lundi 18 février 2013

Back to the future











Action/Raté

Réalisé par John Moore

Avec Bruce Willis, Jai Courtney, Sebastian Koch, Mary Elizabeth Winstead, Yuliya Snigir, Radivoje Bukvic, Cole Hauser, Amaury Nolasco...

Long-métrage Américain
Durée: 01h36mn 
Distributeur: Twentieth Century Fox France
Année de production: 2013 
Titre original: A Good Day to Die Hard
Facebook: https://www.facebook.com/DieHardFrance


Date de sortie sur les écrans U.S.: 14 février 2013
Date de sortie sur nos écrans: 20 février 2013


Résumé: Bruce Willis est de retour dans son rôle le plus mythique : John McClane, le «vrai héros» par excellence, qui a le talent et la trempe de celui qui résiste jusqu’au bout.

Cette fois-ci, le flic qui ne fait pas dans la demi-mesure, est vraiment au mauvais endroit au mauvais moment après s’être rendu à Moscou pour aider son fils Jack, qu’il avait perdu de vue. Ce qu’il ignore, c’est que Jack est en réalité un agent hautement qualifié de la CIA en mission pour empêcher un vol d’armes nucléaires. Avec la mafia russe à leur poursuite et la menace d’une guerre imminente, les deux McClane vont découvrir que leurs méthodes radicalement différentes vont aussi faire d’eux des héros que rien ne peut arrêter.

Bande annonce (VOSTFR)


 
Extraits
'Pirate gun'

'Chernobyl'

'Course poursuite'

'Ballroom fight'

Featurettes

Bruce Willis et Jai Courtney reviennent sur la relation entre John McClane et son fils, leur préparation physique et les cascades du film.

Bienvenue à la fête camarade VOST HD (2m28)


Tel père, tel fils VOST HD (2m11)


Conférence de presse

BRUCE WILLIS  et JAI COURTNEY étaient à Paris le lundi 13 février pour la promotion du film. Découvrez la vidéo de la conférence de presse ci-dessous :



Ce que j'en ai pensé: J'adore 'John McClane', ce héros imparfait à qui il arrive toujours des évènements aussi incroyables qu'invraisemblables. Jusque là, j'ai aimé tous les 'Die Hard' (oui, même le quatrième). Je ne les ai pas trouvé tous égaux, mais ils m'ont toujours divertis et j'y ai apprécié l'humour pince sans rire de ce personnage culte.
Aussi, croyez-moi, je suis triste et cela me fait mal au coeur de devoir écrire que cet opus m'a déplu. C'est très rare, je suis plutôt bon public. Mais là en toute honnêteté, je ne peux pas dire autre chose.
Par où commencer. Le scénario est faiblard et n'a pas beaucoup d'intérêt. A la limite, c'est un point commun à beaucoup de films d'actions qui, au final, sont tout à fait divertissants. Je pourrais accepter ce fait si la réalisation n'était pas aussi mauvaise. Il y a une longue (très longue) scène de poursuite en voiture au début du film qui est confuse, mal filmée et n'a aucun intérêt. Je ne vous décrirai même pas la scène finale du film qui fait toc. Les effets spéciaux sont laids. 


Il y a une véritable volonté de faire rire en faisant des clins d'œil aux films précédents mais le tout est tellement pataud que rien ne prend. Une part de ma désillusion vient du fait que John McClane se retrouve dans des situations où il est ridicule, dans lesquelles ce qu'il fait n'a pas de sens. Résultat le héros du film à l'air paumé et il n'y a personne pour prendre le relais.


Il n'y a aucune surprise ni dans les relations père/fils, ni dans les twists du scénario. La mise en scène de certaines scènes est tellement mal amenée que les acteurs en sont mauvais eux-aussi. Je pense notamment aux acteurs sur la partie russe. 
Bruce Willis, qui interprète John McClane, et Jai Courtney, qui interprète Jack McClane, son fils, s'en sortent plutôt bien pour leur part. Mais il n'y a aucune alchimie entre les deux.


J'arrête là, je ne veux pas transformer mon avis en litanie. Je pense que vous avez compris ma déception et ce que j'ai pensé du film.


NOTES DE PRODUCTION
(Attention spoilers! A ne lire qu'après avoir vu le film)

Pour sa 5e aventure, John McClane affronte la corruption, le meurtre et la vendetta politique en Russie. Une chose est sûre : être au mauvais endroit au mauvais moment est une vraie tradition familiale…

Il y a vingt-cinq ans, PIÈGE DE CRISTAL, premier volet de la saga DIE HARD, explosait dans les salles et propulsait au rang de héros international un certain John McClane, en changeant au passage toutes les règles du film d’action. Héros auquel le spectateur s’identifie parfaitement, McClane est un homme ordinaire que les circonstances obligent à accomplir des actes extraordinaires. En cela, il se distingue des héros caricaturaux et autres super-héros que met habituellement en scène le cinéma d’action traditionnel. Et c’est précisément pour cette raison que le public l’a adopté et que McClane est devenu l’un des personnages les plus populaires de l’histoire du cinéma.

McCLANE DANS UN AUTRE MONDE

À Budapest, non loin de l’entrée du Freedom Square Park, en face de l’ambassade américaine, deux symboles de l’Amérique – l’un réel et l’autre cinématographique, mais tous deux mythiques – se dressent dans l’ombre d’un monument aux morts soviétique. Une statue de bronze à l’effigie de Ronald Reagan fait face au mémorial de béton de 5 mètres de haut, surmonté par l’étoile de l’URSS. Et à quelques pas de là, dans un gigantesque bâtiment qui abritait autrefois une chaîne de télévision communiste hongroise, le légendaire Bruce Willis joue dans un décor qui représente un commissariat de police de Brooklyn.
Le spectre de l’ancienne Union soviétique plane sur la place, la statue de Reagan, et l’histoire de DIE HARD : BELLE JOURNÉE POUR MOURIR. Au moment du déclin du Rideau de fer, les deux adversaires russes du film, Komarov et Chagarin, ont mis au point un plan pour voler plusieurs dizaines de millions de dollars de plutonium à l’usine nucléaire de Tchernobyl. Vingt-sept ans plus tard, l’acte final de ce détournement se joue à Moscou, en un crescendo qui va ébranler les hautes sphères du pouvoir russe, les oligarques fortunés – et la vie de deux étrangers, deux Américains, John McClane et son fils Jack.
La séquence du commissariat de Brooklyn où John apprend que son fils a été jeté en prison à Moscou marque la première apparition du personnage dans le film, et elle a aussi été le premier jour de tournage de Bruce Willis. Par un matin humide de mai 2012, à Budapest, Willis est redevenu le personnage qu’il a créé il y a vingt-cinq ans de cela…
Ravi de retrouver ce personnage qui a le don d’être au mauvais endroit au mauvais moment, l’acteur déclare : « Est-ce John qui cherche les problèmes ou est-ce que ce sont les problèmes qui lui courent après ? De toute évidence, les problèmes l’attirent. Mais ils lui tombent aussi dessus sans qu’il l’ait cherché… »
Il poursuit : « Je trouve intéressant de chercher à placer la barre encore plus haut que dans les films précédents. J’aime retrouver McClane aux différents stades de sa vie. Ici, il est arrivé à un moment où souvent, les hommes font le point et se penchent sur leur passé. Pour McClane, il s’agit de réfléchir à sa relation, ou plutôt son absence de relation, avec son fils. Cela fait déjà longtemps qu’ils ne se sont pas parlé, et les premières nouvelles qu’il reçoit, c’est pour apprendre que Jack a été arrêté à Moscou. »
Le principe de base du scénario (rédigé par Skip Woods et Jason Keller), repose sur une idée de Bruce Willis, qui était intéressé par l’exploration de la relation père-fils dans un contexte de danger qui les oblige à surmonter leurs différences pour survivre.
Les différences entre John et Jack sont en effet nombreuses autant que profondes. Bruce Willis explique : « Jack agit en respectant scrupuleusement les règles, alors que John les suit rarement et utilise tout ce qui passe à sa portée pour affronter chaque situation. »
Le producteur Alex Young déclare : « Il s’agissait de définir une trame – une relation entre un père et son fils qui sont faits du même bois mais ont des rapports conflictuels et ne se comprennent pas – et de placer ces personnages dans une situation où ils sont piégés et ne peuvent compter que sur eux-mêmes, sans pouvoir appeler quiconque à la rescousse. »
Moscou, avec sa pègre puissante et son gigantisme, semblait le cadre idéal. C’est une ville d’une taille titanesque, un vrai labyrinthe qui pourtant, peut être bouclé en très peu de temps. La ville reste un haut lieu d’intrigues internationales et sa réputation est inégalée en tant que théâtre de spectaculaires procès politiques – comme celui qui met en branle les événements de DIE HARD : BELLE JOURNÉE POUR MOURIR.
Le producteur Wyck Godfrey observe : « Voir McClane utiliser ses compétences dans un pays étranger, hors de son élément, intrigue forcément. Il ne connaît ni la langue, ni la culture, ni la géographie, et il va devoir faire une chose à laquelle il n’est pas habitué : faire confiance à quelqu’un. »
Cette personne, c’est son propre fils. Comme dans les précédents chapitres, DIE HARD : BELLE JOURNÉE POUR MOURIR se concentre sur des membres de la famille en danger, et sur la volonté de John McClane de les sauver à n’importe quel prix. Dans les deux premiers films, c’est sa femme qui était en péril. Dans le quatrième, sa fille. À présent, c’est au tour de son fils d’avoir des ennuis, et McClane craint qu’il ne soit déjà trop tard pour empêcher Jack de s’enfoncer dans une spirale criminelle infernale.
John Moore commente : « John ne peut rester insensible à ce qui se passe parce que cela implique sa famille – et comme nous l’avons appris dans les films précédents, mieux vaut ne pas s’attaquer aux siens… »
John Moore a été heureux de pouvoir réaliser un nouveau DIE HARD et de travailler avec Bruce Willis. Il confie : « Bruce est le plus ardent défenseur de tout ce qui touche à John McClane. Personne ne connaît mieux que lui le personnage et la franchise. »

McCLANE JUNIOR

John McClane est déposé à l’aéroport par sa fille Lucy (Mary Elizabeth Winstead, qui reprend ici le rôle qu’elle tenait déjà dans DIE HARD 4 : RETOUR EN ENFER). Lorsqu’il arrive à Moscou, il apprend que Jack, loin d’être un criminel, est un agent de la CIA en mission secrète depuis trois ans pour protéger un ancien malfrat russe devenu informateur pour le gouvernement américain, Komarov. Komarov s’est découvert une conscience, et il est prêt à témoigner contre son ancien associé, Chagarin, contrecarrant ainsi ses ambitions de devenir un haut responsable politique.
Alex Young commente : « On a ici une variation sur le scénario habituel selon lequel McClane est « l’invité » inattendu qui met son grain de sel et fait capoter le plan bien huilé d’un criminel. Cette fois, McClane met en péril l’opération clandestine délicate et très dangereuse montée par son propre fils… »
C’est le jeune acteur australien Jai Courtney qui interprète le rôle de Jack McClane. Courtney a tenu l’un des premiers rôles de la saison 2010 de la série « Spartacus : le sang des gladiateurs » et incarne un redoutable adversaire de Tom Cruise dans JACK REACHER.
Jai Courtney raconte : « J’ai auditionné deux fois pour le rôle, et je ne m’attendais pas à l’obtenir. Je savais qu’ils faisaient un casting très large. Je venais juste de finir JACK REACHER à Pittsburgh et j’avais pris le chemin du retour vers Sydney. Je m’apprêtais à prendre mon vol de correspondance à Los Angeles quand j’ai reçu un appel de mon agent, qui m’a dit : « Laisse tomber ton avion, ils veulent que tu fasses une lecture avec Bruce ! » J’ai fait un essai avec lui une semaine plus tard, et quelque temps après j’ai appris la bonne nouvelle. J’ai vécu une expérience fantastique. J’ai grandi en admirant Bruce Willis sur les écrans, et la franchise DIE HARD, c’est tout un symbole ! »
Bruce Willis raconte : « Jai est complètement entré dans la peau du personnage, c’est un vrai McClane ! »
John Moore ajoute : « Jai apporte au personnage son intelligence et son élégance. Il est doté d’une présence plus physique que ce que nous avions envisagé au départ pour Jack, mais une fois qu’on lui a fait passer l’audition, on s’est dit que c’était à ce grand type qu’il fallait confier le rôle ! »
Le fils du plus célèbre flic de New York ne fait pas mentir l’adage selon lequel les chiens ne font pas des chats. Jack a le même sens du devoir que son père, le même courage, la même capacité à se mettre en danger pour protéger les autres. Jai Courtney explique : « Jack a vécu comme un Russe, il parle la langue, et il a infiltré différents groupes pour obtenir des informations sur Chagarin et s’assurer qu’il ne puisse pas nuire à Komarov en prison. C’est un choc pour lui quand son père débarque à un moment crucial et grille sa couverture. Il ne veut pas de son aide, il ne veut rien avoir à faire avec lui. Jack est déterminé à prouver qu’il est capable d’agir selon ses propres règles. »
La date du procès de Komarov approche, et Jack s’est intentionnellement fait mettre en prison pour pouvoir garder un œil sur le Russe. Lorsque les deux hommes se retrouvent au tribunal ensemble, Jack pense qu’il maîtrise la situation. Il se trompe.
Chagarin a envoyé Alik (Rasha Bukvic), un de ses hommes de main, à la tête d’une équipe paramilitaire pour mettre la main sur Komarov au tribunal. Soudain, une énorme déflagration se produit, projetant les jurés et les spectateurs contre les murs…
John Moore, le réalisateur, déclare en souriant : « Les méchants font leur entrée pour enlever Komarov, et on se retrouve en plein drame brechtien ! Faire exploser un bâtiment n’est pas la technique la plus couramment utilisée pour récupérer quelqu’un parce qu’on risque de le blesser ou de le tuer, mais puisque Jack et Komarov sont placés dans des box de sécurité blindés, c’est plutôt ingénieux. »
Jack et Komarov réussissent à s’échapper, et John McClane, encore sous le choc, les poursuit. Jack et Komarov réquisitionnent un camion et s’enfuient, Alik sur les talons, avec John qui les suit dans son propre véhicule « emprunté ». Ils se lancent dans l’une des séquences de poursuite les plus spectaculaires jamais vues au cinéma.
John Moore raconte : « Il nous a fallu 82 jours pour la tourner – sur l’autoroute, dans des rues étroites, sur des ponts, en détruisant au passage des dizaines de voitures haut de gamme… C’est vraiment du grand spectacle ! »

LE PÈRE, LE FILS ET LES MALFRATS

La couverture de Jack est grillée, et lui et son père tentent de faire sortir Komarov de Moscou pour l’emmener à Tchernobyl, où il pourra récupérer les dossiers qui impliquent Chagarin. Le Russe, commotionné, se retrouve soudain pris entre les deux McClane qui s’affrontent – une position encore plus dangereuse que la prison, car John est armé, dangereux et remonté à bloc. Mais les trois hommes sont prêts à employer tous les moyens pour sortir de la ville, et c’est le début d’une bien étrange alliance…
Sebastian Koch, qui joue Komarov, commente : « Komarov se méfie des McClane et il fait son maximum pour participer aux décisions qu’ils prennent. Il a coopéré avec la CIA pour les aider à coincer Chagarin, mais il a sa propre idée sur la façon de battre ses ennemis, et ses plans personnels sur ce qu’il fera une fois sorti de prison. Komarov a une fille, jouée par Yulia Snigir, avec qui il a des rapports difficiles – il comprend donc ce que vit McClane avec son fils et éprouve une certaine empathie avec lui. »
Sebastian Koch poursuit : « Komarov est un homme plein de mystère. Il n’est pas toujours sympathique, et on ne sait pas ce qui le motive réellement. J’ai exploré le personnage en profondeur, en l’exprimant à travers des regards, des expressions, de petits mouvements. John était très ouvert à cette approche, et cela a été gratifiant pour moi de pouvoir jouer un personnage complexe et intelligent au beau milieu de tout ce chaos. »
Sebastian Koch est un habitué des films d’action, mais ici, ses rapports avec Willis et Courtney enrichissent DIE HARD : BELLE JOURNÉE POUR MOURIR d’éléments empruntés à deux autres genres, le road-movie et le thriller d’évasion. Les personnages s’engagent dans une quête à haut risque au plan physique comme au plan émotionnel, tandis qu’ils naviguent en territoire inconnu dans des circonstances très, très défavorables. Le trio finit par être acculé dans la grande salle d’un vieil hôtel, menacé par un gang de tueurs russes.

Loin des stéréotypes sur les gros bras en jogging et baskets, Alik et son gang ont l’allure de banquiers. Rasha Bukvic, qui incarne Alik, observe : « Alik est un gentleman sophistiqué et cultivé qui s’habille avec goût et considère sa capacité à tuer comme un de ses nombreux talents. Il est furieux que ces deux cowboys américains viennent mettre en l’air tous ses plans pour terminer cette mission rapidement. Il a l’intention de les faire souffrir pour leur faire payer ces désagréments, mais il va apprendre de la manière la plus dure qu’une des caractéristiques familiales des McClane est de ne pas mourir alors que tout le monde s’y attend... »
Sous une fusillade nourrie, les McClane père et fils réussissent une périlleuse évasion. Ils doivent à présent trouver un moyen de secourir Komarov, qui est aux mains des hommes d’Alik. Jack McClane ne sait plus quoi faire, et il va donc demander son aide à John…
Jai Courtney déclare : « Jack a une approche très méthodique de son travail, probablement en réaction à la façon de faire de son père, qui est d’improviser en espérant que tout finira bien. Mais il se retrouve dans une situation où il n’a plus de manuel auquel se référer, il n’a plus de réponse, et il est sur le point de craquer. Son père, lui, suit son instinct et ne lâche jamais, quoi qu’il lui en coûte. Dans leur terrible situation, Jack mesure clairement, sans doute pour la première fois, quelle sorte d’homme est son père. Cette prise de conscience provoque chez lui un respect nouveau pour John. C’est vraiment un tournant dans leur relation. »

Au cours de leurs efforts pour fuir Moscou et gagner Tchernobyl, les McClane vont trouver sur leur route toutes sortes de créatures de la nuit moscovite, bizarres, belles ou mortelles ; des voitures de luxe, de superbes femmes, et la menace omniprésente d’un adversaire aussi brutal que puissant. Ils vont avoir besoin l’un de l’autre, et d’une bonne dose de chance…
Wyck Godfrey déclare : « C’est l’histoire d’un père et de son fils qui essaient de mener à bien une mission dangereuse tout en s’efforçant de renouer des liens. La première réaction de Jack est de rejeter John, de le repousser en lui disant qu’il n’a pas besoin de son aide. Mais ce qu’il veut réellement au fond, c’est entendre son père lui dire qu’il se débrouille bien, qu’il est fier de lui. C’est toute la beauté de cette histoire. On assiste à un drame sur les rapports humains au beau milieu d’une histoire tout feu tout flamme de DIE HARD ! »
Jason Keller ajoute : « John et Jack se retrouvent sous les radars, dans les ennuis jusqu’au cou, sans possibilité d’aide d’aucune sorte. Jack ignore comment s’y prendre, et son père lui met moralement la main sur l’épaule en lui disant qu’ils vont s’en sortir, tous les deux. Un des moments forts du film est celui où Jack choisit de ravaler son orgueil et d’accepter l’aide de son père. Dès lors, il y a deux McClane qui font équipe ensemble, et les méchants vont en baver ! »

