer pour le grand magicien afin de redonner espoir aux habitants et ainsi vaincre la méchante sorcière.

Comment Oz envisage-t-il d’attaquer les méchantes sorcières et de rendre la Cité d’Émeraude à Glinda ?

Il a imaginé un plan bien ficelé. Il va vaincre les babouins volants de la sorcière grâce à un brin d’illusion et de supercherie. Aux portes de la Cité d’Émeraude, il y a un champ de coquelicots capable d’endormir ceux qui en respirent l’odeur. S’il arrive à y attirer les singes, ils plongeront alors dans un profond sommeil. Grâce à ses talents d’artiste et d’illusionniste, il construit ensuite un appareil semblable à une caméra ou à un projeteur qui permet de projeter son visage déformé aux sorcières et aux habitants d’Oz non seulement dans le but de les effrayer, mais aussi dans celui de leur faire croire qu’il est un être surhumain et surnaturel.

Pourquoi Oz a-t-il un penchant pour les boîtes à musique ? 

Oz est un séducteur sans scrupules. Pour séduire une femme, il sort une boîte à musique qu’il prétend tenir de sa grand-mère. Il la donne ensuite à chacune de ses conquêtes pour les charmer.

Mila Kunis interprète Théodora. Comment s’est passée votre collaboration ?

J’ai travaillé avec Mila sur de très nombreux projets. Ensemble, nous avons tourné CRAZY NIGHT de Shawn Levy, nous avons fait des sketchs pour Funny or Die, joué dans TAR, un film réalisé par des étudiants de NYU, ainsi que dans une vidéo vampirique délirante, et plein d’autres choses. C’est l’actrice avec laquelle j’ai eu le plus de plaisir à travailler. Elle est agréable, intelligente, elle a un très bon instinct et je pense que nous avons une bonne alchimie à l’écran. C’est pourquoi travailler plus longtemps avec elle sur ce film a été un véritable plaisir.

Comment avez-vous travaillé avec Michelle Williams, qui interprète Glinda ?

Michelle travaille énormément et méticuleusement. L’un de ses objectifs principaux était à la fois d’être fidèle à la conception classique de son personnage, tout en le renouvelant. Elle a travaillé d’arrache-pied pour faire de Glinda une sorcière originale, pour lui donner plus d’épaisseur qu’une simple héroïne de conte de fées.

Rachel Weisz incarne Evanora. Comment s’est déroulée votre collaboration ?

Rachel est l’une des meilleures actrices que je connaisse. C’est également une travailleuse acharnée. Je n’ai pas tourné beaucoup de séquences avec elle, mais c’est une comédienne qui aime explorer toutes les possibilités d’une scène, et en tant qu’acteur, c’est un plaisir. Creuser en profondeur est toujours une aventure.

Zach Braff prête sa voix à Finley, le singe ailé. Comment avez-vous travaillé ensemble ?

C’était la première fois que je rencontrais Zach, mais il avait travaillé avec mon frère, qui a joué un moment dans « Scrubs ». Celui-ci n’avait que des compliments à son sujet. Dès le début, tout s’est passé très naturellement. Nous nous sommes incroyablement bien entendus. Il fallait qu’il y ait une dynamique entre Oz et Finley, un antagonisme, même si leur relation est très drôle. Pour moi, ils forment un duo à la Laurel et Hardy, une équipe qui tient du vaudeville. Zach était la personne idéale avec laquelle développer cette relation.

Selon vous, Oz a-t-il conscience que les gens dans la partie en noir et blanc au début du film ont également un alter ego au pays d’Oz ?

Certains acteurs jouent en effet des personnages qui apparaissent dans le monde réel, à savoir Zach Braff, Michelle Williams et Joey King, mais également dans le pays d’Oz. Au début, Zach est l’assistant d’Oz au Kansas. Michelle Williams interprète Annie, l’amour de sa vie ; quant à Joey King, elle joue une jeune fille en fauteuil roulant. Au Pays d’Oz, mon personnage les « retrouve », sous la forme de leurs alter ego. Je pense qu’il les reconnaît, d’une certaine manière. Mais il s’agit essentiellement d’un lien émotionnel, ressenti, et pas vraiment un lien physique ou intellectuel. Jamais il ne se dit : « Tiens, mais c’est Annie ! ».

Quelle est votre scène préférée dans le film ?

La scène que j’ai pris le plus de plaisir à tourner est celle du spectacle de magie qui se déroule au Kansas. Elle allie parfaitement absurdité et divertissement. Toute l’équipe a mis beaucoup de soin à créer un tour de magie comme il s’en faisait en 1900. Cela a été amusant de remonter le temps et de tourner cette scène.

Avez-vous suivi un entraînement physique particulier pour le film ?

Non, mais j’ai dû apprendre à faire des tours de magie. Je suis arrivé sur le lieu du tournage deux semaines avant tout le monde afin de travailler avec le grand Lance Burton, l’un des plus célèbres magiciens de Las Vegas. Tous les jours, nous avons travaillé ensemble sur des tours plus ou moins complexes, comme faire apparaître des colombes, faire jaillir du feu de ma main puis le transformer en colombe…

Racontez-nous qui sont les nouveaux personnages que l’on découvre dans LE MONDE FANTASTIQUE D’OZ.

De nombreuses créatures peuplent le Pays d’Oz. Il y a les Quadlings, qui ressemblent aux humains, mais qui arborent un style très particulier. Ils font friser leurs sourcils, ont d’étranges poils sur le visage et portent des costumes qui m’ont fait penser aux enfants déguisés en tomate. Ce sont des gens très joyeux qui n’arrêtent pas de sourire. C’est le peuple de Glinda.
Les Tinkers sont de vieux gentlemen. Il n’y a pas un seul jeune parmi eux, uniquement des vieillards très doués pour fabriquer des appareils plus ou moins sophistiqués. Ce sont les mécaniciens et les ingénieurs du Pays d’Oz.
Il y a aussi les Munchkins, que tout le monde connaît. Ce sont également des créatures très joviales. Tous sont de très bons danseurs et de très bons chanteurs.
Enfin, il y a trois sorcières dans notre version du Pays d’Oz. Il y a deux sœurs, Théodora et Evanora, qui hésitent en quelque sorte entre le bien et le mal et pourraient aussi bien choisir un camp que l’autre – elles sont d’ailleurs toutes les deux aux prises avec ces concepts. Face à elles, il y a Glinda, la bonne sorcière, même si au début on ne sait pas trop si elle est bonne ou mauvaise. Mon personnage, Oz, n’est pas sûr non plus. Glinda ressemble par ailleurs à la femme dont il est amoureux au Kansas, et une relation amoureuse s’instaure entre eux.

Comment Oz rencontre-t-il la fillette de porcelaine et Finley ?

La fillette de porcelaine, incarnée par Joey King, et Finley, un singe ailé interprété par Zach Braff, sont, à mon sens, des personnages très originaux du film. Oz les rencontre sur la route de briques jaunes. Ce sont des êtres curieux, à l’instar de tous ceux du Pays d’Oz. Chacun à leur manière, ils aident le magicien dans sa quête. La fillette de porcelaine incarne la conscience d’Oscar et lui montre le chemin à suivre, alors que Finley est son acolyte. Ils forment un duo dans l’esprit de celui de Laurel et Hardy ou d’Abbott et Costello.

Comment a évolué votre relation avec Sam Raimi au fil de vos collaborations ?

C’est le quatrième film que je tourne avec Sam Raimi. C’est le cinéaste avec lequel j’ai le plus tourné. Je le connais depuis 10 ou 12 ans et nous sommes devenus d’excellents amis. Sam a de nombreux talents, mais à mon sens sa principale qualité est d’être passé maître dans l’art de mettre de spectaculaires effets spéciaux au service d’histoires profondément humaines.
Dans ses films, il y a souvent les plus prodigieux effets spéciaux et les créatures fantastiques les plus extraordinaires qui soient, mais cela ne prend jamais le pas sur l’histoire. Je pense qu’il y arrive parce qu’il consacre autant de temps et de soin à chacun des aspects du film. Il savait qu’il devrait créer un univers merveilleux pour LE MONDE FANTASTIQUE D’OZ, mais il a passé autant de temps avec chaque acteur pour développer leurs personnages et s’assurer qu’ils en avaient saisi l’essence et l’évolution.
Par ailleurs, c’est tout simplement quelqu’un de formidable à côtoyer, et ça n’est pas rien. Cela fait 16 ans que je travaille dans le cinéma, je réalise aujourd’hui mes propres films, et l’une des choses fondamentales que j’ai apprises de Sam, en tant que réalisateur, c’est à être agréable avec ceux qui vous entourent et à instaurer un esprit collaboratif sur le tournage. C’est primordial lorsqu’on fait un film.

Que pouvez-vous nous dire du chef décorateur du film, Robert Stromberg ?

Grâce à la technologie, la capacité des cinéastes à créer des mondes imaginaires est en train d’entrer dans une nouvelle ère. Le chef décorateur Robert Stromberg a non seulement conçu les véritables décors du film mais également l’univers nécessaire en images de synthèse pour que le Pays d’Oz soit à la hauteur des attentes du public.
Robert a travaillé sur AVATAR de James Cameron qui lui a valu son premier Oscar, puis sur ALICE AU PAYS DES MERVEILLES de Tim Burton pour lequel il a remporté son second Oscar. Il avait donc de bonnes références ! D’après ce qu’il m’a dit, il s’est inspiré de l’esthétique et de l’univers des premiers dessins animé de Disney qu’il adore, puis les a améliorés grâce à toutes les possibilités qu’offre la technologie moderne. Il a créé un Pays d’Oz inédit qui transportera les spectateurs.

Qu’avez-vous ressenti lorsque vous avez mis les pieds sur le plateau ?

Le tournage mêlait avec brio de véritables décors et ce qui allait devenir des fonds en images de synthèse. Pour que les acteurs n’aient pas à jouer tout le film devant un fond bleu, nous avions de véritables décors sur les plateaux. Cela nous permettait de nous imprégner plus facilement de l’univers du film, même s’il s’agit d’un monde fantastique. Le palais de Glinda a pratiquement été entièrement construit, de même que des sous-bois avec des fleurs qui n’existent pas sur Terre.

Selon vous, qu’est-ce qui plaira le plus au public dans LE MONDE FANTASTIQUE D’OZ ?

C’est une bonne question. Je n’y ai jamais vraiment réfléchi jusqu’ici mais je pense que ce qu’il y a de plus intéressant dans le film, de manière générale, c’est qu’il s’agit d’un incroyable univers qui plaira autant aux hommes comme aux femmes – ce qui est rarement le cas. Dans LE MONDE FANTASTIQUE D’OZ, il y a autant de grands personnages féminins que de grands personnages masculins. C’est plutôt rare dans la littérature ou le cinéma fantastique. Je pense que c’est l’un des aspects les plus intéressants du film. D’autre part, il n’y a pas une mais trois sorcières. C’est aussi là l’une des autres spécificités de cet univers fantastique.

Quelle réaction espérez-vous que les spectateurs auront face au film ?

Dans le film, Oz est un magicien, une sorte d’illusionniste. Cela illustre parfaitement le travail de Sam et de toute l’équipe du film : ils ont créé une illusion pour transporter, en 3D, le public dans un autre univers, dans un monde imaginaire. Je pense que le public va réellement rire et prendre du plaisir en voyant LE MONDE FANTASTIQUE D’OZ.

Pour quelles raisons pensez-vous que les histoires du Pays d’Oz plaisent tant au public, et qu’est-ce qui rend ce film si personnel ?

Les raisons pour lesquelles nous aimons toujours autant ces histoires sont multiples. Le Pays d’Oz est un univers à part entière que L. Frank Baum a créé avec force détails et dans lequel il a situé nombre de ses romans. Nous aimons être transportés dans un univers aux règles et à la géographie bien définies, un monde cohérent. C’est agréable de pouvoir visiter en lecture un lieu créé avec autant de précision. D’autre part, le Pays d’Oz est à mon sens un univers parallèle, non seulement pour mon personnage, mais également pour tous les autres. Un lieu où l’on peut se rendre et régler ses problèmes, psychologiques ou existentiels, de manière agréable dans un univers coloré et merveilleux.

Quel est votre meilleur souvenir de tournage ?

Ce qui a été le plus marquant pour moi, et sans doute pour la plupart des gens qui ont participé à ce film, c’est de travailler avec Sam. Vous savez, chaque tournage est le reflet de son réalisateur. Il ou elle donne inévitablement le ton, et Sam crée une atmosphère de travail vraiment agréable. Travailler avec lui est un plaisir et de fait, tout le monde est plus heureux.

Entretien avec Zach Braff

Qu’est-ce qui vous a poussé à accepter deux rôles dans ce film, ceux de Frank et de Finley?

C’était la première fois que j’avais l’occasion de jouer dans une grosse production hollywoodienne. Et puis le fait que le film soit réalisé par Sam Raimi, un cinéaste que j’admire et dont j’apprécie énormément le travail, a également pesé dans ma décision. Si l’on ajoute à cela l’incroyable casting du film, c’était tout simplement une évidence. D’autre part, j’avais vraiment envie de faire quelque chose de différent. Je me suis dit qu’interpréter un personnage virtuel dans un film avec des personnages de chair et d’os représentait un défi intéressant

Pouvez-vous en dire davantage sur l’histoire du film ?

Le film raconte comment Oz est devenu le grand magicien que l’on connaît tous. C’est l’histoire d’un petit magicien de cirque, Oscar Diggs, dit Oz, qui se retrouve au Pays d’Oz et va devenir un puissant magicien. C’est une histoire qui imagine les origines du personnage et sa rencontre avec les sorcières. 

Parlez-nous de vos personnages.

Les personnages que l’on découvre au Kansas au début du film ont un alter ego dans l’univers fantastique d’Oz. Au Kansas, j’interprète Frank, l’assistant et le bras droit d’Oscar Diggs, un magicien dans un cirque itinérant. Il l’assiste dans ses tours de magie, l’aide à se préparer et à gérer ses nombreuses conquêtes féminines. Mais Oscar n’a pas beaucoup de respect pour lui. Il le prend toujours de haut. 
Frank voudrait être son ami, mais la réciproque n’est pas vraie. Lorsqu’il atterrit au pays merveilleux d’Oz, Frank apparaît sous les traits d’un singe volant vêtu d’un costume de groom baptisé Finley, auquel je prête ma voix. D’une certaine manière, leur amitié, qui était impossible au Kansas, va s’épanouir au Pays d’Oz. Les deux personnages deviennent amis en dépit de la réticence initiale d’Oscar. 

Racontez-nous la première rencontre entre Oz et Finley.

Lorsque Oscar aperçoit Finley pour la première fois, celui-ci est pris au piège et un lion est sur le point de le dévorer. Oz entend ses appels au secours et effraye le lion grâce à un fumigène communément utilisé par les illusionnistes. Quand Finley et Théodora, la sorcière, voient cela, ils sont sidérés. Ils imaginent qu’il est le grand magicien qu’ils attendaient.

Comment s’est déroulée votre collaboration avec James Franco ?

Nous nous sommes beaucoup amusés avec James. Nous nous sommes immédiatement bien entendus et avons beaucoup ri. Nous avons essayé de transmettre cela à l’écran. Nous improvisions parfois à la fin d’une scène, et certains de ces moments ont été intégrés au film. James est un type incroyable. Il est toujours là pour vous aider à trouver l’énergie et l’implication nécessaires. C’est un plaisir de travailler avec quelqu’un d’aussi agréable et d’aussi généreux.
Sam Raimi souhaitait que je sois présent en personne sur le plateau pour que les dialogues soient authentiques. J’étais parfois littéralement plié en quatre pour me faire aussi petit que Finley, tout en essayant de jouer le plus naturellement possible.

Racontez-nous comment ont été tournées les scènes avec Finley.

Nous avons utilisé différentes techniques pour tourner ces séquences. Parfois, j’étais entièrement habillé de bleu et je manipulais une marionnette identique à Finley en taille comme en apparence. Évidemment, en postproduction, elle a été retirée et remplacée par la version de Finley créée par ordinateur. Cette technique permet aux acteurs, au caméraman et aux éclairagistes de savoir où se trouvera le singe dans l’image, une fois celui-ci intégré en images de synthèse. 
Dans d’autres scènes, je jouais sans la marionnette. J’étais tout en bleu à l’exception de la tête, ce qui permettait aux acteurs de voir les expressions et d’entendre la voix du personnage. Mon visage a ensuite été retiré de l’image. 
La troisième technique consistait à filmer mon visage dans une cabine et à retransmettre la vidéo sur le plateau par le biais d’un moniteur. Les autres acteurs voyaient donc mes expressions et pouvaient également m’entendre grâce à de minuscules oreillettes. Ma prestation était enregistrée et les animateurs s’en sont inspirés pour les gestes et les expressions de Finley. 

Que pouvez-vous nous dire à propos des sorcières ?

Ce sont trois magnifiques sorcières qui sont plus ou moins gentilles. Le personnage incarné par Rachel Weisz est maléfique dès le début du film. La sorcière interprétée par Mila Kunis est partagée entre le bien et le mal. Quant au personnage de Michelle Williams, la belle Glinda, elle est la bonté incarnée. Le Pays d’Oz est le théâtre de leur lutte pour le pouvoir.

Quelle a été votre première impression en arrivant sur le tournage ?

Je pensais qu’il s’agirait d’un de ces films à gros budget entièrement tourné sur fond vert. Mais Sam Raimi a souhaité que les acteurs puissent s’appuyer sur de vrais décors bien tangibles afin que l’histoire soit ancrée dans la réalité. C’est ainsi que nous nous sommes retrouvé dans des cadres magnifiques et enchanteurs entièrement entourés de fonds verts. 

Comment s’est passée votre collaboration avec Sam Raimi, le réalisateur ?

Sam est la personne la plus bienveillante au monde. C’est toujours un plaisir pour moi de rencontrer des gens qui ont un immense talent, beaucoup de succès, mais qui ont su rester simples et authentiques. Sam est attentionné envers chacun, il s’est montré très à l’écoute de nos idées. Il a réalisé de grands films comme la trilogie SPIDER-MAN, mais il est resté assez humble pour s’enquérir de l’avis de ceux qui l’entourent.
Il s’est montré très ouvert. C’est quelque chose que j’ai vraiment apprécié parce que cela m’a donné le sentiment de faire plus qu’interpréter un rôle. Je prenais part à un travail d’équipe.

Que vous inspire l’univers du film ?

C’est un univers vraiment merveilleux, le plus beau qu’on ait jamais vu. Et il a l’air tellement vrai qu’on en oublie les images de synthèse. On dirait que ce pays existe réellement quelque part.

À quoi le public peut-il s’attendre ?

J’ai vu des séquences du film en 3D pour lesquelles l’expression « avoir le souffle coupé » semble avoir été inventée. On est littéralement bouche bée devant la beauté de ces images. C’est un vrai film familial, divertissant et léger, mais également magnifique, romantique et vraiment captivant.

Rencontre avec Sam Raimi,
réalisateur

Dès la lecture du scénario de Mitchell Kapner, Sam Raimi (la trilogie SPIDER-MAN) a immédiatement été séduit par l’univers fantastique créé par L. Frank Baum, dont les 14 livres sont des classiques de la littérature jeunesse et ont inspiré LE MONDE FANTASTIQUE D’OZ. Sam Raimi raconte : « J’ai été captivé par le scénario. L’histoire était pleine de promesses, et son personnage principal était formidablement complexe. On se passionne pour ses aventures, et sa métamorphose confère à l’histoire un souffle qui m’a beaucoup plu. »

Le film est un prequel du premier roman écrit par L. Frank Baum, « Le Magicien d’Oz », et raconte les origines du légendaire magicien. Sam Raimi explique : « LE MONDE FANTASTIQUE D’OZ raconte comment Oz est devenu le Magicien, comment un médiocre magicien de cirque, un charlatan, se retrouve dans un monde fantastique qui l’accueille en sauveur. C’est l’histoire d’un homme ordinaire et égoïste qui devient un grand magicien altruiste. »

L’ampleur exceptionnelle du projet a particulièrement plu à Sam Raimi. Il déclare : « C’est la plus grosse production à laquelle j’aie pris part. Il s’agit du plus grand défi que mon équipe créative et moi-même ayons eu à relever. »

Il ajoute : « L’ampleur de ce film est gigantesque. Le monde d’Oz, tel qu’il a été imaginé par L. Frank Baum, comprend différentes contrées, différentes terres et différentes mers, ainsi que d’infranchissables déserts. Baum a créé un univers à part entière, c’est pourquoi le film ne pouvait se faire qu’à une échelle monumentale. » 

Afin de donner vie à cet univers, Sam Raimi a fait appel au chef décorateur oscarisé Robert Stromberg. Le réalisateur commente : « C’était une nouvelle expérience pour moi car je n’avais jamais eu à recréer un univers tout entier. C’est pourquoi j’ai été ravi lorsque Joe Roth m’a recommandé Robert Stromberg. C’est un artiste au talent immense. Il a réussi à réinventer le Pays d’Oz d’une manière unique et époustouflante, tout en rendant hommage aux dessins emblématiques de W. W. Denslow qui illustraient les livres de Baum. »

Sam Raimi et Robert Stromberg pensaient tous les deux qu’il était indispensable de construire de véritables décors afin que le film ait l’air réaliste. Le réalisateur explique : « Il était important pour moi d’offrir aux acteurs beaucoup de décors réels. Je voulais vraiment qu’ils puissent voir et toucher quelque chose de tangible. Cela ne me dérangeait pas qu’ils imaginent le monde au-delà des limites du décor, mais je voulais qu’autour d’eux, Oz soit le lieu le plus réel, le plus palpable possible. Et je crois que Robert Stromberg partageait ce point de vue, notamment parce que les décors permettent de garder la main sur l’esthétique générale du film. »

« Ainsi, lorsque les artistes chargés des images de synthèse prennent la relève, ils voient parfaitement ce que nous cherchons à obtenir. Ils opèrent exactement dans la continuité de ce que nous avons créé sur le plateau ; ils ne créent pas un monde de leur côté sans notre supervision. »

Pour LE MONDE FANTASTIQUE D’OZ, Sam Raimi a fait appel à des acteurs dont les traits et la personnalité correspondaient parfaitement aux personnages. Il a d’abord choisi James Franco pour interpréter le rôle d’Oscar Diggs, alias Oz. Il déclare : « James est quelqu’un de drôle et de sympathique, il partage un véritable lien émotionnel avec le public. Il est très spontané et sait comment faire fonctionner une scène à l’écran. Il est séduisant, charismatique et il intègre à la perfection le langage corporel dans son jeu. »

Pour incarner Evanora, la puissante sorcière qui règne sur la Cité d’Émeraude, Sam Raimi a choisi l’actrice oscarisée Rachel Weisz. Il commente : « Rachel est une actrice célèbre dans le monde entier. J’étais vraiment ravi qu’elle accepte le rôle. Son jeu est très réaliste, et pour un film contenant autant d’éléments fantastiques, j’avais besoin d’acteurs capables de jouer de manière très crédible pour convaincre le public de la réalité de ce qui se passe à l’écran. La manière dont Rachel interprète Evanora me plaît énormément parce qu’elle incarne brillamment les deux facettes du personnage. »

Il ajoute : « Elle doit d’abord nous faire croire qu’elle est la conseillère du roi et quelqu’un de bien, qu’elle est au service de la prospérité de la Cité d’Émeraude et de ses habitants. Puis on s’aperçoit que faire le bien n’est pas sa motivation première. On prend conscience qu’elle est au contraire maléfique et aussi malfaisante que possible. Rachel est magnifique et merveilleuse dans ce rôle. »

La talentueuse Mila Kunis incarne quant à elle le rôle de Théodora, la sœur d’Evanora. Le réalisateur commente : « J’avais trouvé Mila Kunis adorable dans SANS SARAH RIEN NE VA de Nicholas Stoller. Son sens de l’humour était vraiment irrésistible. J’ai su en voyant ce film qu’elle avait le talent nécessaire pour interpréter le côté innocent de Théodora. Et en voyant BLACK SWAN, le film brillant de Darren Aronofsky, j’ai réalisé qu’elle était également capable d’une certaine noirceur, avec un côté « sorcière » qui correspondait à l’autre facette que je voulais chez Théodora. Avec ces deux rôles, Mila prouvait qu’elle était à la hauteur. »

Sam Raimi poursuit : « Pour interpréter Glinda, la gentille sorcière, j’étais avant tout à la recherche d’une actrice talentueuse, mais qui soit aussi quelqu’un de bien, c’est pourquoi j’ai pensé à Michelle Williams. Elle est très positive, et elle possède une vraie grandeur d’âme. C’est une personne fondamentalement bonne. C’est ce que je cherchais chez l’actrice qui incarnerait Glinda, parce qu’en plan très rapproché, lorsqu’on plonge son regard dans celui de l’acteur, on voit immédiatement si c’est quelqu’un de bon ou pas. Ce n’est pas quelque chose que l’on peut feindre. Michelle possède une belle âme. »

Il est inconcevable de faire un film avec trois sorcières sans qu’à un moment ou à un autre on les voie voler, c’est pourquoi l’équipe du film a fait appel au coordinateur de cascades Scott Rogers. Le réalisateur commente : « Scott a passé de longues heures à concevoir les cascades aériennes et à entraîner les actrices à les réaliser. C’est avec Mila Kunis qu’il a passé le plus de temps. Elle devait réaliser des cascades consistant à s’envoler à une dizaine de mètres de hauteur en tournant autour du plateau de tournage, puis à rapidement revenir se poser au sol en une seule et même prise. » 

Sam Raimi conclut : « Lorsque les spectateurs iront voir le film, j’aimerais qu’ils vivent une grande aventure. J’espère qu’ils vont rire et qu’ils tomberont sous le charme du Magicien. J’espère qu’ils seront terrorisés par la méchante sorcière et les babouins ailés. De nombreuses surprises les attendent tout au long de la route de briques jaunes… À la fin du film, je souhaite qu’ils se réjouissent de la victoire du bien sur le mal et qu’ils quittent le cinéma le sourire aux lèvres. »
 
Entretien avec Sam Raimi

Qu’est-ce qui vous a séduit dans le projet du MONDE FANTASTIQUE D’OZ ?

J’ai été captivé par le scénario. L’histoire était pleine de promesses, et son personnage principal était formidablement complexe et imparfait. Je l’ai adoré. On se passionne pour ses aventures, et finalement, quand il se métamorphose, l’histoire prend un tour exaltant. J’aime les films qui me transportent. Je me suis dit que le souffle qui me plaisait dans cette histoire pouvait faire de même pour le public, et que cela ferait un grand film fantastique.

Comment avez-vous imaginé le film au premier abord ? 

Ma première vision du film dérive directement de celle du scénariste Mitchell Kapner. Sa manière de présenter l’histoire, ainsi que l’univers de L. Frank Baum m’ont vraiment séduit, j’imaginais donc le film dans la continuité de leur travail d’écrivains. C’est de là que tout est parti.

Qu’est-ce qui différencie LE MONDE FANTASTIQUE D’OZ de vos précédentes réalisations ?

D’abord l’ampleur de ce film, qui est gigantesque. Le monde d’Oz, tel qu’il a été imaginé par L. Frank Baum, comprend différentes contrées, différentes terres et d’infranchissables déserts. Baum a créé un univers à part entière, c’est pourquoi le film ne pouvait se faire qu’à une échelle monumentale. Si les SPIDER-MAN étaient eux aussi des films de grande ampleur, il ne s’agissait cependant que d’un seul personnage imaginaire dans une ville réelle, New York. Il n’était donc pas nécessaire de recréer un univers entier comme l’a fait L. Frank Baum dans ses livres. Il a créé le monde d’Oz de toutes pièces. C’est la plus grosse production à laquelle j’aie pris part. Il s’agit du plus grand défi que mon équipe créative et moi-même ayons eu à relever.

Racontez-nous la genèse du projet.

Je n’ai pas réellement participé aux toutes premières étapes de sa mise en œuvre. C’est Mitchell Kapner qui est à l’origine de cette histoire. C’est un grand admirateur des livres de Baum, il avait l’habitude de les lire à ses enfants le soir. D’après ce qu’on m’a raconté, tout a commencé au cours d’un entretien entre notre producteur, Joe Roth, et Mitchell. Joe ne trouvait pas vraiment de projet qui retenait son attention, jusqu’au moment où il a découvert que Mitchell lisait tous les soirs des passages des livres de Baum à ses enfants et qu’ils adoraient ça. Ce dernier lui a confié qu’ils en étaient au moment où le Magicien arrive au Pays d’Oz.  
Joe Roth et le producteur exécutif Palak Patel ont donc creusé le sujet avec Mitchell, ce qui a donné naissance aux grandes lignes du scénario.

Pouvez-vous résumer l’histoire du film ?

LE MONDE FANTASTIQUE D’OZ raconte comment Oz est devenu le Magicien, comment un médiocre magicien de cirque, un charlatan, se retrouve dans un monde fantastique qui l’accueille en sauveur. C’est l’histoire d’un homme ordinaire et égoïste qui devient un grand magicien altruiste.

Pourquoi avoir décidé de réaliser ce film en 3D ?

Lorsque j’ai rejoint le projet, la première version du scénario existait déjà et j’avais entendu dire que Joe Roth, le producteur, tout comme les studios Disney, voulaient que le film soit en 3D. Cela m’a paru être une bonne idée. De mon point de vue, filmer en relief apporte une dimension très intéressante au projet en permettant vraiment de plonger le spectateur dans l’univers fantastique de Baum.

Vous vous êtes entouré de nombre de vos collaborateurs habituels pour ce film…

J’ai eu de nombreux collaborateurs très talentueux sur ce film. Des personnes avec lesquelles je travaille depuis des années, qui sont excellentes dans leurs domaines respectifs, comme Scott Stokdyk, le responsable des effets visuels. On se comprend très facilement. Chacun sait ce que l’autre aime ou pas. J’ai toute confiance en son jugement, il m’a démontré qu’il était très responsable, et qu’il était très doué pour choisir les artistes de son équipe. Il a l’esprit d’un ingénieur en informatique doublé de celui d’un artiste.
Je collabore avec le monteur Bob Murawski depuis de longues années. Il partage rarement mes choix ou mes envies, mais je respecte véritablement son opinion, c’est une voix qui compte et il n’a pas peur de la faire entendre. C’est exactement ce qu’un réalisateur attend de la part d’un monteur, quelqu’un d’honnête et de franc, sans œillères, dont le seul objectif est de faire un bon film et de raconter une histoire efficacement. 
J’ai également collaboré de manière très étroite avec le producteur exécutif Grant Curtis. C’est le genre de personne sur qui on sait pouvoir compter, quelqu’un qui met la main à la pâte. C’est à mon sens le meilleur producteur de films à gros budgets d’Hollywood aujourd’hui. Nous travaillions ensemble depuis plus de 20 ans. Chacun connaît la manière dont l’autre aime fonctionner, nous veillons l’un sur l’autre en essayant de ne pas prendre tout cela trop au sérieux. Il ne s’agit donc pas tant d’une famille que d’une équipe d’experts en qui j’ai toute confiance, et que j’ai eu la chance de réunir au fil du temps. Nous communiquons facilement les uns avec les autres, et chacun sait parfaitement ce qu’il a à faire.

Parlez-nous de votre directeur de la photographie.

Peter Deming est lui aussi un ami de longue date et un collaborateur avec qui j’ai partagé de grandes choses. Il a déjà travaillé sur deux de mes précédents films, EVIL DEAD 2 et JUSQU’EN ENFER. J’éprouve beaucoup de respect pour lui. J’aime sa façon de voir les choses, c’est un excellent directeur de la photographie. Il sait immédiatement trouver le bon éclairage pour une scène. C’est un partenaire efficace et sur le plateau c’est un des amis en qui j’ai le plus confiance. Il n’a pas peur de me dire lorsqu’une scène ne fonctionne pas ou qu’un plan ne produira pas l’effet souhaité. C’est quelqu’un de très doué et de très ouvert. Une bonne communication est selon moi la clé de tout.

Comment s’est passée votre collaboration avec Robert Stromberg, votre chef décorateur ?

C’était une nouvelle expérience pour moi car je n’avais jamais eu à recréer un univers entier. C’est pourquoi j’ai été ravi lorsque Joe Roth m’a recommandé Robert Stromberg. C’est un artiste au talent immense. Il a réussi à réinventer le Pays d’Oz d’une manière unique et époustouflante, tout en rendant hommage aux dessins emblématiques de W. W. Denslow qui illustraient les livres de Baum.

Parlez-nous des décors créés par Robert Stromberg et du choix de ne pas tourner intégralement sur fonds verts ou bleus.

Il était important pour moi d’offrir aux acteurs beaucoup de décors réels. Je voulais vraiment qu’ils puissent voir et toucher quelque chose de tangible. Cela ne me dérangeait pas qu’ils imaginent le monde au-delà des limites du décor, mais je voulais qu’autour d’eux, Oz soit le lieu le plus réel, le plus palpable possible. Et je crois que Robert Stromberg partageait ce point de vue, notamment parce que les décors permettent de garder la main sur l’esthétique générale du film.
Ainsi, lorsque les artistes chargés des images de synthèse prennent la relève, ils voient parfaitement ce que nous cherchons à obtenir. Ils opèrent exactement dans la continuité de ce que nous avons créé sur le plateau ; ils ne créent pas un monde de leur côté sans notre supervision.

Parlez-nous de la distribution du film. Commençons par James Franco qui incarne Oscar Diggs, alias Oz.

James Franco est parfait dans le rôle d’Oz. C’est quelqu’un de drôle et de sympathique, il partage un véritable lien émotionnel avec le public. J’adore travailler avec lui. C’est un véritable ami. Il est très spontané et sait comment faire fonctionner une scène à l’écran. Il est séduisant, charismatique et il intègre à la perfection le langage corporel dans son jeu.
Le fait que James réalise ses propres films lui donne un avantage certain. En travaillant avec lui, on ne dirige pas seulement un acteur, on collabore avec un confrère réalisateur, ce qui enrichit la relation qui existe déjà entre le metteur en scène et le comédien. Cela facilite beaucoup les choses.

Comment avez-vous choisi Mila Kunis pour incarner Theodora ?

J’adore Mila. Elle est à la fois drôle et intelligente. C’est une source d’énergie positive pour l’équipe toute entière. Elle entretient par ailleurs une relation très particulière avec James. Ils sont amis et ont travaillé ensemble sur différents projets par le passé.
J’avais trouvé Mila Kunis adorable dans SANS SARAH RIEN NE VA de Nicholas Stoller. Son sens de l’humour était vraiment irrésistible. J’ai su en voyant ce film qu’elle avait le talent nécessaire pour interpréter le côté innocent de Théodora. Et en voyant BLACK SWAN, le film brillant de Darren Aronofsky, j’ai réalisé qu’elle était également capable d’une certaine noirceur, avec un côté « sorcière » qui correspondait à l’autre facette que je voulais chez Théodora. Avec ces deux rôles, Mila prouvait qu’elle était à la hauteur. Elle avait tout ce dont je rêvais pour le personnage. J’ai dit à James que je songeais à elle pour le rôle, et il m’a dit « Super ! Contacte-la vite ! ».

Parlez-nous de Rachel Weisz dans le rôle d’Evanora.

Rachel est une actrice célèbre dans le monde entier. J’étais vraiment ravi qu’elle accepte le rôle. Son jeu est très réaliste, et pour un film contenant autant d’éléments fantastiques, j’avais besoin d’acteurs capables de jouer de manière très crédible pour convaincre le public de la réalité de ce qui se passe à l’écran. La manière dont Rachel interprète Evanora me plaît énormément parce qu’elle incarne brillamment les deux facettes du personnage.
Elle doit d’abord nous faire croire qu’elle est la conseillère du roi et quelqu’un de bien, qu’elle est au service de la prospérité de la Cité d’Émeraude et de ses habitants. Puis on s’aperçoit que faire le bien n’est pas sa motivation première. On prend au contraire conscience qu’elle est maléfique et aussi malfaisante que possible. Rachel est magnifique et merveilleuse dans ce rôle.

