mercredi 23 mai 2012

Back to the future
The Amazing Spider-Man 

Au cinéma le 4 juillet 2012


J'ai reçu, dans ma boîte mail, une interview (source Sony Pictures) de Marc Webb, le réalisateur de 'The Amazing Spider-Man', au nom pré-destiné puisque 'web' veut dire 'toile' en anglais. Comme je suppose que si vous lisez ce post c'est parce que vous attendez le film avec autant d'impatience que moi, je la partage avec vous.


THE AMAZING SPIDER-MAN

Marc Webb tisse sa toile 


Le réalisateur Marc Webb parle de la façon dont il a imposé son propre style aux aventures de Peter Parker avec THE AMAZING SPIDER-MAN



S’embarquer sur le nouveau volet d’une franchise qui a rapporté 2,5 milliards de dollars avec pour vedette un personnage de comic book de légende, adoré par les fans, est déjà assez intimidant en soi, mais chercher à en faire un film ancré dans le monde réel, avec un personnage qui redonne tout son sens au mot « héros »… Cela demande un sacré cran. 

Rien de tout cela n’a pourtant intimidé le cinéaste Marc Webb, chargé de redonner vie à Spider-Man sur grand écran dans THE AMAZING SPIDER-MAN. En offrant au public un divertissement aussi spectaculaire et survolté que possible qui raconte l’histoire d’un héros, le film complète le voyage à travers l’univers Marvel entamé par les spectateurs du monde entier au printemps 2012 avec AVENGERS de Joss Whedon. THE AMAZING SPIDER-MAN nous entraîne dans un univers nouveau et fascinant. Nous découvrons ainsi le nouveau visage derrière le masque de Spider-Man – Andrew Garfield, vu dans THE SOCIAL NETWORK de David Fincher. Et le film modifie légèrement la genèse de l’homme araignée : on y découvre un Peter qui tente d’élucider la disparition de ses parents et de maîtriser ses nouveaux pouvoirs. Ce n’est pas uniquement l’occasion de mener un projet de grande ampleur qui a séduit Marc Webb ; il souhaitait aussi que le film dégage une certaine émotion au milieu de tout ce grand spectacle. Il explique : « C’est grâce à Peter Parker que nous accédons à cette émotion. J’ai toujours été fan de Spider-Man, mais je le suis encore plus de Peter Parker. Je pense que personne ne mettra en doute sa puissance émotionnelle dans le film. Peter Parker révèle une innocence et une douceur incroyables. Ce n’est pas un milliardaire, ce n’est pas un extra-terrestre : c’est un gamin. Il est en conflit avec les gens qui l’élèvent et a du mal à parler aux filles, et tout cela fait de lui un être humain – et l’on s’identifie ainsi à lui. Cet aspect a été très intuitif pour moi. C’est quelque chose que j’adore dans les films, en particulier quand ils ont cette dimension romantique. Comme Peter, les femmes me rendent nerveux ! Les relations humaines que Peter entretient sont tellement simples et tellement intimes que c’est amusant de jouer sur la dichotomie entre les moments de grand spectacle et les moments plus personnels. Il y a très concrètement un film indépendant intimiste au cœur de ce SPIDER-MAN. » 

Pour faire ressortir cette dimension, il a fallu trouver une manière de représenter Peter Parker différente de ce qui a été fait auparavant, en choisissant pour clé du personnage son passé trouble. Marc Webb explique : « La première pièce du puzzle dans le film, c’est lorsque Peter est abandonné par ses parents. Je me suis demandé de quelle manière cela avait altéré sa vision du monde. Selon moi, cela a créé chez lui une certaine méfiance. Et de cette méfiance naissent le sarcasme et la dérision – ce qui le rend un peu cassant et narquois. C’est une attitude que nous pouvons tous comprendre et à laquelle nous pouvons tous nous identifier. Ce fut amusant d’explorer l’humour du personnage, car il est réel, il vient de sa nature profonde. »

Le réalisateur a été ravi de prendre une nouvelle direction : « Je souhaitais faire les choses différemment. J’ai l’impression d’avoir déjà vu la genèse de Spider-Man, mais peut-être pas celle de Peter Parker. Je me suis senti obligé d’honorer certains éléments emblématiques de Spider-Man. Mais il y a des éléments que nous avons passé beaucoup de temps à concevoir, des séquences complexes, certaines tournées en direct, comme celles avec Andrew se balançant au bout de chaînes afin de créer cette sensation, ce sentiment de joie et de plaisir, qui est toujours une part importante de ces films. »