TOUJOURS PLUS D’ACTION

« C’est dans la boîte ! » crie joyeusement le réalisateur John Moore, après avoir annoncé la fin de la prise. La fumée se dissipe, la poussière retombe lentement, et les acteurs quittent le plateau tandis que les techniciens commencent à nettoyer les débris. Bruce Willis et Jai Courtney viennent de détruire le décor d’une planque.
Après quelques semaines passées à tourner les éléments narratifs de l’histoire, la production s’est attaquée aux scènes d’actions, celles qui font battre le cœur du public dans la célèbre franchise DIE HARD. 
Bruce Willis commente en souriant : « Là, on sent bien qu’on est en train de faire un DIE HARD ! »
À la mi-mai, l’équipe s’est réunie dans l’un des bâtiments les plus anciens et les plus intéressants de Budapest, l’Express Building. Situé face au Freedom Square Park, il a été construit dans les années 1880 et a servi autrefois de quartier général pour les services d’inspection de la marine, et de logements pour les officiers liés à l’intense activité de transport maritime du Danube. L’extérieur du bâtiment est orné de bateaux sculptés et d’emblèmes nautiques. La cour, les escaliers circulaires, les balcons de fer forgé et le dédale de couloirs et de salles reliées entre elles en ont fait un lieu de tournage recherché à Budapest. Le chef décorateur Daniel T. Dorrance et son équipe ont créé un nid d’espions, et le quartier général d’où la mission de Jack McClane est dirigée par son patron, l’agent Collins (Cole Hauser). La salle est pleine d’ordinateurs, de cartes étalées sur les murs, d’équipement de surveillance, de scanners radio et des indispensables emballages de junk food…
Après le chaos du tribunal, les McClane et Komarov se réfugient dans ce lieu sécurisé, et Collins est très contrarié de découvrir que le père de Jack les a suivis. C’est un moment de forte tension, la violence est palpable.
Cole Hauser, l’interprète de l’agent Collins, explique : « Collins est furieux que Jack ait violé le protocole et ait amené son père, dans une situation qui met en péril la sécurité de la mission. Il ne comprend pas que le plan initial est déjà par terre. »
L’agent Collins est confronté à la réalité lorsque les hommes d’Alik font irruption dans le bâtiment et déclenchent une fusillade. Il a fallu cinq jours de tournage et une centaine de répétitions de mises en place partielles pour tourner cette scène – et réduire le décor en pièces…
Des cascadeurs câblés reliés à des catapultes pneumatiques ont été propulsés à travers les fenêtres et précipités 25 mètres plus bas dans la cour… C’est l’une des innombrables cascades câblées conçues par le coordinateur des cascades Steve Davison. Plus de 50 cascadeurs – américains, hongrois, tchèques et slovaques – ont travaillé sur des séquences spécifiques : chutes libres, cascadeurs tirés brutalement en arrière ou propulsés en avant, jusqu’à la monumentale poursuite en voiture et aux attaques d’hélicoptères.
Steve Davison remarque : « Nous avons deux des meilleurs cascadeurs du monde sur ce film, et toute l’équipe ne compte que des pointures. Les films DIE HARD sont en quelque sorte le summum du film d’action, et tous les cascadeurs du métier rêvent d’y participer. »
En tant que « coach et arbitre » de ce nouvel opus, le réalisateur John Moore était très motivé pour porter la série au niveau supérieur. Son style visuel incomparable et son expérience des films où l’action joue un grand rôle comme EN TERRITOIRE ENNEMI ou MAX PAYNE ont convaincu les dirigeants de la Fox et les producteurs qu’il était le mieux à même de mener le match…
Alex Young déclare : « John Moore avait une vision très claire de la manière dont il allait faire évoluer cet univers, exactement comme les films JASON BOURNE ou JAMES BOND ont évolué, et il a apposé dessus sa propre empreinte. Il a apporté un nouveau style visuel à la franchise et a créé des scènes d’action absolument stupéfiantes. Il a aussi fait preuve d’une profonde compréhension de l’histoire et de la relation père-fils. Faire un film pareil représente une énorme pression, ce que l’on attend de vous est absolument faramineux, mais il n’a jamais reculé, pas un instant. »
Si le travail a été rigoureux et difficile, il n’a jamais été ennuyeux. Le réalisateur raconte : « Il arrivait couramment que l’on passe 12 heures sur un plan qui durera trois secondes à l’écran, mais il n’y a pas d’autre moyen. Ce n’est pas du cinéma analogique. On fait le plus possible les choses en vrai, devant l’objectif de la caméra, et nous n’utilisons les effets visuels numériques que pour améliorer ou étendre les décors. »
Drôle, exubérant et très animé sur le plateau, John Moore explose de joie quand une prise est bonne, et se jette sur la petite cloche qu’il agite rituellement chaque fois qu’il est satisfait. Pour le style visuel, il a choisi de tourner presque uniquement en caméra portée, en utilisant trois caméras et des longues focales pour filmer des très gros plans. Les mouvements de caméra improvisés placent le spectateur au cœur de l’action, comme s’il faisait partie de l’histoire, au lieu de le traiter comme un observateur détaché regardant l’action de loin.
Wyck Godfrey, qui a produit deux autres films avec John Moore, déclare : « Certains des moments les plus gratifiants que j’ai connus dans mon métier sont ceux où John a réussi une scène incroyablement difficile, ou bien lorsqu’il a improvisé sur le plateau. Il a l’enthousiasme très communicatif ! »
John Moore note : « McClane est dans un pays étranger, un monde étrange dans lequel il n’a que peu ou pas de contrôle sur son environnement. Il est incapable d’anticiper les choses comme il le fait habituellement. Il est pris au dépourvu, et nous voulions que la caméra reflète sa surprise et sa confusion. »

Dan T. Dorrance et ses départements artistique et construction (350 personnes au total) ont créé 58 décors pour le film, dont une trentaine de taille moyenne, et dix de taille importante. Il raconte : « Je me souviens qu’à un moment, nous étions en train de construire plus de 46 000 m2 de décors en même temps ! »
Trois des plus grands décors ont été édifiés sur les plateaux des studios Raleigh à Budapest, dont le tribunal d’où Jack et Kamarov s’échappent. Après sa destruction, c’est le décor de la grande salle de bal de l’ « Hôtel Ukrainia » qui a été construit à sa place.
Le vaste décor de l’intérieur de la salle de style Rococo occupait la plus grande partie du plateau 6 des studios Raleigh. Mesurant 45 mètres sur 24, elle est couverte de faux marbre, dont chaque panneau a été trempé à la main dans des bains de diverses teintes pour donner l’effet marbré. 20 peintres, 80 charpentiers et 10 métallurgistes ont passé huit semaines à construire ce décor, en étroite coordination avec les départements effets spéciaux et cascades.
La salle a été décorée de lustres, de chaises et d’un piano, tandis que les murs et les colonnes ont été truffés d’impacts de balles préinstallés. Les McClane réussissent à échapper à la grêle de balles en se réfugiant derrière un bar, équipé de parties en verre spécial cascade à base de sucre. Les fenêtres sont faites de verre trempé ayant la propriété de se briser en très petits morceaux, et le plafond est décoré de panneaux de vitrail de faux verre à base de sucre. Tout cela s’abat sur les McClane en une véritable douche de verre – un clin d’œil au premier film où McClane se faisait réduire les pieds en charpie en marchant sur le sol couvert de verre brisé…
Il a fallu des mois pour construire et éclairer cette magnifique salle de bal, et elle a été complètement détruite au bout d’une seule semaine de tournage… Au cours d’un affrontement avec Alik, les McClane se font tirer dessus par un hélicoptère qui plane au-dessus de la salle de bal. L’ampleur de la destruction est énorme, même pour un film DIE HARD !

DANS LES AIRS

Grâce à un timing favorable et à la pleine coopération du gouvernement hongrois, la production a pu utiliser un de leurs hélicoptères militaires Mi-24 pour cette séquence. Cet hélicoptère de fabrication russe est l’un des plus fiables de l’ancienne armée de l’air soviétique. Il est progressivement abandonné par l’armée hongroise pour être remplacé par des appareils de l’OTAN. La production a pu utiliser l’un d’eux quelques semaines avant qu’il ne soit réformé, et l’appareil a pu voler au-dessus de l’espace aérien de Budapest à des altitudes maximum et minimum qui ont nécessité des autorisations spéciales.
L’actrice Yulia Snigir a le vertige, et elle appréhendait beaucoup cette scène, en hauteur et en plus, risquée. Elle raconte : « Quand on m’a expliqué que j’allais être à l’intérieur de l’hélico avec les portes ouvertes, j’ai d’abord dit : « Jamais de la vie ! ». J’ai le vertige, je souffre d’une phobie sévère de la hauteur – je suis même incapable de regarder par-dessus un balcon ! J’étais pétrifiée. Mais je suis allée dans ma loge, je suis entrée dans le personnage, et quand je suis ressortie, j’étais prête. Vous voyez, mon personnage, Irina, est plus courageuse et plus forte que moi. Dans ma propre peau, j’aurais été incapable de faire ça. Mais dans celle d’Irina, je n’avais plus peur. Et au final, ça a été une des plus fantastiques expériences de ma vie. Je voyais sous moi tout Budapest, depuis une hauteur de plusieurs dizaines de mètres ! »

En plus du Mi-24, le film utilise également un autre appareil russe, le Mi-26 « Halo ». Il s’agit du plus gros hélicoptère du monde, d’un poids de 25 tonnes, et capable de transporter son propre poids. On dit que la seule chose assez puissante pour soulever un Mi-26, c’est un autre Mi-26… L’appareil mesure 36 mètres de long pour un diamètre de rotor de 32 mètres. Il faut des moteurs d’une puissance de 30 000 chevaux pour faire tourner son rotor principal à huit pales, chacune de 14 mètres de long. Il peut atteindre une vitesse de pointe de 295 km/h…
John Moore est passionné de tout ce qui touche aux appareils aériens – il collectionne même les numéros du magazine Air Force Monthly. Il déclare : « C’est la première fois qu’un Mi-26 figure dans un film occidental. C’est fantastique de pouvoir montrer ce monstre, et de faire avec des choses qui n’ont jamais été tentées avant. »

AU SOL
L’énorme poursuite en voiture a été le morceau de bravoure du tournage : près de deux mois et demi de tournage, des centaines de véhicules… Mercedes Benz a fait don de plusieurs voitures et camions, dont trois des véhicules qui jouent un rôle de premier plan : un SUV classe GL, un utilitaire Sprinter et un Unimog – un robuste véhicule utilitaire et militaire tout terrain qui possède une ligne typiquement européenne.
Cette entreprise titanesque s’est étirée sur tout un été de tournage. 12 portions de routes différentes ont été nécessaires, chacune pour une cascade différente. Il a fallu au final toute une équipe de cascadeurs de 190 personnes pour tourner les différents éléments de la poursuite, sous la direction du réalisateur de la 2e équipe, Jonathan Taylor, et de l’assistant réalisateur Sean Guest. Les gros plans et les dialogues ont été tournés par l’équipe principale. L’équipe « cascades » est devenue un élément familier du paysage urbain de Budapest, tout comme les camions qui se retournent, les voitures qui s’écrasent, et de gros véhicules qui conduisent à toute vitesse en prenant les virages à la corde.
Jonathan Taylor a filmé la poursuite en voiture en caméras multiples pour chaque prise. Il les a placées non seulement dans les véhicules caméras et les camions impliqués dans la poursuite, mais aussi dans les voitures qui sont heurtées, celles qui ne font que passer, les motos, les vitrines… 
Sean Guest commente : « Nous avons tout poussé au maximum. Et après, on est allés encore plus loin ! »
Une attention particulière a été portée aux véhicules principaux, ceux conduits par Jack et Komarov (un utilitaire Sprinter) et John McClane (un Unimog et un G Wagon). Plusieurs versions de chaque véhicule « héros » ont été nécessaires, dont certaines équipées de postes de pilotages extérieurs placés à l’avant du véhicule, ce qui permettait à un cascadeur de conduire réellement tandis que les caméras filmaient les acteurs à l’intérieur des cabines.
Alik poursuit nos héros avec un véhicule très impressionnant : un MRAP (Mine Resistant, Ambush Protected), un véhicule conçu pour les zones de guerre capable de tout détruire sur son passage. Les cinéastes ont décidé très tôt de créer leurs propres MRAP plutôt que d’acheter des versions existantes sur le marché, afin de les doter de capacités très spécifiques.
Le châssis du MRAP principal est celui d’un camion ZIL russe, équipé d’un moteur de Dodge Ram 8 litres de 500 chevaux, d’un arbre à came fabriqué spécialement, d’amortisseurs off-road particulièrement solides et de pneus de rallye. Il mesure 2,75 mètres de haut, 2,45 m de large et pèse 3,5 tonnes.
John Moore commente : « Les performances sont impressionnantes : il va trois fois plus vite que la version militaire. C’est un monstre ! »
À un moment, McClane tente de rattraper les deux véhicules de tête en fonçant à travers une glissière de sécurité et en roulant littéralement par-dessus des voitures. Le cascadeur Larry Rippenkroeger a été chargé de réaliser cette cascade, que la production a surnommée « l’escabeau à bouchons ». 
Bruce Willis a effectué lui-même une partie du pilotage de cette cascade, notamment la séquence où il fait passer le tout-terrain Mercedes dans d’énormes conduits en ciment et en reprend le contrôle après un tête-à-queue.
La séquence de « l’escabeau à bouchons » a été filmée sur une section du circuit de Formule 1, le « Hungaroring ». La production a pu louer une vaste zone de parking sur herbe à l’intérieur du circuit, ce qui représentait un environnement sûr pour certaines des plus grosses cascades automobiles qui demandaient trop de temps de préparation et auraient été trop risquées si on les avait effectuées sur route. Une piste d’asphalte de plus de 100 mètres de long a été réalisée, ainsi qu’un pont avec des murs. Le tout a été bordé par le plus grand écran vert jamais réalisé : 230 mètres de long sur 14 mètres de haut. Dan Dorrance commente en plaisantant : « On peut le voir depuis l’espace ! »
Cet immense écran a permis au département effets visuels d’ajouter des images des gratte-ciel de Moscou et du trafic routier : si Budapest offrait une formidable « doublure » de la ville, certaines spécificités de la capitale russe restaient impossibles à truquer.

MOSCOU À BUDAPEST

Si Budapest n’a pas les dimensions imposantes de Moscou, elle possède par contre une réelle beauté et une architecture fascinante. La production a tourné dans 32 décors réels, utilisant plusieurs des lieux les plus connus de la ville dont l’avenue Andrassy, une très belle avenue inspirée par l’architecture parisienne, le pont Elizabeth et la très populaire place des Héros, Hősök Tere, et ses grandes statues des figures historiques hongroises.
La place des Héros marque aussi l’entrée d’un immense parc, et elle est flanquée de part et d’autre de deux des plus célèbres musées du pays. Le musée des Beaux-Arts a servi dans le film pour représenter la façade du tribunal où comparaissent Komarov et Jack McClane. C’est une scène chaotique et pleine de mouvement, car des centaines de manifestants sont venus exprimer leur haine pour Komarov et les crimes qu’il est accusé d’avoir commis contre l’État. La véritable police de Budapest et du personnel militaire ont été engagés comme figurants, et la scène fait aussi intervenir des dizaines de véhicules de police, des tanks, des drapeaux et des pancartes brandies par les manifestants.
Pour la première fois, la production s’est vu accorder un accès illimité à l’aéroport Franz Liszt de Budapest, qui représente dans le film celui de La Guardia à New York, pour une scène où Mary Elizabeth Winstead joue à nouveau la fille de John, Lucy McClane.
L’actrice raconte : « D’une certaine façon, j’ai l’impression que c’était hier que nous tournions DIE HARD 4 : RETOUR EN ENFER, et par d’autres côtés il me semble que c’était il y a très longtemps. Dans ce film, il était fait allusion au frère de Lucy, et je suis ravie d’avoir enfin pu le rencontrer dans celui-ci, sous la forme de Jai ! J’ai aussi beaucoup aimé la façon dont le dialogue semble un peu « codé » entre John et Lucy, parce que c’est le cas dans la vraie vie : chaque famille a ses propres codes et ses propres fêlures. Les McClane ont tendance à tourner autour des choses émotionnellement difficiles ou douloureuses à exprimer. »
Si la grande majorité des lieux de tournage étaient situés à Budapest, la production a dû faire environ une heure de route en dehors de la ville pour se rendre sur le lieu du décor le plus intrigant de tous : Tchernobyl. C’est dans une ancienne base militaire située à proximité du village de Kiskunlachaza, abandonnée après l’effondrement de l’URSS, que la production a trouvé le paysage désolé qu’elle recherchait.
Ces bâtiments détériorés d’aspect lugubre ont été décorés par l’équipe décoration de Dan Dorrance avec des statues soviétiques et des fresques peintes sur les murs de bâtiments de béton délabrés. Des tanks, des jeeps et des camions loués à l’armée ont été disposés sur le terrain. L’équipe artistique a aussi ajouté une grande façade sur un des bâtiments, et a coulé une large dalle de béton pour créer une piste d’atterrissage pour l’hélicoptère Mi-26, qui joue un rôle clé dans la séquence de fin.
Les acteurs comme les techniciens ont été très impressionnés par le décor de Tchernobyl lorsqu’ils sont arrivés le soir du 23 juin pour la première des huit nuits de tournage – non consécutives.
Sebastian Koch se souvient : « Je n’en croyais pas mes yeux. Je n’avais jamais rien vu de pareil ! L’endroit paraissait si désolé et si effrayant qu’on avait l’impression d’être remonté loin en arrière dans le temps. »
Le Mi-26 est censé servir à Alik et ses sbires pour s’enfuir, mais les McClane ont d’autres plans. Piloter ce colossal engin nécessite un équipage de 6 hommes, et le bruit et les déplacements d’air qu’il provoque ne se mesurent réellement que lorsqu’on se tient à une centaine de mètres de l’appareil…
Le « Halo » a été prêté par la République de Biélorussie. Transporter le fuselage et passer les frontières entre la Biélorussie, l’Ukraine et la Hongrie, avec la nécessité de se procurer la montagne d’autorisations et de documents que cela implique, a été une aventure en soi. Six mois de préparation, une semaine de voyage à petite vitesse en convoi spécial grande largeur dans des routes sinueuses et sur autoroutes avec escortes de police sur 1300 km, avec des ponts si bas qu’il n’y avait souvent que quelques centimètres de marge…

Évitant l’activité qui règne autour du Mi-26, les McClane se fraient un chemin vers la banque, et grimpent une échelle qui les conduit sur le toit. Lorsque Bruce et Jai apparaissent sur le toit, la magie du cinéma les a en fait transportés à 80 km de là, sur un décor complètement différent situé aux Raleigh Studios. La séquence de Tchernobyl a effectivement nécessité de combiner trois très grands décors qui semblent n’en faire qu’un à l’image : la base militaire de Kiskunlachaza, le décor extérieur du toit aux studios Raleigh, et le décor de l’intérieur de la banque construit sur le plateau 4. Ce dernier est dérivé de celui qui était auparavant le décor du tribunal, auquel ont été ajoutés des éléments architecturaux et qui a été redécoré.

L’intérieur de la banque est le plus grand et le plus intéressant des décors intérieurs du film. Il mesure 90 mètres de long et 18 mètres de haut et s’étend sur deux plateaux. Il comprend une façade extérieure, un immense hall, une épaisse porte d’acier ronde, une salle des coffres, une porte cachée et une chambre forte secrète équipée de casiers et étagères métalliques. L’intérieur de la chambre forte, bardé de métal rouillé, donne à cette séquence des allures de film de science-fiction…
Dan Dorrance déclare : « L’architecture soviétique est souvent associée dans l’imaginaire populaire à la science-fiction, avec ses lignes simples et dépouillées, son esthétique fonctionnelle et ses dimensions imposantes. Cet espace devait sembler être resté en l’état depuis 30 ans, sans que personne n’y soit entré durant tout ce temps, et il fallait que l’on sente la menace persistante de la contamination… »
Le chef décorateur Dan Dorrance et l’ensemblière Jille Azis ont équipé le hall principal, mesurant 25 mètres sur 25, de vieilles machines à écrire, de meubles de classement en métal, de chaises pivotantes ancien modèle et de lampes des années 70. Jille Azis a déniché ces pièces soviétiques au Royaume-Uni, en Autriche et en Hongrie, en sillonnant en particulier les marchés aux puces de Budapest, où l’on trouve encore beaucoup d’objets datant de l’ère communiste. Ils ont même trouvé des coffres de dépôt des années 1980 dans l’Oklahoma, où un homme vendait sur eBay tout le contenu d’une ancienne banque… 
Le producteur Wyck Godfrey déclare : « Dan et John ont travaillé main dans la main pour réussir à donner le ton émotionnel des scènes à travers les décors. L’intérieur de la banque, par exemple, distille une sensation d’effroi diffuse, de menace inconnue. Toute la séquence revêt l’atmosphère d’un film d’horreur. Quant au décor du toit, construit tout à côté, il donne l’impression de pouvoir s’effondrer à tout moment… »
Le toit de la banque a été le lieu principal de tournage de la dernière semaine. Toutes les prises de vues se sont déroulées de nuit. Le point d’orgue de l’histoire prend la forme d’un tourbillon d’attaques d’hélicoptères, d’explosions, de fusillades… où McClane fait une fois encore preuve de son héroïsme bien connu.

La postproduction de ce projet d’ampleur une fois terminée, les cinéastes ont pris le temps de réfléchir à l’impact durable, sur eux-mêmes et sur le public, du tout premier DIE HARD, PIÈGE DE CRISTAL. Les producteurs Alex Young et Wyck Godfrey gardent un souvenir très vivace de la première fois où ils ont découvert le film en salles, captivés et stupéfaits.
Wyck Godfrey raconte : « J’étais avec deux amis à Johnson City, dans le Tennessee, et nous n’avions jamais vu de film comme celui-là. Dès la fin du générique, on a filé refaire la queue pour le revoir tout de suite ! »
Alex Young a vécu une expérience semblable. Il se souvient : « Je venais juste de terminer le lycée et je travaillais durant l’été 2008 à Tulsa. Ils avaient fait de la pub comme quoi le film était en 70 mm, ce qui était plutôt rare. J’ai réussi à conduire ma vieille guimbarde jusqu’au centre commercial, et je me suis assis dans le fauteuil de la salle de cinéma. J’ai été fasciné, hypnotisé, complètement bluffé. Moi aussi, j’ai tout de suite refait la queue pour le revoir !
« C’est l’un des plus grands films américains qui aient jamais été faits. Chaque fois qu’il est rediffusé, je le regarde. Voir ce film a été une expérience fondatrice pour moi. Je voulais être John McClane ! Et je le veux toujours… »
John Moore conclut : « Bruce a dicté les règles il y a vingt-cinq ans avec PIÈGE DE CRISTAL, en sautant du haut des immeubles, en passant à travers les baies vitrées, et surtout, en faisant tout pour de vrai. Nous avons voulu poursuivre cet héritage en tournant les choses de façon réaliste, avec beaucoup d’action, du spectaculaire, de l’humour et du plaisir ! »


Pour finir et pour ceux qui aiment le rugby, voici une petite publicité rigolote:

A l’occasion du match du 2 mars prochain 
contre l’ASM Clermont Auvergne
John McClane a coaché les joueurs du Stade Français 
pour un entraînement hors du commun

Retrouvez-les dans une série d’exercices inédits rappelant quelques scènes mythiques du héros de Die Hard !


Autre post du blog lié à 'Die Hard: Belle journée pour mourir': http://minu.me/86ba

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