Pourquoi avoir choisi Michelle Williams pour incarner Glinda ?

J’ai fait appel à Michelle parce que j’étais avant tout à la recherche d’une actrice talentueuse, mais qui soit aussi quelqu’un de bien. Et Michelle est très positive, elle possède une vraie grandeur d’âme. C’est une personne fondamentalement bonne. C’est ce que je cherchais chez l’actrice qui incarnerait Glinda, parce qu’en plan très rapproché, lorsqu’on plonge son regard dans celui de l’acteur, on voit immédiatement si c’est quelqu’un de bon ou pas. Ce n’est pas quelque chose que l’on peut feindre. Michelle possède une belle âme. 

Parlez-nous des peuples que vous avez imaginés pour le film : les Tinkers et les Munchkins.

Il y a en effet plein de groupes d’individus différents dans le film. Dans le royaume de Glinda, le pays Quadling, on trouve les Quadlings, les Tinkers, et les Munchkins. Les Tinkers sont dirigés par Maître Tinker, interprété par Bill Cobbs. Il est très convaincant dans le rôle de ce personnage sage et profond. Il perçoit clairement les réelles motivations du magicien, mais Glinda arrive à le convaincre d’avoir foi en lui. Ce qui prouve que les sentiments peuvent toujours nous surprendre, même lorsqu’on est sage. 

Qui sont les Munchkins ?

Les Munchkins sont les petits habitants du Pays d’Oz, qui aiment avant tout chanter, danser, fabriquer de beaux habits et qui sont généralement très joyeux. Ce sont les artisans de l’ombre de l’histoire. Ils vont en quelque sorte former la résistance de la Cité d’Émeraude, qui regroupe ceux qui croient en Glinda et œuvrent en secret contre la méchante sorcière. Et ce sont les Munchkins qui vont se porter au-devant de l’attelage du Magicien et lui permettre de pénétrer au cœur de la Cité d’Émeraude afin de réaliser sa grande illusion finale. Ils sont minuscules par la taille, mais font preuve d’un courage immense.

Quel est le rôle des Winkies ?

Les Winkies sont des soldats de 2,10 mètres à 3 mètres que la méchante sorcière emploie pour terroriser la population. Ils forment son armée, mais elle a aussi des babouins volants qui lui assurent la maîtrise des airs. Elle les envoie effrayer les citoyens de la Cité d’Émeraude et pour tenir ses ennemis à distance. 

Quel a été le rôle de Michael Kutsche dans la création de ces créatures ?

Je suis un grand admirateur du travail de Michael Kutsche, avec qui j’avais déjà eu l’occasion de collaborer sur un film d’animation. Quand Robert a mentionné son nom, j’ai immédiatement donné mon accord. On lui a fait lire le scénario, après quoi j’ai discuté des différents personnages avec lui. Je lui ai expliqué la place des personnages dans l’intrigue, ainsi que la manière dont je les envisageais, le rôle que je leur attribuais. Puis je l’ai laissé s’imprégner du scénario pendant quelque temps, après quoi il m’a proposé des croquis des personnages avec leurs costumes et en situation. Ses dessins étaient fantastiques. Sa vision de l’univers du film coïncidait dès le départ avec l’environnement de Robert Stromberg. Michael est un visionnaire dont les dessins ont véritablement donné vie aux personnages.

Comment avez-vous tourné les cascades du film ?

Le film fait intervenir trois sorcières qui ont toutes des pouvoirs surnaturels. Elles savent évidemment voler. J’ai donc engagé Scott Rogers, l’un des meilleurs cascadeurs d’Hollywood. Il a passé de longues heures à concevoir les cascades aériennes et à entraîner les actrices à les réaliser. C’est avec Mila Kunis qu’il a passé le plus de temps. Elle devait réaliser des cascades consistant à s’envoler à une dizaine de mètres de hauteur en tournant autour du plateau de tournage, puis à rapidement revenir se poser au sol en une seule et même prise. 
Scott et Mila ont donc beaucoup travaillé ensemble, répétant la scène pendant plusieurs heures par jour jusqu’à ce que Mila soit en mesure de la réaliser parfaitement. C’est une vraie professionnelle, elle est en très bonne condition physique.  
Rachel et Michelle ont également travaillé avec Scott pour leurs cascades aériennes. Toutes se sont révélées être de grandes sportives.

Qu’espérez-vous que le public ressente à la sortie du film ?

Lorsque les spectateurs iront voir le film, j’aimerais qu’ils vivent une grande aventure. J’espère qu’ils vont rire et qu’ils tomberont sous le charme du Magicien. J’espère qu’ils seront terrorisés par la méchante sorcière et les babouins ailés. De nombreuses surprises les attendent tout au long de la route de briques jaunes… À la fin du film, je souhaite qu’ils se réjouissent de la victoire du bien sur le mal et qu’ils quittent le cinéma le sourire aux lèvres.









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