La joie et le plaisir feront bien partie du film, tout comme les grosses séquences d’effets spéciaux ancrées dans une réalité saisissante : nous sommes dans un monde où les lois de la gravité s’appliquent, où Spider-Man peut lancer un fil qui cède, ou se retrouver dans un lieu où il n’a pas de prises. Le prestigieux casting ancre le film dans la réalité, avec notamment Martin Sheen (dans le rôle de l’oncle emblématique et tragique de Peter, Ben), Sally Field (Tante May), Denis Leary (le chef de la police George Stacy, qui traque Spider-Man et n’apprécie pas de voir Peter fréquenter sa fille) ; Emma Stone qui incarne Gwen Stacy, le premier amour de Peter, et Rhys Ifans dans le rôle du Dr Curt Connors qui, suite à une expérience scientifique qui a horriblement mal tourné, se retrouve transformé en un monstre baveux baptisé Le Lézard. Cette créature écailleuse est à l’origine de la plupart des scènes d’action du film, notamment de batailles époustouflantes dans le célèbre paysage urbain New-yorkais. Marc Webb déclare : « Nous avons utilisé une combinaison de techniques variées pour réaliser ces séquences. »

Il précise : « Nous avons tourné avec un véritable acteur, un grand type du nom de Big John. Il a fait beaucoup des prises interactives. Sa présence était nécessaire pour le contact physique avec Andrew, les moments où ils s’empoignent. Nous l’avons ensuite remplacé par le lézard en images de synthèse. La performance capture était effectuée avec Rhys dans un environnement similaire, puis nous incrustions ses expressions faciales au Lézard numérique. Je voulais retranscrire les émotions humaines, conserver le travail de Rhys à travers cette créature. Viennent ensuite les composantes physiques du Lézard : je voulais le rendre très puissant et plus fort que Spider-Man. »

Si une bonne partie de l’action de ce nouveau film a été réalisée physiquement, Marc Webb n’a pas lésiné sur le budget infographie : le film comprend beaucoup de grosses séquences tournées sur un plateau 3D dernier cri. Y’a-t-il jamais eu un film mieux adapté à la 3D ? Et le réalisateur a recueilli les conseils d’un maître en la matière. Il explique : « James Cameron a été incroyablement généreux avec moi dès le début. Il aime lorsqu’on joue avec la profondeur. Il veut que l’on voie la profondeur, comme si l’écran était une fenêtre et que tout ce qu’on y voyait se trouvait derrière. C’est cela qui est génial avec la 3D. La jungle d’AVATAR illustre vraiment cela parfaitement. J’ai aimé repousser la 3D encore plus loin pour qu’elle sorte de l’écran. Je me souviens qu’enfant, je regardais L'ÉTRANGE CRÉATURE DU LAC NOIR de Jack Arnold avec tous ces éléments qui jaillissaient de l’écran, ou L’HOMME AU MASQUE DE CIRE réalisé par André De Toth. Il y avait quelque chose de plaisant là-dedans, tout comme de voir dans la salle des enfants tendre la main pour toucher l’image. J’ai voulu mettre certains éléments de THE AMAZING SPIDER-MAN en valeur de cette manière, c’est pourquoi j’ai conçu le film en 3D. C’est une question de convergence. Nous avons décidé par exemple de situer la distance de convergence de l’écran derrière Spider-Man afin que ses jambes ressortent. Puis nous avons un peu plus fait le point sur lui pour qu’on ressente vraiment sa présence et pour réduire le flou cinétique. Cela donne une impression plus tactile qui renforce l’impression qu’il peut bondir de l’écran. C’est grâce à cela qu’on a le sentiment que le film jaillit dans notre espace. » 

Un film de super-héros plein d’action, de courage et d’émerveillement ? 
Le défi est relevé !

Et comme un bonheur n'arrive jamais seul, en plus de l'interview, je vous mets la dernière bande annonce (en VOST), on serait en décembre je dirais que c'est Noël!

video

Autre post du blog lié à 'The Amazing Spider-Man': http://minu.me/6dt0

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire